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Nédroma et son patrimoine culturel

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*El Mouahidia veille sur le patrimoine de Nédroma

Nédroma et son patrimoine culturel

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*vidéos: Association Mouahidia de NEDROMA

*el’orfa- laalawi a Nédroma

* Association Mouahidia de NEDROMA-2

*KOLEANDALOUSE 4EME EDITION ASSOCIATION EL MOUAHIDIA DE NEDROMA

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**L’historique de l’association et de son orchestre

Les jeunes Nedromis, fiers du legs inestimable que leur ont laissé leurs ainés, se sont attachés à perpétuer cette merveilleuse musique andalouse universellement appréciée. Ainsi germa en 1973, à l’initiative de M. Azzeddine Midoum, président de l’association El Mouahidia, avec un groupe d’une trentaine de jeunes collégiens du CEM Addou Rabah de Nédroma, encouragés par leur directeur, M. Ouissi Abderrahmane, l’idée de créer une section de musique andalouse et d’activités sportives, au niveau du CEM. « Sous l’impulsion du professeur de sciences naturelles, Ameur Abdelfettah, il a été créé une troupe musicale qui allait progresser à grands pas dans le domaine de l’art musical traditionnel. Le répertoire de la troupe ne cesse alors de s’enrichir et la beauté des chansons d’émouvoir les cœurs des Nedromis (jeunes et adultes). » Dès lors,  se développa l’idée de la création d’une association pour la sauvegarde de ce riche patrimoine. « C’est ainsi que fut fondée l’association El-Mouahidia de sauvegarde du patrimoine culturel et historique de Nedroma et sa région » en 1973. L’association est d’abord fondée sous le nom de « Amel el Mouahidia » par le jeune Midoun Azzeddine et ses compagnons, Midoun Nasreddine, Hedjam Abdessamad, Guermouche Ahmed, Bouzbiba Abdelkrim, Bounkhala Mokhtar, Laredj Djamel, Djaïder Aboubekr, Berri Djamel, Berri Fouad, Remaoun Sid-Ahmed, Ghomari el Hadj, Midoun Djamel, Midoun Abdelmoumène, entre autres. L’association obtient son agrément le 23 mars 1985.
Intenses activités
Selon M. Azzeddine Midoum, la jeune troupe musicale est bien entendu rattachée à l’association où elle continue de se perfectionner et d’élargir son répertoire. Elle se produit pour la première fois sur la chaîne de télévision nationale à l’occasion de l’émission enfantine « le jardin enchanté ». Elle exécute alors une nouba dans le mode « Raml Maya ». Elle se spécialise à partir de ce moment-là dans la musique andalouse traditionnelle, le genre « Haouzi » et « El Madih ». Elle joue de ce fait un rôle efficace dans la conservation d’une partie, si petite soit-elle, du patrimoine séculaire de Nedroma. Elle vivra au cours de cette période qui a duré près de quatre ans, des journées et des moments d’activités intenses. Elle participe à diverses manifestations culturelles, à de nombreux festivals tant au niveau local que régional, national et international qui lui permettent d’obtenir des prix et des récompenses. De 1976 à 1978, la troupe suspend provisoirement ses activités pendant un court laps de temps à la suite du renoncement pour raison personnelle du professeur Ameur Abdelfettah. Dès l’été 1978, les élèves formés par ce dernier reprennent et poursuivent leurs activités en créant un orchestre dirigé successivement, pendant un court moment, par Ameur Nourreddine, puis Ghaffour Mohammed dit Hammi et enfin Berri Djamel, membre fondateur et ancien vice-président de l’association, auquel les membres de l’association doivent toute leur reconnaissance pour tout ce qu’il a déployé comme efforts pour que l’association s’épanouisse dans le domaine de la sauvegarde du patrimoine de la musique traditionnelle de Nedroma.
De nombreuses scènes
En 1984, El Mouahidia participe au Festival national du chant religieux à Alger ainsi qu’à la caravane culturelle, organisée par le ministère de la Jeunesse et des Sports au profit des émigrés en France, ce qui lui a valu le titre de meilleure formation en Algérie. Cette association, faut-il le rappeler, a participé dans de nombreuses manifestations, notamment le festival national annuel de la musique andalouse à Tlemcen, de 1979 à 2005, la participation au festival national du malouf à Constantine. (1985-1986-1987-1998-2000-2001-2006), la participation au festival national des arts traditionnels à Médéa avec l’obtention du premier prix pour l’exposition des métiers traditionnels (artisanat). Cette association a également organisé des colloques internationaux sur l’histoire de Nedroma et sa région, sous le haut patronage du président de la République Parmi les objectifs de cette association, selon M. Azzeddine Midoum, figurent la recherche, le recensement, la mise en valeur et la conservation des vestiges historiques et naturels de la ville de Nedroma et sa région, la mise en évidence du patrimoine culturel et sa sauvegarde en l’enregistrant et en le faisant connaître pour la promotion et le développement du tourisme, la valorisation et la préservation des métiers traditionnels.*source: Horizons-23 juillet 2013

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Maison du patrimoine
ASSOCIATION EL MOUAHIDIA 
DE SAUVEGARDE DU PATRIMOINE HISTORIQUE ET CULTUREL

Président :
Monsieur Midoun Azzeddine 
Adresse :
Maison du Patrimoine
Derb el mouahidine, B.P : 48
Nédroma (Wilaya de Tlemcen), Algérie

E-mail : 
el_mouahidia@yahoo.fr

Téléphone : 
043.35.96.90

Télécopie : 
043.35.96.91

Portable :
07.70.96.07.01

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un site sur Association Mouahidia  et ses avtivités

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*Nédroma: Table ronde à l’occasion du mois du Patrimoine

L’Association « El Mouahidia » de Nédroma organise une table ronde qui sera animée par Dr. Berramdane Leila, samedi 25 avril 2015, à 16 heures, à la maison du Patrimoine à Nédroma, et cela à l’occasion du mois du Patrimoine. Les gens de la culture, les étudiants ainsi que les Amis de l’Association  sont invités à y participer.  *jeudi 23 avril 2015*

3ème édition des journées de la musique andalouse et hawzi -Tlemcen

L’association El Mouhadiya de la ville de Nedroma (Tlemcen) a ouvert le bal de la 3ème édition des journées de la musique andalouse et hawzi des débutants dont le coup d’envoi a été donné dimanche dernier au Palais de la culture Abdelkrim Dali de Tlemcen. Cette troupe composée de 24 éléments, âgés de moins de 16 ans, a gratifié le public présent par un bouquet de chants dans les deux genres interprétant des noubas Ma ahla el achiya, Btaihi El Hamam et Derdj El Ghazal et Insiraf, entre autres, avant de céder la scène à la troupe Kortobia de Tlemcen. A ces journées de musique et de chant, qui se poursuivent jusqu’au 30 juillet, participent des troupes d’amateurs de la wilaya que sont Riadh El Andalous, Ahbab Cheikh Larbi Bensari, Gharnata, La Slam, Cheikh Mohamed Bouali et Kortobia de Tlemcen, l’association El Mouahidia de Nedroma, Wichah El Andalous de Mostaganem et Nassim El Andalous d’Oran. Cette manifestation est organisée annuellement pour découvrir de jeunes talents à même de prendre la relève et perpétuer ainsi le genre hawzi qui a vu naître des chantres dont les maîtres Bensahla, Bentriki, Benmsaïb ayant contribué à préserver ce patrimoine et son legs aux générations montantes, a indiqué le directeur du Palais de la culture initiateur de ces journées, Tahar Aris.*Mercredi 29 Juillet 2015/ médias

*La troupe musicale de l’Association El Mouahidia de Nédroma sera présente à la soirée organisée à l’occasion de sa participation aux journées andalouses de Borj Bouaririj, à la maison de la culture Mohamed Boudiaf, ce dimanche 20 décembre 2015 à 17 heures.*dimanche 20 décembre 2015

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Un monument historique menacé par la construction d’une villa !

 

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Y a-t-il un capitaine sur le bâteau ? A Nédroma, un particulier d’un genre  » hors-la-loi » veut construire une villa dans un site historique,  » le Palais du Sultan », classé monument national, au vu et su de tout le monde et sans sans que les autorités locales ou autres, réagissent face a cette agression délibérée visant ce monument hiatorique inclus dans le patrimoine historique et culturel  de Nédroma! Des appels au secours sont lancés de partout afin de préserver le site, avant qu’il ne soit trop tard. Comment ose-t-on s’attaquer a ce patrimoine historique d’une valeur inestimable? -Nédroma-30 mars 2013.

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«El ghoula qui veut manger Hdidouane»

Le conte à l »honneur à Nédroma ou l’art de la parole

Les enfants et même les adultes qui ont eu le privilège d’assister à cet après-midi contes, organisé par l’association «El Mouahidia» de Nédroma en collaboration avec l’association «Le petit lecteur» d’Oran, n’oublieront sans doute jamais le conte d’«El ghoula qui veut manger Hdidouane» conté magistralement par l’incontournable El Mahi, l’histoire de Yemma Gouraya dont un fils est enterré à Nédroma, racontée par la chaleureuse Djamila à la voix douce et pénétrante, ou encore «L’homme et son fils qui veulent tuer le lion» narré d’une voix portante et perçante par Jourus Mabiala, un sympathique conteur du Congo Brazzaville.

Durant presque deux heures, ces artistes de la parole se sont relayés sur la scène pour enchanter nos oreilles et nous emmener à travers une longue promenade vers l’immense pays de l’imaginaire. Avec leur voix envoutantes oscillant entre le chuchotement et les notes fortes qui rappellent le danger qui guette le héros, ces «magiciens» de la parole polarisent aisément l’attention de leur auditoire, pourtant pas habitué à ce genre de spectacle.

Tout au long de la représentation, le public semblait visiblement conquis, tenu en haleine juste par la force des mots.
Les enfants étaient immobiles, suspendus aux lèvres du conteur, ils suivaient attentivement ses gestes gracieux et désinvoltes, ils l’accompagnaient en chœur en fredonnant un air de chanson ou de musique…ils étaient, tout simplement, dans un autre monde, dans le monde de l’imaginaire qu’ils affectionnent tant.

Effectivement, ces conteurs ou plutôt ces artistes, grâce à l’art de la parole, ont le don de vous transporter allègrement dans un autre monde, un monde tout simplement merveilleux. Et, quand s’achève le conte, on a l’impression de sortir d’un voyage du rêve, de descendre d’une machine qui remonte le temps…A quelques mètres de la Maison du patrimoine, sur la place publique, le bibliobus de l’association «Le petit lecteur» permettait aux enfants d’âges différents l’accès gratuit à un grand nombre de contes écrits en langue arabe.*O. El Bachir-El Watan- 27.12.2014

*Le conteur Jorus Mabiala à Nédroma

Bal des musiques savantes à Alger dans actualité

*L’Association Mouahidia de Nédroma, organise les 23 et 24 décembre 2014, des Journées du Conte animées par Jorus Mabiala et d’autres artistes algériens du genre, et cela dans la maison du Patrimoine de la même ville à partir de 16 heures. Les amis de l’association et les familles sont cordialement invités à cette manifestation culturelle. Jorus Mabiala est né à Brazzaville au Congo. Après une formation de danseur et comédien, il décide de se consacrer au conte et crée, avec ses frères, la compagnie « Africa Graffitis » en 1996. En raison de la guerre, il se retrouve à Pointe-Noire où il devient le conteur du Centre culturel français dès 1998. Il est aujourd’hui installé dans le sud de la France.*Le groupe de Jorus Mabiala est composé de membres volontaires et amateurs, il propose à son public d’écrire sur des thèmes de la vie courante comme la scène de ménage, la supériorité de l’homme sur la femme ou un thème plus léger comme la chatte moqueuse. Le public pioche alors un sujet qui permet au groupe de comédiens de faire un sketch de quelques minutes et ainsi de suite durant une heure.Les thèmes abordés sont tirés au sort par le public au fur et à mesure.Tout est sujet d’inspiration et sources de projets pour les artistes.

*Depuis plus de 13 ans, Jorus Mabiala raconte toujours des histoires.Son métier, c’est conteur. « Je suis payé pour raconter des histoires s’étonne-t-il. Mais tout le monde raconte des histoires ! En Algérie y’a quelqu’un dans la montagne il leur raconte toujours des histoires. Tout le temps. Ils en ont marre ! Il s’appelle B. ».C’est avec amour et passion qu’il parle de l’Algérie. Il en est amoureux. Parti là bas au hasard, « comme subvention pour un festival » ironise-t-il. C’est chez lui désormais. Avec le Congo et le train qui le fait voyager de Bordeaux à Marseille, ville d’outre-mer d’après lui. En Algérie il est accueillit en tant qu’expert spécialiste du conte. Tandis qu’en France « je suis un conteur rigolo ! Du coup c’est plus dur pour moi de critiquer l’Algérie car dans ce pays j’ai plus d’honneur qu’au Congo. » lance-t-il avec un grand sourire. D’ailleurs au Congo il confie que « les personnes qui racontent des histoires sont appelées des politiciens. Quand quelqu’un ment on dit qu’il fait de la politique. C’est ma mère, elle me le dit tout le temps ! ».Il conte mais pas pour faire rire le roi. Lui, il donne une vision de vie, une vision du monde. « Un conte c’est une retrouvaille de la parole ancestrale qui a passé le temps avec l’histoire en face. ». Les citations c’est son truc, Jorus c’est un grand penseur noir. Qui rit toujours. Interrogé sur ce qu’il fait il annonce jovial « Les histoires que je conte c’est ce que j’ai compris des contes traditionnels. Ca fait sérieux de dire que je raconte des contes traditionnels. Si tu dis que c’est les tiennes d’histoires, que c’est à moi, les gens te prennent pas au sérieux. Ils s’en foutent. Mais par contre, contes traditionnels, là tout le monde t’écoute ! ».*sources internet

**Vidéos pour enfants:

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*La chèvre de Monsieur Seguin

*Père Castor.1

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*Septième colloque international sur Nédroma et sa région

    du 13 au 15 décembre 2012

L’Association « El Mouahidia » de Nédroma, dans la cadre du cinquantième anniversaire de l’indépendance, organise du 13 au 15 décembre 2012, le septième colloque international de cette ville antique, sous le thème:  » le patrimoine vivant de la ville de Nédroma et sa région-Histoire et mémoire d’un héritage andalous ». Cette association qui s’occupe de la sauvegarde du patrimoine historique et culturel, prépare activement cet important rendez-vous avec les différents groupes de travail qui la composent.(25.07.2012.)

  «l’héritage arabe andalou : legs culturel à définir»

« Le patrimoine vivant de la ville de Nédroma et sa région: Histoire et mémoire d’un héritage andalou :» est le thème du 7ème Colloque international qui se tiendra du 13 au 15 décembre prochains, au centre culturel, dans le cadre du cinquantenaire de l’Indépendance, sous l’égide de l’Association «El Mouahidia» présidée par M. Azzedine Midoun. Cette thématique a été retenue sur la base des recommandations de la 6ème édition intitulée : «Nedroma, ville de Abdelmoumène : Société, Anthropologie et Mémoire», de mars 2011, placée sous le haut patronage du président de la République.
Les travaux du colloque s’articuleront autour de 3 axes, à savoir : «l’héritage arabe andalou : legs culturel à définir», «l’histoire de la ville de Nedroma et sa région et ses rapports avec le monde arabe andalou», et «la musique andalouse : un patrimoine vivant pour l’avenir».
Un panel de 30 chercheurs, universitaires et historiens invités du Qatar, d’Irak, du Maroc, entre autres, outre ceux d’Algérie, seront au rendez-vous de la cité de Abdelmoumen Ben Ali. A travers une dizaine de communications, les conférenciers auront à traiter des sujets liés à la recherche, au recensement, à la mise en valeur et à la conservation des vestiges historiques et naturels de la ville de Nedroma et sa région, à la sauvegarde du patrimoine culturel pour le mettre au service du tourisme, de la valorisation et la préservation des métiers traditionnels, de la protection des manuscrits… «Nedroma, ville d’art et d’histoire, est restée, malgré son développement urbain, rattachée aux valeurs de son héritage culturel qui a fait sa grandeur au Moyen-Âge ; période durant laquelle l’Espagne était musulmane : El Andalous.
A ce titre, le thème de ce 7ème colloque vise à valoriser cette histoire commune et à enrichir les rapports historiques entre l’Espagne et Nedroma, chargés de symboles et pratiques qui ont survécu naturellement et dans lesquels s’expriment leurs différentes populations. Ce sont des éléments nécessaires du patrimoine culturel vivant qui se renouvelle sans cesse, et qui accompagne l’évolution de leurs sociétés», est-il souligné dans ce cadre… En marge des travaux, un programme d’animation sera abrité par la maison du Patrimoine.* .lequotidien-oran. 20.11.2012.

**Histoire et mémoire d’un héritage andalou

Pour la 7e édition, la ville de Nedroma sera le pôle d’un colloque international autour de l’histoire de cette région se trouvant dans la wilaya de Tlemcen. Organisé du 13 au 15 décembre 2012 sous le thème donc : «Le patrimoine vivant de la ville de Nedroma et sa région-Histoire et mémoire d’un héritage andalou », cette rencontre aura pour objet d’aborder la question de sa sauvegarde et de préservation de ce patrimoine aujourd’hui dans un contexte confus, de déterminer les complémentarités historiques et culturelles et d’approfondir les liens entre Nedroma et l’Espagne.

Dans ce contexte, l‘identification matérielle et immatérielle du patrimoine culturel archéologique, historique et artistique est d‘une importance centrale. Elle est, en effet, au croisement d‘enjeux liés aux identités culturelles des populations et aux perspectives importantes dans le développement socio-économique du territoire.
Ensuite, le situer dans un espace et dans le temps permet de suivre l‘évolution de son développement, de connaître les influences et les tendances et de s‘assurer que les populations l‘utilisent. Aussi de savoir sous quel aspect il est interprété et présenté, avec l‘appui des instruments et des activités qui sont l‘expression de la culture immatérielle, ancienne et moderne. II est donc nécessaire de préciser sur la spécificité de ce patrimoine, surtout l‘immatériel à travers le spectacle vivant, les traditions culturelles, gastronomies, l‘oralité,…
De plus, il y a certaines activités qui peuvent fournir au patrimoine matériel une identité particulière, des fonctions de création et de développement culturel au sens large. Ce dialogue entre tradition et modernité est essentiel dans une politique de la ville.
Cet axe a pour but d‘identifier les richesses historiques et patrimoniales relatives au monde arabo-andalou présentes sur un territoire et comment, à partir de ce travail de localisation et de répertoire, élaborer une politique locale pour la préservation et la mise en valeur de ce patrimoine.

Nedroma, histoire et rapport avec le monde
La fondation de la médina de Nedroma remonte au XIe siècle à la période de la dynastie al-Muwahidine. Nedroma constitue bien la symbolique de la ville arabo-andalouse en fonction de ses ressources et l‘originalité de ses monuments mythiques ayant rythmé toute l‘époque médiévale.La médina présente une configuration typique
d‘une ville médiévale.Sa structure urbaine s‘est formée autour d‘une mosquée, d‘un hammam et du souk. Composée de quatre entités urbaines qui se croisaient sur la place de la Tarbia, elle est terminée par des remparts qui la fortifiaient avec quatre portes d‘accès. Sa position géographique, à proximité du rivage méridional de la péninsule ibérique, lui confère le rôle de trait d‘union, de fusion et d‘échanges fructueux entre l‘Andalousie et le Maghreb. A
la chute du dernier Etat de Grenade en 1492, Nedroma, comme les villes du littoral du Maghreb, se repeuple et s‘agrandit sur tous les plans : urbain, économique, intellectuel, social, religieux,… léguant un riche héritage culturel
matériel et immatériel entre autres la musique arabo-andalouse.
Le maintien des populations, l‘amélioration de leurs conditions de vie et la recherche d‘un équilibre social font partie intégrante d‘un projet global. C‘est là l‘objectif primordial de la planification urbaine durable ; et pour l‘atteindre, des étapes clefs sont nécessaires : établissement d‘un état des lieux des conditions de vie actuelles et un recensement des besoins des habitants.
Par ailleurs, la population doit être sensible aux valeurs patrimoniales et à leur protection. La réhabilitation du patrimoine doit être comprise et acceptée par tous les concitoyens.
Dans ce contexte et au-delà de la conservation des métiers, de l‘identification du patrimoine et de la restauration, se développe un groupe d‘activités liées à la médiation du patrimoine. La médiation du patrimoine vise à faire le lien entre expertise et les populations ; elle décline les différentes manières de transmettre un savoir sur le patrimoine en fonction des publics : vieux, enfants, jeunes, populations locales, touristes, populations handicapées ou en difficulté… —et requiert la fabrication des supports de cette transmission— signalétique, éclairage de monuments, expositions, éditions papier et multimédia, campagnes médiatiques, spectacles… Plus largement, elle contribue aussi à aider les projets de réutilisation et d‘aménagement à même de s‘inscrire dans leurs stratégies de développement. Il appartient à ces nouveaux experts fonctionnels de faire le lien entre les populations, les différents intervenants et les élus locaux.
Cet axe a pour but d‘identifier comment revitaliser le centre historique tout en conciliant cohésion sociale, développement économique et mise en valeur du patrimoine.

La musique, un patrimoine vivant pour demain
Les origines arabe-andalouses d‘une musique élaborée depuis le IXe siècle puise ses sources à la fois en Orient et en Occident, le long d‘un parcours qui relierait Baghdad et Saragosse.
La musique arabo-andalouse existe aujourd‘hui dans sa forme classique, la nouba, suite chantée et instrumentée qui apparaît comme une préfiguration de certaines grandes formes classiques, mais aussi dans d‘autres musiques arabes comme le malhun, le chaâbi et le hawzi. Elle conserve une vitalité extraordinaire à Nedroma et dans tous les pays du monde arabo-andalou et fait objet d‘innombrables concerts et enregistrements.
Elle peut même faire figure d‘emblème de la conscience culturelle arabo-andalouse (al-turath). Si sa fonction est clairement établie pour les siècles derniers : musique de mariage ou de divertissement dans les cafés ; ce n‘est qu‘à notre époque, et en raison du support d‘identité et de l‘intérêt suscité, qu‘il devient possible de parler d‘art à part entière. Il en constitue désormais la force et la raison d‘être.
Tout au long de la manifestation, une exposition de savoir-faire et faire savoir est établit et a pour ambition de promouvoir et de favoriser le développement d‘actions culturelles et artistiques en direction du public. La notion de patrimoine vivant est plus récente et compte, entre autres, des cérémonies, des danses et des chants, des savoir-faire ancestraux. Le patrimoine vivant ne se matérialise dans aucun site ni monument. Il est pourtant infiniment riche de traditions et de pratiques dans lesquelles s‘exprime l‘âme des communautés et des peuples.
Certaines de ces pratiques, qui ont survécu naturellement des milliers d‘années, à travers une transmission traditionnelle, abordent le XXIe siècle industriel et mondialisé dans un état critique. Pour leur sauvegarde, la solidarité est nécessaire, l‘action de l‘Etat est indispensable, mais il faut pouvoir compter aussi sur les jeunes générations. Aujourd‘hui, ces pratiques culturelles et sociales existent encore dans la vie courante ; elles font partie du quotidien de nombreux jeunes et adultes.
Une tradition se conjugue toujours au pluriel.
Elle vit au rythme de la société dans laquelle elle évolue. Elle demeure vivante tant qu‘elle continue à jouer un rôle social, culturel ou économique.Ces expressions jouent un rôle important car elles donnent aux communautés qui les
pratiquent un sentiment d‘identité et de continuité. Pour rester vivant, le patrimoine immatériel doit conserver sa pertinence pour la culture et être régulièrement pratiqué et appris au sein des communautés, d‘une génération à
l‘autre. Les communautés et les groupes qui pratiquent ces traditions et coutumes partout dans le monde ont leur propre système de transmission des connaissances et des savoir-faire. Les communautés elles-mêmes doivent prendre
part à l‘identification et à la définition du patrimoine culturel immatériel : ce sont elles qui décident quelles pratiques font partie de leur patrimoine culturel.Cet axe a pour but de démontrer que système de transmission des
connaissances et de savoir-faire, à savoir la musique arabo-andalouse, assure la sauvegarde du patrimoine vivant et s‘attache au rythme de la société.*Le Midi Libre-13.12.2012.

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*Nedroma, ville ancestrale chargée d’histoire, a forgé depuis des siècles un style particulier de musique andalouse, travaillé et enrichi au fil des ans par les nombreux maîtres que la ville a enfantés, parmi lesquels il faut citer les illustres maîtres Gharnati, Dinedane, Mohamed Remaoun, Kaddour Ben Achour, El Ghonini, Rahal Driss, Ghomari Ahmed (dit Hassouna), Ramdani, Cheikh Driss Nekkache, El Hadj Mohammed Taleb Ould Cheikh El Miloud et le chantre actuel Hadj Mohamed Ghaffour. Les jeunes Nédromis fiers du legs inestimable que leur ont laissé leurs aînés se sont attachés à perpétuer cette merveilleuse musique universellement appréciée. Ainsi, en 1973, selon le président de l’association El Mouahidia pour la sauvegarde du patrimoine culturel et historique de Nédroma et de sa région, Azzeddine Midoum, un groupe d’une trentaine de jeunes collégiens du CEM Addou Rabah, sur l’initiative de leur directeur, Ouissi Abderrahmane, eut l’idée de créer une section de musique andalouse et d’activités sportives au niveau du CEM. Sous l’impulsion du professeur de sciences naturelles Ameur Abdelfettah, ils créèrent une troupe musicale qui allait progresser à grands pas dans le domaine de l’art musical traditionnel.

Sur le terrain… en musique
Le répertoire de la troupe n’a cessé de s’enrichir et la beauté des chansons qu’elle interprétait d’émouvoir les cœurs des Nédromis (jeunes et adultes). C’est alors qu’a germé dans l’esprit de quelques-uns, selon toujours M. Midoum, l’idée de création d’une association pour la sauvegarde de ce riche patrimoine. C’est ainsi que fut fondée l’association El Mouahidia de sauvegarde du patrimoine culturel et historique de Nédroma et de sa région. L’association fut fondée d’abord sous le nom de Amel El Mouahidia par le jeune Azzeddine Midoum et une quinzaine de compagnons. Elle obtient son agrément le 23 mars 1985. La jeune troupe musicale fut, bien entendu, rattachée à l’association où elle continua de se perfectionner et d’élargir son répertoire. Elle se produisit pour la première fois sur la chaîne de la télévision nationale à l’émission enfantine El hadiqa Essahira (le jardin enchanté) où elle exécuta alors une nouba dans le mode «raml el maya». A partir de ce moment, la troupe se spécialisa dans la musique andalouse traditionnelle, les genres haouzi et madih. Elle joua un rôle efficace dans la conservation d’une partie, si petite soit-elle, du patrimoine séculaire de Nedroma. Elle a vécu au cours de cette période qui a duré près de quatre ans, des journées et des moments d’activités intenses. Elle a participé à diverses manifestations culturelles, à de nombreux festivals, tant au niveau local que régional, national et international, qui lui ont permis d’obtenir des prix et des récompenses.

Des objectifs et des projets
De 1976 à 1978, la troupe suspend provisoirement ses activités suite au départ, pour raisons personnelles, de son mentor, le professeur Abdelfettah Ameur. L’été 1978, les élèves formés par ce dernier reprennent et poursuivent leurs activités en créant un orchestre dirigé successivement par Nourreddine Ameur, pendant un court temps, puis Mohammed Ghaffour dit Hammi et enfin Djamel Berri, membre fondateur et ancien vice-président de l’association qui lui doit beaucoup. En effet, M. Berri a déployé beaucoup d’efforts pour que l’association s’épanouisse dans le domaine de la sauvegarde du patrimoine de la musique traditionnelle de Nedroma. M. Berri Djamel passait son temps à fouiner et chercher de nouvelles noubas et qassidas de madih et autres, et à les inculquer aux éléments de la troupe musicale, avec l’aide de Azzeddine Midoum.Le répertoire était très riche. Il comprenait plusieurs noubas (El H’cine, Sika, Rasd eddil, Mazmoume, etc.) et qassidas dans le genre hawzi et chaabi. Les principales sources étaient les œuvres poétiques des cheikhs Kaddour Benachour, enmsaïeb, Bensehla, Remaoun ennadromi, Saïd el Mandassi, etc. A noter que la plupart des noubas sont léguées par l’illustre maître de la musique andalouse Si Driss
Ben Rahal et cheikh Kaddour Benachour. Malgré les difficultés rencontrées, la troupe a pu participer en 1979 au Festival national de la musique traditionnelle à Tlemcen. En 1983, elle représenta la wilaya de Tlemcen au Festival de la musique populaire à Blida où le premier prix lui fut décerné. En 1984, elle participa au Festival national du chant religieux à Alger ainsi qu’à la caravane culturelle, organisée par le ministère de la Jeunesse et des Sports au profit des émigrés en France, ce qui lui a valu le titre de meilleure formation en Algérie. Quant à l’association, parmi ses objectifs, selon Azzeddine Midoum, figurent, entre autres, la recherche, le recensement, la mise en valeur et la conservation des vestiges historiques et naturels de la ville de Nedroma et de sa région, la mise en évidence du patrimoine culturel et sa sauvegarde en l’enregistrant et en le faisant connaître pour la promotion et le développement du tourisme, la valorisation et la préservation des métiers traditionnels. Procurer une aide aux artisans de la ville et sa région pour préserver leur métier, la protection des manuscrits, textes et documents anciens ayant un cachet culturel, historique et civilisationnel par des travaux de reproduction, de photographie et de reprographie, ainsi que faire connaître l’histoire de la ville de Nédroma et de sa région ainsi que de faire connaître ses intellectuels illustres et présenter leurs
travaux lors de colloques, conférences, tables-rondes et échanges avec les associations ayant les mêmes objectifs.

Au -delà des frontières
Cette association est composée de plusieurs groupes de travail, notamment ceux chargés de la sauvegarde du patrimoine historique, de la sauvegarde du patrimoine culturel. Il y a également la section musicale ainsi que les commissions de la formation et de la recherche dans le domaine musical (andalou, haouzi) ainsi que de la sauvegarde du patrimoine artistique de la ville de Nedroma et de sa région. Cette association, faut-il le rappeler, a participé dans de nombreuses manifestations, notamment aux Festivals nationaux de la musique andalouse à Tlemcen de 1979 à 2005, du malouf à Constantine (1985, 1986, 1987, 1998, 2000, 2001 et 2006), et des arts traditionnels à Médéa, avec l’obtention du premier prix pour l’exposition des métiers traditionnels. L’association participera également au 2e Festival international de la jeunesse méditerranéenne à Annaba et au Festival mondial de la jeunesse à Pyong Yang, en Corée du Nord, avec son orchestre de musique traditionnelle…Cette association a également organisé à l’université d’Oran le 5e colloque international sur l’histoire de Nedroma et sa région sous le thème «Le patrimoine culturel et scientifique». Par ailleurs, et selon toujours son président, l’association a mis en œuvre et géré deux projets d’envergure, financés conjointement par l’association et par l’Union européenne. Un troisième projet entièrement financé par le ministère de la Jeunesse et des Sports sera aussi pris en charge par cette association. Le 1er projet, intitulé «création d’une maison du patrimoine», a été réalisé en 15 mois (2004-2005) et a permis à l’association d’acquérir une vieille maison qui a été restaurée et équipée pour permettre aux jeunes de s’adonner à des activités
culturelles et artistiques. La maison du patrimoine abrite une bibliothèque qui met plus de 10 000 ouvrages à la disposition des élèves, collégiens et tudiants. La maison peut héberger les jeunes étudiants et chercheurs qui viennent de loin pour effectuer des travaux de recherche sur le patrimoine et l’association met à leur disposition toute la documentation dans ce domaine. Le deuxième projet financé par le ministère de la Jeunesse et des Sports a permis à l’association d’enrichir la bibliothèque, de financer l’achat de matériel de musique et surtout d’organiser le 5e colloque «Patrimoine culturel et scientifique de Nedroma et sa région» qui s’est déroulé à Oran en 2006. Le troisième projet, quant à lui, est intitulé «Préservation du patrimoine matériel et immatériel de Nedroma et de sa région». * Amira Bensabeur -(La Tribune-01.03.2012.)

photo: la plage de Sidi Youchàa

**Ouverture du colloque international sur l’histoire de la ville et de sa région

 Les travaux du sixième colloque international: Nedroma ville d’Abdelmoumene (société, anthropologie et mémoire), organisé par l’Association « El Mouahidia », sous le haut patronage du président de la République avec la coordination du ministère de la Culture et la collaboration du centre national de recherches préhistoriques anthropologiques et historiques ont débuté jeudi 24 mars 2011 au niveau de la maison de culture de Nédroma. «Organiser une manifestation d’une telle ampleur à Nedroma et, ce, en dépit des moyens très limités dont dispose l’association était un rêve que l’association El Mouahidia nourrissait depuis si longtemps. Aujourd’hui, ce rêve devient réalité grâce à la volonté, la motivation et la persévérance de toux ceux qui veillent jalousement à la préservation, la sauvegarde et la mise en valeur de notre héritage historique et culturel en tant que composantes de notre civilisation et de notre identité». Telles sont les paroles prononcées par le président de l’association El Mouahidia, Azzedine Midoun, dans son allocution d’ouverture du sixième colloque international sur l’histoire de Nédroma et de sa région. L’ouverture qui s’est faite en fanfare en présence de M.Benchikh, représentant de la ministre de la Culture, les autorités locales et une armada de professeurs et chercheurs, venus des quatre coins du pays et de l’étranger, a permis à tout ce beau monde de découvrir et d’apprécier, à travers les différents stands d’exposition montés à cet effet, les œuvres des artisans de la région qui continuent à perpétuer un savoir-faire dans le respect de la tradition et le goût du bel ouvrage. Les invités, notamment les Européens, ont été subjugués par les gestes précis, expérimentés et passionnés de ces artisans à l’œuvre.L’après-midi, après un déjeuner comportant des plats typiquement traditionnels, pour rester dans le contexte de la manifestation, a été réservée à des ateliers thématiques où de brillantes conférences relatives au thème ont été tenues. Parmi les conférences, l’on cite «deux villes complémentaires : Nedroma et Tlemcen» présentée par Dr Djilali Sari, «les caractéristiques de la ville islamique» par Dahmani Slimane de l’université de Tlemcen, «Yennayer à Nedroma : origines et rites» par Bouterfa Saïd, chercheur en patrimoine algérien ou encore «les métiers traditionnels à Nedroma : la céramique comme modèle» par Aïcha Fatmi. Le soir, les participants ont été invités à une soirée musicale animée par la troupe «Aïssaoua».(El Watan-26.03.2011.) 

* vidéo Nédroma + musique Ghaffour: cliquer ici:  http://www.youtube.com/watch?v=5jLnN4O1oZo&NR=1     

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*Soirée nédromienne riche en couleurs au conservatoire d’Oran

coeurgif.gif  La troupe musicale de l’Association El Mouahidia de Nédroma nous a enchantés vendredi soir,  avec ses belles interprétations de chansons andalouses au consevatoire d’Oran,  où un public connaisseur  s’est déplacé nombreux pour apprécier la représentation et le travail fait par cette Association dans son programme de préservation du patrimoine culturel national…La magie a atteint son apothéose lorsque de jeunes filles nédromiennes défilèrent en scène et parmi le public avec des robes traditionelles de la mariée d’une richesse artistique extraordinaire qui a laissé le public nombreux ravi et enthousiasmé face à tant de beauté magnifique! L’occasion a permis d’autre part, de revoir et rencontrer d’anciens amis de Nédroma venus à Oran dans le cadre de cette manifestation culturelle qui s’achève ce samedi à la cinémathèque d’Oran avec l’organisation d’une exposition et d’une conférence sur le patrimoine de Nédroma, ainsi que la projection d’un film documentaire sur cette ville séculaire et sa région. Le public oranais est cordialement invité…Niar.  coeurgif.gif

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**Une ville qui a conservé toutes les caractéristiques d’une médina

1Les travaux se sont déroulé en ateliers. Les conférenciers ont abordé différents thèmes en rapport avec l’histoire de Nédroma et sa médina dont on retiendra “que c’est une ville précoloniale, ayant conservé toutes les caractéristiques d’une médina, dans le sens d’une ville arabo-musulmane”.

La ville de Nédroma a abrité durant trois jours (du jeudi à samedi) son sixième Colloque international intitulé “ Nédroma, ville d’Abdelmoumene, société, anthropologie et mémoire”, placé sous le haut patronage du président de la République et sous l’égide du ministère de la Culture et ce, dans le cadre de la manifestation “Tlemcen capitale de la culture islamique”.
Organisée par l’association “El Mouahidia” de sauvegarde du patrimoine historique et culturel de Nédroma et sa région en collaboration avec le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH), cette rencontre a regroupé de nombreux universitaires nationaux ainsi que des conférenciers et chercheurs étrangers, venus principalement de France. En présence de Mme Zahia Bencheikh, responsable du département patrimoine immatériel et chorégraphie au ministère de la Culture, Slimane Hachi, directeur du CNRPAH, les travaux se sont déroulé en ateliers. Les conférenciers ont abordé différents thèmes en rapport avec l’histoire de Nédroma et sa médina dont on retiendra “que c’est une ville précoloniale, ayant conservé toutes les caractéristiques d’une médina, dans le sens d’une ville arabo-musulmane”. Le riche passé de cette cité plusieurs fois millénaire, est symbolisé par son legs culturel représenté dans les pratiques sociales et culturelles “qui permettent de mettre en relief la structure de l’espace domestique et les fonctions des éléments structurels de la maison traditionnelle communément appelée dar”. D’autres réflexions ont abordé l’histoire et la mémoire de Nédroma, l’étude du vieux bâti de la médina, l’évolution de l’urbanisme des traras à travers le cas de Honaïne, le rôle de la femme mère nédromienne dans le système patriarcal, les médinas creuset de la citadinité et expression vivante du concept de patrimoine, les perspectives d’une stratégie de sauvegarde, les origines et les rites de “Yennayer”  à Nédroma, ville native de cheikh Kaddour Benachour Ben Mohamed. Le président de l’association “El Mouahidia”, Azzedine Midoun a déclaré “qu’organiser un tel colloque à Nédroma constitue un défi de taille sachant que notre ville manque cruellement d’infrastructures d’accueil et de lieux culturels mais nous croyons dur comme fer en la motivation et en la volonté des membres de l’association, de toute la population de Nédroma, de faire de cette rencontre  un évènement important”. En marge du colloque, s’est tenue une exposition sur le patrimoine de Nédroma représenté par des documents anciens sur les prêches du vendredi et de l’Aïd El Adha, de livres et documents, d’objets de l’artisanat, de costumes traditionnels en plus de visites guidées des sites et monuments historiques et des soirées poétiques et folkloriques.(Liberté-27.03.2011.)

**cloture du colloque..une réussite totale sur tous les plans

De cette riche manifestation culturelle, qui a drainé des milliers de personnes pendant trois jours, l’on retient que l’histoire est importante pour construire l’avenir.

Le sixième colloque sur l’histoire de la ville de Nedroma, organisé depuis jeudi dernier (24.03.2011.), a été clôturé samedi (26.03.2011.) par une cérémonie de remise de diplômes et d’attestations de participation à tous ceux qui ont contribué à l’organisation de cet évènement qui, de l’avis de tous, a été une réussite totale sur tous les plans. De cette riche manifestation culturelle, qui a drainé des centaines voire des milliers de personnes pendant trois jours, l’on retient que l’histoire est importante pour construire l’avenir. L’histoire demeure le recourt à l’espoir et nous donne les outils pour travailler notre mémoire collective. «Revenir sur les idées, sur les sociétés proches ou très éloignées et soudain la pensée s’illumine», affirme un conférencier.

Pour les habitants de Nedroma, impressionnés par cette armada de professeurs et de chercheurs qui se sont rassemblés à la salle des conférences de la maison de culture, ce colloque a été, sans aucun doute, une preuve évidente de la grandeur et de la valeur de leur ville. Par ailleurs, d’importantes recommandations ont été émises lors de la cérémonie de clôture. Au nombre de 13, nous citons, entre autres, la persistance dans les activités scientifiques, la publication des travaux du colloque, la réalisation d’un film sur Nedroma. Ces conseils portent également sur d’autres points consistant à renommer certaines rues et places publiques en leur donnant le nom de personnalités révolutionnaires de la région et à programmer, pour l’année 2012, un colloque sur le soufisme à Nedroma. Une soirée musicale, animée par Tahar Fergani, une figure de proue du malouf, a été organisée en l’honneur des hôtes de la ville de Sidi Kaddour Benachour. (El Watan-29.03.2011.) 

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* **Nédroma: Mohammed Benamar Djebbari n’est plus

 L’auteur de “Nédroma, petite ville et grands noms” 

 L’auteur qui a écrit le livre «Nedroma petite ville, grands noms», vient de nous quitter en ce début du mois de Ramadhan, (décédé le 1er Aoùt 2011)  à l’âge de 93 ans après 46 années entièrement consacrées au service de l’Education et de la Culture en Algérie, au Maroc et en France. Il s’agit de Cheïkh Mohammed Benamar Djebbari, qui est né le 21 janvier 1918 à Nédroma. Il a fréquenté ensuite l’EPS de Tlemcen de 1932 à 1937 avant d’être admis à l’Ecole Normale d’Instituteurs de Bouzaréah (ENIB) en juin 1937, comme major de la promotion indigène. Il a été tour à tour instituteur, professeur, directeur et inspecteur parallèlement à ses activités parascolaires (Focet, Fimem, Ridef…). Nationaliste de la première heure, il a milité au sein de l’UDMA, l’association des Oulémas et l’OCFLN. Il a laissé une modeste mais ô combien instructive bibliographie illustrée par une trilogie «Un parcours rude, et bien rempli. Mémoires d’un enseignant de la vieille génération» (3 tomes) qui lui ont valu deux lettres de félicitations du président de la République, et «Nedroma petite ville, grands noms». (Quotidien d’Oran-13.08.2011.)

**Hommage à Mohammed Benamar Djebbari..

.Mohammed Benamar Djebbari a marqué sa carrière d’enseignant, puis d’inspecteur de l’éducation, avant de se voir confier des tâches ardues qu’il avait acceptées sans rechigner.«C’était mon devoir de citoyen», disait-il simplement. Après sa retraite en 1980, il s’est consacré à l’écriture. Il a signé son début de carrière d’écrivain avec «Un parcours rude et bien rempli. Mémoires d’un enseignant de la vieille génération». Une autobiographie en trois tomes où il raconte  son métier d’enseignant, ses rencontres, son itinéraire. Celui qui avait coutume d’être «accompagné» de son légendaire panier bleu, nous confiait que contrairement à ce qu’on pourrait penser, là dedans, il n’y a pas d’aliments, ni de fruits mais des livres, des journaux. «C’est aussi une alimentation».Bien que souffrant, l’écrivain tenait à assister aux rencontres organisées à l’occasion de «Tlemcen, capitale de la culture islamique», notamment au colloque sur Mohammed Dib et son œuvre. Né le 21 janvier 1918, M. Djebbari a rejoint sa dernière demeure le 1er jour du Ramadhan au cimetière de Nedroma, sa ville natale qu’il chérissait tant. Il s’en est allé à l’âge de 93 ans. Celui qui se faisait un devoir de nous offrir ses productions littéraires dédicacées a tiré sa révérence en ce début du mois de foi et de piété. Mohammed Benamar Djebbari, en dépit de ses difficultés de déplacement et la faiblesse de sa vue, avait tenu à rendre visite à notre bureau, quelques semaines avant son décès, pour nous offrir son dernier ouvrage «Nedroma, petite ville, grands noms».

Un livre bien documenté où il a mis en exergue toutes les personnalités, les natifs de cette ville ancestrale. Bien qu’affaibli, il était loin de se départir de son sens de l’humour et du commentaire. Imprégnés de sa vivacité, de son verbe facile et de sa joie de vivre, on n’avait pas perçu l’alerte de la faucheuse. Que Dieu ait ton âme, l’ami !  -Chareddine Berriah. (El Watan-20.08.2011.) 

 + ** Mohammed Djebbari, le pédagogue, l’éducateur, le technicien, le nationaliste et l’artiste/Un demi siècle au service de l’éducation et la culture(*)

Celui qui a écrit son dernier livre « Nedroma petite ville, grands noms » à la double loupe(personnelle et celle du PC), vue défaillante oblige, vient de nous quitter à l’âge de 93 ans après 46 années entièrement consacrées au service de l’éducation et de la culture en Algérie, au Maroc et en France. Il s’agit de Cheïkh Mohammed Benamar Djebbari qui est né le 21 janvier 1918 à Nédroma, où il a fait ses études primaires à la fois chez le «fkih» et à l’école française. Il a fréquenté ensuite l’EPS de Tlemcen de 1932 à 1937. Il a été admis à l’Ecole Normale d’Instituteurs de Bouzaréah(ENIB) en juin 1937, comme major de la promotion indigène. La 3è année, il se retrouve, non à Bouzaréah mais à la caserne du 19è régiment du génie à Hussein-Dey à Douéra. De retour à la vie civile en novembre 1940, il est affecté à l’école de garçons de Nédroma. Titularisé sur son poste, il s’est marié le 24/10 /1942 mais dès le débarquement américain en Afrique du Nord, le 08/11/1942, il est rappelé comme sous officier au 45ème bataillon des transmissions à Maison-Carré(El Harrach). Démobilisé en septembre 1945, il rejoint son poste à l’école puis au CEG de Nédroma, enseignant les disciplines littéraires (français, histoire-géo, dessin) puis les sciences naturelles et physiques, pour se fixer enfin en math. Il mène alors dans sa ville natale, en pleine «commune mixte», avec le risque de perdre son gagne pain, une activité intense à la fois pédagogique et nationaliste( en 1945‚ il milite activement à l’UDMA et à l’association des Oulémas) jusqu’en mars 1956.La guerre d’indépendance de l’Algérie le contraint à se déplacer avec sa famille à Rabat (Maroc) ; il enseigne tout en militant à l’OCFLN, d’octobre 1956 à juin 1959 les math,au Collège de premier cycle de Settat puis d’octobre 59 à juin 62 au Lycée Moulay Youcef à Rabat. A l’indépendance, il retourne en Algérie. Il n’est nullement tenté par des situations importantes et préfère rester dans l’enseignement. Dans un pays dévasté et déserté, il faut tout improviser et refaire «à partir de zéro», surtout dans le domaine de la scolarisation et de l’éducation. Un travail colossal mais enthousiasmant lui échoit. Différentes fonctions, souvent cumulées, lui sont confiées. Il les accepte sans rien refuser, sans rien demander en retour. D’ octobre1962 à juin 1969, il est inspecteur de l’enseignement élémentaire et moyen bilingue à Tlemcen (4ème circonscription comprenant la zone frontière et la ligne Morice, encore truffée de mines), en recréant et en réorganisant les œuvres complémentaires de l’école (FOCET) ainsi qu’activité constante de recherche, d’amélioration et de diffusion de méthodes et de techniques pédagogiques innovantes, au niveau local, national et international (techniques Freinet, méthode de découverte en mathématiques, membre du bureau de la FIMEM (Fédération Internationale des Mouvements de l’Ecole Moderne), chargé de la confection de la « Gerbe internationale, participation à plusieurs RIDEF et congrès en France, en, Europe, organisateur de la RIDEF de Tlemcen en 1975.De 1968 à 1971 , il est directeur du CEG, CET et école de garçons de Nédroma (poste d’origine obtenu en 1956), et rejoint à la suite d’un désaccord avec l’Inspecteur d’Académie. De 1971 à 1975, il ouvre et prend la direction du nouveau CEM d’Agadir à Tlemcen(où nous avions eu le privilège de collaborer avec lui en qualité de surveillant dit maître d’externat. A ce titre, voici le mot de dédicace qu’il a bien voulu écrire à notre intention :«C’est avec plaisir que je dédie ce troisième tome à monsieur Bekkaï Allal en espérant qu’il y trouvera beaucoup de souvenirs de son passage au CEM Agadir.»:). De1975 à 1980, il procède à l’ ouverture et assure la direction du CEM Abou Hamou Moussa II et du CEM Abdelmoumen, tous les deux nouvellement construits, (ainsi que le lycée, par la suite, grâce à ses démarches de président de la commission des affaires culturelles et sociales de l’APW de Tlemcen), l’un en tant que titulaire, le second appartenant à l’enseignement religieux, à titre bénévole, pour son intégration à l’Education Nationale. Il faut savoir que la haute technicité de cet éducateur, converti par nécessité et aussi par amour du travail bien accompli en véritable entrepreneur, l’a conduit à initier et réaliser plusieurs ouvrages d’art, sans jamais demander « un seul sou » à l’Administration, dans les établissements scolaires qu’il a ouverts, réaménagés ou refaits à neuf.C’est en date du 01/10/1980 qu’il prend sa retraite après 43 ans d’ancienneté jour pour jour, depuis l’admission, à l’ENIB. Abstraction faite des 3 années passées(de 1981 à 1984) comme inspecteur de l’enseignement fondamental, contractuel. Le riche parcours du regretté Mohammed Benamar Djebbari est également jalonné de livres d’une grande valeur, tels, « Un parcours rude, et bien rempli. Mémoires d’un enseignant de la vieille génération »(3 tomes), une trilogie qui lui valut deux lettres de félicitations du président de la République Abdelaziz Bouteflika dont il décrira le CV, entre autres «ridjel el bled» à travers son dernier livre « Nedroma, petite ville, grands noms ». A ce propos, ce condisciple de Abdellatif Rahal(conseiller du président de la République), jouit de l’insigne mérite d’avoir formé des centaines de cadres de haut niveau, de toutes nationalités et confessions religieuses se trouvant actuellement en Algérie, au Maroc en France au Canada, en Amérique et ailleurs, à l’exemple de Baghdadi Mohammed, directeur général des domaines, Baghdadi Djilali, magistrat réputé, Sid Ahmed Ghozali, premier ministre, le général Rahal Yahia, Keddar Ahmed docteur en sciences nucléaires en Autriche, Benzaghou Benali, recteur de l’Université Bab Ezzouar, Medelci Mourad, ministre des AE ainsi que Driss El Basri, ministre de l’intérieur du roi Hassan II et bien d’autres notoriétés. Il entretena des relations éditoriales avec Gilbert Grandguillaume, Djilali Sari, Bouamrane Cheïkh, Nadir Marouf, Mahmoud Bouayed, Mahmoud Sari…Lors de la cérémonie «Recueillement»(40è jour) en juillet 2009 dédiée par l’Ecolymet à notre regretté confrère Sid Ahmed Cheloufi,  c’est lui qui étrennera cet hommage en faisant écouter un enregistrement audio (sur cassette) réalisé en 1998 à l’occasion d’une émission culturelle dans laquelle le défunt journaliste faisait la « promotion » de la trilogie de son aîné comme  il évoquera le rôle de ce dernier en matière d’animation lors du colloque didactique international « RIDEF » en 1975.Pour sa part, le Pr Fouad Ghomari du département de génie civil de la faculté de technologie de Chetouane a tenu à nous transmettre ce message nécrologique : «Notre professeur et maître Djebbari Mohammed Benamar nous a quitté aujourd’hui en ce premier du mois de Ramadan en l’an 1432 de l’hégire. Dans ces moments difficiles, nous nous inclinons devant le chagrin de ses proches, enfants et frères ainsi que devant toute la famille de l’éducation de la wilaya de Tlemcen qui l’a connue.Il est difficile d’évaluer le sens de la vie d’une personne : certains vous diront qu’elle se mesure par ce qui reste, d’autres qu’elle est directement liée à la foi ou à l’amour et d’autres vous diront que la vie n’a tout simplement aucun sens. Moi, je crois que la valeur d’une personne se mesure par l’estime qu’elle a suscitée chez les autres et pour cela le défunt a suscité l’estime de tous. Le défunt a été un véritable modèle de rigueur et de sérieux. Engagé, il était toujours présent quand il fallait se battre pour les valeurs et les principes. S’il me tenait à faire un Chek list de tout ce qu’il a accompli, je mets la mention  »Excellent » sur toutes les cases.Enseignant il fut par vocation parce qu’il croyait en l’adage qui dit :  »Celui qui t’enseigne un mot, tu restes son débiteur pour toute la vie ». Combien alors d’êtres humains sont à tout jamais débiteurs de feu Djebbari ?Après une vie bien remplie,Que Dieu ait son âme et l’accueille dans son vaste paradis.». Quant à nous,la dernière fois que nous l’avons rencontré, c’était au mois de mai dernier au palais de la culture à l’occasion du colloque international sur l’œuvre de Mohammed Dib. Auparavant, nous l’avions côtoyé lors du 6 è colloque en mars dernier sur l’histoire de Nedroma au cours duquel il piqua une colère contre sa permanente et gratuite marginalisation.Le dernier geste de mépris en date à sn égard sera enregistré dans le scénario du film documentaire sur Cheïkh Kaddour Benachour Zerhouni Ennedroumi où on se passa allègrement de ses précieux témoignages à ce sujet.Le département de Benblidia pensera-t-il à rendre hommage à ce pilier de la culture à la faveur de 2011 ?Le défunt a été inhumé après la prière de l’Asr au cimetière de Nedroma en ce premier jour du Ramadhan(1er août) en présence d’une foule nombreuse composé de parents, d’amis et du gotha de la cité de Abdelmoumen Ben Ali dont Hadj Ghaffour entre autres…Le cortège funèbre pédestre « na’ch » est passé par les différents repères chers au défunt Cheïkh Ennadroumi.(source: Par Allal Bekkaï…)* D’autres articles

**Deux livres relatant des évènements de la Guerre de libération nationale dans la région de Nédroma, viennent de paraître chez « Dar El Gharb »-Oran.

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 Nédroma est une ville située au nord-ouest de l’Algérie, à proximité de la frontière marocaine. Elle est distante de de Tlemcen, sur le Chemin Wilayal 46. Elle est insérée dans un massif montagneux exceptionnel.Capitale des Trâras, assise sur le revers Nord du Djebel Fillaoucène au pied du col de Taza. Elle est bâtie le long d’une rivière abondante et boisée, devant la plaine fertile de Mezaourou; à quatre lieues de la mer, à laquelle elle aboutit facilement par le magnifique lit de sa rivière.Aujourd’hui, comme au temps d’Al Bakri, Nédroma est entourée de jardins produisant des fruits ; elle étale ses maisons en terrasses, qui dévalent sur la Qasba ; elle est enfermée dans un quadrilatère d’environ quinze à vingt hectares, jalonné par les vestiges, apparents par endroit, de l’ancienne enceinte.

Le géographe El Yacoubi la cite et la décrit comme grande cité ; Al Bakri au en donne une description brillante ainsi qu’Al Idrissi qui signale ses fonctions agricoles et commerciales. Cette cité jouissait d’une grande dignité religieuse comparable à celles des grandes villes musulmanes; elle possède une grande mosquée Almoravide, la mosquée de Sidi Bou Ali, la mosquée de Beni Affene aux coupoles multiples et d’importants remparts Almohades. Nedroma est connue pour ses multiples koubba où reposent des saints et savants outre méditerranéens, mais elle est également connue pour ses traditions musicales andalouses. Au, Léon l’Africain attribue la richesse de Nédroma au nombre de ses tisserands. (source:Wikipedia Nedroma,

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** Gilbert Grandguillaume. Anthropologue arabisant..au colloque de Nédroma

*  » les enfants de Nedroma n’allaient pas seulement à l’école française, mais ils fréquentaient aussi l’école arabe. Ce qui leur a permis de développer une personnalité équilibrée. » **

Rencontré en marge du colloque sur l’histoire de Nedroma organisé par l’association «El Mouahidia», Gilbert Grandguillaume, anthropologue arabisant, nous révèle tout l’intérêt qu’il porte à la ville de Nedroma.

-D’où vient cette relation que vous entretenez avec l’Algérie et la langue arabe ?

*Je n’ai connu la langue arabe et l’Algérie qu’après mes 20 ans grâce à mes deux oncles paternels qui y vivaient et, depuis, je développe un certains intérêt pour ce pays ; ce qui m’a poussé, bien entendu, à apprendre la langue arabe. L’apprentissage de l’arabe m’a pris plusieurs années, en Algérie, en Tunisie puis au Liban. Ensuite, J’ai étudié l’ethnologie et la linguistique à Paris avec les orientalistes de l’époque et, quand j’ai voulu entreprendre une thèse de doctorat 3ème cycle sur l’Algérie, la question «qu’est-ce qu’il en est de la culture algérienne après l’Indépendance ?» accrochait mon attention et mon intérêt. Donc, je cherchais une ville qui a existé avant la colonisation pour comprendre comment elle avait traversé cette période et ce qu’elle pouvait représenter dans l’Algérie indépendante. J’avais plus au moins pensé à la ville de Tlemcen mais un ami m’avait suggéré Nedroma, me la présentait comme étant le petit Tlemcen. Effectivement, j’ai découvert le petit Tlemcen en ce sens que c’est une vraie médina avec des quartiers traditionnels, une tradition culturelle, des rites et des coutumes séculaires.

-Pour reprendre l’intitulé de votre communication, pourquoi Nedroma ?

*Le titre de ma communication voulait dire, en fait, pourquoi j’ai choisi la ville de Nedroma comme sujet de thèse. Avec le recul, je m’aperçois, finalement, que c’est une interrogation sur la personnalité algérienne d’après l’Indépendance. Quels sont les facteurs d’équilibre, les composantes, qui ont fait que certaines régions qui avaient un passé historique, ont conservé un certain équilibre ? Comme je l’ai souligné dans mon intervention, la réponse que j’apporte à cette interrogation argumente que les habitants de ces régions privilégiées, face à la colonisation, ont su préserver la culture et la langue arabe tout en s’ouvrant sur des horizons plus vastes. En d’autres termes, les enfants de Nedroma n’allaient pas seulement à l’école française, mais ils fréquentaient aussi l’école arabe. Ce qui leur a permis de développer une personnalité équilibrée. D’ailleurs, je m’en rends compte que c’était bien ma question ; car, après ma thèse sur Nedroma, j’ai entrepris une thèse d’État sur l’arabisation. J’essaye d’établir une comparaison entre les modèles d’arabisation engagée dans le Maghreb : Algérie, Maroc et Tunisie. Cette étude m’a permis de penser aujourd’hui que les composantes de la civilisation, de la personnalité et de la culture sont intimement liées à la question de la langue.  (El Watan-29.03.2011.)             

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*El Mouahidia prépare son 6e colloque sur la ville historique

20 expositions sur le patrimoine de la ville et de sa région sont au menu d’un riche programme culturel et artistique concocté pour la circonstance.

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Les grandes lignes de la préparation du 6ème colloque international sur l’histoire de Nedroma et sa région et qui aura lieu les 24, 25 et 26 mars 2011, ont été présentées par le président d’Elmouahidia pour la sauvegarde du patrimoine historique et culturel de la ville de Nedroma et de sa région, M.Azzedine Midoun, lors d’un point de presse qu’il a animé au siège de l’association (la maison du patrimoine) située au centre-ville. Cette maison constitue en elle-même un patrimoine historique puisqu’il s’agit d’une ancienne maison récupérée et restaurée par l’association. «Organiser un tel colloque à Nedroma constitue un défi de taille que nous nous sommes lancé sachant que notre ville manque cruellement d’infrastructures d’accueil et de lieux culturels mais nous croyons dur comme fer en la motivation et en la volonté des membres de l’association, de toute la population de Nedroma, de faire de ce colloque un évènement planétaire», lance d’emblé le président de l’association.

Après une brève présentation de différents projets et activités de l’association qui convergent vers un seul et unique objectif: la protection et la sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel, M.Azzedine Midoun a abordé le côté organisationnel du colloque. Sous le thème «Nedroma, ville d’Abdelmoumène : société, anthropologie et mémoire», ce colloque, qui réunira d’éminents professeurs et chercheurs algériens et étrangers, sera organisé sous forme de conférences réparties sur 12 ateliers. Parmi les chercheurs étrangers qui ont confirmé leur participation à ce rendez-vous culturel et historique, figurent des Marocains, des Tunisiens, des Irakiens, des Yéménites et des Français.

«Je suis persuadé que ce colloque apportera de nouveaux éléments d’importance sur l’histoire de Nedroma et de sa région. Des professeurs chercheurs marocains et qataris, qui nous ont déjà fait parvenir une copie de leur conférence, détiennent des manuscrits dont nous ignorions l’existence», annonce le président d’Elmouahidia. Parallèlement à ces conférences, 20 expositions sur le patrimoine de la ville et de sa région sont au menu d’un riche programme culturel et artistique concocté pour la circonstance. Du côté artistique, les troupes musicales d’El Mouahidia et de Biskra enchanteront les mélomanes de la musique andalouse à l’ouverture et à la clôture de la cette manifestation.

Pour ce qui est du volet touristique, une visite guidée des sites et monuments historiques de toute la région est également prévue au programme de cet évènement. Toutefois, notre interlocuteur n’omet pas d’exprimer certaines inquiétudes qui risquent de porter préjudices à cet évènement, notamment la salle des conférences actuellement en rénovation et dont les travaux n’avancent pas beaucoup. (El Watan-08.02.2011.)

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*Une centaine de candidats de différentes régions de l’Algérie a participé à ce concours dont l’objectif principal est la mise en valeur et la conservation du patrimoine historique et culturel de la région. Le modeste musée d’El Mouahidia permet aujourd’hui au public, comme au chercheur, d’accéder à une documentation variée sur l’histoire de la ville à travers ses riches collections photographiques, manuscrits anciens, etc.

La maison du patrimoine a vibré, ce jeudi, au rythme des mélodies andalouses interprétées par Hajaj Chafik, dont la voix à la fois douce et puissante a charmé le public. L’occasion était de récompenser les gagnants du concours national sur le patrimoine matériel et immatériel de Nédroma et sa région, initié par El Mouahidia, dans le cadre du projet ONG2 financé conjointement par l’ADS (Agence de développement social) et l’Union européenne. Une centaine de candidats de différentes régions de l’Algérie a participé à ce concours dont l’objectif principal, selon Azzedine Midoun, président de l’association, est la mise en valeur et la conservation du patrimoine historique et culturel de la région. Un nombre important d’objets d’une valeur inestimable vient d’enrichir le musée de l’association grâce à ce concours. De la photo ancienne aux manuscrits en passant par la céramique ancienne (ustensiles de cuisine), habits traditionnels, objets artisanaux et dictons populaires ont été collectés par les concurrents.

En somme, le petit et modeste musée d’El Mouahidia permet aujourd’hui au public, comme au chercheur, d’accéder à une documentation variée sur l’histoire de la ville à travers ses riches collections photographiques, manuscrits anciens, etc. Toutefois, des membres de l’association s’indignent devant l’attitude irresponsable de certaines personnes qui réalisent des constructions sur des sites et monuments historiques classés, de surcroît, monuments nationaux. « Pendant que nous nous démenons pour protéger et mettre en évidence cette richesse, d’autres tentent de l’enfouir », déplore un membre de l’association. « D’ailleurs, nous sommes à la recherche d’un moyen de financement pour la concrétisation d’un projet en cours qui concerne la restauration de sites historiques de la région tels que le mausolée de Lala El Allia, de Sidi Abderrahmane, de Zouiet El Yacoubi et de SidiYouchaa », affirme-t-il.

La réaction de ce membre est tout à fait légitime dans la mesure où l’association consent des efforts colossaux pour la sauvegarde du patrimoine historique et culturel de Nédroma et sa région. A l’occasion de cette cérémonie, plusieurs prix ont été décernés aux participants dont le premier est revenu à Mlle Rahal qui a présenté un manuscrit datant du seizième siècle. Mlle Sebiane Fairouz a décroché le deuxième prix pour avoir réuni 654 proverbes populaires. Le troisième prix est revenu à Hajaj Chafik qui a présenté le répertoire de Cheikh Ahmed Hassouna (Ghomari Nedromi), le maître incontesté d’El Haouzi à Nédroma, nous dit-on.(El Watan-23.06.09.)

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*L’orchestre de  l’association El-Mouahidia-Nédroma (le 21.05.2010. à Oran) 

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** L’association El-Mouahidia de sauvegarde du patrimoine historique et culturel a le plaisir d’informer tous les jeunes qu’elle organise un concours sur le patrimoine matériel et immatériel de la ville de Nédroma et sa région et ce, dans le cadre de son projet 112-09/2008 financé conjointement par la commission européenne et l’association.
Le thème du concours est en rapport avec les travaux de recherche de tous les éléments des patrimoines historique et culturel (photos anciennes, vêtements traditionnels, documents et manuscrits anciens, poèmes, comptines, proverbes populaires de la région, ustensiles et outils anciens…). Les jeunes Algériens désireux de participer à ce concours sont cordialement invités à se mettre en rapport avec l’association El-Mouahidia sise à la Maison du patrimoine rue El-Mouahidine (Derb Essouk) — Nédroma — en vue de leur inscription et pour retirer le règlement dudit concours.
Le siège de l’association est ouvert tous les jours de 10h à 18h, sauf le samedi.
Maison du patrimoine, Association El-Mouahidia BP. 48, Derb El- Mouahidine (Derb Essouk)— Nédroma, Tlemcen, Algérie
Tél. : 043.35.96.90
Fax : 043.35.96.91
el_mouahidia@yahoo.fr

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