Existe-il un seuil à la douleur ?

Chaque individu a sa propre limite de douleur physique qu'il peut supporter (Ph. Pierre Lognoul via Flickr CC BY 2.0)

**Chaque individu a sa propre limite de douleur physique qu’il peut supporter

Pour en déterminer la limite, il faudrait pouvoir la mesurer. Or, la douleur est une expérience subjective. 

Si le signal nerveux qui véhicule le message de douleur connaît, lui, un maximum mesurable, cela ne dit rien sur la sensation elle-même. Que se passe-t-il quand on atteint ces sommets ?

La douleur naît au niveau des nocicepteurs, ces récepteurs nerveux présents dans tout le corps. Quand un seuil est franchi (plus de 46 °C pour la chaleur par exemple), ces récepteurs produisent des impulsions électriques qui se propagent le long de la fibre nerveuse jusqu’à la moelle épinière et, de là, vers le cerveau où ils sont interprétés comme une sensation de douleur. Un même signal sera ressenti plus ou moins intensément selon les individus, leur expérience de la douleur, leur degré d’anxiété, leur niveau d’attention…

LA DOULEUR SE MESURE PAR AUTOÉVALUATION

En l’absence de critère objectif, les professionnels de la santé utilisent des échelles d’autoévaluation, le plus souvent graduées de zéro à dix. Dix correspondant à la douleur maximale que l’individu peut imaginer. Cette douleur, dite “insupportable”, est néanmoins supportée tant qu’elle ne traduit pas une blessure mortelle. Ces échelles supposent donc une limite à la douleur.

Une limite dont on trouve des traces, objectives celles-là, du côté des signaux nociceptifs. Plus ces récepteurs seront excités, plus la fréquence des impulsions électriques qui se propagent le long de la fibre nerveuse sera grande. Pourtant, selon Luis Garcia-Larrea, de l’hôpital neurologique de Lyon, “ces systèmes saturent ; à partir d’un seuil, vous avez beau augmenter la stimulation, le signal n’augmente plus”. Physiologiquement, ce seuil se situe autour de 500 impulsions par seconde.

MÊME LA PERTE DE CONSCIENCE N’EST PAS UN INDICATEUR FIABLE DE LA DOULEUR

Curieusement, lorsque la stimulation dure longtemps, la sensation douloureuse diminue. En effet, lorsque la stimulation se prolonge, des mécanismes de rétrocontrôle entrent en action. Au niveau de la moelle épinière, le signal nociceptif excite un neurone secondaire dont une prolongation retourne sur le circuit principal pour atténuer le signal. Dans le cerveau, la sensation douloureuse va provoquer la production d’endorphines, des neurotransmetteurs proches de la morphine qui atténuent la souffrance.

La douleur peut aussi être abolie un temps quand elle provoque une perte de connaissance. Ce malaise implique le système nerveux végétatif qui détermine la vitesse des battements cardiaques, l’érection des poils de la peau, la sudation ou la motricité intestinale. Mais l’évanouissement peut aussi survenir par simple peur de la douleur… Dans tous les cas, pourtant, celle-ci revient quand on reprend conscience…*science-et-vie/ le 13/05/2015

**Pourquoi crie-t-on quand on a mal ?

Les scientifiques ne le savent pas précisément, mais ils avancent pourtant trois grandes hypothèses… peut-être complémentaires :

le cri de douleur servirait à prévenir qu’on est menacé afin qu’il nous soit porté secours ; à se défendre, en effrayant et faisant fuir l’agresseur, ou en lui signifiant d’arrêter son geste, et/ou, enfin, à soulager la douleur.

Concernant la théorie du cri comme moyen de communication, en 2003, une équipe canadienne menée par Michael Sullivan a montré sur 64 volontaires que les cris sont plus longs lorsqu’ils sont émis en présence d’autres personnes ; ce qui soutient l’idée que la vocalisation de la douleur a pour but d’attirer l’attention afin de se faire aider.

En revanche, l’hypothèse selon laquelle le cri soulagerait la douleur suppose que crier déclencherait, via des mécanismes encore inconnus, la libération de substances neuronales calmantes (enképhalines, endorphines…).

LE CRI SERAIT UNE PROTECTION RÉFLEXE

De manière générale, crier est une réponse de protection réflexe à la douleur, au même titre que le retrait de la main quand on se brûle. Mais, “contrairement au réflexe de retrait, le cri est émis lors des douleurs perçues comme fortes, rarement lors de douleurs faibles”, précise Radhouane Dallel, chercheur en neurobiologie de la douleur à Clermont-Ferrand.

L’ÊTRE HUMAIN N’EST PAS LE SEUL À CRIER QUAND IL A MAL

Mais face à une même douleur, on ne crie pas tous et pas toujours. Et pour cause : “La perception de la douleur est très subjective ; selon notre vécu ou notre état psychologique du moment, on ne ressent pas une douleur donnée de la même façon que son voisin, ni de la même façon que la veille.” Enfin, le cri de douleur n’est pas l’apanage de l’homme : les animaux capables d’émettre des vocalisations (chiens, rongeurs…) “crient” aussi lorsqu’ils ont mal.*science-et-vie/ 31/01/2015

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2 réponses à “Existe-il un seuil à la douleur ?”

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