le vaccin contre la grippe

Ce qu’il faut savoir sur le vaccin contre la grippe

Les flacons multidoses utilisés pour la vaccination «pandémique» l'année dernière. A gauche, l'adjuvant qui n'a pas été intégré dans la plupart des vaccins saisonniers.
Les flacons multidoses utilisés pour la vaccination «pandémique» l’année dernière. A gauche, l’adjuvant qui n’a pas été intégré dans la plupart des vaccins saisonniers. 

Le vaccin 2010 intègre la souche H1N1 de la grippe A. Pour autant, il n’a rien de commun avec le vaccin réalisé dans l’urgence au moment de la récente pandémie.

le vaccin contre la grippe dans actualité coeur- La campagne de vaccination 2010/2011 contre la grippe a été lancée le 25 septembre. Malgré ce qu’ont pu affrimer certains médias, il est encore trop tôt pour savoir s’il existe une réelle défiance vis-à-vis de ce vaccin saisonnier. Une source proche du ministère de la santé explique que les seuls chiffres disponibles pour le moment sont très lacunaires. Le succès ou l’échec de la campagne 2010/2011 ne pourra être jugé que fin janvier, lorsque des données consistantes auront été rassemblées par les autorités.

Il n’en reste pas moins qu’après l’échec de la vaccination contre la grippe A (seule 7% de la population s’est fait vacciner), certains experts craignent que l’Etat n’ait perdu en crédibilité auprès du grand public. Les différentes polémiques qui ont émaillé la sortie dans la précipitation du vaccin «pandémique» pourraient avoir un impact négatif sur l’image du vaccin saisonnier. Et ce d’autant plus que ce dernier intègre également la souche H1N1. De quoi provoquer une certaine confusion ou un amalgame entre deux vaccins très différents.

Adjuvant

Une grande partie des vaccins anti-grippe A contenaient un adjuvant, le squalène, un lipide que l’on retrouve notamment dans le corps des requins. Certains médecins ont pointé, à tort ou à raison, la dangerosité présumée de ce produit. Sans revenir sur cette polémique, il est bon de savoir que neuf des dix vaccins contre la grippe saisonnière n’intègrent aucun adjuvant. Le seul qui en contient est le vaccin « Gripguard », loin d’être le plus commun. Il est reconnaissable à la couleur blanc laiteux du produit qui trahit la présence du corps gras. Les autres vaccins sont incolores.

L’adjuvant permet de stimuler la réponse immunitaire et d’améliorer l’efficacité du vaccin. Il est recommandé, sans être obligatoire, pour les personnes âgées qui se font vacciner pour la première fois contre la grippe. Chacun peut discuter avec son médecin de l’opportunité d’utiliser ou non un vaccin adjuvanté. Les études sur la dangerosité de ces produits n’apportent pas de réponse catégorique sur leur toxicité ou leur innocuité.

Conservateur

Le conditionnement du vaccin contre la grippe A, des flacons multidoses, imposait d’ajouter un conservateur au produit d’injection. Le vaccin intégrait donc du thiomersal, un composé contenant du mercure. L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé avait décidé en 2000 d’en limiter l’usage par mesure de précaution. Aujourd’hui encore, on ne connait pas les risques sur le long terme associés à l’injection de faibles quantités de mercure dans l’organisme. La situation d’urgence de 2009 avait conduit les pouvoirs publics à revoir ponctuellement leur position. Mais le vaccin saisonnier est conditionné en doses uniques. Il ne contient donc aucun conservateur.

Procédures de validation

Le vaccin contre la grippe A avait été mis au point dans l’urgence et avait bénéficié d’une procédure accélérée pour obtenir son autorisation de mise sur le marché (AMM). Certains craignaient que cette précipitation ne représente un danger. Mis au point plusieurs mois à l’avance à partir des trois souches les plus communes identifiées par l’Organisation mondiale de la santé, le vaccin saisonnier subit un contrôle plus rigoureux ce qui limite le risque d’effets secondaires inattendus. (Le Figaro-27.10.2010.)

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L’épidémie de grippe a démarré en France

Le réseau de suivi de la maladie prévoit que les contaminations vont continuer à augmenter dans la semaine.

La grippe a franchi le seuil épidémique la semaine dernière en France métropolitaine, selon le réseau Sentinelles-Inserm qui prévoit que le niveau des cas de syndromes grippaux devrait continuer d’augmenter cette semaine et confirmer le démarrage de l’épidémie. Le réseau a indiqué ainsi mercredi avoir enregistré «la première semaine» de grippe au-dessus du seuil épidémique, avec 130 000 nouveaux cas, dans son bulletin hebdomadaire.

La semaine dernière, les nouveaux cas de syndromes grippaux vus en consultation de médecine générale ont été estimés à 204 cas pour 100 000  habitants (soit 130 000 nouveaux cas) au-dessus du seuil épidémique (174 cas pour 100 000 habitants), note-t-il. L’âge médian des personnes concernées était de 26 ans (la moitié ayant moins de cet âge et l’autre étant plus âgée). Les plus jeunes avaient neuf mois et les plus âgés 79 ans.

Au niveau régional, les incidences les plus élevées ont été notées en Champagne-Ardenne (682 pour 100 000 habitants), Nord-Pas-de-Calais (475), Poitou-Charentes (347), Aquitaine (298) et Provence-Alpes-Côte-d’Azur (190).

Selon le modèle de prévision basé sur les données historiques, le niveau d’activité des syndromes grippaux devrait continuer d’augmenter cette semaine et confirmer ainsi le démarrage de l’épidémie, précise le réseau qui ne prend en compte que les grippes avec une fièvre dépassant 39°. Depuis l’année dernière, tous les habitants de métropole peuvent participer à la surveillance de la grippe, en se connectant à www.grippenet.fr, rappelle-t-on. Par ailleurs, huit foyers de varicelle en régions ont été notés, fort en Lorraine (166 cas pour 100 000 habitants), Nord-Pas-de-Calais (94) et Corse (41), et modéré en Provence-Alpes-Côte-d’Azur (33), Rhône-Alpes (32), Pays-de-la-Loire (27), Midi-Pyrénées (22) et Centre (20). *Libération+AFP-26 décembre 2012

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**Faut-il vraiment se faire vacciner contre la grippe ? 

Des doses de vaccin contrela grippe A (H1N1). (Crédits photo : AFP)
Des doses de vaccin contrela grippe A (H1N1). 

La pandémie à virus H1N1 a suscité de la méfiance envers les vaccins grippaux. 

coeur- dans actualité «Je me fais vacciner tous les ans, mais cette année j’hésite», dit l’une. «Il paraît qu’ils recyclent le vaccin H1N1 que personne n’a voulu l’an dernier. Leur cocktail Molotov, très peu pour moi», lance un autre. Cette année, la classique campagne vaccinale contre la grippe saisonnière démarre dans un climat particulier. Comme si les polémiques sur les vaccins contre la grippe pandémique l’hiver dernier avaient jeté le discrédit sur ceux de la grippe saisonnière. Il y a un an, les vaccins contre le virus H1N1 avaient, dès leur mise à disposition, suscité beaucoup de rumeurs, surtout sur leur sécurité. Et les Français se sont d’autant moins précipités sur ce moyen de protection que l’épidémie s’est révélée moins grave qu’annoncé. Au final, seulement 5,7 millions de personnes se sont fait vacciner contre la grippe pandémique, tandis que 7 millions se sont protégées contre la grippe saisonnière.

En ce début d’automne, les virus grippaux sont encore très discrets en France. Le virus pandémique H1N1v, qui se comporte désormais comme un virus grippal saisonnier, a été intégré au vaccin saisonnier 2010-2011, au côté de deux autres souches qui ont circulé l’an dernier. Pour les spécialistes, c’est tout simplement un retour à une configuration normale, avec les habituels vaccins sans adjuvant (à l’exception du Gripguard, destiné aux 65 ans et plus). «Contrairement à la rumeur, le vaccin saisonnier n’a pas été fabriqué à partir des stocks restants de vaccin pandémique. On ne déconditionne pas ces produits», insiste le Dr Jean-Marie Cohen, coordinateur national des Grog (groupes régionaux d’observation de la grippe).

Mais en pratique, pour qui cette vaccination est-elle souhaitable, et quelle est son efficacité ? Pour l’Assurance-maladie, 12,5 millions d’assurés considérés comme à risque sont invités à se faire vacciner gratuitement. Comme d’habitude, sont ciblées les personnes de 65 ans et plus, celles atteintes d’une affection de longue durée, les individus atteints d’asthme ou de bronchite chronique et les enfants souffrant de certaines maladies. Deux nouvelles catégories ont été ajoutées : les médecins, sages-femmes et infirmières exerçant en libéral, ainsi que les séropositifs pour le VIH.

Qu’en est-il des femmes enceintes et des enfants, qui étaient prioritaires l’hiver dernier pour la vaccination pandémique ? Pour l’Assurance-maladie, ils ne relèvent pas aujourd’hui (sauf cas particuliers) d’une vaccination gratuite. «Concernant les enfants, les avis sont partagés, explique le virologue Claude Hannoun. Dans des pays comme les États-Unis, leur vaccination est recommandée car elle est jugée “rentable”, notamment pour réduire la circulation des virus grippaux. En France, les pédiatres n’y sont pas trop favorables car le calendrier vaccinal est déjà chargé.» «L’expérience des pays du Sud montre que la deuxième vague de grippe A (H1N1) est moins dangereuse pour les enfants», ajoute le Dr Cohen.

Mortalité en baisse 

La vaccination pendant la grossesse reste elle aussi débattue. Selon le Pr Hannoun, elle est justifiée à partir du deuxième trimestre de la grossesse. «Beaucoup d’études ont montré que les grippes sont plus sévères chez les femmes enceintes. De plus, le vaccin protège leur enfant pendant ses premiers mois», argumente-t-il. Mais au final, les autorités sanitaires sont restées sur un avis de 2008, qui ne recommande pas la vaccination généralisée des femmes enceintes contre la grippe saisonnière.

La question de l’efficacité de ces vaccins est, elle aussi, complexe. La vaccination annuelle se justifie en raison de la modification des virus qui circulent d’une année sur l’autre. Néanmoins, la protection est loin d’être parfaite. L’efficacité en prévention des symptômes de grippe serait de 70 à 90% chez les jeunes, mais de seulement de 30 à 50% chez les personnes âgées ou fragiles. «Le principal atout de ces vaccins chez les personnes âgées, c’est de réduire les complications et la mortalité», martèle le Dr Cohen, qui précise qu’un travail est en cours avec le CDC européen pour affiner les données d’efficacité.

Une étude publiée la semaine dernière par l’Ined (Institut national d’études démographiques) devrait permettre de convaincre les plus sceptiques. «En quarante ans, le risque de décès a été divisé par dix et, en 2005, année de la dernière épidémie importante en France, le nombre de décès directs n’a guère dépassé le millier», écrit la démographe France Meslé, qui attribue ce «recul spectaculaire» à la vaccination. Jusqu’à la fin des années 1960, chaque épidémie de grippe faisait directement 10.000 à 20.0000 victimes, et pas loin du double en comptant les complications, selon l’Ined. «Cette baisse impressionnante de la mortalité par grippe est la conséquence directe d’une politique de prévention adaptée, fondée sur la vaccination des sujets à risque et associée à une meilleure prise en charge thérapeutique des complications», conclut France Meslé. (Le Figaro-04.10.2010.)

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 Grippe : les femmes enceintes invitées à se faire vacciner

12,5 millions de Français ont donc été ainsi invités à se faire vacciner gratuitement.
12,5 millions de Français ont donc été ainsi invités à se faire vacciner gratuitement. 

Cette nouvelle recommandation, justifiée par la persistance du virus AH1N1, s’adresse aussi aux personnes obèses. 

coeur- Alors que l’épidémie de grippe vient de commencer en France, les recommandations de vaccination ont été officiellement étendues aux femmes enceintes et aux personnes obèses -avec un indice de masse corporelle supérieur ou égal à 30.

«Pour se faire vacciner, ces personnes sont invitées à se rendre chez leur médecin traitant, précise le communiqué de la Direction générale de la santé, qui a pris cette décision sur la base d’un avis d’experts du Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Il leur remettra à cette occasion un imprimé complété à leur nom avec lequel elles pourront retirer gratuitement le vaccin en pharmacie d’officine. Dans l’hypothèse où le médecin ne disposerait pas d’imprimé vierge, elles pourront se le procurer auprès de leur caisse primaire d’assurance-maladie.»

Habituellement, la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière cible en priorité les personnes de plus de 65 ans et les malades chroniques, catégories considérées comme les plus vulnérables vis-à-vis de ces virus. Cette année, l’Assurance-maladie a aussi inclus les professionnels de santé.

Au total, 12,5 millions de Français ont donc été ainsi invités à se faire vacciner gratuitement, mais, depuis le début de la campagne, fin septembre, à peine la moitié d’entre eux (5,7 millions) ont effectivement bénéficié de l’injection.

À tous les stades de la grossesse 

Pourquoi, alors que la question fait débat depuis longtemps et que la saison grippale a déjà commencé, proposer brutalement cette vaccination aux femmes enceintes? Parce que «le virus grippal A (H1N1) 2009 a gardé des caractéristiques du virus pandémique par sa propension à affecter gravement les femmes enceintes et les personnes obèses », estime le Haut conseil de santé publique dans son avis du 29 décembre 2010. De fait, cette cuvée de ­grippe qui suit la vague pandémique présente plusieurs particularités, comme nous le signalait il y a quelques jours le Dr Jean-Marie Cohen, coordinateur des grog. ­Habituellement, un virus grippal prédomine. Cette année, trois cocirculent, dont le AH1N1 qui a gardé sa dangerosité pour certaines catégories, dont les femmes ­enceintes.

En 2009, celles-ci avaient été invitées à se faire vacciner contre le virus pandémique à partir du deuxième trimestre. La nouvelle recommandation les concerne quel que soit le stade de la grossesse. «Le risque de complications de la grippe est plus important aux deuxième et troisième trimestres, mais l’expérience de l’hiver dernier (500.000 femmes enceintes vaccinées contre le virus AH1N1 en Europe) montre que le vaccin grippal ne pose pas de problème particulier, y compris au premier trimestre», précise le Pr Daniel Floret, président du comité technique des vaccinations.

Qu’en est-il des enfants, également cibles prioritaires du vaccin pandémique l’hiver dernier? Selon des données non encore publiées, «un pourcentage élevé » d’entre eux semble protégé contre le virus AH1N1, écrit le HCSP, en précisant qu’il n’en est pas de même chez l’adulte. «L’éventualité d’une vague épidémique significative ne peut être écartée», souligne cette instance. (Le Figaro-04.01.2011.)

      «Le vaccin réduit la mortalité»

Le professeur Bruno Lina, directeur du centre référence sur les virus grippaux de la région Sud (France), s’inquiète de la régression de la vaccination, alors que le virus de la grippe arrive. 

coeur-LE FIGARO. -Faut-il s’inquiéter de l’arrivée de la grippe en France?

Bruno LINA. -Nous voyons apparaître un certain nombre d’événements en Grande-Bretagne, en Espagne, aux Pays-Bas, où les virus de la grippe et notamment le virus H1N1 se sont remis à circuler. Certaines formes graves chez des personnes appartenant à des groupes à risque identifiés l’an dernier (individus atteints de maladies chroniques, femmes enceintes, obèses) y ont déjà été observées. En France, nous étions il y a huit jours dans une phase de croissance de l’épidémie grippale, mais les vacances scolaires ont cassé cette dynamique. Il faudra voir ce qui se passe à la rentrée. Plusieurs virus grippaux circulent dans l’Hexagone, le virus H1N1 étant un peu dominant. Sur le plan des symptômes, la grippe actuelle n’a aucune particularité: fièvre, toux, maux de tête, douleurs musculaires. L’essoufflement est un signe de gravité à ne pas négliger qui doit conduire à une consultation hospitalière.

Il semble que la population ne se soit pas fait vacciner massivement, cette année…

Selon diverses données convergentes, il y aurait environ entre 15 et 20% de personnes vaccinées en moins par rapport aux années antérieures. C’est un bond en arrière de quinze ans. Cela tient aux difficultés qu’il y a à expliquer le paysage de la grippe, les risques, les décès directs et indirects… L’an dernier, le discours antivaccination a atteint un paroxysme. On en paye maintenant les conséquences. Il y a aujourd’hui besoin de prises de position fortes de la part des personnes qui estiment que la vaccination contre la grippe, c’est important en termes de santé publique. Il est fondamental de répéter que ce vaccin réduit la mortalité lors des périodes épidémiques. Lorsque le taux de vaccination dépasse 22% de la population, la mortalité a tendance à diminuer. Actuellement nous sommes passés au-dessous de ce seuil. Nous risquons donc de voir le taux de décès remonter de façon significative. Toutes les études indiquent que lorsque le nombre de personnes vaccinées augmente, les décès liés à la grippe, directement et indirectement, diminuent. La mortalité liée à la grippe a été divisée par dix en quarante ans, avec la mise en place de la vaccination. Chaque année, entre 7.000 et 8.000 décès sont liés à ce virus en France. Pour un petit nombre de cas, il s’agit de décès directs, les personnes succombant le plus souvent à une pneumopathie virale. Dans la majorité des cas, il s’agit de décès indirects: la grippe provoque la décompensation d’une maladie chronique, notamment respiratoire ou cardiaque, trois ou quatre semaines après la grippe. L’an dernier, 314 décès directs ont été observés, mais le taux de décès indirects a été plus faible que d’habitude. Néanmoins, la moyenne d’âge de ces décès directs était de 34 ans, alors qu’elle est de 75 ans en moyenne pour les décès indirects. Si l’on raisonne en termes d’années de vie perdues, l’année dernière a été une bien mauvaise année.

Lorsque l’on a été vacciné l’an dernier, faut-il vraiment recommencer?

L’immunité postvaccinale est moins bonne que l’immunité obtenue après une infection. Pour avoir une bonne protection, il est nécessaire de se faire revacciner. C’est valable pour tous les âges. Mais pour les personnes de 30-35 ans en bonne santé, le fait d’avoir bénéficié l’an dernier d’un vaccin contre le H1N1 avec adjuvant rend possible -mais incertaine- l’existence d’une protection immunitaire résiduelle contre ce virus. Mais pas contre les autres virus qui circulent. Pour les personnes à risque ou plus âgées, qui ont plus de mal à développer une réponse immunitaire, il y a tout intérêt à refaire l’injection vaccinale. (Le Figaro-28.12.2010.)

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**Le vaccin, une arme efficace contre les méningocoques 

Un vaccin est disponible pour protéger contre les méningocoques de type C, qui représentent 20% des cas. Efficace en une injection, il est désormais remboursé.
Un vaccin est disponible pour protéger contre les méningocoques de type C, qui représentent 20% des cas. Efficace en une injection, il est désormais remboursé.

Une campagne vaccinale a permis d’enrayer les méningites en Seine-Maritime, le département le plus touché depuis 2003. 

coeur- C’est une bonne nouvelle pour la Seine-Maritime, confrontée depuis 2003 à un nombre particulièrement important d’infections à méningocoques. Grâce à une vaste campagne de vaccination des jeunes initiée en 2006, ce département, qui est resté pendant plusieurs années le plus touché en France, retrouve une situation proche de la normale, selon les dernières données épidémiologiques. «Après une année record de 49 cas en 2008, nous en avons recensé 29 en 2009 et 14 en 2010», précise le Dr Jean-Philippe Leroy (CHU de Rouen), coordinateur de la campagne de vaccination.

Présentes dans la gorge ou le nez chez environ 15% des individus sans les rendre malades, les bactéries de type méningocoque sont rarement à l’origine de graves infections: méningites (atteinte de l’enveloppe autour du système nerveux central) ou septicémies. Elles sont en diminution ces dernières années en France, touchant entre 500 et 600 personnes par an, en majorité des enfants de moins de cinq ans et les 15-24 ans. Malgré un traitement par antibiotiques, ces infections peuvent être mortelles dans 15 à 20% des cas, notamment par purpura fulminans, une septicémie d’évolution extrêmement rapide.

Un véritable défi

Un vaccin est disponible pour protéger contre les méningocoques de type C, qui représentent 20% des cas. Efficace en une injection, il est désormais remboursé et inscrit au calendrier vaccinal pour les enfants de plus d’un an. Il est aussi utilisé lors de campagnes vaccinales dans un contexte d’épidémie, comme ce fut le cas récemment à Lille où 20.000 étudiants ont été appelés à se protéger. En revanche, il n’existe pas de vaccin sur le marché contre les méningocoques de type B, les plus fréquentes en pratique. C’est justement une souche de type B (dite B14) qui est responsable de l’hyperendémie en Seine-Maritime.

Faute de vaccin universel contre les méningocoques B, les autorités sanitaires françaises ont fait appel à un vaccin mis au point il y a quelques années en Norvège au cours d’un épisode similaire. Débutée en 2006, la campagne vaccinale en Seine-Maritime s’est intensifiée en 2009, ce qui a largement contribué au renversement de la tendance. «Environ 50.000 personnes âgées de 2 mois à 24 ans ont reçu les trois ou quatre doses nécessaires, ce qui représente environ 60-70% de la population cible», estime le Dr Leroy, qui appelle toutefois à la vigilance. La campagne vaccinale doit se poursuivre, insiste-t-il, d’autant que la souche B14 continue de circuler.

Pour des raisons techniques et immunologiques, la mise au point d’un vaccin efficace contre tous les méningocoques B paraît un véritable défi. «Il faudra sans doute se contenter d’un vaccin moins largement efficace», souligne le Dr Leroy. C’est le cas d’un vaccin mis au point par le laboratoire Novartis, qui serait actif sur plus de 70% des souches de méningocoques B présentes en Europe. Une demande d’homologation vient d’être déposée à l’Agence européenne du médicament. Mais il ne sera sans doute pas disponible avant 2012 et nécessitera probablement trois ou quatre injections. (Le Figro-03.01.2011.) 

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6 réponses à “le vaccin contre la grippe”

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