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*2015–Année internationale de la lumière 

IYOL in support

**L’Organisation internationale des nations unies (ONU) a proclamé 2015 « Année internationale de la lumière et des techniques utilisant la lumière » lors de la 68e session de sa conférence générale. Cette année internationale est à l’initiative d’un consortium rassemblant un large panel d’institutions scientifiques et de l’UNESCO. 

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L’Année internationale de la lumière est une initiative globale qui vise à sensibiliser les citoyens du monde entier sur l’importance, dans leur vie quotidienne, de la lumière et des technologies qui y sont associées tels que l’optique. La Lumière et ses technologies participent pleinement au développement de la société. C’est une occasion unique d’inspirer, d’éduquer et de connecter à l’échelle mondiale.
Le 20 décembre 2013, L’Assemblée générale des Nations Unies (ONU), à sa 68e session, a proclamé 2015 comme l’Année internationale de la lumière et des technologies fondées sur la lumière (AIL 2015).

Cette année internationale est le fruit de l’initiative d’un grand consortium d’organismes scientifiques en partenariat avec l’UNESCO. Ce consortium regroupe de nombreux acteurs, y compris la communauté scientifique, le monde de l’enseignement, les plates-formes technologiques, les organisations à but non lucratif et des partenaires du secteur privé.

En proclamant une année internationale mettant l’accent sur le thème de la lumière et de ses applications, les Nations Unies ont reconnu l’importance de la sensibilisation mondiale sur la façon dont la lumière et les technologies qui y sont fondées peuvent promouvoir le développement durable et apporter des solutions aux défis mondiaux que sont l’énergie, l’éducation,l’agriculture et la santé. La lumière joue un rôle essentiel dans notre vie quotidienne et est une discipline transversale cruciale de la science au 21e siècle. Elle a révolutionné la médecine, a ouvert la communication internationale via Internet, et continue d’être un vecteur important qui lie à la fois les aspects culturels, économiques et politiques de la société mondiale.*source: /fr.unesco.org

**Irina Bokova, la directrice générale de l’Unesco à Alger

08-07-2011bukova

La manifestation «2015, Année internationale de la lumière», proclamée par l’Organisation des Nations unies, a été officiellement inaugurée, hier à Alger, lors d’une cérémonie officielle en présence de plusieurs membres du gouvernement et de la directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), Irina Bokova.

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*Dans la lancée de la célébration de l’Année de la lumière, initiée par l’Unescon, le palais de la Culture a abrité hier une série de locutions et une vaste exposition dédiées à cet événement planétaire.
Une imposante assistance composée de membres du gouvernement, en l’occurrence messieurs Mebarki, Bedoui, Lamamra, Grine, et mesdames Benghebrit et Labidi, ainsi que la directrice générale de l’Unesco, Mme Irina Bokova, la représentante de l’Union européenne et plusieurs responsables et membres de la communauté scientifique nationale ont assisté au discours inaugural du ministre de l’Enseignement supérieur, Mohamed Mebarki.
Le ministre a tenu à placer cette rencontre sous le signe du traité d’optique Kitab el-manadhir, d’Ibn El-Haytham. «C’est dans ce cadre que nous nous réunissons aujourd’hui pour partager avec vous, en cet endroit, en ce merveilleux palais où rayonne la culture de tous ses éclats, le lancement des célébrations en Algérie de cet événement international consacré à la lumière et à ses applications, et entonner ensemble l’hymne universel à la Lumière en hommage à la parution, il y a 1.000 ans, du Traité d’optique, d’Ibn El-Haytham», dit-il en substance. Le ministre rappelle que «c’est donc l’œuvre du savant arabe, Hassan Ibn El-Haytham, qui a été la raison et la symbolique qui ont fondé, à la fois, l’initiative prise par l’Unesco lors de la Conférence générale des Nations unies, qui, en adoptant corrélativement la résolution du 20 décembre 2013, a proclamé l’année 2015, Année internationale de la lumière et des technologies fondées sur la lumière». Il a tenu aussi à remercier Mme Bokova qui «a trouvé le temps de participer avec nous, malgré ses nombreuses et lourdes charges».
Concernant l’Algérie, M. Mebarki a précisé que «le Président de la République, fervent défenseur de l’éducation, de la science, de la culture et des arts, a spontanément dédié son patronage et ses auspices à cet événement majeur, comme à chaque occasion célébrant les anniversaires des importantes découvertes pour l’Humanité», tenant à préciser qu’«à cet égard, l’heureuse coïncidence, en Algérie, de la célébration cette année, dans la ville de Constantine, de l’année de la Culture arabe, et de l’hommage au millénaire de la parution du Traité d’optique, du savant Ibn El-Haytham». Le ministre de l’Enseignement supérieur a aussi mis l’accent sur la nécéssité de « compléter le dispositif académique par l’instauration d’une culture scientifique visant à promouvoir la science et la connaissance dans la société, et à établir des traditions pour la diffusion du savoir dans un langage qui soit le plus approprié et le plus accessible possible».
Après avoir énuméré le chapelet d’activités à venir liés à cet événement de taille, M. Mebarki céda la parole à Mme Bokova qui remercia l’Algérie pour sa précieuse participation à cette Année de la lumière, et qui insista sur la nécéssité que la science prenne le dessus sur l’obscurantisme. La délégation s’est ensuite attardée dans les différents stands où étaient exposés maintes réalisations liées à la science de la lumière. L’événement se poursuivra aujourd’hui par une série de conférences dispensées par des éminences nationales, maghrébiness et internationales.*elmoudjahid.com/dimanche 12 avril 2015

***S’exprimant à l’ouverture officielle des célébrations de l’«Année internationale de la lumière» (Ail 2015) en Algérie, la directrice de l’Unesco a appelé à combattre l’obscurantisme et l’extrémisme, «qui prennent l’islam et son image dans le monde en otage, brûlant les livres et détruisant le patrimoine  culturel de l’humanité en Irak».

***Trois palais des Sciences seront prochainement réalisés, respectivement à Alger, à Constantine et à Oran, a annoncé le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mohamed Mebarki. Le ministre a précisé que le projet s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec Universcience (France). «La réalisation de ces palais vise à élever le niveau scientifique et culturel du citoyen, et à contribuer à le rendre plus réceptif aux avancées des sciences et des technologies», a-t-il expliqué. En outre, le ministre a fait savoir que son département a initié l’installation de structures de vulgarisation scientifique dans certaines universités, souhaitant que cette initiative soit généralisée à toutes les universités du pays.

**vidéo: instant magique en Thaïlande du Festival des lanternes volantes chinoises.

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*La lumière dans l’industrie

Sans lumière, l’homme-voyant est perdu : il ne sait plus créer, ni fabriquer d’objets. Aussi de nombreuses industries sont très vite apparues pour créer et modifier la lumière. Les technologies photoniques, celles qui savent si bien créer et apprivoiser le photon, cette étrange particule de masse et de charge nulle, ont donc donné naissance à différents secteurs d’activité qu’une étude récente a classés en 8 grandes thématiques.

- Eclairage et affichage : de l’éclairage public et privé à la projection d’images et aux différents écrans la restituant.
- Information et communication : des communications optiques qui ont permis l’explosion d’Internet  aux différents moyens d’enregistrement (CD, DVD) et de cryptographie.
- Sciences du vivant : allant de l’imagerie médicale à la chirurgie, l’ophtalmologie et la biophotonique
- Défense et sécurité : guidage par laser, caméras infrarouges, gyroscopes, détecteurs et capteurs
- Environnement : la métrologie, l’imagerie satellite, la production d’énergie solaire
- Industrie manufacturière : l’usinage, la découpe, la gravure et le contrôle par laser
- Recherche fondamentale : ici se trouve l’astrophysique et l’optique quantique
- Art et spectacle : avec la projection 3D, l’holographie et les shows lasers

*source: conceptionlumiere.com

**La lumière dans la recherche

Vous allumez la lumière, chaussez vos lunettes et consultez votre messagerie électronique… Réalisez-vous tout ce que cette science de la lumière, que ce soit celle de l’éclairage ou de la photonique, vient de faire pour vous ?

En premier lieu, pensez à la lumière perçue et celle nécessaire qui a accompagné le développement de l’homme en général et son système visuel en particulier, à l’éclairage artificiel nécessaire en intérieur ou en extérieur de nuit.

Il en a fallu des évolutions sociales et sociétales pour comprendre la domestication de l’éclairage. Il en a fallu des développements techniques pour comprendre, calculer, maîtriser l’émission de lumière par la photométrie. Depuis deux siècles, ce sont des avancées technologiques devenues en quelques décennies exponentielles qui alimentent des travaux de recherche sur les sources de lumière (lampes, appareillages), sur les émissions spectrales, sur les matériaux. On assiste à un essor industriel pour recréer la lumière et mettre au point des éclairages performants, diversifiés et confortables.

L’apparition des sources à LEDs - diodes électro-luminescentes – révolutionne totalement les techniques de l’éclairage du 21ème siècle, car ils sont des produits, à la base électroniques. Leur lumière émise est adaptable dans le temps, modulable en intensité et en teinte, pour un usage individuel, local ou global, à l’échelle d’une ville.

La notion d’ « éclairage intelligent » s’impose alors comme une évidence. Cela veut dire aussi que l’humain doit  revisiter les fondamentaux de ses besoins, mesurer les potentialités qui s’offrent à lui comme la technologie l’y invite, le provoque. Commandes de lumière interactives, programmations de menus ; il s’agit d’être à la hauteur des potentiels infinis qui s’offrent à lui et d’être pertinent dans l’élaboration de nouveaux projets. Sociologues, architectes, urbanistes, concepteurs lumières, éclairagistes, créateurs, plasticiens, électroniciens, opticiens et industriels participent ainsi, dans leurs diverses activités de recherche à ce nouvel élan commun dessinant l’éclairage d’aujourd’hui et surtout celui de demain.

Cette révolution technologique associant lumière électronique et données numériques nous amène vers une autre représentation du monde ; une nouvelle dimension culturelle où la lumière se fusionne volontiers à la matière sur nos écrans mais aussi à toutes sortes de supports où des signaux et images de lumière s’animent et s’échangent en temps réel.

Mais hormis l’éclairage, toutes sortes d’applications bénéficient d’avancées considérables grâce aux recherches dans la lumière.

Par exemple, la lunetterie. Les verres sont maintenant des objets de très haute technologie. Leur composition, leur forme, les techniques de polissage et traitements anti-rayures, hydrophobes, oléophobes, antireflets et protecteurs font l’objet de recherches intenses. Demain, des lunettes actives s’adapteront en temps réel à ce que nous regardons.

Reprenons notre téléphone portable ou ordinateur, ces objets familiers. Le vernis dont ils sont recouverts est probablement un photopolymère, vernis fabriqué par l’action de la lumière, ce qui évite l’emploi de solvants volatils. L’écran est un très bel exemple de technologie photonique avec ses multiples déclinaisons, écran à cristal liquide, à diodes électroluminescentes organiques…

À l’intérieur même de ces appareils se trouve un microprocesseur électronique. Une des premières étapes de sa fabrication fait intervenir la lithographie optique. C’est l’étape initiale qui permet de graver le composant. Les progrès continuels de la lithographie conduisent à des processeurs sans cesse plus puissants avec moins d’énergie. Les chercheurs continuent de travailler, non seulement pour améliorer la lithographie, mais également pour mettre l’optique au cœur même du fonctionnement des processeurs.

Les liaisons optiques permettent à notre parole ou nos messages électroniques de voyager à travers la planète, car transformés en signaux lumineux et véhiculés sous les océans par plus d’un million de « fibres optiques ».

Sans cette science de la lumière appelée la photonique; pas de téléphonie 4G, pas d’internet.

Si dans les années 60, l’électronique – issue du mot électron – était au cœur des recherches scientifiques, aujourd’hui, nous en sommes passés au photon, particule de lumière de masse nulle et sans charge électrique pour développer la photonique ; une science diffusante et générique. Diffusante car on la retrouve tout autour de nous, générique car elle est souvent à la base des produits des tous les jours.

La recherche en photonique améliore notre vie quotidienne. L’énergie solaire est « récoltée » de façon toujours plus efficace. Les dispositifs d’éclairage présentent un confort d’utilisation et une efficacité énergétique toujours accrue. Nous bénéficions en médecine de diagnostics toujours plus efficaces et très peu invasifs. La microscopie visualise des objets de plus en plus petits en trois dimensions dans des structures complexes…

Ainsi, les recherches et les avancées liées à la lumière sont de formidables facteurs de croissance économiques et de l’évolution culturelle qui l’accompagne. Elles sont aussi des réponses pour accéder à un développement plus harmonieux et respectueux de notre environnement

*source: conceptionlumiere.com

**La lumière dans la vie quotidienne

Mort, l’homme n’a pas besoin de lumière. Pour le reste, de sa naissance à la fin de sa vie, ses tâches visuelles ne cessent de solliciter la lumière.  Le premier réflexe de l’homme est d’ailleurs d’allumer la lumière le matin au saut du lit et de l’éteindre en se couchant.

La fonction première de la lumière est, bien évidemment, de permettre à l’homme de voir, avec toutes les fonctions et activités qui en découlent. Mais la lumière a bien d’autres applications quotidiennes :
> Santé : la lumière (naturelle et artificielle) régule le développement et le rythme biologique de l’homme. Le secteur médical utilisant la « lumière médicament » est d’ailleurs en plein boom. La lumière influe également sur l’état psychologique de chacun. Utilisée à bon escient, la lumière est un véritable outil de bien-être des hommes.
Le saviez-vous ?
Un mauvais éclairage au travail (manque de lumière naturelle, sur-éclairement ou sous-éclairement) peut diminuer votre productivité de 10 %  et perturber votre sommeil.

> Sécurité des hommes et des déplacements : utilisée pour sécuriser, maîtriser et sculpter l’espace urbain depuis des décennies, la lumière sert à analyser, comprendre, anticiper et orienter les hommes dans leurs déplacements et espaces de vie.

> Economique : la lumière participe à l’attrait et au dynamisme économique d’une ville et de ses commerces. C’est également un moteur économique grâce à toutes les technologies qui en découlent.
Le saviez-vous ?
Un bon éclairage dans un restaurant est le 1er facteur de choix pour 71 % de personnes selon une étude britannique.

> Technologies : face à une numérisation constante des techniques, il faut rappeler que la lumière joue un rôle crucial dans le développement de nouvelles technologies. De la transmission de données par la lumière (le Li-Fi), actuellement en plein développement, à la photonique, la lumière est présente dans de nombreux produits de notre quotidien (téléphone, téléviseurs mais aussi toutes les applications entrant dans les démarches de Smartcities…)
Le saviez-vous ?
Le marché de la Li-Fi pourrait atteindre 4,4 milliards d’euros d’ici à 2018.

> Environnement : la lumière est indispensable à l’environnement. Tout comme chez les sujets humains, elle régule croissance et vie de la faune et de la flore. Si la lumière est nécessaire à l’environnement, il faut la maîtriser. Des efforts restent notamment à faire en ce qui concerne le recyclage des lampes.
Le saviez-vous ?
Les plantes utilisent l’énergie contenue dans la lumière pour faire du sucre à partir d’eau (H2O) et de dioxyde de carbone (CO2) (Photosynthèse).

**La lumière dans la culture

Sous la lumière
Les hommes et leur culture

Quand il naît, on dit que l’homme voit le jour.
Quand il meurt, on dit que l’homme  ferme les yeux. Et pour signifier sa fin, un proche lui clôt les paupières.
La vie de l’homme, cet animal différent des autres animaux notamment parce qu’il est conscient de sa mort future, se déroule entre l’angoisse des ténèbres et l’espoir de la clarté absolue et éternelle, Cette vie est jalonnée par toutes les nuances qui passent du sombre au clair, du noir au blanc, ce noir-lumière qui éclaircit au quotidien toutes les autres nuances.
La naissance de la spiritualité, celle qui fait sortir l’homme de l’animalité, serait concrétisée par la nécessité de l’homme de signifier sa peur de deux façons : ritualisation de la disparition des cadavres humains et hommage rendu aux forces naturelles qui gouvernent la vie, à commencer par le soleil. Ce soleil, source de la lumière, même dans le cadre du polythéisme des origines, tiendra la place centrale.

Les religions monothéistes placent la lumière au cœur de leur discours et de leur symbolisme :
-    En Egypte, Râ, Dieu du disque solaire, est le créateur de l’univers
-    Dans le Judaïsme, dès les trois premiers versets de l’Ancien Testament, on peut lire :  « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La Terre était informe et vide et il y avait les ténèbres à la surface de l’abîme et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. Dieu dit : que la lumière soit ; et la lumière fût. »
-    Dans le Christianisme, Saint Jean fait dire à Jésus : « Je suis la lumière du monde »
-    Dans l’Islam, le mot Lumière tient une place prépondérante : quarante sept occurrences dans le Coran dont l’une des sourates, la sourate 24, celle consacrée à la femme, porte le nom de Lumière. Les heures des prières et les dates du mois du Ramadan sont strictement calculés sur la course du soleil et les calendriers solaire et lunaire.
-    Dans le Bouddhisme, Amitābha est littéralement Lumière Infinie ou lumière infiniment étendue dans toutes les directions spatiales avec un temps infini
-    Dans l’Indouisme, Diwali est la Fête des lumières, celle qui a lieu le jour de la nouvelle lune de novembre, dite jour de la lune noire, puisque ce jour est celui où la lune étant invisible ne peut pas refléter la lumière du soleil.

La culture, qui accompagne la religion en place, officielle ou non, peut se définir comme, à la fois, l’enrichissement de l’esprit par des exercices intellectuels, l’ensemble des phénomènes matériels et idéologiques qui caractérisent un groupe, par  rapport à un autre groupe et les créations artistiques qui caractérisent telle ou telle époque ou civilisation. La culture conçoit la lumière comme la démarche qui permet à l’homme d’avancer dans sa réflexion et sa connaissance de la réalité.
C’est pour cette raison, que plus encore que toutes les périodes  et écoles philosophiques qui l’on précédée, on a pu appeler le 18ème siècle, en France, le siècle des lumières, parce que la philosophie d’alors, les démarches intellectuelles et la création artistique avaient pour objectif de dépasser l’obscurantisme et de promouvoir les connaissancesLes philosophes et les intellectuels  encourageaient la science par l’échange intellectuel, s’opposant à la superstition, à l’intolérance et aux abus des institutions, étatiques ou religieuses. C’est parce qu’il n’y a pas un éclairage sur la réalité, mais des éclairages, sans aucune certitude définitives, que le terme « Lumières » a été mis au pluriel.

Aujourd’hui, en France, dans le domaine culturel, la lumière tient une place essentielle, non seulement pour rendre « beau » ce que l’on ne trouve pas beau de manière évidente, mais surtout parce que, en France plus qu’ailleurs, nous savons que l’artiste est celui qui voit et nous montre, avec ses moyens, ce que les autres ne voient pas, ne peuvent pas voir ou ne veulent pas voir. C’est pourquoi, il peut déranger, bousculer nos habitudes de penser et de voir.

**La lumière et l’enseignement

La lumière est un ingrédient essentiel à la vie. Elle nous baigne et participe à notre expérience de chaque instant. La nature nous émerveille par ses spectacles portés par la lumière, les couleurs des fleurs, l’irisation des bulles de savon, de simples paysages ou des phénomènes plus complexes tels que les couchers de soleils, les arcs-en-ciel, les aurores boréales…

Cette proximité quotidienne fait de la lumière un formidable outil pédagogique.

Comprendre un arc-en-ciel permet d’en découvrir d’autres beautés. La compréhension de ces phénomènes lumineux est également une ouverture naturelle vers la physique. De nombreuses observations, des expériences simples mais sources d’émerveillement, éveillent l’intérêt, apportent des réponses rapides au niveau de chacun.
La compréhension de la base de ces phénomènes ouvre une fenêtre vers cette science de la lumière que l’on appelle la photonique. On se rend alors vite compte de ce que la lumière n’est pas seulement omniprésente, mais qu’elle intervient également dans la fabrication et le fonctionnement des multiples objets qui font notre société moderne et qu’ainsi elle façonne notre vie.

Cette page WEB est destinée à faciliter le travail du formateur, de l’enseignant, en lui fournissant une liste de quelques ressources, de films, de kits pédagogiques et d’affiches/posters. Elle ne se veut pas, et ne peut pas, être exhaustive. Nous avons sélectionné des ressources en français. De nombreuses autres ressources sont disponibles, par exemple en anglais par l’intermédiaire du site de l’organisation international de l’année de la lumière « www.light2015.org ». *source: conceptionlumiere.com

**En l’honneur d’Ibn Al-Haytam

2015, Année internationale de la Lumière en l’honneur d’Ibn Al-Haytam

L’année 2015 est désignée par les Nations unies comme l’Année internationale de la Lumière et de la science utilisant la lumière sous le sigle IYL 2105 (International Year of the Light 2015). Deux chiffres ont en substance marqué cette annonce onusienne relayée par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture l’Unesco; d’abord 1001 et ensuite1000.  
Le chiffre 1001 exprime le nombre d’inventions technologiques concernant la lumière depuis la première qui reste toujours la lunette de Galilée en 1609, si on exclut le miroir et la lentille. Le miroir trouve sa paternité chez Archimède à travers le rôle de ses miroirs ardents dans la bataille de Syracuse, que l’histoire nous enseigne. Par contre, la lentille s’est trouvée comme le résultat d’un  travail artisanal, amélioré sur une durée de plus d’un siècle par les artisans italiens de Florence. Né à Florence et c’est à Florence qu’il a construit sa lunette, Galilée n’a pas eu de difficultés à la concevoir et à la perfectionner en permanence, car le savoir-faire florentin en la matière était à ses côtés.  
Le chiffre 1000 est pour une fois un hommage d’un côté et un dû à la civilisation arabo-musulmane de l’autre en la personne d’un savant que l’ONU vient de reconnaître comme le père fondateur de l’optique et de la science moderne. Il s’agit bien évidemment d’Ibn Al-Haytam.  
Le Traité d’optique (en arabe Kitab Al-Manadhir), est un ouvrage en sept volumes, traitant de domaines scientifiques variés, l’optique, la physique, les mathématiques, la médecine, l’anatomie et la psychologie, écrit par Ibn Al-Haytham, entre 1015 et 1021, alors qu’il était en résidence surveillée au Caire, en Egypte. Le livre a eu une grande influence sur le développement de l’optique et de la science en général, car il a transformé radicalement la connaissance de la lumière et de la vision, et a introduit la méthode scientifique expérimentale. En conséquence, Ibn Al-Haytam est considéré comme le père de l’optique moderne, le pionnier de la méthode scientifique moderne et le fondateur de la physique expérimentale et certains, pour ces raisons, l’ont décrit comme le premier scientifique. Le traité d’optique a été classé aux côtés du Philosophiae Naturalis Principia Mathematica d’Isaac Newton comme l’un des livres les plus importants de l’histoire de la physique, à l’origine d’une véritable révolution scientifique dans le domaine de l’optique et de la perception visuelle. 
Le traité d’optique contient également les premières explications et descriptions dans le domaine de la psychologie de la perception visuelle et des illusions d’optique, ainsi que de la psychologie expérimentale et la première des descriptions précises de la Chambre noire (Al Beit Al Moudhlim), préfigurant l’invention de l’appareil photographique moderne. Dans la médecine de l’époque et l’ophtalmologie de l’époque médiévale, le livre a également suscité des progrès importants dans le domaine de la chirurgie oculaire du fait qu’il a expliqué correctement, pour la première fois, le processus de la vision. Ce travail a également eu une influence sur l’utilisation de la perspective dans l’art de la Renaissance ainsi que l’invention du télescope et du microscope. 
Nous avons déjà souligné son apport dans un de nos articles publié dans ce même journal que nous avions intitulé : “L’enseignement supérieur et la recherche scientifique dans le monde arabe”. Nous avons dit à son sujet que c’est le savant qui a effacé de la scène les deux interprétations du mécanisme de la vision : la première fut le point de vue atomiste de l’intromission (Démocrite et Epicure) du Rayon (ou du feu) Externe et la seconde comme  point de vue d’Euclide en tant que fondateur de l’Ecole d’Alexandrie, qui est celui du Rayon Visuel. Ibn Al-Haytam a condamné les deux points de vue et a imposé le principe du Rayon lumineux étudié comme tel jusqu’à nos jours. Sur le plan de l’étude de la lumière, c’est le premier qui a donné une interprétation mathématico-mécaniste du phénomène de la  réflexion, qui est reprise sept siècles après par Newton sous le nom d’une certaine Théorie des accès, enseignée sans partage tout au long des XVIIIème et XIXème siècles en Europe, jusqu’à son effondrement causé par l’électromagnétisme de Maxwell.  
Nous allons tout au long de cette année, parcourir toutes les étapes du développement qu’ont connues les sciences de  cette lumière depuis l’Antiquité jusqu’à l’ère contemporaine. Nous pouvons diviser ces études en trois périodes principales: l’Antiquité gréco-romaine, le Moyen Age arabo-musulman et Bas Moyen Age européen, enfin la science moderne. Des noms essentiels seront cités avec la contribution de chacun, exposée de façon exhaustive. Il y a pour l’Antiquité: Pythagore, Démocrite, Epicure, Euclide, Lucrèce, Gallien, Héron d’Alexandrie et Claude Ptolémée. Pour le Moyen Age arabo-musulman, il y a Al Kindi, Ibn Sahl et bien évidemment Ibn Al-Haytam et le Bas Moyen Age européen avec R. Grossetête, R. Bacon, Vitellio,  et T. De Freiberg. Pour l’ère contemporaine, il y a les principaux jalons: R. Descartes, C. Huygens, I. Newton, T. Young, A. Fresnel, J. C. Maxwell, H. Hertz et bien évidemment le monument A. Einstein.    
Au sujet de l’Année internationale de la lumière, il y a d’abord le 19 janvier comme date de son inauguration au siège de l’Unesco sous le thème  “1001 inventions and the World of Ibn Al-Haytham”, soit en français “1001 inventions et l’univers d’Ibn Al-Haytam”. Plus de 2000 invités ont été attendus, des lauréats du Prix Nobel, des scientifiques de haut rang, des représentants de gouvernements, des académiciens et des industriels,  afin de célébrer les réalisations scientifiques d’Ibn Al-Haytam et le démarrage du XIème siècle depuis ses travaux scientifiques. 
Par l’occasion, différentes manifestations sont prévues à travers le monde, afin de faire prendre conscience de l’importance de la science de la lumière dans la civilisation moderne et du rôle crucial qu’elle continuera à jouer au XXIe siècle. Ce sera aussi l’occasion de rendre hommage aux pionniers de cette science, tels Ibn Al-Haytham et James C. Maxwell, à la base de bien des technologies du XXe siècle, comme le laser et les LED  dont les inventeurs ont été à l’honneur en obtenant le Prix Nobel de physique de 2014. Il est vrai que ce bijou que nous appelons laser est présent dans de nombreux appareils de notre quotidien, et qui fonctionnent tous selon un même principe d’optique quantique, sous la forme d’un incroyable pouvoir de l’atome sur le photon et inversement.  
Deux principales déclarations sont à retenir, celle  d’Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco:  “C’est un plaisir pour nous d’être le partenaire de l’Organisation internationale ”1001 inventions and the World of Ibn Al-Haytham” afin de lancer la campagne de sensibilisation globale sur l’univers d’Ibn Al-Haytam, et de faire la promotion des sciences de la lumière dans le but d’en faire bénéficier tout le monde.” Celle de John Dudley comme Chairman de l’IYL2015 : Nous souhaitons la bienvenue à l’Organisation “1001 inventions and the World of Ibn Al-Haytham”, avec  son expérience en matière de manifestations éducatives et d’afficher l’Organisation IYL2015 comme son partenaire. Ibn Al-Haytam fut un remarquable pionnier du savoir qui nous a fait comprendre notre monde par ses vérifications expérimentales, comme il est un plaisir pour nous de travailler tous ensemble pour lui redonner sa réputation à travers le monde’’.    
Quand l’homme a commencé à penser  profondément au monde et à la nature qui l’entoure, il lui est apparu que celui-ci était composé de lumière et de matières animées  de mouvements dans l’espace et dans le temps. C’est une raison à donner aux développements des premières sciences de cette nature qui sont l’astronomie, la géométrie, l’optique, la chimie et la mécanique. Notons tout particulièrement que la physique moderne, l’astrophysique et la cosmologie comme tant d’autres disciplines sont nées de l’étude de la lumière. Tous les  bouleversements scientifiques engendrés au XXème siècle doivent leur existence aux avancées spectaculaires qu’ont connues les sciences de la lumière et du rayonnement dans leurs interactions avec la matière.  
Les technologies des communications reposent sur la maîtrise de la lumière aussi bien au niveau de sa génération que sa propagation et détection. Grâce  à l’utilisation des ondes radio et micro-ondes ou bien grâce aux fibres optiques, nous avons la transmission de l’information. La lumière laser est aussi très présente dans nos vies sans oublier le rôle de ses  extensions comme les rayons X et gamma, les ultraviolets et les infrarouges  en médecine, dans l’industrie  et dans toutes les investigations scientifiques et techniques. A travers ses interactions avec la matière, la lumière est aussi au cœur des technologies de l’image, comme en témoignent, par exemple, les caméras et capteurs CCD. La plus grande révolution que pourraient apporter les sciences de la lumière au XXIème siècle sera peut-être le moyen de se passer des énergies fossiles. Cela deviendra une réalité s’il s’avère possible d’exploiter facilement et à faible coût, tout en respectant l’environnement, l’énergie du Soleil au moyen d’une nouvelle génération de cellules photovoltaïques.  
Pour toutes ces raisons, l’ONU a décidé de proclamer 2015 l’Année internationale de la lumière et de donner mandat à l’Unesco pour organiser de par le monde de nombreuses manifestations pour sensibiliser le grand public à l’importance des sciences et des technologie de la lumière. L’Année internationale de la lumière 2015 a donc été inaugurée les 19 et 20 janvier 2015 au siège de l’Unesco à Paris.  
Mais avant cela, des pays comme la France ont déjà  lancé l’IYL2015 à  l’occasion d’une cérémonie prestigieuse le jeudi 8 janvier 2015 dans le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne en présence de deux prix Nobel de physique, Claude Cohen-Tannoudji et Serge Haroche, et d’Alain Aspect, tous trois bien connus pour leurs travaux fondamentaux sur la lumière. Ces trois noms sont déjà apparus dans notre article de ce même journal que nous avions intitulé: “Le prix Nobel de physique 2012 comme le prolongement historique de la théorie quantique”.  
Les grandes nations européennes peuvent se flatter de leurs traditions en matière d’étude de la lumière à notre époque moderne. Ces nations sont d’abord la Grande-Bretagne avec ses savants à commencer  par le géant I. Newton, T. Young, M. Faraday et l’enfant prodigue J. C. Maxwell. La France possède aussi sa longue tradition d’excellence en matière d’optique marquée notamment par l’optique géométrique développée par R. Descartes et Fermat, l’optique ondulatoire développée par A. Fresnel, auxquels on pourrait joindre Malus, Arago et Babinet. Pour l’Italie, il y a bien entendu Galilée comme père de la première invention de la lumière, Grimaldi pour les couleurs et la diffraction, Demisiano pour le microscope. Il reste pour la Hollande C. Huygens et Lorentz, pour l’Autriche Stéfan et Boltzman, pour le Danemark Römer et Bartholin. Pour l’Allemagne, il y a d’abord Kepler qui a sorti l’optique des décombres médiévaux, Fraunhofer, Helmholtz, Hertz,  Planck et A. Einstein. Même l’Inde a sa contribution à travers son physicien Rahman, auteur de la diffusion Raman, qui est une diffusion de la lumière par les vibrations atomiques dans les réseaux cristallins et moléculaires. Le monde arabo-musulman n’a rien donné pour cette époque, et il ne peut que se réjouir d’une certaine valeur scientifique qui lui est rendu, même si elle date d’un millénaire.  
Ibn Al-Haytam est donc considéré comme l’un des tout premiers esprits scientifiques modernes et l’un des premiers physiciens théoriciens puisqu’il s’appuyait clairement sur la méthode expérimentale qu’il utilisait conjointement avec les mathématiques. C’est pour lui rendre hommage que l’Unesco a lancé cette année la campagne internationale à côté de l’Organisation ‘’1.001 inventions, et l’univers d’Ibn Al-Haytham”.  
Depuis l’année passée, l’Organisation “1.001 inventions, et l’univers d’Ibn Al-Haytham” s’est engagée à atteindre plus de 120 millions d’individus à travers le globe, dans des campagnes éducatives d’envergure au sein des grandes métropoles comme Londres, Istamboul, New York, Los Angeles, Kuala Lampur, Abou Dhabi, Jedda, Le Caire et Alexandrie comme ville natale de Claude Ptolémée. Le secrétariat de l’IYL2015 se trouve à l’ICTP (International Center of Theoritical Physics) à Trieste (Italie). En plus de l’Organisation  ‘’1.001 inventions, et l’univers d’Ibn Al-Haytham‘’, d’autres partenaires sont annoncés pour accompagner  l’Unesco dans cette tâche. Il s’agit de l’American Institute of Physics (AIP), The American Physical Society (APS), the Deutsche Physikalische Gesellschaft (DPG), the European Physical Society (EPS), the IEEE Photonics Society (IPS), the Institute of Physics (IOP), the International Society of Optics and Photonics (SPIE), the lightsources.org,  International Network, the Optical Society of America (OSA) et  d’autres institutions.  
Remarque en rapport avec le sujet : du temps du régime de Saddam Houssein, le billet de 10 dinars irakiens portait l’image de  S. Houssein sur une face et sur l’autre l’image d’Ibn Al-Haytam. Quelle signification donner à cela? A notre avis, cela se résume dans ce que l’ex-maître de Baghdad a voulu faire de l’arabe contemporain. En mettant ce monument de la science moderne sur un billet de monnaie, il veut inscrire cet Arabe dans le cadre d’une trilogie : modernité-rationalité-science et ceux qui l’ont renversé, jugé et pendu ont voulu que l’Arabe soit enfermé dans une autre trilogie : islamisme-extrémisme-terrorisme et jusqu’à présent ils ont bien réussi leur pari, car la plupart des pays arabes vivent des folies meurtrières sans précédent dans leur histoire.    

 *Par le Professeur et directeur de Laboratoire de recherche en physique à l’Université Mohammed Premier Oujda --paru dans le journal liberation.ma

 

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*Les scientifiques en Suède, ont réussi, pour la première fois, à capturer le son d’un atome

Pour la première fois, des scientifiques ont réussi à capturer le son d'un atome

Les scientifiques de la Chalmers University of Technology, en Suède, ont réussi, pour la première fois, à capturer le son d’un atome. Ils ont ainsi pu observer un étrange phénomène de physique quantique où les vagues sonores se comportent comme de la lumière.

Quel son produit un atome ? Vous ne vous êtes jamais posé la question ? Les chercheurs si, ils sont même allés au delà. Dans une nouvelle étude, des physiciens expérimentaux et théoriques de l’Université de Technologie de Chalmers ont utilisé un son pour communiquer avec un atome artificiel. Une première dans l’Histoire de la physique quantique ! Leurs résultats, publiés dans la revue Science, montrent également qu’à cette occasion, le son s’est comporté comme de la lumière.

Son et lumière

En effet, l’interaction entre la lumière et les atomes est un phénomène connu et étudié depuis des années en optique quantique. Toutefois, obtenir le même niveau d’interaction avec des vagues acoustiques s’est avéré beaucoup plus compliqué. Mais, les chercheurs ont néanmoins relevé le défi et ont réussi, pour la première fois, à coupler des ondes acoustiques à un atome artificiel. « Nous avons ouvert une nouvelle porte du monde quantique en parlant et en écoutant des atomes. Notre objectif à long terme est de maîtriser la physique quantique afin de bénéficier de ses lois, par exemple pour créer des ordinateurs ultra rapides. Nous réalisons alors des circuits électriques qui obéissent aux lois quantiques et que nous contrôlons et étudions », explique Per Delsing, à la tête du groupe de recherche à Phys.org. Ainsi, un atome artificiel est un exemple d’un tel circuit électrique. Comme un atome classique, il peut être chargé en énergie qu’il émet ensuite sous forme de particules. En général, c’est une particule de lumière, mais dans le cas présent, il a été créé pour absorber et émettre l’énergie sous forme de son. « Selon les théories, le son d’un atome est divisé en particules quantiques. Une telle particule est le son le plus faible qui puisse être détecté », précise Martin Gustafsson, auteur de l’étude, repris par le Huffington Post.

Le son d’un atome

Étant donné que le son se déplace moins vite que la lumière, cet atome acoustique ouvrent de toutes nouvelles possibilités pour mieux comprendre certains phénomènes quantiques. « A cause de la vitesse réduite du son, nous aurons le temps de contrôler les particules quantiques lorsqu’elles se déplacent. C’est difficile à faire avec la lumière, car elle se déplace 100.000 fois plus vite », ajoute le chercheur. La faible vitesse du son implique également qu’il possède une longueur d’onde plus courte que la lumière. Un atome qui interagit avec des ondes lumineuses est toujours plus petit que sa longueur d’onde. Toutefois, comparé à la longueur d’onde des sons, l’atome peut être plus large, ce qui signifie que ses propriétés peuvent être contrôlées plus facilement. Ici, les chercheurs ont utilisé une fréquence de 4,8 gigahertz, c’est-à-dire proche de la plupart des micro-ondes présentes dans les réseaux sans fil actuels. Pour information, cela correspond, à peu près, à la note ré, soit environ 20 octaves au-dessus de la note la plus haute d’un piano. Un son inaudible pour l’oreille humaine. « Que cela ait des implications pour l’informatique quantique ou non, il est trop tôt pour le dire. Mais cela agrandit certainement la boîte à outils des technologies dont nous avons besoin », conclut Steve Rolston, directeur du Joint Quantum Institute de l’Université du Maryland, auprès de Discovery News. Suivez-nous sur Facebook.*maxisciences.com–dimanche, 21 septembre 2014 

**Des scientifiques inventent la vision panoamique à 360° en temps réel

Grâce à un casque présenté mardi 4 décembre à l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA), il est désormais possible de voir « comme une mouche ou un caméléon », soit à 360°, et en temps réel.

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Baptisé « FlyViz », et breveté, l’objet fonctionne grâce à une caméra numérique fixée à son sommet et braquée vers un miroir hémisphérique. C’est comme filmer « une boule de Noël », explique Jérôme Ardouin, enseignant à l’origine du prototype. L’image, déformée, est ensuite rétablie grâce à une projection sphérique, similaire à celle utilisée par les cartographes pour restituer à plat le globe terrestre. La scène est ensuite reproduite sur l’écran à l’intérieur du casque : au centre, ce qui fait face à l’observateur, sur les bords latéraux, ce qui se situe à côté puis derrière lui. Le tout sans angle mort.

« L’image est assez curieuse, il y a évidemment un apprentissage nécessaire pour l’utilisateur », précise Anatole Lécuyer, directeur du projet, qui souhaite s’associer à des laboratoires de neurosciences et de psychologie pour tester ce système, avant de développer d’éventuelles applications – autres que de marcher à reculons sans torticolis et sans faux pas. Conçu avant tout comme outil de recherche sur la perception humaine, le casque pourrait aussi être utile dans les domaines de la surveillance ou de la sécurité, afin de localiser des dangers potentiels tout autour de soi. (Le Monde Avec AFP-04.12.2012)

**Le robot Curiosity s’envole pour Mars

Les Etats-Unis ont lancé samedi vers la planète rouge son robot le plus sophistiqué…

Une vue artistique du robot Curiosity sur la planète Mars, un programme de la Nasa visant à explorer la planète rouge

Envoyé dans l’espace ce samedi par la Nasa, le robot Curiosity a pour mission d’explorer la planète Mars et déterminer si la vie a pu y exister.

La fusée Atlas V s’est arrachée de son pas de tir comme prévu à 15H02 GMT (10H02 locales). La séparation avec le deuxième étage du lanceur est inter 40 minutes après le lancement.

Curiosity, d’un poids de 900 kg, est de loin le plus lourd et le plus grand des robots déployés jusqu’à présent pour explorer Mars et aussi le plus sophistiqué avec dix instruments scientifiques. Doté de six roues, il possède aussi un mât avec des caméras à haute définition et un laser pour étudier des cibles jusqu’à une distance de sept mètres.

D’autres instruments scruteront l’environnement pour y détecter surtout des molécules de méthane, un gaz souvent lié à la présence de la vie sur la Terre déjà détecté sur Mars à certaines saisons par un orbiteur martien américain.

Curiosity devrait se poser sur le sol martien en août 2012

Après un périple de 570 millions de km, Curiosity, devrait se poser sur le sol martien en août 2012 au pied d’une montagne de 5.000 mètres de haut à l’intérieur du cratère Gale. La mission Curiosity aura coûté 2,5 milliards de dollars.

Durant sa mission d’exploration prévue pour durer deux années terrestres –une année martienne–, le robot, alimenté par un générateur nucléaire, va tenter de découvrir si l’environnement martien a pu être propice dans le passé au développement de la vie microbienne.

Se mettre en orbite ou entrer dans l’atmosphère de Mars est ardu. Sur les 43 missions effectuées jusqu’à aujourd’hui, près de 70% ont échoué, les Américains ayant eu le plus grand succès avec leurs six derniers vols réussis. Ils sont ainsi les seuls à ce jour à avoir exploré la surface de Mars.(AFP-26.11.2011.)

 ***Un physicien algérien à la NASA membre de la mission spatiale vers Mars

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Un chercheur d’origine algérienne établi aux Etats-Unis, Noureddine Melikechi, compte parmi l’équipe de la NASA qui lancera, ce samedi, une sonde spatiale en direction de la planète Mars en vue d’obtenir des informations cruciales sur la planète rouge à travers un micro imageur à distance. Cette recherche, si elle aboutit, permettra sans conteste une avancée appréciable dans la détection du cancer et ouvrira d’autres horizons aux scientifiques. Noureddine, qui se dit comblé, voit ainsi ses efforts, entamés en 1995, se matérialiser.
En fait, c’est son rêve qui se réalise depuis tout jeune à Thénia, sa ville natale où il a vu le jour en 1958.
Il y a vécu enfant et accompli ses études avant de rejoindre le lycée Abane Ramdane à El Harrach au début des années 1970. «J’en garde un excellent souvenir, où j’ai baigné dans une ambiance conviviale voire familiale, en nouant des liens amicaux avec bon nombre de mes camarades de lycée.» Son bac en poche, Noureddine intègre l’université des sciences et des technologies de Bab Ezzouar pour poursuivre des études de physique…cliquer ici:Coopération algéro-américaine

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* une matière noire dévastatrice …

Un groupe d’astronomes de la NASA a découvert qu’une certaine chose exerçait un effet dévastateur sur notre univers. Dénommé « Rien » ou encore « Energie noir », elle a été étudiée depuis l’Observatoire à rayons X Chandra de l’agence spatiale américaine. Les scientifiques ont déterminé que cette matière empêchait la formation d’amas de galaxies. Elle fait ainsi office de gravité répulsive, dominant la rapide expansion et désintégration de l’Espace. En combinant ces découvertes aux études précédentes, la NASA pense avoir trouvé des indices prometteurs pour expliquer l’origine de ce « Rien » et son influence sur le destin de l’Univers. Ces révélations ne veulent évidemment pas dire que tout va bientôt cesser d’exister! Elles confirment par contre que ce sera effectivement le cas dans un futur lointain…

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* Une université d’élite spécialisée dans les technologies innovantes, soutenue par Google et hébergée par la Nasa, va ouvrir prochainement en Californie (ouest), a annoncé son créateur lors du salon Technology, Entertainement and Design (TED). Cette université a pour but d’«encourager des dirigeants à créer un monde tourné vers la créativité et la productivité», a expliqué son fondateur, le scientifique et futurologue Raymond Kurzweil, mardi à l’occasion de l’ouverture du TED à Long Beach, près de Los Angeles.Baptisée Singularity University, elle dispensera ses premiers cours en juin, sur le campus du centre de recherches Ames de la Nasa dans la Silicon Valley, en Californie, dans des matières comme les nanotechnologies, les biotechnologies ou l’intelligence artificielle. «Seules ces technologies en évolution rapide ont la capacité de répondre aux grands défis de l’humanité, allant de l’énergie et de l’environnement aux maladies et à la pauvreté», a expliqué M. Kurzweil lors de sa présentation, indiquant que le cofondateur de Google, Larry Page, avait soutenu cette initiative. La première promotion devrait regrouper une trentaine d’étudiants pour un cursus de neuf semaines, mais les professionnels se verront proposer des modules courts de trois ou dix jours, indique le site de l’université. Pour la formation de neuf semaines, Singularity University «est prête à chercher dans le monde entier pour rassembler les meilleurs et les plus brillants parmi les étudiants de troisième cycle et les jeunes professionnels», ajoute le site internet, qui indique que les frais d’inscription n’ont pas encore été fixés mais que des bourses d’études sont prévues.(AFP)-04.02.09.  

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             * l’insecte le plus long du monde-

L'insecte s'appelle «phobaeticus chani», «super-canne de Chan», en l'honneur de son découvreur. (AP)

Ce phasme, découvert par un villageois sur l’île indonésienne de Bornéo, fait presque la taille d’un bras humain.

Il a presque la taille d’un bras humain, c’est un phasme de l’île indonésienne de Bornéo, et probablement le plus long insecte du monde vivant à ce jour, à en croire des scientifiques britanniques. Le spécimen a été découvert par un villageois et confié à un entomologue amateur local malaisien, Datuk Chan Chew Lun, en 1989, a indiqué Philip Bragg, qui a formellement identifié l’insecte et publié sa découverte dans la revue «Zootaxa». L’insecte s’appelle «phobaeticus chani», «super-canne de Chan», en l’honneur de son découvreur. Cet insecte est exposé au Muséum d’histoire naturelle de Londres. Ressemblant davantage à une pousse de bambou que ses cousins plus petits, l’insecte d’un vert terne mesure 56,7 cm, avec des pattes en forme de brindilles. La longueur du corps seul, 35,7 cm, bat le record précédent, détenu par un autre phasme de Bornéo, le «phobaeticus kirbyi» de près de 3 cm. Ces insectes possèdent un des systèmes de camouflage les plus ingénieux du genre animal, ils se font passer pour des branches ou des feuilles et évitent ainsi d’attirer l’attention.

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     « téléphone » cellulaire

Des biologistes de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) et de l’Université de Bâle sont parvenus à mettre au point un « téléphone » véritablement cellulaire. Reprogrammant des cellules de mammifères, ils les ont modifiées de manière à en faire des émetteurs-récepteurs de signaux chimiques particuliers. A terme, les scientifiques espèrent un jour arriver à freiner ou arrêter une formation maligne de vaisseaux.

Les bio-ingénieurs de l’équipe du Pr Martin Fussenegger à l’EPFZ et de Jörg Stelling du département des bio-systèmes à Bâle ont ainsi réalisé pour la première fois un « système de communication » artificiel à double voie (duplex) au moyen de cellules animales. Le but est de disposer d’un outil permettant d’intervenir dans un système de communications cellulaires hors contrôle ou fonctionnant mal. Ce système synthétique de communication est cellulaire au plein sens du terme, selon Martin Fussenegger. D’autres équipes de recherche ont déjà mis au point des réseaux communicants avec des bactéries et des levures, mais c’est la première fois que l’on parvient à faire communiquer entre elles des cellules de mammifères, bien plus complexe que des bactéries.

Le rôle-clé de la communication intercellulaire

Le « téléphone » cellulaire comprend des molécules-signaux et des « appareils » biologiques capables de recevoir ces signaux, de les décoder et de réagir à l’information envoyée. Les « appareils » sont constitués de gènes et de protéines. Les composants de cet appareil peuvent être associés de manière modulaire. Si l’on injecte de l’indol, une substance odoriférante, la cellule émettrice fabrique alors un acide aminé, le L-tryptophane. Ce dernier acide gagne ensuite la cellule réceptrice, laquelle sait reconnaître et traiter le signal. La cellule réceptrice, en réponse au L-tryptophane, fabrique alors de l’acétaldéhyde, substance que l’émetteur, à son tour, sait reconnaître et traiter. Lorsqu’au bout d’un certain temps une certaine concentration d’acétaldéhyde est atteinte ou que l’indol est consommé, la cellule émettrice arrête ses émissions de L-tryptophane et le système s’arrête tout seul.

La communication intercellulaire dans les organismes multicellulaires est de toute première importance. C’est ainsi que les processus inflammatoires sont régulés ou que les hormones insuline et glucagon contrôlent le taux de sucre dans le sang. C’est également de cette manière que les vaisseaux sanguins sont formée et entretenus. Lorsque la croissance des vaisseaux est achevée, un signal en retour stoppe la perméabilité des cellules endothéliales et arrête le processus de formation.
Les chercheurs zurichois et bâlois sont donc parvenus à copier exactement ce processus: à la fin, la cellule émettrice fabrique bien la molécule Ang1 qui stoppe toute « la machine » cellulaire.

Si le signal VEGF (vascular endothelial growth factor), dans un organisme, sort de ses rails, alors se forment des vaisseaux en excès qui alimenteront une tumeur en formation. La stratégie du « téléphone cellulaire » pourrait ainsi permettre de freiner ou d’arrêter une formation maligne de vaisseaux. « Nous espérons », a confié le Pr Fussenegger, « qu’avec les ‘téléphones’ cellulaires synthétiques et des ‘appels’ ciblés, nous pourrons corriger un jour les maladies qui impliquent les systèmes de communications intercellulaires ».*Le Figaro-16.09.2012.

**La paléogénétique révèle une humanité éclatée

*Par Laurent Alexandre

Le séquençage de l’ADN ne concerne pas que les êtres vivants. Il est désormais possible de séquencer l’intégralité des chromosomes d’individus morts depuis bien longtemps et donc des espèces disparues. L’ADN se conserve près de cent mille ans à condition que l’environnement ne soit pas trop chaud et humide. A partir des quantités infimes d’ADN résiduel dans les squelettes, les généticiens peuvent reconstituer la totalité du génome grâce à la technique d’amplification qui permet de multiplier un grand nombre de fois les séquences. La paléogénétique, cette nouvelle science qui aurait semblé utopiste il y a seulement dix ans, clarifie à grande vitesse l’histoire de l’humanité.

Depuis cent mille ans, plusieurs espèces d’hommes ont disparu – Neandertal il y a moins de trente mille ans, Denisovan en Sibérie, l’homme de Flores en Indonésie. Le séquençage de Flores (Homo floresiensis) – homme de faible corpulence possédant un crâne (et donc un cerveau) très petit, vivant en Indonésie – a échoué à deux reprises tant l’ADN a été abîmé par le climat tropical de la zone de sépulture. Mais Neandertal et Denisovan ont été séquencés avec succès alors même que cette dernière espèce nous est connue uniquement par un fragment de phalange et deux molaires !

La comparaison des génomes de Neandertal, de Denisovan et de l’homme moderne éclaire d’un jour nouveau notre histoire. On sait aujourd’hui que certains humains (notamment les Mélanésiens modernes) ont hérité d’environ 6 % d’ADN de Denisovan lors du passage de leurs ancêtres en Asie. Ce mélange génétique ne se retrouve pas chez les Européens ou les Africains. On sait aussi qu’il y a eu un métissage des Eurasiens avec Neandertal, qui se serait produit lors de la sortie d’Homo sapiens d’Afrique, il y a environ soixante-quinze mille ans. Son ampleur reste à préciser parce que le premier séquençage réalisé n’est pas assez précis : la technique utilisée en 2010 est moins performante que celle mise au point en 2012 pour séquencer Denisovan.

Autrement dit, certains groupes d’hommes vivant aujourd’hui sur Terre sont issus du métissage, il y a quelques dizaines de milliers d’années, après leur sortie d’Afrique, d’hommes modernes et d’hommes archaïques. Grâce au séquençage des ossements présents dans les armoires des paléoanthropologues, il est probable que nous découvrirons de nombreux autres métissages, peut-être même avec des hommes encore plus archaïques – par exemple des Homo erectus.

Le séquençage des restes humains génère déjà des conflits politiques. Celui d’un Aborigène australien, par exemple, a été réalisé sans l’accord des représentants de ce peuple ; il a révélé que les Aborigènes constituaient un rameau particulier de l’espèce humaine. La conception – politiquement essentielle – d’une humanité unique est en train de voler en éclats. Plus préoccupant, certaines des séquences génétiques héritées du métissage avec des hommes archaïques concernent des gènes gouvernant l’organisation cérébrale et impliqués dans le fonctionnement des synapses neuronales. Le débat sur la notion de race, sur l’égalité entre elles, que l’on espérait à jamais enterré, pourrait resurgir. Les humanistes devront être vigilants et veiller à ce que ces troublantes découvertes paléogénétiques ne deviennent pas des arguments aux mains des idéologues racistes.*Le Monde-16.09.2012.

Chirurgien urologue, président de DNAVision.

l.alexandre@dnavision.be

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12 réponses à “sciences-découvertes”

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