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le nouveau visage de Paris

21022009

le nouveau visage de Paris 090216-Paris_ArcExpress-300 

Tout le monde cogite sur l’avenir de la première Région française. Chacun de son côté. Nicolas Sarkozy a fait de ­Christian Blanc le grand ordonnateur des travaux. Mais le ­secrétaire d’État au Dévelop­pement de la Région capitale ­tarde à faire connaître ses projets. Un retard lié au calendrier parlementaire chargé et à la crise qui appelle plus de relance ­rapide que de prospective à long terme. L’échéance des régionales de 2010 brouille aussi les cartes.

• Développement. Pour dynamiser une région qui «manque d’ambition», Blanc compte sur des «minihubs à visibilité mondiale», 7 ou 8 pôles économiques «moteurs de croissance». «Qui sait, dit-il, que 60 % de la pharmacie française se concentre entre Orly et Villejuif ?» Premier dossier présenté à la fin de 2008 : celui du plateau de Saclay (Essonne) dédié à la science. Un décret l’inscrivant comme opération d’intérêt national vient d’être validé au Conseil d’État. Ce projet est une vieille histoire. Son financement reste flou et laisse sceptique, y compris dans son propre camp. Selon Blanc, le dossier Roissy-Plaine de France, au nord, est lui aussi «finalisé».

• Transports. Le cabinet de Blanc regrette qu’un «faux plan des transports» ait été envoyé de façon anonyme aux dix cabinets d’architectes chargés par Sarkozy d’imaginer le Grand Paris. Le secrétaire d’État est pourtant formel : «La Région aura du mal à être contre» son schéma de transport . Pour l’instant, elle négocie avec l’État sur la rocade ferrée (appelée Arc Express ou Métrophérique), proche de Paris. Le dossier avance, mais le préfet de Région, Daniel Canepa, aurait demandé de ne «rien communiquer». On attend Blanc. Or, celui-ci considère qu’Arc Express, qu’il avait pourtant lancé lorsqu’il était patron de la RATP, «n’est plus suffisant». Maire UMP de Nogent-sur-Marne, Jacques Martin, qui collabore avec Christian Blanc «sur l’Est», croit savoir que son projet «relierait des territoires de projets à 30 km de Paris». Mais ce défenseur d’Arc Express est sorti «rassuré» d’un entretien, mardi, à l’Élysée. Pour les conseillers du président, dit Martin, cette proche rocade est «importante», les négociations entre l’État et la Région sont «avancées» et une loi-cadre sera votée «pour accélérer». «Ils veulent terminer la partie sud-est pour 2012». L’Élysée tempère. «Certaines sections sont très proches. Il faudra arbitrer en fonction des financements et des priorités.»

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• Urbanisme. Jeudi soir, Christian Blanc reçoit les dix équipes d’architectes qui auront rendu leurs projets au ministère de la Culture. Nul ne sait leur exact degré de collaboration avec Blanc. De son côté, la Mairie de Paris, active sur ce dossier, a organisé, le 16 janvier avec la Culture, une rencontre entre les architectes et plus de 300 élus franciliens.

• Gouvernance. Pour Blanc, la gouvernance c’est d’abord «l’efficacité». Mais la commission Balladur sur la réforme territoriale a pris la main sur ce dossier. Un volet Ile-de-France est attendu dans son rapport, début mars. Entendu le 9 février au CESR, le préfet Canepa – membre de la commission – affirme que le Grand Paris «serait borné par des points forts – Roissy, Orly, le début de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée et les limites des Hauts-de-Seine par exemple». Une position proche de celle du sénateur UMP de Seine-Saint-Denis, Philippe Dallier. Pour Jean-Paul Huchon, qui préside la Région, comme pour Valérie Pécresse et Roger Karoutchi, candidats à l’investiture UMP, le Grand Paris, c’est toute l’Ile-de-France. De son côté, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, défend le syndicat de dialogue Paris Métropole, éventuellement compatible avec une communauté urbaine spécifique, à condition que son périmètre soit large. (Le Fidaro) 

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* Cinq architectes français livrent au «Figaro» leur vision de la métropole de demain, conciliant qualité de vie et compétitivité.

 L'architecte Roland Castro souhaite mettre du «beau» dans les banlieues et propose un opéra au port de Gennevilliers (en haut). L'équipe du projet Christian de Portzamparc envisage la fusion des gares du Nord et de l'Est en créant à Aubervilliers la gare Europe (ci-dessus) autour d'une structure urbaine agréable, facteur de compétitivité internationale.

L’architecte Roland Castro souhaite mettre du «beau» dans les banlieues et propose un opéra au port de Gennevilliers (en haut). L’équipe du projet Christian de Portzamparc envisage la fusion des gares du Nord et de l’Est en créant à Aubervilliers la gare Europe (ci-dessus) autour d’une structure urbaine agréable, facteur de compétitivité internationale.

**  Quel sera le nouveau visage de Paris ? Quinze millions d’habitants sont concernés. Les dix équipes d’architectes et d’urbanistes internationaux, chargées par Nicolas Sarkozy de concevoir l’agglomération parisienne du XXIe siècle, ont remis leurs copies jeudi dernier au ministère de la Culture. Prochain rendez-vous, le « grand oral » du 12 mars au Conseil économique et social. «On ne sait pas ce que les politiques garderont, mais cela nous a passionnés», confie Didier Martin, coordinateur du projet Portzamparc. «Ce qui est intéressant est l’aspect complémentaire des dix équipes», souligne Yves Lion, mandataire du groupe Descartes. Et «la crise économique rend plus nécessaire encore de repenser l’agglomération parisienne», souligne l’architecte Roland Castro.Yves Lion, équipe Descartes :«On pourrait fabriquer une vingtaine de villes de 500 000 habitants en poussant à fond l’intercommunalité, afin de recréer un sentiment d’attachement au territoire. Il faut marier l’agriculture vivrière avec la construction, simplement en ­travaillant avec les délaissés (segments d’autoroute à l’abandon). On pourrait aussi réduire l’îlot de chaleur de 2 °C en rendant la forêt d’Ile-de-France active avec des plantations, à la fois piège à carbone et source d’économies.» Didier Martin, coordinateur du projet Christian de Portzamparc  : «Une structure urbaine plus agréable sera un facteur de compétitivité internationale. Les gares du Nord et de l’Est fusionneront en une seule gare qui sera située vers Aubervilliers. La place laissée vacante fera la part belle à une coulée verte avec un front bâti, façon Central Park. L’autre projet est “l’Annulaire”, un métro au-dessus du périphérique qui permettrait d’aller vite et confortablement d’un bout de la métropole à l’autre.»Antoine Grumbach :«Nous souhaiterions aménager une ville linéaire, le long du fleuve jusqu’au Havre. Je travaille sur cette phrase de Bonaparte : “Paris-Rouen-Le Havre, une seule et même grande ville dont la Seine est la grand-rue.” Toutes les grandes métropoles internationales sont portuaires. La vallée de la Seine doit être l’élément identitaire de l’agglomération, réconciliant l’intensité urbaine et la proximité de la nature.»

Roland Castro: «C’est un vrai projet de civilisation. Il s’agit de fabriquer une métropole dans laquelle il n’y a plus d’apartheid. Le rayonnement mondial de Paris est très lié à sa beauté. Nous voulons mettre du “beau” dans les banlieues, créer un opéra au port de Gennevilliers, et un quartier d’affaires à Vitry, sur une île artificielle.»

Djamel Klouche :«Le Grand Paris doit prendre en charge la ville pavillonnaire. La voiture électrique obligera à penser des villes plus agglomérées, avec des rapports de proximité, au lieu des grandes voies actuelles qui renforcent l’effet périphérie.»

Jean Nouvel :  l’architecte refuse de révéler quoi que ce soit avant le 12 mars. «Jusque-là, l’œuvre est en cours», argue-t-il. Il est l’un des seuls à parler de «tours » et à s’intéresser à Paris intra-muros.







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