diabète de type 2,la sonnette d’alarme

**Journée mondiale du diabéte – 14 novembre

diabète de type 2,la sonnette d'alarme

La Journée Mondiale du Diabète, organisée par la Fédération Internationale du Diabète (FID) et soutenue par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), est la plus importante campagne mondiale de sensibilisation au diabète. Elle a été lancée en 1991 comme réponse à l’escalade de l’incidence du diabète dans le monde. Depuis, elle a gagné en popularité et rassemble désormais des millions de personnes dans le monde entier, dont les leaders d’opinion, les professionnels et prestataires de soins de santé, les médias, les personnes atteintes de diabète, et le grand public. La Journée Mondiale du Diabète est célébrée chaque année le 14 Novembre. Cette date a été choisie car c’est l’anniversaire de Frederick Banting qui, avec Charles Best, a pour premier développé la théorie à l’origine de la découverte de l’insuline en 1922.

La Journée Mondiale du Diabète est célébrée dans le monde entier par les 190 associations membres de la Fédération Internationale du Diabète (FID) dans 150 pays, ainsi que par d’autres associations, des prestataires de soins de santé, et des personnes avec un intérêt pour le diabète. Les associations membres de la FID organisent un grand nombre d’activités qui sont ciblées vers une variété de groupes, telles que : Emissions de radio et de télévision, Manifestations sportives, Tests de dépistage gratuits, Réunions d’information du public, Campagnes d’affichage (posters et dépliants), Ateliers et expositions sur le diabète, etc…

*Les thèmes retenus pour la journée du diabète

Chaque année la Journée Mondiale du Diabète est centrée sur une idée maîtresse, un thème qui fait l’objet d’une attention particulière. Les thèmes abordés dans le passé incluent le diabète et les droits de l’homme, les coûts du diabète, et le diabète et les modes de vie. Depuis 2001 une attention toute particulière a été consacrée aux complications du diabète affectant les reins, le coeur et les yeux. Les thèmes du passé, présent et futur sont:
2007 Le diabète chez les enfants et adolescents
2006 Le diabète chez les plus démunis
2005 Diabète et soins des pieds
2004 Diabète et obésité
2003 Le diabète et les reins
2002 Le diabète et les yeux
2001 Le diabète et les maladies cardiovasculaires
2000 Diabète et modes de vie dans le nouveau millénaire
1999 Les coûts du diabète
1998 Diabète et droits humains
1997 La sensibilisation globale: la clé pour une vie meilleure
1996 L’insuline pour la vie!
1995 Le prix de l’ignorance
1994 Diabète et viellesse
1993 Grandir avec le diabète
1992 Diabète: une problème dans tous les pays et pour tous les ages
1991 Le diabète se fait connaître.

*source: journee-mondiale.com

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Journée d’étude sur le diabète chez l’enfant et la formation en santé scolaire

Le diabète chez les enfants est en progression dans le monde et en Algérie et pose un réel problème de santé publique

ORAN -mardi 25 juin 2013- Tous les élèves du cycle primaire de la wilaya d’Oran subiront un dépistage du diabète au mois de septembre prochain, coïncidant avec la rentrée scolaire 2013-2014, a annoncé le chargé du programme de santé scolaire.

Lors d’une journée d’étude sur le diabète chez l’enfant et la formation en santé scolaire, organisée mardi après-midi au niveau de l’établissement  hospitalo-universitaire (EHS) de pédiatrie de la localité d’El Menzeh (ex Canastel), le Dr Youcef Boukhari a révélé que 1.062 sur les 391.533 élèves des cycles primaire, moyen et secondaire que compte la wilaya d’Oran durant l’année scolaire 2012-2013, soit un taux de 2%, présentent un diabète de type 1.

Il estime nécessaire ce dépistage pour une meilleure prise en charge de cette pathologie, qui prend de l’ampleur de façon inquiétante au même titre que d’autres maladies telles que l’asthme (2,40%), les affections de l’acuité visuelle (3%), la carie dentaire (5,3%), rappelant le rôle de l’hygiène scolaire dans la prévention de l’acidose inaugural du diabète de Type 1.

Le diabète de type 1, celui des enfants, est un diabète qui ne se traite qu’avec l’insuline (insulino-indépendants).

Le Dr Niar Sakina, maître de conférence au CHU Oran, qui a présenté une étude sur la situation du diabète dans l’ouest du pays a indiqué que le nombre de cas d’atteinte de ce diabète a quadruplé voire sextuplé ces dernières années en fonction des tranches d’âge, notamment celle comprise de zéro à 4 ans, imputant cette recrudescence aux facteurs génétiques, environnementaux et nutritionnels.

Les statistiques sanitaires de la wilaya font état de 497 enfants diabétiques dans la wilaya d’Oran en 2012 contre 102 en 2011, a-t-elle indiqué, expliquant l’incidence du diabète de type 1 par rapport au nombre de cas observés est de 27.000 enfants de moins de 15 ans dont 40% ont moins de 5 ans.

Le Pr Mahmoud Touhami, qui a évoqué les objectifs de cette journée de formation au profit des médecins (80) et paramédicaux (200) de santé scolaire, notamment des wilayas d’Oran, Mascara, Mostaganem, Saïda, Aïn-Témouchent, Tlemcen et Tiaret, a indiqué que le diabète chez les enfants en progression dans le monde et en Algérie pose un réel problème de santé publique compte tenu des problèmes de sa prise en charge à la fois lourde et coûteuse.

L’objectif est de former les médecins et paramédicaux rattachées au niveau des unités de dépistage scolaire (UDS), a souligné ce chef de service pédiatrie au CHU Oran.

Selon le chargé du programme de la santé scolaire, la wilaya d’Oran dispose de 47 unités de dépistage scolaire (UDS) fixes et de 26 autres unités mobiles, totalisant 75 médecins généralistes, 111 chirurgiens-dentistes, 103 paramédicaux et plus de 30 psychologues.

Il est à noter que dans le cadre de la prévention et le traitement des hypoglycémies en milieu scolaire, l’équipe de santé scolaire de la direction de la santé et de la population de la wilaya a organisé une formation en santé scolaire au profit des médecins et paramédicaux de santé scolaire qui ont été dotés de glucomètres.*APS-mardi 25 juin 2013

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   * 7 avril, Journée Mondiale de la Santé.

*Le diabète consacré le thème de cette année 2016

5 millions d’Algériens, soit 15% de la population,  souffrent du diabète 

Les femmes veulent être payées comme les hommes dans actualité

Chaque année, le 7 avril, des centaines d’organisations célèbrent la Journée Mondiale de la Santé. Des manifestations de sensibilisation sont organisées dans le monde entier, visant à mieux informer les opinions publiques à propos de la morbidité, la mortalité et la souffrance. Notre capital inaliénable le plus précieux est notre santé. Mais le constat mondial est alarmant : les pays en voie de développement ne bénéficient toujours pas des conditions de vie nécessaires au maintien d’une bonne santé. Le diabète a été consacré le thème de sensibilisation cette année 2016. Le diabète est une maladie chronique qui apparaît lorsque le pancréas ne produit pas suffisamment d’insuline ou que l’organisme n’utilise pas correctement celle qu’il produit. L’insuline, hormone qui régule la glycémie, nous donne l’énergie dont nous avons besoin pour vivre. S’il ne peut entrer dans les cellules pour être transformé en énergie, le sucre se concentre dans le sang à des niveaux dangereux.Il y a deux types principaux de diabète. Les personnes atteintes d’un diabète de type 1 ont en général un organisme qui ne produit pas d’insuline, ce qui les oblige à recourir à des injections pour survivre. Les personnes souffrant d’un diabète de type 2 – 90% des cas – ont un organisme qui produit de l’insuline mais en quantité insuffisante, ou qui l’utilise à mauvais escient. Les personnes présentant un diabète de type 2 sont le plus souvent en surpoids et sédentaires, deux paramètres qui augmentent les besoins d’insuline. Avec le temps, un indice glycémique élevé peut gravement nuire aux principaux systèmes organiques du corps, provoquer des crises cardiaques, des AVC, des atteintes nerveuses, une insuffisance rénale, une cécité, l’impotence ou des infections risquant d’entraîner des amputations.

Une femme se soumet à un test sanguin afin d'évaluer le taux de sucre dans le sang

*L’OMS consacre au diabète à la Journée mondiale de la Santé,  le 7 avril 2016, car:

  • L’épidémie de diabète progresse rapidement dans de nombreux pays, l’accroissement le plus spectaculaire étant attesté dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.
  • Les cas de diabète sont, dans une forte proportion, évitables. L’expérience a montré que des mesures simples de modification du mode de vie pouvaient être efficaces pour prévenir ou retarder un diabète de type 2. Le maintien d’un poids normal, la pratique régulière d’un exercice physique et une alimentation saine peuvent réduire les risques de diabète.
  • Le diabète peut être traité. Il peut être contrôlé et pris en charge afin de prévenir les complications. Un meilleur accès au diagnostic, l’apprentissage de l’autoprise en charge et un traitement d’un coût abordable sont les éléments décisifs de la riposte à la maladie.
  • La prévention et le traitement du diabète supposent une action d’envergure pour réaliser l’objectif 3 de développement durable, à savoir réduire d’un tiers d’ici à 2030 la charge de mortalité prématurée liée aux maladies non transmissibles. Bien des secteurs de la société ont un rôle à jouer : pouvoirs publics, employeurs, éducateurs, producteurs, société civile, secteur privé, médias, sans oublier les intéressés eux mêmes.

Objectif : élargir la prévention, renforcer les soins et intensifier la surveillance

La campagne menée à l’occasion de la Journée mondiale de la Santé pemettra de:

  • sensibiliser davantage à la progression du diabète, à l’énorme charge qu’il représente et à ses conséquences, en particulier dans des pays à revenu faible ou intermédiaire;
  • lancer une série d’actions spécifiques, efficaces et abordables pour s’attaquer au diabète, parmi lesquelles des mesures visant à prévenir le diabète, à diagnostiquer, traiter et soigner les personnes qui en souffrent; et
  • lancer le premier rapport mondial sur le diabète, lequel exposera la charge et les conséquences de la maladie et plaidera en faveur de systèmes de santé plus solides permettant d’améliorer la surveillance, de renforcer la prévention et de prendre en charge le diabète avec plus d’efficacité.

**source: who.int/ OMS

Affiche de l'OMS pour la Journée mondiale de la Santé 2016 contre le diabète

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Près de 5 millions d’Algériens, soit 15% de la population,  souffrent du diabète et ce chiffre devrait connaitre une inexorable et inquiétante augmentation dans les années à venir, a révélé, mercredi, le président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (FOREM), Mustapha Khiati. Soulignant que ce  chiffre de cinq millions de diabétiques devrait être à l’origine atteint en 2025, Khiati a relevé que »  voilà  nous en sommes actuellement à près de cinq millions de malades, avec des projections attendues autrement plus importantes dans les années futures ».

Mustapha Khiati_3

Le président de la FOREM, qui s’exprimait sur les ondes de la radio nationale, a rappelé qu’en 1993 ne nombre d’Algériens atteints du diabète n’était que d’un million avant de grimper  à 2,5 millions en 2007 puis à 5 millions en 2016. Analysant les causes à l’origine de ce qu’il qualifie de « pandémie », Khiati pointe du doigt les mauvaises habitudes alimentaires adoptées par les Algériens avant de souligner que parmi les facteurs de risque on retrouve la mauvaise hygiène de vie, la  propension des Algériens à « surconsommer » les boissons gazeuses contenant de grosses quantités de sucre, le vieillissement de la population, les mutations en matière nutritionnelle, l’absence de dépense physique mais aussi les états de stress.*Par Mourad Arbani | mercredi 06/04/2016 | 

*Le nombre d’adultes diabétiques dans le monde, a quadruplé en 35 ans

Quelque 422 millions d’adultes dans le monde souffrent de diabète, soit quatre fois plus qu’en 1980, selon le premier rapport global de l’OMS publié mercredi qui souligne « l’énorme ampleur » de cette maladie chronique dont la progression est liée notamment au fléau croissant de l’obésité.

« Le diabète progresse. Ce n’est plus une maladie prédominante dans les pays riches, le diabète augmente sans répit partout, de façon plus marquée dans les pays à revenu intermédiaire », affirme la directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan, dans la préface du rapport.
A l’échelle mondiale, l’OMS estime que 422 millions d’adultes vivaient avec le diabète en 2014, comparé à 108 millions en 1980. 
Cette maladie frappe 8,5% de la population adulte dans le monde, soit deux fois plus qu’en 1980, en raison de la hausse des facteurs de risques tels le surpoids et l’obésité.En 2012, le diabète a tué 1,5 million de personnes dans le monde, auxquels il faut ajouter 2,2 millions de décès causés par des maladies liées au diabète, ce qui fait un total de 3,7 millions de décès.
Plus de la moitié des diabétiques dans le monde habitent en Asie du Sud-Est et dans la région Pacifique, où les habitudes alimentaires ont beaucoup changé ces dernières années. L’étude de l’OMS dénonce « les pertes économiques considérables » liées au diabète, à la fois pour les personnes touchées par la maladie et pour les systèmes d’assurance-maladie.Le diabète est une maladie chronique grave qui apparaît lorsque le pancréas ne produit pas suffisamment d’insuline (l’hormone qui régule la concentration de sucre dans le sang) ou lorsque l’organisme n’utilise pas correctement l’insuline qu’il produit.

L’insuline reste difficile à obtenir
D’après l’OMS, l’insuline, qui est le principal traitement du diabète, reste difficile à obtenir. L’OMS demande à ses états membres de prêter une attention toute particulière au diabète et de mettre sur pieds des plans nationaux de lutte contre le diabète, pour permettre notamment d’avoir accès à l’insuline à un prix abordable. L’organisation souligne « l’énorme ampleur du problème du diabète » mais aussi « la possibilité d’inverser les tendances actuelles » et demande à ses états membres de mettre sur pied des plans nationaux de lutte contre cette maladie.

Elle insiste sur la nécessité de décourager la consommation de tabac et d’aliments nocifs pour la santé, car trop sucrés comme les boissons gazeuses sucrées, et de favoriser l’exercice physique régulier.*source Belga/ mercredi 06 avril 2016

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**Le dialogue entre patients et médecins, un facteur essentiel

Les résultats présentés au 51e congrès de l’Association européenne pour l’étude du diabète (European Association for the Study of Diabetes, EASD), qui s’est tenu du 14 au 18 septembre 2015, indiquent qu’une meilleure connaissance de la façon dont les perceptions du contrôle chez les patients et les médecins, pourrait bénéficier à la communication médecin-patient et améliorer la gestion du diabète.

L’objectif de l’étude était d’examiner la façon dont cette population de patients percevait le contrôle et si celle-ci différait des perceptions du contrôle chez les médecins. De nouveaux résultats obtenus grâce à l’étude sur les perceptions du contrôle (Perceptions of Control, POC) ont montré que les adultes atteints d’un diabète de type 2 non contrôlés sous insuline basale avaient une définition du contrôle plus large, rencontraient des obstacles plus importants pour garder le contrôle et que leur vie était beaucoup plus affectée que dans les prévisions des médecins.

«Il existe un écart important dans la perception du contrôle entre les médecins et les patients quant à leur définition du contrôle et des obstacles, et à la façon dont l’absence de contrôle sous insuline basale affecte la vie quotidienne des patients», a déclaré Meryl Brod, titulaire d’un doctorat et investigateur principal de l’étude clinique sur les POC. «Un dialogue plus ouvert pendant les consultations peut fournir plus d’informations sur ces facteurs essentiels susceptibles d’améliorer la gestion du diabète et apporter des programmes de traitement individualisé plus efficaces.»

L’étude a indiqué que les médecins définissaient le contrôle en termes cliniques mesurables, comme la fréquence/gravité de l’hypoglycémie (93% contre 69%, p<0,001), les complications (89% contre 75 %, p<0,001) et l’HbA1c (85% contre 79%, p<0,05) par rapport aux patients non contrôlés sous insuline basale.

Bien que ces mesures cliniques fussent importantes pour les patients atteints d’un diabète de type 2, leurs définitions du contrôle englobaient un spectre plus large que celles des médecins et incluaient la quantité d’insuline (en unités) prise par jour (78% contre 29%, p<0,001), le niveau d’énergie (75% contre 33%, p<0,001) et à quel point ils devaient penser à leur maladie (68% contre 31%, p<0,001) entre autres facteurs. Les personnes atteintes d’un diabète de type 2 non contrôlées sous insuline basale percevaient plus obstacles pour garder le contrôle que les médecins, notamment le stress (75% contre 54%, p<0,001), les effets secondaires des médicaments (70% contre 56%, p<0,001) et un manque de groupes de soutien pour les patients (56% contre 11%, p<0,001).

L’impact de l’absence de contrôle sous insuline basale et la façon dont cela interférait dans la vie de la personne étaient perçus comme beaucoup plus importants que ce que les médecins croyaient, notamment les aspects touchant à l’humeur et aux émotions (63% contre 33%, p<0.001), aux projets (62% contre 16%, p<0,001) et à la somme de choses qu’une personne peut accomplir en une journée (62% contre 23% p<0,001) entre autres facteurs.

Un antidiabétique ouvre des perspectives de guérison

Dex travaux français publiés dans la revue Nature montrent que la Pioglitazone, utilisée pour le traitement du diabète de type 2, permet de détruire les cellules souches dormantes des patients atteints de leucémie myéloïde chronique (LMC) lorsqu’elle est donnée en même temps que la thérapie ciblée (Imatinib ou autre inhibiteur de TK).

Les chercheurs de l’Institut des maladies émergentes et des thérapies innovantes (iMETI-CEA/Université Paris Sud), en collaboration avec le service d’hématologie et d’oncologie de l’hôpital Mignot (Versailles), soulèvent un espoir de guérison définitive de la leucémie myéloïde chronique (LMC) grâce à l’utilisation associée de la Pioglitazone, molécule utilisée pour le traitement du diabète de type 2, et l’Imatinib, traitement de référence de ce cancer. Les résultats de leurs travaux ont été publiés le 2 septembre dans la revue Nature.

Actuellement, la plupart des patients atteints de LMC doivent prendre leur traitement par Imatinib de manière chronique, car l’on retrouve dans leur sang des cellules souches cancéreuses résiduelles, responsables de rechutes potentielles.

La Pioglitazone attaquerait ces cellules souches cachées. L’objectif est d’atteindre l’éradication de ces cellules, ou du moins de rendre leur présence indétectable, pour obtenir une rémission moléculaire complète et donc, arrêter tout traitement.

Les chercheurs ont d’abord testé cette combinaison thérapeutique en 2012 sur trois patients diabétiques souffrant également d’une LMC. Cinq ans plus tard, ces patients sont toujours en rémission moléculaire complète. L’essai a été renouvelé en 2014 auprès de 24 patients non diabétiques : il s’agit de l’étude ACTIM, menée avec l’intergroupe français de la LMC et financée par la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer.

Après un an de suivi, 57% des patients sous traitement combiné étaient en rémission moléculaire complète, contre 27% des patients traités avec l’Imatinib seul. La Pioglitazone avait été retirée du marché français en 2011 après observation d’une élévation du risque de cancer de la vessie. Une étude publiée cet été n’a pas retrouvé d’élévation de ce risque.
L’alerte de précaution devrait donc être prochainement levée.

**Djamila Kourta/ el watan–le 27.09.2015 

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Présentation d’une étude internationale sur l’évaluation de la prise en charge de la Rétinopathie diabétique

La cécité guette les malades

le 20.09.15 | el watan

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93 millions de personnes diabétiques dans le monde sont atteintes de rétinopathie diabétique, dont 40% souffrent d’un œdème maculaire diabétique. Seulement, un patient sur trois s’en préoccupe, selon les résultats de cette étude internationale.

Les premiers résultats du projet Baromètre sur la rétinopathie diabétique (RD) et l’œdème maculaire diabétique, réalisés dans 41  pays, dont l’Algérie — seul pays du Maghreb — ont été rendus publics, le 17 septembre à Nice, lors d’une conférence de presse organisée par un panel d’experts d’organisations internationales, dont la Fédération internationale du diabète (IDF), la Fédération internationale sur le vieillissement, l’Agence internationale pour la prévention de la cécité (IAPB) et l’Académie de médecine de New York ainsi que les initiateurs de cette étude de grande envergue.

La première phase des résultats de cette investigation, qui concerne 8    pays, dans un premier temps, met en exergue toutes les difficultés et l’impact des complications du diabète sur la vie privée, professionnelle et sociale des patients. Cette évaluation est axée sur le management de la rétinopathie diabétique et l’œdème maculaire diabétique. Il s’agit d’un engagement international pour préserver une bonne vision à travers la sensibilisation, l’accès au traitement et à l’éducation thérapeutique des patients, ont précisé les organisateurs.

Un tiers des adultes atteints de diabète à travers le monde, environ 93 millions de personnes, sont atteints de rétinopathie diabétique et avec la croissance du diabète, le nombre de personnes va continuer à augmenter, ont souligné les experts. Cette étude, conduite par 1451 professionnels de la santé, diabétologues, ophtalmologistes, endocrinologues et autres, a touché 3590 personnes atteintes du diabète à travers 41 pays en Europe, en Amérique, en Afrique, en Asie, en Océanie et en Moyen-Orient.

L’étude en question est financée par le laboratoire Bayer Pharma, qui contribuera également à la diffusion des résultats. Le laboratoire n’est pas impliqué dans la collecte ou l’analyse des données relatives à cette recherche, ont tenu à préciser les organisations participantes. Pour l’Algérie, dont les résultats n’ont pas été communiqués dans cette première phase, l’enquête a été menée par 96 médecins, ophtalmologues et diabétologues dans le secteur public et privé, et a touché près d’une cinquantaine de patients diabétiques.

A travers l’analyse présentée par les experts concernant cette première phase de l’étude qui représente une évaluation qualitative et quantitative des patients et des professionnels de santé en Ouganda, en Allemagne, au Bengladech, en Roumanie, au Mexique, en Argentine, au Japon et en Arabie Saoudite, il est aujourd’hui urgent, plaident les spécialistes, pour la mise en place de programmes nationaux de santé publique et à long cours pour la prise en charge du diabète et la prévention de toutes ses complications, notamment ophtalmiques qui constituent un sérieux problème pour la vie des patients.

Généraliser le dépistage systématique chez toute personne diabétique est le mot d’ordre des experts qui ont également appelé les professionnels à plus d’engagement pour la sensibilisation et la prise en charge de leurs patients. Ces derniers doivent être informés sur tous les risques des complications liées à la maladie, a informé le Dr David Cavan, de la Fédération internationale du diabète, chargé de la politique des programmes. 40% de ces diabétiques perdent la vue suite à une rétinopathie diabétique aiguë après 10 à 15 ans de diabète, 17% sont touchés par les maladies cardiovasculaires suivies de l’amputation (16%), l’insuffisance rénale (13%) et la neuropathie (4%).

L’étude a donc montré, a-t-il encore indiqué, que presque tous les diabétiques sont conscients que la perte de la vision est une des complications du diabète, mais seulement un patient sur trois semble en être préoccupé, et l’étude a montré que 22% des personnes interrogées estiment que la perte de vue est due au vieillissement et 76% d’entre elles affirment ne pas avoir accès aux consultations spécialisées. La prévention et l’éducation thérapeutiques sont les deux axes principaux sur lesquels les systèmes de santé doivent s’appuyer, d’autant que ces résultats montrent toutes les défaillances à ce niveau. Il signale aussi que bien que les patients pensent faire tout ce qu’ils peuvent pour éviter la perte de la vue, mais un patient sur trois considère ne pas bien gérer son diabète.

L’absence d’informations pour justement sensibiliser le patient est aussi révélée dans cette étude par les professionnels de la santé qui, eux-mêmes, estiment ne pas avoir assez d’informations à fournir aux patients. Il en ressort aussi que les ophtalmologues sont rarement impliqués dans l’éducation thérapeutique. Ce sont plutôt les médecins diabétologues et les généralistes qui l’impliquent dans leurs programmes. Mais il reste que les patients, rapportent les experts, consultent tardivement et l’accès au spécialiste, notamment l’ophtalmologue, reste encore difficile, surtout dans certaines régions rurales.                    

Les patients arrivent tardivement en consultation

Face au manque d’information et de sensibilisation des patients diabétiques révélé par les résultats partiels de cette étude, la majorité des patients ne se présentent en consultation chez l’ophtalmologue qu’après l’apparition des premiers problèmes visuels. Cela peut pourtant être évité si l’examen a été systématique fait dès le début du diagnostic du diabète, déplorent les spécialistes.

Selon l’étude, moins d’un patient sur trois est dépisté à temps.  Peter Ackland, de l’Agence internationale de la prévention de la cécité, a souligné que les patients rencontrent d’énormes difficultés pour obtenir un rendez-vous et les longs délais  constituent les plus grands obstacles.

Deux patients sur cinq sont confrontés aux longues attentes pour les rendez-vous et faire l’examen, alors que plus d’un patient sur quatre paye de sa poche la consultation et ils sont quatre sur dix à prendre en charge les frais coûteux des examens pour le dépistage et les consultations spécialisées. Le manque d’ophtalmologistes de plus en plus important et la disparité entre le nombre  d’ophtalmologistes et les diabétiques par région constituent aussi l’obstacle majeur.

Des complications qui sont non sans  impact négatif sur la gestion du diabète. Les résultats de l’étude ont montré qu’un patient sur cinq n’a  pas la capacité à gérer son  diabète à cause de la perte de la vue.

Cela empêche les patients de s’auto-administrer des soins, de travailler et de se divertir, a indiqué le Dr Jane Barratt, de la Fédération internationale du vieillissement. Elle  a aussi un impact significatif sur la santé physique et mentale du patient diabétique, a-t-elle ajouté, précisant que le nombre de jours  de mauvaise santé physique et mentale est multiplié par deux  et il est multiplié par trois chez les patients atteints d’une rétinopathie diabétique.

L’atteinte de la santé physique et mentale est ressentie deux fois plus chez les diabétiques de moins de 39 ans et elle est dix fois plus chez les personnes âgées de 70 ans.

Ce qui implique d’autres problèmes d’ordre personnel et familial, a-t-elle  indiqué, puisque quatre patients sur cinq affirment avoir des difficultés à voyager, à se divertir et à travailler.

Elle a souligné qu’un tiers des  personnes sont âgées entre 18  et 59 ans, une population active est touchée par la perte de vue et affirment avoir des difficultés à travailler et à garder leur emploi.

L’impact de la perte de vue a affecté de manière significative les patients  dans leur vie personnelle, sur les plans social, professionnel, familial et économique, mais aussi sur le pays.   D. K.

12% des diabétiques algériens sont atteints de rétinopathie

Comparativement aux résultats de l’enquête menée par le ministère de la Santé entre mars 2012 et juin 2013 dans six wilayas du pays, cette étude internationale conforte cette enquête au plan épidémiologique, le diagnostic et la prise en charge.

Selon le Pr Nouri, chef de service à l’hôpital de Beni Messous, qui a pris part à cette enquête locale, 12% des diabétiques algériens adultes souffrent d’une rétinopathie diabétique (RD) et 42% d’entre eux  développent un œdème maculaire diabétique, une RD de forme sévère.

L’enquête a révélé que deux tiers des diabétiques ignoraient qu’ils sont atteints d’une RD et seulement 30% d’entre eux acceptent d’être traités à l’insuline, malgré les risques auxquels ils sont exposés.

Quant à la prise en charge de ces patients, il a été révélé que 8% des patients de ces villes du Sud ont accès à une consultation spécialisé chez un diabétologue ou un endocrinologue. D. K.

Djamila Kourta / el watan–20.09.2015 |

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** 50e session de l’Association européenne pour l’étude du diabète- Vienne (Autriche).

Près de 200 diabétologues algériens prennent part  à la 50e session de l’Association européenne pour l’étude du diabète (EASD) dont les travaux ont débuté hier à Vienne (Autriche).

Des spécialistes venus des quatre coins du monde prennent part à ce rendez-vous annuel pour faire la lumière sur les derniers développements  scientifiques liés au diabète.   Cette rencontre scientifique, à laquelle prennent part près de 18 000 experts, spécialistes et représentants de laboratoires internationaux spécialisés en diabétologie, portera sur la recherche scientifique liée au diabète, la production des médicaments destinés à son traitement, les complications qui en découlent, les derniers développements scientifiques dans sa prise en charge, ainsi que les facteurs de prévention. Les travaux du premier jour de ce rendez-vous organisé périodiquement dans une capitale européenne ont été consacrés à la présentation des résultats des laboratoires qui travaillent dans ce domaine. La deuxième journée sera dédiée  aux interventions scientifiques des experts.*El Watan-mardi 16 septembre 2014

**Dépistage systématique à chaque rentrée scolaire

 «A partir de la rentrée scolaire prochaine, tous les élèves du cycle primaire seront soumis à un dépistage systématique du diabète.

Ils obéiront à une analyse de sang qui sera pratiquée par des médecins généralistes appartenant aux Unités de dépistage de la santé publique de la wilaya d’Oran».  C’est ce qu’a déclaré hier Mme Meguenni, chargée de la communication à la direction de la Santé et de la Population, au cours de l’ouverture d’une journée d’étude en diabétologie et nutrition pédiatrique organisée à l’Etablissement hospitalier de Canastel. Cette manifestation scientifique, qui vise la formation de quelque 80 praticiens sur les gestes devant être pratiqués pour l’analyse du sang des enfants à l’aide de glucomètres, a pour objectif primordial l’explication du «rôle de l’hygiène scolaire dans la prévention de l’acidose inaugurale du diabète type 1 (DT1) chez l’enfant et la prévention et le traitement des hypoglycémies du type 1 en milieu scolaire».

Les patients atteints du diabète type 1 sont des malades insulinodépendants, le DT1 chez l’enfant. «La situation dans l’Ouest algérien» a été la première communication devant inaugurer cette journée. Elle a été animée par le docteur Niar Sakina. Cette spécialiste du CHU d’Oran a indiqué dans cette étude  qu’il a menée dans la wilaya d’Oran, que 1 634  enfants âgés de moins de 15 ans résidant dans cette région souffrant du diabète type 1 (insulinodépendants) ont été recensés du 1er janvier 1978 jusqu’au 31 décembre 2012. Ce chiffre ne cesse d’augmenter, a estimé la conférencière en déclarant qu’il est passé de 11 nouveaux cas en 1978 à 99 cas en 2011, en passant par 34 en 1988, 44 en 1998,  83 en 2008 et 93 en 2010.*El Watan-27.06.2013.

**Journée Scientifique de formation Médicale continue à Alger

Le diabète de l’enfant en question

Placée sous le thème «Accompagnons l’enfant diabétique», le Laboratoire Roche Diabète Care a organisé, le samedi 10 mars 2012 à Alger, une journée d’étude et de formation médicale continue, spécial jeune diabétique. Une rencontre scientifique qui s’est déroulée dans un esprit d’échange et de convivialité.

Ainsi, ce symposium a réuni des experts et spécialistes du diabète du type 1 relatif à l’enfant. Des professeurs en pédiatrie, en diabétologie, des médecins, des éducateurs, diététiciens venus du centre d’Alger, de l’Est et de l’Ouest ont beaucoup parlé de cette maladie, notamment de sa prise en charge. Les orateurs la déclarent comme étant un «véritable problème de santé publique». En effet, en plus des difficultés quant à la prise en charge des malades, les chiffres démontrent que le diabète du type 1 (DT1) est en progression en Algérie. Même si les statistiques exactes ne sont pas très connues, on parle de 1 million d’enfants diabétique à travers le territoire. 22 à 26% de nouveaux cas annuellement, et ce qui est angoissant, c’et le fait que le DT1 frappe de plus en plus les nourrissons.
Dans son intervention, le professeur Farida Lacete, chef d’unité de diabétologie à l’hôpital Nafissa-Hamoud (ex-Parnet), Alger, a exposé l’actualité du  diabète de l’enfant. Une communication sur l’épidémiologie du DT1 de l’enfant à l’Ouest sera présentée par le docteur Sakina Niar, de la clinique Saint-Michel, CHU d’Oran. Le professeur Bouderda, pédiatre au CHU de  Ben Badis, Constantine, expliquera, de son côté, l’autosurveillance glycémique chez l’enfant diabétique. Docteur  Bensmina, pédiatre à l’hôpital Mohamed-Lamine-Debaghine, de Bab El-Oued, fera un long discours sur l’enfant diabétique et la vie sociale. Ces communications sont suivies de questions-réponses. A la fin des débats, M. Beladi, directeur et représentant du laboratoire Roche Diabète Care, a eu l’amabilité de faire visiter à l’assistance  plusieurs chapiteaux, en s’aidant d’un data show ce qui facilitera la compréhension du sujet traité. Un chapiteau abritant du matériel à l’usage des diabétiques, tel que les appareils d’auto-mesure et du traitement du diabète de l’enfant (DT1). Sous un autre chapiteau mitoyen, le diététicien Karim Messous a présenté avec des illustrations le menu type journalier d’un enfant diabétique.*Midi Libre-14 mars 2012.

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 Éducation thérapeutique des diabétiques

donner la possibilité au patient de se prendre en charge

 16% de la population âgée de 25 à 60 ans sont diabétiques.

L’éducation thérapeutique est le socle dans la réussite de la prise en charge du diabète. Les patients sont désormais acteurs dans le suivi et le contrôle de leur maladie. «Il faut donner la possibilité au patient de participer activement dans la prise en charge de leur diabète et comprendre leur maladie», a tenu à lancer le professeur Eric Renard, directeur médical de la recherche clinique et chef du centre de recherche clinique à Inserm au CHU de Montpellier (France), lors d’une rencontre organisée par Lifescan à Alger et de préciser que cela constitue aujourd’hui le message mondial. L’autosurveillance glycémique et l’autocontrôle du diabète sont les principales tâches sur lesquelles il faut insister afin de permettre aux patients d’échapper aux complications souvent fatales.

Cela ne peut se faire que si l’on apprend au patient à comprendre sa maladie avec l’aide de toute l’équipe médicale qui l’entoure. «Pour assurer une bonne éducation thérapeutique, l’équipe médicale doit être d’accord sur le même message. Le patient recevra le même langage qui l’aidera à comprendre et à maîtriser sa maladie», a-t-il ajouté. Le professeur Eric Renard a également mis l’accent sur la personnalisation de la prise en charge du diabète. Des recommandations internationales axent sur la personnalisation des traitements qui va permettre au patient, qu’il soit jeune ou personne âgée, d’être moins exposé aux nombreuses complications de la maladie.

«Actuellement l’objectif de l’hémoglobine glyquée Hba1c à 7% varie d’un patient à un autre. L’exigence peut être maintenue chez les personnes jeunes, mais elle est plutôt non exigée aux personnes âgées», a-t-il ajouté. Abondant dans le même sens, le docteur Moncef Bada, de l’Association nationale des diabétologues libéraux, estime que la prise en charge du diabétique doit se faire dans un cadre multidisciplinaire et personnaliser le traitement . «Il faut chercher à assurer le confort chez les personnes âgées qui cumulent généralement des pathologies. Nous insistons sur l’éducation thérapeutique, car elle constitue le moyen le plus efficace pour assurer une réelle prise en charge dans laquelle le patient lui-même est pleinement engagé. Il faut signaler que les patients algériens bénéficient de tous les traitements et des moyens de contrôle de leur diabète», a-t-il relevé avant de préciser que la prise en charge du diabète accompagnée d’une insulinothérapie fonctionnelle nécessite une éducation thérapeutique renforcée.

La présidente de la Société algérienne de diabétologie, le professeur Arbouche, a quant à elle insisté sur la sensibilisation sur les dangers de cette maladie et rassuré sur la conformité et la sécurité des appareils de contrôle commercialisés en Algérie et utilisés par les diabétiques. «Ils sont tous aux normes», a-t-elle souligné. «Ce sont ces contrôles de la glycémie comme la Hab1c qui permettront d’éviter aux patients toutes les complications», a-t-elle indiqué avant de préciser que toute prescription doit être accompagnée d’éducation thérapeutique.

Les mauvaises habitudes alimentaires basées essentiellement sur une consommation excessive des aliments riches en glucides et lipides, accompagnées de la sédentarité et de l’obésité sont entre autres les facteurs déclenchants de cette maladie considérée comme une épidémie. Selon le professeur Bouri, chef de service de médecine interne à l’hôpital de Birtraria (Alger), il faut impérativement combattre cette maladie car les prévisions sont alarmantes. «Ce sera une charge sociale lourde pour l’économie», a-t-il averti avant de revenir sur toutes les dernières études qui montrent l’évolution inquiétante du diabète. La dernière en date est celle réalisée en 2012 qui affiche une prévalence de 16% pour une population âgée de 25 à 60 ans. «Ce qui est énorme. Le nombre de malades a donc doublé en quelques années. L’obésité est le premier facteur incriminé», a-t-il conclu tout en comparant les chiffres avec les études Step OMS et l’enquête Tahina réalisée en 2005 par l’INSP. *Djamila Kourta -El Watan-09.06.2013.

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50% de cas de diabète non diagnostiqués en Algérie

 La fédération internationale du diabète estime les cas non diagnostiqués du diabète  à 50% en Algérie et à 86% en Tunisie. Ces chiffres ont été annoncés lors du 6éme  forum sur la qualité des soins dans la prise en charge des diabétiques ouvert  lundi à Rome en Italie.

Le diabète est plus répandu dans les zones urbaines des pays de  la région Afrique du Nord et Moyen Orient (MENA) que dans zones rurales. Pour ne citer que le Maghreb  et à titre d’exemple ,le diabète touche en Algérie 15,3% et en Tunisie touche  9,4 % chez les hommes et 11,7 % chez les femmes dans les zones urbaines.

Parmi les causes de cette maladie, les représentants de la fédération  ont souligné l’extension démographique dans la région MENA qui passera de 350  millions d’habitants actuellement à 533 à l’orée 2030. La prévalence de cette maladie dans la région est appelée à augmenter  pour dépasser 72 millions d’ici 2030. Cela entrainera selon la fédération une forte augmentation de cette maladie entraînant des coûts de santé élevés pour la région.       

Par ailleurs ,on dénombre 36 millions de cas  de diabète dans les régions : Moyen Orient et Afrique du Nord.La FID prévoit une forte augmentation de cette maladie dans la région  entraînant des coûts de santé élevés. 

Lors du forum ,les intervenants ont insisté sur l’obésité comme facteur aggravant.Il reste que les pays du Golf sont les plus touchés par cette maladie à cause des mutations dans le mode de vie.

Pour faire face à cette affection qui sévit dans les pays de la région,  la FID affirme la détermination de ses responsables à différents niveaux de  lutter pour réduire les taux d’affection.          

 Rappelons que le nombre d’algériens atteints de cette maladie  avait atteint 3 millions de cas  soit 10% de la population en 2011. Les campagnes de dépistage en Algérie ainsi que les journées de sensiblisation se sont multiplié ces dernières années et  ont permis de déceler de nombreux  diabétiques qui s’ignorent.*El Watan avec APS-11.06.2013.

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 Etat des lieux du diabète en Algérie 

 par Djamel Didoune *

 L’objet de notre étude repose sur le manque d’informations concernant l’évolution des taux de diabète et d’hypertension décelés chez la population algérienne en 2012.
Cette approche est d’autant plus nécessaire que l’on observe un manque de contact intra pays mais aussi au niveau international. Les différents entretiens qui ont lieu nous ont permis de mieux comprendre, de mieux saisir l’importance de cette maladie chronique qui gagne du terrain chaque jour. En l’absence de traitement, le poids socio-économique de cette maladie chronique est d’autant plus lourd pour les insulaires qu’il entraîne une transition des habitudes alimentaires associée à l’émergence de maladies cardiovasculaires, d’obésité ou d’hypertension. La rareté des études portant à la fois sur le terrain et sur les conséquences irréversibles qui en découlent nous ont semblé important à signaler.
Notre regard se porte bien évidemment sur la promiscuité qu’il y a entre chaque maladie mais aussi et surtout entre le malade et leur maladie. Nous serions tentés de dire qu’il n’y a pas de maladie car le malade ne se dit pas être malade il n’ignore pas son état, mais plutôt son statut de malade qui lui confère des résistances sociales dans son habitus.
Aujourd’hui, grâce aux données épidémiologiques nous anticipons sur le comportement des patients, et les statistiques nous rappellent que leur analyse nous pousse à considérer le rapport du malade à son médecin mais aussi le rapport du malade à sa maladie (l’observance). Cela est valable et posé en Europe. Mais qu’en est-il de l’Afrique du nord et plus précisément de l’Algérie ?
Qu’elles sont les difficultés rencontrées par les médecins des institutions étatiques et celles des institutions médicales privées ? Même formation, même approche ? Pourquoi un diabétique s’orienterai vers le public (gratuit) alors que le privé (250 DA) offre la même consultation payante ?
Qui sont ces Algériens et Algériennes qui sont diabétiques et qui ne se considèrent pas comme malades ? Quel rapport culturel ou sociétal les incite à conserver leurs habitudes alimentaires ? Pourquoi se sentent-ils exclus du groupe familial s’ils ne partagent pas la table, le plat. Qu’est ce qui les différencie du malade qui est conscient des conséquences de sa maladie ?
Pourquoi les messages sont inexistants ou trop obsolètes dans les hôpitaux et cliniques Algériens ? Pourquoi les pouvoirs publics ne réagissent pas devant ce qui ressemble à une vague tsunamiste du diabète qui va s’abattre sur une grosse partie du pays ?
Et qui, en tant que maladie chronique, devrait tout comme en Europe être prise en considération par les pouvoirs publics Algériens ?
Autant de questions qui nous permettront de mieux appréhender le champ des mansuétudes sociales et du rapport intrinsèque d’une maladie chronique au diagnostic impartial ? Pourquoi autant d’écart entre ce qu’il ya lieu de faire et ce qui est fait sur le terrain ? Pas de prescriptions ou lorsqu’il y a prescription on incite à prendre au patient du miel alors que celui-ci lui est strictement interdit ?
Au delà, nous vous proposons une mini lecture des dimensions sociales et culturelles du diabète en Algérie et de ses risques.

Rappel :
Considérée comme une épidémie mondiale par OMS Plus de 346 millions de personnes sont diabétiques dans le monde (OMS 2011). 7e principale cause de décès dans le monde dans 20 ans
Le nombre total de décès par diabète devrait augmenter de plus de 50% au cours des 10 prochaines années.
Le diabète gestationnel constitue un troisième type de diabète Le diabète de type 2 est beaucoup plus répandu que le diabète de type 1 Le diabète a tué 3,4 millions de personnes en 2005 80% des décès dus au diabète se produisent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire (l’Algérie n’échappe malheureusement pas à ces résultats)
Dans les pays développés, la plupart des diabétiques ont dépassé l’âge de la retraite, tandis que dans les pays en développement, les personnes les plus fréquemment touchées ont entre 35 et 64 ans
Le diabète est une des principales causes de cécité, d’amputation et d’insuffisance rénale Il est possible de prévenir le diabète de type 2
Source OMS 2011
L’enquête de terrain a duré plusieurs mois et s’est déroulée principalement sur l’ouest du pays. Des spécialistes de la santé ainsi que des diabétiques ont été interrogés sur cette maladie. C’est bien par le biais de la parole, du dire vrai que nous avons investit cette maladie sans odeur, sans douleur, sans couleur, sans état d’âme. Les entretiens individuels ont été répétés parfois afin de mieux nous éclairer sur la symptomatique et le cheminement intellectuel à la fois des médecins prescripteurs et du malade. Ceux-ci ont duré en moyenne 2 heures. Cela afin de « relever les discours et les situations permettant d’accéder aux croyances, aux représentations, aux pratiques et aux institutions qui donnent sens à une société » (Fassin, 1990).
On retrouve des pancartes dans chaque établissement de santé. Celle-ci présentent à travers un dessin, un rebus parfois non lus mais qui rassurent les praticiens « on leur explique et on leur fait comprendre la gravité de leur maladie, mais ils ne lisent ni n’écoutent nos recommandations » (Diabétologue Algérien). C’est cet état de non observance de la maladie par les praticiens, au delà du fait qu’ils interviennent moyennant paiement en dehors de leurs horaires réglementaires, qui empêche le patient de comprendre sa maladie. Et le diabète fait partie de ces maladies en Algérie qui comme le terrorisme que l’on ne voit pas mais dont on entend les rumeurs, que l’on ne mesure ni la gravité, ni l’importance de l’envahissement.
 Dans certains établissements les prescriptions diététiques sont présentent au travers de l’existence d’une diététicienne qui joue le rôle sans tenir les capacités du professionnel. On devrait avoir des chiffres, des médicaments en milieu hospitalier étatique qui répondent à cette maladie sauf que les médicaments en questions sont utilisés comme pouvoir ou monnaie d’échange en contre partie de service rendu par celui à qui ils sont
« offerts ». On trouve ainsi plusieurs problématiques insérées dans le sérail tant de la maladie que dans celle des praticiens et en dernier lieu des malades. En contre partie dans certaines équipes hospitalières étatiques on trouve des personnes qui n’hésitent pas à sortir des médicaments pour les donner à ceux qui ne peuvent se les payer. Il est vrai que l’état offre ces médicaments mais le système hospitalier tel qu’il est aujourd’hui est composé de paramètres déficients.
Notre mini enquête auprès des patients diabétiques de type 2 et de type 1 réalisées en Algérie ont toutes abouti à des conclusions concordantes. Le patient diabétique de type 2 est généralement considéré par le milieu médical comme un patient n’adhérant pas aux conseils nutritionnels. Ces enquêtes ont en fait montré l’inverse; les patients qui se déclarent ayant un diabète de type 2 ont tendance à consommer un peu moins de calories que la population générale, plus de margarine que la population générale, ce qui prouve bien que spontanément, une fois qu’ils se savent malades, ils sont prêts à faire des efforts nutritionnels ; malheureusement, souvent les messages qui leur sont donnés ne sont pas lu ni compris d’une façon générale, et ceci conduit au fait qu’ils mangent moins de glucides que la population générale, plus de protéines et plus de lipides. Ceci laisse entrevoir que cette population diabétique de type 2 est peut-être plus motivée qu’on ne le dit mais, pour qu’elle se prenne bien en charge, il faut que les conseils nutritionnels qui convergent vers elle, soient homogènes, adaptés et réalistes.
Au total, une prescription diététique est un véritable acte médical basé sur un diagnostic (il importe de bien savoir si on a affaire à un type 1 ou un type 2), puis une prescription adaptée au patient, c’est-à-dire différente d’un patient à l’autre, surtout différente d’un type de diabète à l’autre, raisonnée et comprise avec un effort de pédagogie. Il est hautement probable que c’est au niveau de l’effort pédagogique que se trouve le hiatus expliquant le relatif échec constaté aujourd’hui. En Algérie, Il est difficile d’évaluer sur le terrain les ravages de cette maladie chronique du fait d’un engagement timide par les autorités.
Il est vrai que certains centres de dépistage émergent mais même si l’Algérie se dote d’appareils médicaux dernier cris elle le fera en omettant de signer les contrats S.A.V, formation du personnel etc…au bout, un appareil qui a couté une fortune et qui est en panne (hôpitaux d’Oran par exemple I.R.M).
Et bien l’on retrouve la même approche avec ces maladies chroniques.
Il n’y a pas un seul professionnel de la santé qui soit satisfait ne serait-ce que des moyens mis en œuvre par les autorités.
« Ceux qui nous gouvernent eux même ont besoin de la science » c’est justement la le problème car l’enquête tahina est justement l’utilisation de cette science à des fin plus politique que médicale et scientifique : Aucune des structures interrogées n’ont eu connaissance de ce projet Enquête Nationale Santé 2005. Seul certains ont lu les résultats qui d’ailleurs pour l’ensemble des interrogés sont inexactes. Il y a un fort décalage en termes de communication de l’état mais aussi entre ceux qui se disent au service du malade et ceux qui œuvrent tous les jours dans leur quotidien auprès des malades.
Il n’y a pas de contestation sur la méthodologie mais sur la teneur des chiffres et les pourcentages avancés qui ne reflètent pas la réalité. Dans cette enquête :
92% des personnes interrogées déclarent avoir recours en premier à une structure sanitaire de base (publique ou privée)
Dans notre enquête seul 45.75% font appel au structure sanitaire public ou privée les autres se dispersent entre Rebouteux Rokya acte religieux Marabout
Ceux qui n’ont pas les moyens soient restent chez eux soit écoutent les conseils de proches
7% seulement s’adressent directement à un hôpital.     
Dans près de 84% des cas, c’est le médecin généraliste qui est sollicité en premier recours, le médecin spécialiste ne l’est que dans 14% des cas. 72.07 % des ménages couvrent moins de 5 kilomètres (moins d’une heure de marche) pour se rendre à une structure de santé.
Dans notre enquête 88% des interrogés font plus de 500 kms (Oran Alger) ou 250 km (entre Alger et Chlef et entre Chlef et Oran, Chlef étant l’épicentre)
La peur du médecin et de ses annonces avec parfois des diagnostics erronés dues principalement à des erreurs d’analyses de laboratoire font que les personnes interrogées évitent de faire des visites. Ils attendent le mektoub et ne consultent que lorsque cela leur est possible financièrement. Rappelons tout de même qu’une visite à l’hôpital est gratuite alors que chez un privé elles oscillent entre 500 DA et 100 DA. Les analyses coutent à chaque fois 5000 DA.
Au moins une pathologie chronique a été retrouvée chez 13.65% des sujets composant les ménages
Alors que dans notre enquête qui n’a certes pas reposée sur le même nombre d’enquêtés, le taux est de   de 25.5% des sujets composants les ménages soit plus du double.
En 2006, la FAAD (Fédération algérienne des associations des diabétiques) annonce 2 000 000 de diabétique sur une population de 32 millions d’habitants.
Aujourd’hui elle annonce 2 500 000. “Nous continuons à estimer le nombre de diabétiques à 3 millions de malades selon les chiffres révélés par les responsables de la santé”, affirme en 2008 le Pr Mimouni du service de diabétologie du centre hospitalo-universitaire Mustapha-Pacha à Alger.
Un laboratoire danois Novo Nordisk vient tout juste de signer en juin 2012 une convention avec le ministère de la Santé, dans le cadre du projet Le Baromètre «Changing Diabetes®» Algérie. «Cet exercice implique le suivi systématique d’un ensemble d’indicateurs standardisés (biologiques et cliniques) et permettra d’identifier les domaines dans lesquels des progrès peuvent être réalisés et les bonnes pratiques en matière de prise en charge, dans l’optique de les systématiser». Hors que ce soit au niveau des hôpitaux ou des médecins le discours laisse apparaitre une angoisse vis-à-vis du ministère qui indique des chiffres incohérents et qui n’assure pas la rigueur de gestion des médicaments qui aux dires des médecins pratiquants disparaissent et n’arrivent pas en quantité commandé.
Même l’OMS tire le signal d’alarme avec peu ou prou de succès en Algérie.
Nous savons aujourd’hui que même s’il est très difficile d’avoir des chiffres réels qui reflètent la réalité nous savons que la barre des 3 000 000 a été dépassée. Et l’implantation médiatisée de Sanofi en Algérie à eu pour effet de dédramatiser en haut lieu. Le discours sur le terrain est tout autre lorsque l’on connaît la difficulté d’obtention des médicaments y compris et surtout en secteur hospitalier. Ou l’on rappelle que les médicaments « disparaissent ».
« Ils ont beau faire des séminaires mais a quoi ca sert de faire un séminaire si je n’ai pas ce que je veux ? D’ailleurs j’ai l’intention de faire un cours sur le pied diabétique au mois d’octobre quand je vais mettre les gens au courant je vais leur dire ne comptez pas trop sur les moyens, faites de votre mieux avec le malade au stade de l’amputation :
« Ca veut dire quand vous avez des petites phlyctènes des rougeurs faites ce qu’il faut. Faites un bon diagnostic. A quoi ca va me servir de faire quand je n’ai pas de flagyl pour faire mes analyses ? Tout est la justement. C ‘est tout ca et c’est un ensemble c’est à dire que dès que vous vous mettez à parler on vous prend pour un fou. Vous n’y arrivez pas amputer. Mais moi je veux juste sauver le pied. Mais ca ne marche pas ici comme ca. Et puis ca consomme plus quand vous avez un travail sur deux mois. Ca demande du temps et ca demande de…» un médecin hospitalier.
« En Egypte c’est pareil ce serait le thé très sucré….on consomme très sucré aussi ? On leurre les gens avec quelque chose de particulier. J’ai du mal à leur faire passer le message. Un malade me demande je peux prendre du coca light ? Mais vous le savez que c’est du sucre vous vous leurrez vous-même en me demandant de vous autoriser à consommer cette boisson l’industrie alimentaire aussi elle y est pour quelque chose idem pour le chocolat. »
En Algérie par tradition culturelle, l’hospitalité se traduit par des offrandes. « Il faut quelque chose avec le café ou le thé. Sinon, ca ne se fait pas. » Pourquoi, « Parce qu’on a vu nos parents faire comme ca on les suit » A bon ? « C’est comme ca dans toute l’Algérie ».
Comme si il fallait faire bonne figure. Or le diabète offre une bonne figure à celui qui en est malade. La personne pourrait refuser mais cela est mal vue du fait des interprétations que la maitresse de maison pourrait avoir (sorcellerie, magie, crainte hygiénique…)
Le rôle des offrandes sont en rapports avec la territorialité, la temporalité, la structure sociale. Mais quels en sont les codes ? Pourquoi les anciens en ont-ils fait un marqueur identitaire ?

LA TERRITORIALITE :
Dans la société Algérienne l’importance des valeurs et des attitudes est transmis dès le plus jeune âge. Certes il y a une très forte influence de la religion sur l’environnement économique social et identitaire. Traité par Malinowsky, thurnward, frazer et Griaule ont beaucoup apporté aussi. De Max Weber à plus proche de nous R.Bastide ont su mettre en exergue les liaisons et corrélations entre messianisme et développement. Le paysage est un effecteur et un opérateur de territorialité (Hoyaux André Frederic, 2009). « La représentation sociale est aussi représentation de quelqu’un, du sujet qui intervient dans le monde qu’il perçoit. (…) La construction mentale opérée est certes tributaire des propriétés cognitives dont le sujet dispose pour traiter les informations qui lui parviennent, mais elle s’étaye aussi sur la dynamique psychique ».
Cette représentation est à la fois personnelle, familiale, et surtout sociale dans le sens ou elle nous rattache et nous projette sur l’appartenance au groupe. Un diabétique plus qu’un autre ne peut accepter l’exclusion du groupe. Ca maladie le conforte dans le lien qu’il tisse aux autres. Son angoisse est à l’image névrosée de l’altérité, ou l’absence, le manque de lien sont les marqueurs de sa liberté cognitive mais aussi et surtout comportementale. Hors s’il peut accepter le discours du médecin qui le traite et lui recommande de ne plus « toucher » au sucre, il ne peut se soustraire à l’absence de son appartenance au groupe et son comportement le contraint à accepter sa « dose » sucrée d’appartenance à un groupe d’être (insulino dépendant ou pas) indépendamment de la relation qui induit notre façon d’être.
Il ne peut ne pas créer sa réalité qu’il perçoit à partir de la création géographique des anciens (intemporelle, nous y reviendrons) qui est sienne aujourd’hui et dont il est fier de porter le blason. Y compris dans le prisme identitaire caractéristique de la recherche de soi et qui reflète un trop perçu de sucre sociétal qui lui a permis de prendre conscience de son environnement mais aussi et surtout des interactions sociales et sociétales dont il est le garant.
C’est cette relation qui est défini comme territorialité. « Entre l’identité héritée celle qui nous vient de la naissance et des origines sociales, l’identité acquise, liée fortement à la position socioprofessionnelle et l’identité espérée, celle à laquelle on aspire pour être reconnu » (Gauléjac, 2002, p. 177).
L’absence de sucre nous renvoie à l’absence de l’autre de celui ou celle qui nous invite à accepter ou non; mais aussi et tout simplement, avec laquelle nous partageons un instant un paysage, un moment qui est notre. Le malade, ne se reconnait pas dans sa maladie. Elle l’éloigne du groupe, de la famille et de soi; le « il » ne peut faire fondre ce sucre dans sa tête pas plus qu’il ne peut se fondre dans le néant. L’identité est perception de soi mais cette perception est constamment médiatisée par le regard d’autrui (réel ou intériorisé), par le discours de l’autre (l’autre extérieur qui nous définit et nous juge et l’autre en nous qui parle à notre insu) Edmond Marc psychologie de l’identité, 1992 p5).
En Algérie le regard est presque Lacanien; il se porte sur un triptyque : Le réel, la tv et/ou internet L’imaginaire le corps sain La symbolique comme religion puisqu’on y puise des remèdes et des prières pour éradiquer la maladie.
C’est ce qui empêche ce regard de se porter sur ce néant qu’il ne considère pas comme un paysage car celui-ci le viderait de sa substance d’être bien ancré dans ses principes religieux, économiques et sociaux. Cette réalité est invariablement et inexorablement présente dans son paysage intemporel. « Il apparaît donc indispensable, pour comprendre toute forme de territorialité, de s’attacher à la relation évolutive entre les marqueurs, signifiants, et les lieux, signifiés » (Bailly A. et Ferrier J.-P., 1986).
Le pouvoir du sucre comme aliment de luxe. La fabrication du sucre aurait commencé dans le Nord-Est de l’Inde ou dans le Pacifique Sud respectivement vers 10000 ou 6000 avant J.-C. Néarque, l’amiral d’Alexandre le Grand, lors d’une de ses explorations en Inde vers 325 avant J.-C, parle d’un « roseau donnant du miel sans le concours des abeilles », reprenant une expression des Perses. Mais aussi comme remède sur le sujet est à la fois physiologique, social en tant qu’appartenance au groupe, sociétal en tant que monnaie d’échange, économique en ce sens qu’il est la base sur laquelle une famille repose son quotidien immédiat intra et extra le rendant par la même politique, symbolique au sens du signifiant qu’il projette et du signifié qu’il est, religieux «De leurs abdomens elles sécrètent une liqueur aux couleurs
variées renfermant une guérison pour les humains». Coran (Sourate An-Nahl/69). il s’agit bien d’un aliment le sucré qui ne peut qu’anoblir le sang « toute la stratégie répressive et réductrice des systèmes de pouvoir est déjà dans la logique interne du signe, comme elle est dans la valeur d’échange et de l’économie politique » (Baudrillard J., 1972).
Le paysage exprime donc une relation entre le sujet et l’objet. Si le diabète est le sujet l’être qui en est malade est l’objet, si le malade est le sujet le diabète est l’objet;
Quand une personne embrasse tendrement un enfant en Algérie, il parle de sucre et l’identifie au caractère et aux propriétés du sucre. Ce paysage sans objet sans diabète auparavant va prendre toute sa place dans un espace qui lui sera refusé dès lors que celui est diagnostiqué. Donc ne pas s’appliquer à aider au changement du regard paysagé du malade, sujet de sa propre maladie revient à l’inciter à rester l’objet de sa propre maladie. Le changement doit porter sur la relation bien plus que sur la personne pour pouvoir inscrire le sujet dans une démarche de changement. Car le sujet est porteur de représentations socio-spatiales qui donnent des significations particulières aux objets appréhendés et le diabète est appréhendé uniquement lorsque l’image qui en est extraite est saisie par le sujet. « Les relations intrinsèques » qu’effectuent les individus entre eux pour posséder les mêmes systèmes de référence, de pertinence et de compréhension pour intelligibiliser le monde qui les environne, débouchera alors sur un « sens commun » (A.Schütz, 1987). Et le diabète donne du sens au sujet au niveau de ses représentations comme au niveau de ses relations aux autres. C’est un marqueur de temps. De temps de vie en Algérie puisque rappelons que les amputations ont progressées de plus 56%; Il permet de passer d’une souffrance individuelle à une souffrance sociale, voire même socialisante puisque de plus en plus de malade se reconnaissent à travers cette maladie. Certes nous nous situons dans les réseaux de l’interprétation de la maladie. Si l’on considérait en Algérie le diabète comme une épidémie on pourrait sans nul doute mieux saisir l’importance et par de la même mieux apprécier les conséquences des « pathologies du pouvoir » inscrites dans les inégalités de classe et désignées comme lieux du pouvoir de M.Foucault.
Avec le déni point de révolte juste du déni, car la sublimation du sucre est synonyme du désir « être bien » « se sentir à l’aise » même les idiomes locaux Algériens rassurent : soccor, ghlou, ghsel (miel) mais évoquent aussi l’intentionnalité suprême et sublime de ce qui dépasse l’homme. Nous sommes avec ces idiomes aux portes de la jouissance mais aussi à celle de la frontière entre le rituel, linguistique, …incorporation phénoménologique vis-à-vis d’un quotidien. Un mélange des structures intérieures et extérieures dont le sucre est le prisme, le vecteur associatif, une dépendance politico économique qui met le sucre au premier rang des ingrédients colonisateur de cette nouvelle Algérie.

LA TEMPORALITE
Ainsi Ces dons et contre-dons, de denrées alimentaires le plus souvent, s’observent pour la plupart lors des rites qui jalonnent l’année et la vie de l’individu. Les Algériens et Algériennes en sont très avides. Au cours de ces célébrations, les hommes ne sont cependant pas les seuls à recevoir des cadeaux, les entités suprahumaines (Djnouns etc…) sont, elles aussi, repues de nourriture et de boisson puisque dans certains rites ils sont offerts.

 L’IMAGINAIRE S’ORDONNE DEVANT LA MORT
« Lorsque l’on visite un défunt personne ne prend rien mais une semaine après tu offres 5 kilos de sucre et le savon » On accueille les invités en leur proposant des gâteaux et sucreries. Il y a aussi des croyances Algérienne répandues.
Exemple de discours tenu par un chef de service hospitalier : « le miel il ne te fait rien » « le miel est un médicament vous avez beau leur expliquer que le miel c’est du sucre. C’est très difficile de transmettre le message. Tout ca c’est l’aspect social aussi l’inspection de tous ces trucs la, hein ? C’est aussi l’activité annexe, physique il y a deux piscines dans notre ville on ne peut pas y accéder en tant que femme. Faire des footings moi ca fait des années que j’aimerai faire des footings avec mon mari mais ici ce n’est pas possible y’a une salle de sport ou je me suis inscrite mais les horaires ne m’arrangent pas. Concernant le médicament c’est plus que dramatique nous sommes en pleine léthargie, c’est incroyable péritonite abcès pédiculaire ; ils ont reçu du flagyl. Péritonite c’est une péritonite. Le problème c’est le suivi. C’est des malades qui n’avaient pas de flagyl. Un jour deux jours ou alors ils avaient un flacon puis plus rien. Ainsi de suite je suis descendu…»
« Par exemple j’ai eu un malade que j’ai envoyé chez le diabétologue il avait les 2 pieds le pauvre de pris l’hyperkératose et je lui expliqué comment éviter d’arriver à l’hyperkératose je me suis dit en même temps je vais lui faire une certaine éducation mais toute seule je ne peux pas comme il y a une endocrino qui travaille pour nous (l’hôpital), le jour ou je lui ai envoyé mon patient, elle l’a fait attendre des heures et des heures?»
« Il m’a rapporté ce qu’elle lui a dit « je ne suis pas la pour t’aider sur le plan psychologique ! En arabe. Ce n’est pas d’un psychologue qu’il a besoin mais d’une prise en charge endocrinienne j’ai fini par l’adressé chez une privée.ca lui fait loin ca lui fait cher mais bon il est pris en charge il faut expliquer au malade qu’il lui faut une prise en charge néphrologique cardiologique, j’ai quand même réussi à toucher du doigt certaines choses » alors la seul chose qu’il n’a pas fait c’est l’examen ophtalmologique. »
Le diabète vient en deuxième position au classement des maladies chroniques, derrière l’hypertension en Algérie, selon la 3e étude nationale des indications multiples. Le nombre de personnes atteintes de diabète est en progression, passant de 0,3% chez les sujets âgés de moins de 35 ans à 4,1% ,5% chez les plus de 60 ans, selon cette étude menée par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, en collaboration avec l’Office national des statistiques et des représentations des Nations unies à Alger. Le diabète, deuxième maladie chronique en Algérie (liberté du 8/02/2012) Selon les nouvelles données de l’OMS, le nombre de patients s’élèvera à 4 100 000. Pour les diabétologues algériens, cette absence de chiffres fiables fausse les prévisions, et elle est l’une des causes invoquée par les spécialistes pour expliquer les pénuries cycliques de médicaments. Lorsque l’on rentre dans une structure hospitalière Algérienne on s’aperçoit d’un manque d’hygiène flagrant conforté par l’entretien que nous avons eu avec certains médecins et chefs de service :
Approche par les professionnels de la santé Algérienne
Discours d’un chirurgien « c’est pour l’intérêt du malade, ceux qui nous gouvernent, je vous assure qu’ils ont les moyens, (les autorités) ils ont beau faire des séminaires sur les diabétiques…»
Les chiffres sont bien au rendez vous et toutes les prévisions sont alarmantes quand à l’étude de cette catastrophe qui devrait inciter les pouvoirs public à prendre en charge entièrement comme cela se fait en Europe, les diabétiques. Car c’est bien le malade qui pâti du laisser aller de certaines structures sanitaires qui prônent le gain facile. Les pieds diabétiques véritable dérive de la maladie sont les plus représentatifs en termes de nombres car les couts d’hospitalisation sont exorbitants. Il est évident que sans prévention et sans engagement de l’état cela ne fera qu’empirer. Quels sont les services hospitaliers qui prennent en charge les pieds diabétiques : aucun. On en parle mais cela reste des paroles.
Le coût du diabète :
En Inde, une famille indienne consacre jusqu’au 25 % de ses ressources pour la prise en charge d’un seul diabétique. Aux USA, ce chiffre est de 10 % pour les familles ayant un enfant diabétique.
En général, les coûts directs du diabète représentent entre 2,5 et 15 % des budgets annuels de santé selon chaque pays.
Aux USA : le total des dépenses consacrées aux soins du diabète s’élève à 44 milliards de dollars US. Et en Algérie nous n’avons pas eu accès aux chiffres réels des dépenses.
Suivant les pays, 10 à 25 % des dépenses hospitalières sont consacrés aux soins du diabète et de ses complications.
Le coût immatériel du diabète ;
La douleur – l’anxiété – la perte de la qualité de la vie – l’inconfort
Le diabète représente aujourd’hui l’une des cinq premières causes de mortalité dans de nombreux pays. Selon la International Diabètes Fédération (IDF), 3,2 à 4 millions de personnes meurent chaque année de cette maladie qui fait plus de victimes que le sida (trois millions).
CONCLUSION
En Algérie, beaucoup de diabétiques ignorent totalement leur maladie. Le dépistage actif auprès de la population à risque, constitue le programme essentiel des professionnels de la santé et des associations de diabète qui œuvrent au quotidien. Mais cela reste insuffisant.
 Nos certitudes c’est qu’en Algérie les chiffres sont graves et lourds de conséquences pour l’ensemble du pays et du peuple Algérien. Les malades ignorent tout de leur état de santé et quand ils sont déclarés diabétiques ils ignorent leur maladie, pour les raisons évoquées en amont. Aujourd’hui, nous sommes sur que c’est une pandémie (500 millions dans les 15 prochaines années). En Algérie rien n’est fait pour alerter endiguer et prévenir par exemple les enfants dont 50% sont touchés avec plus de 2900 nouveaux cas par an. C’est les niveaux sociaux les plus défavorisés qui sont les plus touchés. 22% des dyalisés sont diabétiques 31.5% des rétinopathies concernent des diabétiques 37% des neuropathies se rapportent aux diabétiques 32% des amputations (artériopathies oblitérantes membres inférieurs) sont d’origine diabétique En Algérie on est passé de 8000 à 16 000 amputations en moyenne annuellement et la cause est le diabète Si l’on prend tous les amputés en Algérie on sait aujourd’hui que plus de 50% d’entre eux l’ont été à cause du diabète On sait aussi que dans les 4 à 5 ans suivant leur amputation les diabétiques décèdent et ceux qui restent parmi eux 85% développeront un ulcère du pied Au devant de cet état des lieux des plus flagrants nous estimons qu’il est urgent et prioritaire de continuer à sensibiliser la population, mais aussi les professionnels concernés et le ministère concerné pour ensemble réfléchir et réagir afin de ne pas laisser se propager un état de fait : L’avancée et la propagation d’un fléau sucré qui s’abat sur l’Algérie. *Paru dans le Quotidien d’Oran-jeudi 27 juin 2013.

* Djamel Didoune : Psychologue psychothérapeute psychanalyste Anthropologue EHESS Président et coordinateur du Cercle méditerranéen des médecins au sein de la Maison de l’Union Méditerranéenne.

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«Dix pour cent de la population du Maghreb arabe, âgé de plus de 30 ans sont atteints du diabète de type 2 », ont révélé , en cette fin de semaine à Alger, les spécialistes en la matière, qui participent au séminaire de la Fédération maghrébine d’endocrinologie et de diabétologie. Les travaux du séminaire ont enregistré la participation de 600 médecins spécialistes de différentes régions du pays et du Grand Maghreb. Le secrétaire général de l’Association algérienne de diabétologie, le Dr Abdelaziz Daoud a souligné que le diabète de type 2 est « très grave » et les décès sont légion. 60 à 70 % pc des malades s’éteignent en raison de problèmes cardio-vasculaires. Quant aux personnes atteintes de diabète de type 1 « elles sont exposées à l’insuffisance rénale et à la cécité » a indiqué le Dr Daoud qui, parlant de la prise en charge dira que « le plus grand nombre des diabétiques se trouvant à l’intérieur du pays, ce sont des médecins généralistes qui en assurent le suivi. » Aussi, la formation reçue par ce corps de médecins demeure « très insuffisante et ne répond pas aux recommandations mondiales » note le professeur Daoud. S’agissant des techniques utilisées par les médecins pour le suivi du diabète, connues sous le nom de HBA1C, l’intervenant a fait remarquer « qu’elles sont moins avancées que celles utilisées dans les pays développés », appelant les autorités publiques « à développer ces paramètres en vue d’une bonne prise en charge des malades ». Le Dr Daoud s’est dit satisfait de la commercialisation sur le marché national des aiguilles stylos insuline adaptation à la pédiatrie (6mm), tout en appelant au remboursement de ces injections par la Caisse de sécurité sociale. Par ailleurs, le spécialiste a également exprimé sa satisfaction quant à la commercialisation de toutes sortes de médicaments pour les personnes touchées par cette maladie et surtout leur remboursement par la Caisse de sécurité sociale. Pour sa part, le président de l’Association tunisienne d’endocrinologie, le professeur larbi Chaïb, a relevé « l’accroissement du taux de prévalence de l’obésité, facteur déclenchant du diabète, dans les pays du Grand Maghreb, imputant cet état de fait, aux changements des habitudes alimentaires ». D’autres facteurs comme la sédentarité, le stress et le tabagisme sont aussi à l’origine de cette maladie. Selon cet imminent spécialiste, les rencontres scientifiques organisées entres les pays de la région, contribuent à l’échange des expériences et des programmes préventifs sur cette pathologie. Le spécialiste tunisien a également relevé « l’accroissement du taux de prévalence de l’obésité dans les sociétés maghrébines, notamment chez l’enfant », cas particulièrement à étudier de plus près car il y va de l’avenir de toute la société. Pour la présidente de l’Association marocaine d’endocrinologie, de diabétologie et d’alimentation, le professeur Fatima Merouane a rappelé que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) « a tiré la sonnette d’alarme concernant la prolifération du diabète qui touche actuellement 370 millions de malades de par le monde », ajoutant que « le plus grand nombre se trouve dans les pays en voie de développement ». Selon l’intervenante, le diabète de type 2 est encore plus dangereux s’il est accompagné d’autres maladies comme l’hypertension, les problèmes cardiaques, le cholestérol et l’obésité. Dans ce cadre, la spécialiste a appelé, dans ce contexte, à la prise en charge du diabète dans les pays maghrébins à travers l’élaboration d’une « stratégie nationale dans chaque pays qui commence par la sensibilisation de la population » à cette maladie. (Le Courrier d’Algérie- 25.05.09.)

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Lourdes charges financières pour le malade et l’Etat

Lors du forum de discussion, «L’impact économique du diabète» a été l’un des thèmes débattus, hier, entre professionnels de la santé à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du diabète à la Bibliothèque nationale d’El Hamma-Alger.

Partant du constat que le diabète impose une lourde charge financière sur l’individu, le système de santé et l’économie générale, le forum de discussion organisé par les laboratoires Novonordisk se voulait une rétrospective de certains aspects liés directement à la prise en charge de cette maladie. Il s’agit des intérêts cliniques sur l’impact économique du dépistage précoce du diabète, l’état des lieux en Algérie sur le traitement du diabète, l’éducation du patient et le rôle du pharmacien d’officine dans l’accompagnement du patient diabétique.

Le professeur Belhadj, chef du service de médecine interne à l’hôpital d’Oran, a mis en exergue les données internationales en termes de dépenses de santé qui atteignent 471 millions de dollars pour l’année en cours. Une estimation donnée par la Fédération internationale du diabète. Selon le Pr Belhadj, ces dépenses faramineuses ne sont pas liées directement au traitement du diabète, mais aux complications de la maladie qui constituent un lourd fardeau pour les systèmes de santé. Citant des données recueillies par l’IMS, le Pr Belhadj a souligné que «l’Algérie a dépensé 264 millions de dollars en 2010 dans la prise en charge du diabète et ces dépenses atteindront les 461 millions de dollars en 2030. Ces données méritent d’être approfondies avec une collecte d’informations plus complètes».

Il a précisé que le diabète engendre des coûts additionnels correspondant à la perte de productivité et d’opportunités manquées pour le développement économique. Et de rappeler qu’en 2011, 1,4 million de personnes étaient atteintes de diabète, soit 6,3% de la population adulte algérienne, et 9400 sont décédées au cours de la même année suite à des complications liées à la maladie, soit une moyenne de 26 morts chaque jour.
La réduction de ces dépenses, a-t-il dit, passe obligatoirement par l’adoption d’une stratégie nationale de lutte contre la maladie en privilégiant le dépistage et la prévention.

Comme il plaide pour la lutte contre le gaspillage notamment des bandelettes, l’amélioration de l’efficience des prises en charge, la personnalisation des traitements et la mise en place de règles de remboursement basées sur la valeur ajoutée. Le Pr Belhadj préconise donc sur une prise en charge efficiente de cette maladie en insistant sur la gestion du taux de sucre sanguin.
Pour le Pr Boudiba, chef du service diabétologie à l’hôpital Mustapha Bacha, la prise en charge du diabète en Algérie s’est nettement améliorée ces dernières années. «Nous sommes à jour en matière de moyens thérapeutiques en dehors de deux ou trois classes qui ne sont pas sur le marché, mais ce n’est pas encore le miracle.

Nous arrivons à assurer une prise en charge adéquate, mais beaucoup reste à faire, sachant que la maladie est très difficile à cibler, comme une maladie infectieuse, en raison de sa variabilité dans le temps. Par ailleurs, le médecin est de son côté de moins en moins motivé, moins patient et moins proche du malade.»
La précarité, a-t-il souligné, est entre autres un des facteurs de la mauvaise prise en charge. «C’est tout cela qui fait que la prise en charge demeure insuffisante. La transition épidémiologique s’est faite au même moment que la transition économique, avec la prolifération de la médecine privée», a-t-il dit.

«Le malade doit adopter un nouveau comportement» :

Le Pr Boudiba estime que le malade doit être aussi acteur afin de se prendre en charge, notamment dans tout ce qui est lié à son comportement. L’intensification et l’ajustement des traitements en combinant deux médicaments et en passant rapidement à l’insuline se font de plus en plus souvent, parce que le praticien ne peut pas intervenir sur les autres facteurs que sont le régime et l’hygiène de vie.

Un problème épineux qu’il faut sérieusement prendre en charge à travers l’éducation thérapeutique, une stratégie essentielle qui ne doit pas se limiter à une information frontale sur le régime et les techniques de prise de médicaments. Elle doit être considérée comme une approche globale du vécu du patient dans sa composante culturelle et économique.

On doit connaître son malade pour modifier son comportement et lui donner l’autonomie nécessaire pour une meilleure prise en charge de sa maladie et arriver à une auto-décision. Cette approche nécessite la contribution de plusieurs intervenants à savoir le médecin, l’infirmier, le psychologue, etc. Toute cette équipe doit être formée.

Dr Abdelaziz Daoud : «Un vrai gaspillage dans l’utilisation des bandelettes»

Les dépenses de santé pour la prise en charge du diabète sont méconnues de tous. Les praticiens parlent quand même d’un gaspillage dans les prescriptions de certains produits spécifiques aux diabétiques et qui reviennent excessivement cher à l’Etat. Le marché des bandelettes, estimé entre 80 et 100 millions d’euros par an, en est un exemple édifiant.

Interrogé à ce sujet, le Dr Daoud, diabétologue et membre de la Société algérienne de diabétologie, affirme qu’il y a un gaspillage immense en matière d’utilisation de bandelettes et dans certaines prescriptions faites à la demande du malade pour d’autres pathologies. «A partir du moment où le malade paye sa consultation, il croit avoir le droit de se faire prescrire tout ce qu’il veut.

Certains médecins jouent le jeu», a-t-il noté en plaidant pour la réorganisation de la prescription des bandelettes en limitant le nombre de boîtes en fonction du type de diabète et l’existence des complications. Car, a-t-il ajouté, l’indication de l’auto-surveillance est réservée au diabétique de type 1 et à ceux de type 2 sous insuline présentant des complications dégénératives. Pour le Dr Daoud, il faut mettre en place des programmes d’éducation ciblée et agir en amont pour réduire ces dépenses parfois inutiles. Les préventions primaire et secondaire sont importantes, notamment pour éviter des amputations qui reviennent à près de 100 000 DA par membre, sans compter les coûts d’hospitalisation.

Dépistage gratuit à El Hamma :

A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du diabète, l’esplanade de la bibliothèque d’El Hamma abrite, depuis hier et jusqu’au 22 novembre, la clinique mobile Changing Diabetes après avoir effectué des haltes à Blida, El Oued et Oran.

Cette clinique propose au grand public un dépistage gratuit et permet aux diabétiques de bénéficier d’examens spécialisés gratuitement, visant à dépister les principales complications associées au diabète. Par ailleurs, des activités de sensibilisation et d’éducation sont organisées sur le sit.*El Watan-15.11.2012.

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© France TV

*Bordeaux a accueilli pour la 2e fois le Congrès de la Société Francophone du Diabète (SFD) du 24 au 27 mars 2015 au Parc des Expositions de Bordeaux-Lac. Il a réuni toute la francophonie, ses forces scientifiques, médicales et soignantes impliquées dans la prise en charge de la maladie. »

Au-delà de l’aspect scientifique, le Congrès est une occasion unique d’écoute et d’échange, de partage intergénérationnel et pluriculturel » explique la SFD. Jusqu’au 27 mars seront ainsi proposées 5 conférences plénières, 9 symposia, 5 ateliers cliniques, 15 sessions de communications orales. L’occasion de faire le point sur cette maladie à travers différents aspects comme la dépression, le sommeil, l’hypertension, l’activité physique ou encore la prise en charge et le dépistage.

Le nombre de personnes traitées pour le diabète en France ne cesse d’augmenter. En 2001 on en recensait 1,6 million passant à 2,9 millions en 2013 (dont 90% sont suivies pour un diabète de type 2). En 2010 le diabète est devenu la plus importante des affections de longue durée (ADL) devant le cancer. Elle touche plus de 5% de la population française. On compte 220 millions de personnes atteintes dans le monde. Ces chiffres s’expliquent par le vieillissement de la population mais aussi par l’augmentation de l’obésité et de la sédentarité.Cette maladie se caractérise par un excès de sucre dans le sang permanent ou en quasi-permanence. Le pancréas trop sollicité, ne produit pas assez d’insuline, indispensable pour freiner l’augmentation de la glycémie. Le diabète est une maladie auto-immune : l’organisme retourne ses mécanismes de défense naturelles contre son propre pancréas.

Il existe deux types de diabète. Le diabète de type 1 concerne des jeunes de moins de 30 ans. Il concerne 10% des cas et engendre des contraintes lourdes (contrôle glycémique quotidien et injection d’insuline).
Le diabète de type 2 survient à la quarantaine chez des personnes en surpoids. Suivis par un diabètologue, les patients doivent surtout suivre un régime alimentaire.Selon une récente étude 20% des patients diabétiques renonceraient à certains soins pour des raisons financières, malgré une prise en charge à 100%.

*A cette occasion HENRI GIN (Chef du service endocrinologie, diabétologie, maladies métaboliques et nutrition au CHU de Bordeaux) a été l’invité du 19/20 de ce mercredi 25 mars 2015.*source: france3

*vidéo:  Congrès de la Société Francophone du Diabète à Bordeaux

**CCongrès de la société francophone du diabète rassemble tous les soignants de la diabétologie référents, de l’Hexagone et d’Outre-mer, de Belgique, du Luxembourg, de Suisse, du Maghreb, de l’Afrique Subsaharienne, de l’Asie du Sud-Est. Plus de 3 500 congressistes sont arrivés à Bordeaux, au Parc des Expositions de de Bordeaux-Lac et vont échanger toute la semaine, sur les dernières avancées de la recherche fondamentale, les progrès thérapeutiques et ceux de la prise en charge des patients.

Le diabète est une véritable épidémie. On compte aujourd’hui 4 millions de personnes diabétiques en France. Selon les prévisions, un Français sur dix sera touché par le diabète d’ici 10 ans. Diabète de Type 1 (insulino-dépendant)  représente 5 à 10 % de tous les cas de diabète. Cette forme de la maladie apparaît le plus souvent durant l’enfance ou l’adolescence, au début, l ne provoque aucun symptôme, car le pancréas demeure partiellement fonctionnel. La maladie ne devient apparente qu’au moment où 80 à 90 % des cellules pancréatiques productrices d’insuline sont déjà détruites.

Le diabète de type 2 correspond à une élévation prolongée de la concentration de sucre dans le sang. Ce phénomène provoqué par une perturbation du métabolisme glucidique apparaît insidieusement. L’incidence du diabète de type 2 augmente de façon globale, et en particulier avec l’âge. La maladie se manifeste généralement après 40 ans et elle est diagnostiquée à un âge moyen proche de 65 ans. L’incidence est maximale entre 75 et 79 ans avec 20 % des hommes et 14 % des femmes traités pour cette maladie.

Les équipes bordelaises vont apporter leur contribution à ce congrès. Un symposium sera consacré aux maladies neurologiques et aux relations psychologiques qui peuvent exister avec le diabète. Et présenteront notamment la prise en charge de l’obésité au CHU et son interférence avec le traitement du diabète de type 2. *.sudouest.fr/2015/03/24/

 

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27 réponses à “diabète de type 2,la sonnette d’alarme”

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