Médicaments dangereux pour le malade

**Certains médicaments font plus de mal que de bien.

La revue médicale Prescrire a ainsi révélé, jeudi 31 janvier 2013, sa « liste noire » des médicaments qu’il faudrait immédiatement retirer du marché.

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Les médicaments, qui nuisent à la santé plus qu’ils ne l’améliorent, ont une liste noire. La revue Prescrire, a dévoilé, jeudi 31 janvier, cette liste des « médicaments plus dangereux qu’utiles » qu’elle demande à voir retirer du marché en raison de risques sanitaires « disproportionnés » par rapport aux bénéfices qu’ils apportent.

Médecins trop peu informés

« Les autorités sanitaires ont la responsabilité de retirer ces médicaments du marché. Plus elles tardent, plus elles laissent les patients exposés aux dangers injustifiés de ces médicaments, prescrits ou conseilles par des soignants trop peu informés, » rappelle ainsi la revue.

Quelque jours après l’interdiction de prescription de la pilule Diane 35 et alors que l’affaire du Mediator n’est pas conclue, cette liste noire sonne comme une piqure de rappel pour les autorités.

Tous les domaines de la médecine sont concernés

« Certains sont nouveaux, d’autres sont plus ou moins anciens mais encore autorisés, disponibles et promus, » indique la revue qui révèle les noms de plusieurs dizaines de médicaments qu’il faudrait « retirer du marché ».

Les différents médicaments qui figurent dans cette liste concernent de nombreux domaines de la médecine. Cette liste a été établie à partir de différentes analyses publiées entre 2010 et 2012.* Rédaction Jol Press- publié le 01/02/2013.

**  50% des médicaments ne soignent pas

Le rapport de Bernard Debré, député UMP de Paris, et Philippe Even, directeur de l’Institut Necker, fait l’effet d’une bombe dans le monde de la médecine et de l’industrie pharmaceutique. Selon eux,  50% des médicaments seraient inutiles.

Le Nouvel Observateur publie ce jeudi les bonnes feuilles du livre de Bernard Debré et Philippe Even « Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux ». Ils y révèlent que la moitié des médicaments vendus sur le marché seraient parfaitement inutiles.

« Un livre d’information, pas d’opinion »

C’est « un livre d’information, pas d’opinion », assure Philippe Even à l’hebdomadaire. Ce qui ne l’empêche pas de dire ce qu’il pense de l’industrie pharmaceutique comme étant « la plus lucrative, la plus cynique, la moins éthique de toutes les industries ».

Auteurs d’un livre sur l’affaire du Mediator, pour eux, la solution au déficit de la Sécurité sociale est simple : « Il suffit de retirer du marché les médicaments dangereux, inutiles ou inefficaces. »

10 à 15 milliards d’euros gaspillés chaque année

Bernard Debré et Philippe Even dénoncent une politique de santé publique contre-productive : « 50% de médicaments inutiles, 20% de mal tolérés, 5% de ‘potentiellement très dangereux’ mais, incroyable paradoxe, 75% sont remboursés. De 10 à 15 milliards d’euros sont ainsi gaspillés chaque année, sans aucune amélioration de la santé des patients », révèle le Nouvel Observateur.

Le Pr Even s’en prend tout particulièrement aux statines, les médicaments contre le cholestérol, « avalés par 3 à 5 millions de Français », qui coûtent « à la France 2 milliards d’euros par an », qu’il juge « complètement inutiles ».

La liste noire des médicaments dangereux

Le Nouvel Observateur met par ailleurs en ligne « la liste noire des médicaments dangereux », qui comprend des médicaments cardiovasculaires, des anti-inflammatoires ou des pilules contraceptives.

De son côté, l’industrie pharmaceutique (Leem) a dénoncé de son côté des « amalgames et approximations » dans cet « énième réquisitoire de Bernard Debré et Philippe Even ».* JOL.Press-13/09/2012    

**Motilum, Ketum, Zyban… Prescrire  , la revue médicale indépendante dévoile sa liste noire des « médicaments plus dangeureux qu’utiles » pour lesquels elle demande un retrait du marché.

Elle demande leur retrait du marché en raison des risques sanitaires « disproportionnés » qu’ils représentent par rapport aux bénéfices apportés. 

« Certains sont nouveaux, d’autres sont plus ou moins anciens mais encore autorisés, disponibles et promus », souligne la revue indépendante. 

Cette liste noire, qui comporte plusieurs dizaines de médicament, « à retirer du marché », a été établie sur la base d’analyses publiées dans la revue de 2010 à 2012, précise Prescrire. Elle fait l’objet d’un dossier spécial dans son numéro de février et est mise en accès libre.

Dans la ligne de mire de la revue indépendante: le Zyban, notamment. Utilisé pour le servage tabagique, ce médicament expose à des troubles neuropsychiques et à des malformations cardiaques congénitales, estime Prescrire

En dermatologie, la revue cite le Primalan, un antihistaminique qui peut provoquer des troubles du rythme cardiaque. Dans la liste noire figure également le Protopic, un immunodépresseur dans l’eczéma, qui peut causer des cancers cutanés et des lymphomes. 

En gastro-entérologie, la revue épingle le Motilium, efficace pour les maux de ventre. Ce neuroleptique peut engendrer des troubles du rythme ventriculaire, voire même des morts subites. Si Prescrire met en garde contre ce médicament, elle propose toutefois une alternative. Elle suggère de recourir aux antiacides ou à l’oméprazole, tel que le Mopral, qui ont une balance bénéfices-risques « plus favorable ». 

Enfin, parmi les antalgiques à éviter, le Ketum en gel peut augmenter les troubles cutanés.*L’Express avec AFP - 01/02/2013

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Les médicaments à écarter en cardiologie

  • Rasilez (aliskirène) : indiqué dans le traitement de l’hypertension artérielle essentielle, « expose à un surcroît de troubles cardiovasculaires et d’insuffisances rénales » ;
  • Lipanthyl ou autre (fénofibrate), Befizal (bézafibrate) et Lipanor ou autre (ciprofibrate) : des hypocholestérolémiants qui « exposent à de nombreux effets indésirables, notamment cutanés, hématologiques et rénaux » ;
  • Procoralan (ivabradine) : indiqué dans le traitement de l’insuffisance cardiaque, « expose à des troubles visuels, des bradycardies parfois sévères et autres troubles du rythme cardiaque » ;
  • Adancor ou autres (nicorandil) : un vasodilatateur qui « expose à des ulcérations cutanéomuqueuses parfois graves » ;
  • Vastarel ou autre (trimétazidine) : indiqué dans les traitements de la crise d’angine de poitrine, des vertiges et des acouphènes ou encore des baisses d’acuité et des troubles du champ visuel présumés d’origine vasculaire, « expose à des syndromes parkinsoniens, des hallucinations et des thrombopénies » ;
  • Vasobral (dihydroergocryptine), Iskédyl (dihydroergocristine), Hydergine (dihydroergotoxine), Sermion (nicergoline) : vasodilatateurs qui « exposent à des risques de fibroses notamment pulmonaires ou rétropéritonéales ».

Les médicaments à éviter en cancérologie – hématologie

  • Removab (catumaxomab) : indiqué dans le traitement de l’ascite maligne, « expose plus de trois quarts des patients à des effets indésirables graves » ;
  • Vectibix (panitumumab) : indiqué dans le traitement des patients atteints d’un cancer colorectal métastatique, « expose à des effets indésirables chez environ 90% des patients, dont des hypersensibilités et des atteintes cutanées » ;
  • Yondelis (trabectédine) : indiqué dans le traitement des sarcomes des tissus mous, « expose à des effets indésirables graves très fréquents, digestifs, hématologiques et hépatiques » ;
  • Caprelsa (vandétanib) : indiqué dans le traitement des cancers médullaires de la thyroïde, « expose à des diarrhées, pneumonies, hypertensions et à des morts subites chez 1 patient sur 3 » ;
  • Javlor (vinflumine) : indiqué dans le traitement du cancer de la vessie, « expose à des effets indésirables hématologiques fréquents et parfois mortels ».

Les médicaments à fuir en psychiatrie et contre les dépendances

  • Valdoxan (agomélatine) : « expose à des troubles hépatiques, pancréatiques, musculaires et cutanés » ;
  • Cymbalta (duloxétine) : « expose à des atteintes hépatiques » ;
  • Ixel (milnacipran) : « expose à un surcroît de troubles cardiaques et urinaires » ;
  • Stablon (tianeptine) : « expose à des dépendances et à des atteintes hépatiques et cutanées » ;
  • Effexor LP (venlafaxine) : « expose plus que d’autres antidépresseurs à des troubles cardiovasculaires » ;
  • Sycrest (asénapine) : neuroleptique qui « expose à des hypoesthésies buccales et à des hypersensibilités parfois graves » ;
  • Stresam (étifoxine) : « expose à des atteintes hépatiques » ;
  • Zyban (buproprione) : amphétaminique qui « expose à des troubles neuropsychiques, des malformations cardiaques congénitales, des dépendances » ;
  • Champix (varénicline) : « expose à des suicides ».

Pour retrouver la liste complète des médicaments dangereux, rendez-vous ici !

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61 réponses à “Médicaments dangereux pour le malade”

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