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Carnet politique.3

25072017

****Carnet politique.3 **Algérie ****

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*articles similaires ici:  Hold-up économique

**infos plus-Algérie.4

** Les profiteurs du système.1

Pas beau, pas beau! l’argent qu’on n’a pas gagné à la sueur de son front 

**Ce n’est acceptable ni par la morale, ni par la religion

Pas beau, pas beau! l'argent qu'on n'a pas gagné! illustration-vectorielle-par-Christian-gail

*L’économie algérienne minée par la prédation et l’incompétence

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Malversations, corruption, dilapidation des deniers publics, détournements, scandales financiers, affairisme etc

Pourquoi tant d’impunité

Quel crédit peut-on accorder à la campagne contre la corruption que mène le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, sachant que de nombreuses affaires de dilapidation de deniers publics se sont terminées en queue de poisson et les personnalités impliquées ont été préservées, voire promues à des postes supérieurs dans les institutions de l’Etat ? Sommes-nous devant une chasse aux corrompus ou à ceux qui ont franchi la ligne rouge de la succession ?

Jamais l’Algérie n’a connu autant de scandales financiers que durant ces quinze dernières années sans que la justice, souvent très prompte à réagir,  lorsqu’il s’agit de délit d’opinion, ne joue son rôle. Les exemples sont nombreux et on pourrait citer les plus révélateurs. D’abord le scandale BRC, cette filiale créée par Sonatrach, avec le groupe américain Halliburton, au début des années 1990, dirigée depuis 1994 par Abdelmoumen Ould Kaddour, un jeune cadre qui avait fait ses études aux Etats-Unis, avant de rejoindre un bureau d’études de la Présidence spécialisé dans l’engineering et le développement.

Dès 2006, sur instruction de la Présidence, une enquête menée par les officiers du défunt service de la police judiciaire du DRS (Département de renseignement et de sécurité), dépendant du ministère de la Défense, mettait cette filiale, accusée d’avoir bénéficié d’un statut de privilégiée, pour arracher de nombreux marchés de gré à gré dans tous les domaines, y compris l’armée et d’avoir pratiqué la surfacturation. L’inspection des finances met les pieds dans le plat et les conclusions du rapport d’enquête est accablant. Le dossier est pris en charge par le tribunal de Bir Mourad Raïs, où l’instruction dure des mois, patine puis s’arrête.

Chakib Khelil, alors ministre de l’Energie, voyait mal l’immixtion des services dans la gestion de son département. Pour mieux préserver ses partenaires, il a carrément dissous la filiale, dont le responsable, Abdelmoumène Ould Kaddour, est vite rattrapé par une autre affaire. Les officiers du défunt DRS l’arrêtent pour le déférer devant le tribunal militaire de Blida, avec deux autres personnes, Adel Miloud et Mehdi Chetouh, un lieutenant du service d’écoute, pour «divulgation d’informations classées secret défense».

L’affaire tourne autour d’un enregistrement d’une conversation téléphonique entre Ould Kaddour et un officier des services libyens, que le lieutenant aurait téléchargée sur un flash-disc, remis au nommé Adel Miloud, lequel, à son tour, l’a donné à Ould Kaddour. Jugés le 26 novembre 2007, les trois accusés plaident l’innocence, mais le parquet a requis 7 ans de réclusion criminelle contre le militaire, 6 ans contre Adel Miloud et 5 ans contre Abdelmoumen Ould Kaddour, alors que le tribunal militaire prononce trois peines de réclusion criminelle : 30 mois contre Ould Kaddour, 5 ans contre le militaire et 3 ans contre Adel Miloud, un ami commun aux deux premiers.

Ould Kaddour n’introduit pas de pourvoi en cassation contre l’arrêt du tribunal, qui le rend coupable «de divulgation d’informations classées secret défense sans intension d’espionnage ou de trahison». Il reste en prison pendant 26 mois, avant qu’une personnalité de la guerre de Libération, très connue, n’intervienne auprès du président de la République pour le faire sortir au mois de mai 2010, au moment où Sonatrach était éclaboussée par un immense scandale de corruption, au centre duquel se trouvaient l’ancien PDG, Mohamed Meziane, et Chakib Khelil.

Privé de ses protecteurs et soutiens avérés, Ould Kaddour s’envole pour les pays du Golfe, précisément à Abou Dhabi, où il s’installe avec son épouse, enseignante de langue française et ses deux enfants, le temps de se faire oublier. Et pendant qu’Ould Kaddour était jugé par le tribunal militaire de Blida, le procès Khalifa fait la Une de tous les journaux.

Medelci, Sidi Saïd, Aboudjerra Soltani, Tayeb Belaïz et Abdelmoumène Khalifa

Les révélations sont fracassantes. Un ministre des Finances, Mourad Medelci, qui reconnaît ne pas avoir été suffisamment intelligeant pour décrypter le rapport de l’IGF faisant état de graves anomalies dans le dossier de Khalifa Bank, une longue liste de responsables des OPGI (Offices de promotion et de gestion immobilières), qui se cachent derrière une instruction du ministère pour retirer les fonds des banques publiques et les confier à Khalifa Bank, et des accusés qui racontent comment plus de 100 milliards de dinars appartenant aux déposants ont été détournés avec la complicité des plus hauts dirigeants du pays. Dans cette affaire, de nombreux noms sont cités par les accusés pour avoir profité des avantages offerts par Abdelmoumène Khalifa, en contrepartie de leur complicité, mais ils ont comparu comme témoins.

Parmi eux, ceux de l’ancien ministre de l’Industrie, Abdesselam Bouchouareb, l’ancien ministre de la Justice, Tayeb Belaïz, l’ancien ministre de la Solidarité, Aboudjerra Soltani, l’ancien ministre de l’Habitat, Abdelmadjid Tebboune, le secrétaire général de l’Ugta, Abdelmadjid Sidi Saïd, etc. Durant la même période, une autre affaire de corruption au centre de laquelle se trouve l’ex-président de l’Association des zaouïas, Kaddour Gouaïche, l’ex-conseiller du président de la République, est au rôle du tribunal d’Alger.

Neuf personnes, entre autres le patron de la société italienne Estaldi, une secrétaire (à la retraite) du ministre de l’Hydraulique de l’époque, alors Abdelmalek Sellal, son secrétaire général, Mustapha Rahial, ainsi qu’un cadre du ministère des Finances étaient en détention et quatre autres en liberté provisoire. L’enquête des officiers du DRS les met en cause pour avoir aidé, en contrepartie de pots-de-vin, des sociétés étrangères à décrocher des marchés auprès des institutions de l’Etat, notamment l’hydraulique, la Présidence, l’armée et d’autres secteurs.

Gouaïche Kaddour, qui avait été libéré dans des conditions troublantes sans même que ses avocats n’en soient informés, a été condamné par défaut à 4 ans de prison, dont trois ans avec sursis, alors que Mustapha Rahial a écopé d’une année de prison ferme. Autre affaire, celle de la GCA (General des concessions agricoles), qui a éclaboussé l’ex-président de l’APN, Amar Saadani, propulsé secrétaire général du FLN. Plus de 3000 milliards de centimes ont été dilapidés des fonds destinés à la revalorisation des terres agricoles.

La justice a ouvert le dossier, mais seuls quelques lampistes ont été condamnés après plus de dix ans de détention préventive. Mais aucune enquête n’a été ouverte sur la fortune de Saadani à Alger et en France. Entre-temps, au mois de mai 2010, et alors qu’Ould Kaddour retrouvait la liberté, une quinzaine de cadres dirigeants de Sonatrach, dont le PDG, sont poursuivis, et à l’exception de ce dernier, la majorité est placée en détention. Appelée Sontrach 1, l’affaire a mis au-devant de la scène médiatico-politique la gestion suspicieuse de l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, l’un des hommes proches du Président.

De nombreux contrats se comptant en milliards de dinars sentaient l’odeur de la corruption, et le nom de Khelil revenait dans la bouche de nombreux accusés, sans pour autant qu’il soit inquiété. Quelques semaines plus tôt, c’est le secteur des Travaux publics d’être éclaboussé par le scandale de l’autoroute Est-Ouest. De graves accusations sont portées contre le ministre de l’époque, Amar Ghoul, mais ce dernier reste imperturbable. Il ne sera même pas convoqué en tant que témoin par le juge, qui a préféré lui transmettre les questions par écrit.

Sellal, Rahial, Gouaïche, Ghoul, Khelil et le DRS

L’enquête menée par les éléments du DRS ne touche pas uniquement les travaux publics, mais également les transports et l’hydraulique, où l’on retrouve encore une fois le nom de Abdelmalek Sellal, en relation avec un ancien conseiller de Sarkozy, cité par un des mis en cause. Lors de l’instruction, l’affaire est recentrée autour de l’autoroute et des transports, où seuls les cadres sont convoqués. L’été 2013 éclate le scandale Sonatrach 2, après le retour des commissions rogatoires transmises par le juge en Italie. Les révélations sont hallucinantes.

Elles impliquent directement l’ancien ministre de l’Energie, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, lui son épouse et ses deux enfants. Il s’envole vers les Etats-Unis, le temps de se faire oublier. A l’automne 2013, la guerre autour du 4e mandat présidentiel fait rage au sommet. Le DRS est accusé d’avoir utilisé ces affaires de corruption pour empêcher le Président de briguer un autre mandat.

Une année après, le DRS devient la cible des attaques les plus virulentes et le service des enquêtes économique est dissous. Ses éléments sont «broyés» et beaucoup envoyés à la retraite ou mutés au fin fond du pays. Le ministre de la Justice, qui avait validé les poursuites contre Chakib Khelil, a été relevé et tous les cadres qui ont joué un rôle dans cette affaire mis au vert.

Les procès de Sonatrach 1 et de l’autoroute Est-ouest se transforment en tribune pour dénoncer les circonstances dans lesquelles les enquêtes ont été menées par les officiers du DRS. Quelque temps plus tard, Chakib Khelil est réhabilité. Il revient au pays par la grande porte.

Mustapha Rahial, après avoir été recyclé par Ali Haddad au sein de l’administration de l’USMA, est rappelé par le Premier ministre Abdelmalek Sellal comme directeur de cabinet, le statut de ministre hors cadre. Abdelmadjid Tebboune et Abdesselam Bouchouareb, tous deux faisant l’objet d’une poursuite judiciaire par la cour suprême, vu leur statut de ministre, bénéficient d’un non-lieu deux semaines avant leur nomination en tant que ministres dans le gouvernement de Abdelmalek Sellal.

Amar Ghoul est remercié avec le poste de sénateur du tiers présidentiel. Tayeb Belaïz se retrouve conseiller à la Présidence ; Chelghoum, le secrétaire général qui avait couvert les dossiers de la CGA, est nommé ministre de l’Agriculture, alors que Abdelmoumène Ould Kaddour est nommé à la tête de Sonatrach.

A la lumière de cet état de fait, il est difficile aujourd’hui de faire croire à l’opinion publique que le gouvernement de Abdelmadjid Tebboune est dans une logique de lutte contre la corruption. Toute oligarchie nourrie à l’argent des fonds publics n’aurait jamais été touchée si elle n’avait pas lorgné vers le rendez-vous électoral de 2019. Pour le cercle présidentiel, la succession est une ligne rouge à ne pas franchir.

Il l’a bien montré aussi bien en 2009 qu’en 2014, et il le fait rappeler aujourd’hui non seulement aux oligarques du FCE, et bien d’autres promus par Abdelmalek Sellal. La guerre n’est donc pas contre la corruption qui ronge tous les secteurs de l’économie, mais plutôt contre les corrompus qui ont osé franchir l’interdit. Le message est passé, mais faudra-t-il s’attendre à ce que la justice aille jusqu’au bout pour sanctionner ceux qui ont siphonné les fonds publics, mais aussi ceux qui les ont aidés et accompagnés pour le faire ? Le temps nous le dira…
   **Par Salima Tlemçani / el watan / mardi 25 juillet 2017

*«Tebboune a gagné le cœur de beaucoup d’ Algérien»

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y-a-il un pilote dans l’avion?

*voici un exemple parfait du siphonnage des deniers publics et des ressources du pays, parmi des centaines d’autres !

**Les responsables au sommet de l’Etat sont-ils au courant de ces affaires?

Le taux d’avancement des travaux du tronçon reliant Djendjen à El Eulma n’a pas dépassé les 25% et la facture de réalisation est passée de 163 milliards de dinars à plus de 167 milliards de dinars. Confié de gré à gré à un groupement algéro-italien (48% italien, 47% ETRHB et 5% Sapta), le projet est l’exemple parfait du siphonnage des deniers publics…

Comment l’entreprise de Ali Haddad, patron de l’ETRHB et président du FCE (Forum des chefs d’entreprise), a-t-elle pu accaparer de gré à gré une longue liste de marchés publics autoroutiers, dont la plupart connaissent aujourd’hui des retards ou des malfaçons techniques ? Pour des sources bien informées des arcanes du pouvoir, il faut revenir à l’été 2013, la maladie du Président et la lutte autour du quatrième mandat présidentiel de 2014.

Le cercle présidentiel avait choisi ses hommes d’affaires, ses hommes politiques et ses médias. «Très proche du frère conseiller du Président, Ali Haddad a été à la première loge et en contrepartie de son allégeance, il a obtenu une grande partie des liaisons autoroutières Nord-Sud reliant les principaux ports à l’autoroute Est-Ouest, en dépit de son incapacité technique», affirment nos interlocuteurs.

Pour être plus explicites, ils s’attardent sur le projet de réalisation de la pénétrante autoroutière reliant le port de Djendjen à l’autoroute Est-Ouest, sur 110 km, pour un montant de plus de 163 milliards de dinars. Lorsqu’il a été décidé en 2009, le projet ne concernait que les entreprises étrangères en raison de sa complexité puisqu’il devait optimiser le port de Djendjen et soulager les autres ports d’Alger, Annaba, Skikda et Béjaïa. Les autorités politiques avaient décidé, à cette époque, d’attribuer le marché à des sociétés italiennes.

Cependant, les deux consultations successives ont abouti à une fin infructueuse. Les neuf entreprises qui avaient retiré le cahier des charges après s’être constituées en trois groupements — Astaldi- Impregilo-CMC DI Ravenna, Condotte-Grandi Lavori Fincosit-Toto, et enfin Impressa Pizzarotti & C.SPA I-Salini — n’ont pas été retenues.

Seulement 25% de réalisation…

Le projet a été finalement octroyé de gré à gré, en mars 2014, à un autre groupement algéro-italien, composé de l’italienne Rizzani De Eccher (48%), de l’ETRHB (47%) et de la société publique Sapta (5%). A signaler que Rizzanni faisait partie du groupement Condotte-Grandi-Lavori-Fincosit-Toto en qualité de sous-traitant de Condotte Spa, ce qui a valu au groupe d’être éliminé, alors que ETRHB faisait partie du groupement Ohl-Teixeira-Engoa, auquel a été confiée la réalisation du projet de la 2e rocade d’Alger, en qualité de sous-traitant et dont la réception provisoire a été prononcée le 18 décembre 2016 avec des réserves.

Il est également membre du groupement attributaire des marchés de gré à gré de réalisation et de mise à niveau du tronçon autoroutier entre Lakhdaria et Bouira sur 33 km, de la pénétrante Ténès-autoroute Est-Ouest sur 54 km, etc., et dont les travaux de réalisation accusent un retard très important.

Prévu pour être réceptionné le 10 mars 2017, l’état d’avancement de ce projet a atteint à ce jour à peine 25% de sa consistance, et le montant de sa réalisation a connu une hausse de plus de 3 milliards de dinars. Comme dans la majorité des marchés de gré à gré octroyés au groupe ETRHB, l’inexpérience, l’incapacité financière et les carences techniques poussent cette entreprise à faire appel à des sous-traitants étrangers. Dans le cas des travaux Djendjen-El Eulma, l’ETRHB a sous-traité avec l’entreprise de droit turc, Mapa, pour la réalisation de l’unique tunnel de deux tubes de 1800 m, partie essentielle du projet.

Non prévu par le contrat de base, il a obtenu l’accord à travers un avenant (n°2), en dépit du refus écrit de la commission sectorielle des marchés. Nos sources sont convaincues de «l’illégalité de cet accord, qui ne peut être en règle avec la loi qu’en cas de faillite ou de règlement judiciaire d’un membre du groupement dont l’avenant doit, dans ce cas précis, tenir compte.

Raison pour laquelle la commission sectorielle des marchés a refusé le visa de cet avenant de sous-traitance du tunnel en date du 29 octobre 2015. Il est à noter aussi que le sous-traitant n’étant pas signataire de l’avenant n°2, il ne peut être ni partie prenante des dispositions dudit avenant ou d’un quelconque engagement envers le service contractant, encore moins d’une quelconque solidarité avec les membres vis-à-vis du service contractant».

Des irrégularités à la pelle

L’autre «irrégularité» relevée dans ce dossier porte sur la revalorisation à la hausse du montant global du marché. Elle a été décidée en vertu d’un avenant (n°4) relatif à la revalorisation des prix unitaires contractuels, exprimés en euros, au profit des membres de droit algérien, et ce, par application d’un nouveau taux de parité euro/dinar fixé à 1’euro pour 122,52 DA, en vigueur au 15 mars 2016 en lieu et place du taux contractuel de 1 euro pour 102,30 DA, en vigueur le 23 février 2014. Nos sources font remarquer que «la date de validation du marché de base est celle de l’ODS (ordre de service), c’est-à-dire le 23 février 2014, et la date de validation de l’avenant (n°4) est celle de l’ODS de sa mise en vigueur, soit le 16 mars 2016, soit deux ans après.

L’écart que l’ETRHB a réclamé est de 19,77% du marché, soit 3,346 milliards de dinars». Nos interlocuteurs insistent sur les «anomalies» que comporte l’accord en disant que l’application du nouveau taux unique de parité devise/dinar, adoptée par l’avenant n°4, fait suite aux démarches du chargé de la gestion de l’ANA (Agence nationale de l’autoroute) et de l’AGA (Agence de gestion des autoroutes) en s’appuyant sur la décision de l’ex-ministre des Travaux publics, Abdelkader Ouali, datée du 16 mars 2016.

Pourtant, l’article 2 de cette décision stipule : «Il est procédé à la mise en conformité du marché en fractionnant les bordereaux des prix unitaires et le détail quantitatif et estimatif comme suit : la première concernera le chef de file du groupement ‘‘Rezzani De Eccher’’, qui sera maintenue en l’état (en deux monnaies : dinar, euro).

La deuxième s’appliquera aux deux entreprises nationales, membres du groupement, ETRHB Haddad/SPA Sapta, qui sera libellée uniquement en dinars algériens, tout en prenant en charge les préjudices causés, dûment justifiés, de la fluctuation des taux de change, aggravant les charges financières du partenaire cocontractant, en entraînant la rupture substantielle de l’équilibre économique du marché susvisé.»

Même la législation sur le change…

Pour les experts de la réglementation bancaire, les préjudices liés à la fluctuation du taux de change sont ceux qui peuvent résulter des produits destinés au projet dès lors qu’ils sont effectivement importés de l’étranger par les membres de droit algérien. Le protocole signé entre les parties, faut-il le préciser, stipule que le taux de change à considérer est celui délivré par la Banque d’Algérie à la date de signature du protocole, le 15 mars 2016. Or, la décision de l’ex-ministre des Travaux publics n’y fait pas référence.

De ce fait, l’accord signé entre les parties devient non conforme à la loi et au règlement de la Banque d’Algérie. Il est également non conforme au courrier du ministère des Finances, en date du 9 mars 2016, qui explique clairement que la prise en charge du préjudice lié à la fluctuation des taux de change ne concerne que les produits importés dans le cadre du marché et bien justifiés.

Pour nos interlocuteurs, la réclamation du groupe ETRHB «porte sur les prix des travaux à charge des membres du groupe de droit algérien devant être, prétendument, payés à ces derniers en dinars, par application des dispositions de l’article 151 de l’ordonnance n° 94-03, aux taux du jour de paiement de toute la situation des travaux».

En dépit de la réglementation, l’avenant a été signé et les prix révisés à la hausse, mais sur le terrain, le projet de réalisation du tronçon Djendjen-El Eulma n’a pas dépassé les 25% de sa réalisation, alors que si l’on se réfère au contrat, il devait être réceptionné au mois de mars 2017.

Ce cas assez révélateur n’est pas isolé. De nombreux autres marchés attribués de gré à gré au groupe ETRHB, notent nos sources, sont concernés, puisque dans la majorité des contrats, des avenants sont signés pour l’introduction d’un sous-traitant étranger, puis pour une révision à la hausse des prix.
 * Par Salima Tlemçani / el watan / dimanche 05 Aout 2017

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*Bravo à l’équipe d’el watan pour son travail

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Les terres agricoles attisent les appétits

Le foncier au cœur des scandales

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el watan – le 25.07.17 | 

Le foncier, ce bien national privatisé, est livré à de faux projets et de suspectes transactions dont aucune plus value ni retombée positive sur l’économie nationale n’est avérée.

Rapine, corruption, dilapidation, le foncier agricole n’en finit pas d’être livré aux quatre vents. La mauvaise gouvernance, qui caractérise un système basé sur la rente et sa distribution, a montré au fil des années et des scandales qu’il n’y a plus de limite à l’indécence. Les colonnes de journaux se noircissent à coups de scandales qui se suivent et se ressemblent dans la manière avec laquelle les deniers publics sont dépensés sans compter pour gargariser des ventres d’oligarques insatiables.

Les caisses des banques ouvertes comme dans le «Far West» à tout bandit jouissant de l’arme de dissuasion du pouvoir. On assène un coup derrière l’autre au foncier agricole, partagé comme un énorme gâteau pour assouvir les caprices d’un nouveau genre de «seigneurs féodaux» qui n’ont de cesse de jouir des richesses nationales et de chanter famine à la «plèbe» à qui on demande de serrer la ceinture.

La terre, ce bien commun sur lequel on fonde l’espoir de laisser aux générations futures une source de vie et de survie, est disputée et morcelée entre responsables en charge pourtant de préserver les biens publics. La terre, encore une fois, devient non pas la source de vie d’un pays exsangue mais le cœur battant des scandales et des batailles de clans qui se servent au gré du moment avec la bénédiction du prince et de ses serviteurs. Le foncier, ce bien national privatisé, est livré à de faux projets et de suspectes transactions dont aucune plus value ni retombée positive sur l’économie nationale n’est avérée.

De scandales en scandales, les leçons ne sont pas retenues. Quid de Amar Saadani et Saïd Berkat et les milliards des concessions agricoles ? Quid de la gestion catastrophique du dossier du Programme national de développement agricole ? On a souvent confondu libération du foncier avec dilapidation. Il ne se passe pas un jour sans que l’on rapporte des bribes d’informations sur l’acquisition par un ministre, un wali, un homme d’affaires ou autre proche de la sphère du pouvoir, d’une surface agricole.

Des hectares se distribuent comme des certificats de jouissance au profit d’oligarques et politiques alors que l’on prépare les citoyens à renouer avec la politique des bons d’alimentation. On ne se rappelle plus du nombre de fois où l’on a crié faire la guerre aux dilapidations du foncier agricole, à la préservation de la ressource alimentaire du pays, à poursuivre toute atteinte aux biens de la collectivité, mais on assiste encore et toujours au retour aux affaires des anciens seigneurs accusés pourtant de rapine.

On a bien vu le retour triomphaliste de Amar Saadani avec ses 300 millions d’euros détournés de la CGA, de même que la réhabilitation de Abdesselam Chelghoum comme ministre de l’Agriculture après avoir été cité lui aussi dans le dossier du détournement de foncier agricole. «Il faut faire feu de tout bois. Si vous pouvez créer une zone d’activité industrielle dans chaque commune, allez-y», lançait Abdelmalek Sellal aux walis du haut de sa tour, entouré de seigneurs féodaux. «Il ne faut plus hésiter à prendre des initiatives…

Si vous avez besoin d’une couverture par rapport à la réglementation, nous sommes là», disait-il encore à la même assistance de fonctionnaires devenus des distributeurs de foncier. Résultats des courses ? Les walis semblent avoir un peu trop compté sur la couverture de Sellal. Aujourd’hui, Abdelmadjid Tebboune décide de geler toutes les affectations agricoles destinées à la création de nouvelles exploitations agricoles et d’élevage, notamment les fameuses fermes pilotes associant des partenaires privés.

La ferme pilote algéro-américaine a d’ailleurs fait couler beaucoup d’encre sur la manière avec laquelle le projet a été ficelé et attribué. Le foncier restera fermé jusqu’à «l’élaboration d’un nouveau cahier des charges déterminant les conditions d’accès aux réserves foncières agricoles du domaine national». Est-ce là une fermeture destinée à réellement assainir ce secteur ou une petite quarantaine obéissant à de purs calculs politiques en attendant de voir la nouvelle direction du vent ? Le feuilleton continue. *Nadjia Bouaricha - el watan / mardi 25 juillet 2017

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Carnet politique.3 d-274636a-quoi-joue-said-bouteflika-bce41

*Show – complicité Saïd Bouteflika et Ali Haddad 

**La Toile s’enflamme

L’image de la réconciliation entre Saïd Bouteflika et Ali Haddad a enflammé la Toile. Depuis dimanche, la poignée de main et la complicité affichée entre les deux hommes sont largement commentées sur les réseaux sociaux.

Plusieurs internautes se sont offusqués du spectacle offert devant les objectifs des photographes et des caméras de télévision par Saïd Bouteflika, Ali Haddad et le patron de l’UGTA, Sidi Saïd. Ils leur reprochent leur manque de respect pour un grand homme de l’Histoire du pays, au moment où on portait sa dépouille en terre.

Dans un commentaire assassin sur sa page Facebook, le journaliste d’El Khabar, Hamid Goumrassa, rappelle que «traditionnellement, on se recueille lors des enterrements, alors que le groupe (Saïd Bouteflika, Ali Haddad et Sidi Saïd) s’est comporté comme s’il assistait à un carnaval.» Un avis que partage Smaïl Ahmed Ouamer : «Avec la mort de Redha Malek, c’est toute la vérité sur les Accords d’Evian qui vient d’être enterrée une fois pour toute et à jamais.

C’est pourquoi ces énergumènes se sont sentis débarrassés pour de bon d’un lourd fardeau, qui est celui du risque que la vérité éclate un jour», écrit-il. Samia Bardi interpelle directement le président du FCE et laisse éclater sa colère : «Personne n’a prévenu le chef du FCE qu’on ne rit jamais aux éclats au cours d’un enterrement et encore moins devant des caméras ? Heureusement qu’il ne me représente pas !» écrit-elle sur sa page.

Pour les internautes, le storytelling de la réconciliation a des allures d’une série télé à grand spectacle. «Un scénario digne d’une saga américaine», commente Fazia Ouyahia dans son post. Sur la portée à donner aux images, Mohamed Oulahlou a sa petite idée. Il juge que la mise en scène était destinée à siffler la fin du conflit entre le Premier ministre et le patron de l’ETRHB :  «Simple mise en scène montée par Saïd Bouteflika pour rappeler les deux zigotos à l’ordre.

Une façon de leur dire : au pied !» Pour sa part, Hocine Souici considère que le président du FCE est sorti affaibli et loue le sens politique du frère du Président acquis lors de son militantisme syndical lorsqu’il était maître assistant à l’Université : «Ali est fini à moitié. Saïd est un fin politicien. Il fait semblant que les choses sont rentrées dans l’ordre. Je vous donne rendez-vous dans les jours à venir : Haddad va se casser les dents, car Saïd sait comment faire tomber des têtes.» Et le Premier ministre ?

Il n’est pas en reste. Si un internaute note que «Tebboune a gagné le cœur de beaucoup d’ Algérien»,  d’autres demandent sa démission, car ils estiment que le Premier ministre a été humilié. «C’est à ne rien comprendre, on passe pour qui là ?Je n’arrive même plus à réfléchir, à m’exprimer devant ce recul de la part de Tebboune», écrit Esmeralda Hugo. «Apparemment, c’est le début de la fin de l’ère Tebboune et non pas de Haddad», commente pour sa part Abdellah Merad.

Une fin écrite à l’avance et qui ne pouvait se terminer que de cette façon. «Probablement, quelques Algériens ont été séduits par son entrée en matière pompeuse qui, finalement, s’est vite soldée par une humiliation.. **Mesbah Salim/ el watan / mardi 01 aout 2017

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Conflit entre Tebboune et Haddad

La classe politique partagée

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el watan /le 01.08.17 | 

Certains partis et acteurs politiques pensent que le chef de l’Exécutif sort fragilisé de cette affaire, alors que d’autres restent persuadés qu’il n’a pas encore perdu «la partie».

La tournure qu’a prise le conflit opposant le Premier ministre Abdelmadjid Tebboune au patron du FCE, Ali Haddad, laisse la classe politique perplexe. Certains partis et acteurs politiques pensent que le chef de l’Exécutif sort fragilisé de cette affaire, alors que d’autres restent persuadés qu’il n’a pas encore perdu «la partie». Le Parti des travailleurs (PT) dirigé par Louisa Hanoune refuse de juger à la «hâte» et d’ aller vite en besogne.

Pour Djelloul Djoudi, chargé de la communication au sein du PT, la rencontre de dimanche dernier regroupant le trio (gouvernement-UGTA-FCE) était beaucoup plus organique et n’avait pas pour but de débattre du contenu de la tripartite, mais d’arrêter juste la date et le lieu de la tenue de la rencontre des trois parties.

«Ce qui nous intéresse, c’est le fond et non la forme. Nous allons juger le Premier ministre sur les conclusions de la tripartite et aussi sur le plus important et premier projet qu’il aura à présenter devant les députés, à savoir la loi de finance 2018», note M. Djoudi, précisant que ces deux dossiers sont un indicateur pour comprendre les orientations du gouvernement.

Pour l’heure, le PT a pris acte des décisions prises par Tebboune notamment celle consistant à lutter contre l’argent sale et la séparation de l’argent du politique. «Nous sommes en train de suivre l’évolution de la situation. Il y a eu des mises en demeure, l’annulation et le gel de certains dossiers. A notre connaissance, Tebboune n’a pas reculé. Nous attendons à ce qu’ il y ait des commissions d’ enquête, la récupération de l’argent de l’Etat, l’arrêt du siphonage ;…en somme, nous allons juger sur les actes», tranche M. Djoudi. Soufiane Djilali, de Jil Jadid, fait une lecture diamétralement opposée de celle du PT.

Pour lui, il n’y a aucun doute, Tebboune est sorti fragilisé de ce conflit et les images véhiculées lors de l’enterrement de Redha Malek confirment, selon Soufiane Djilali, cette hypothèse. «Ces images montrent que Haddad est sous la protection de Saïd Bouteflika, le frère du Président. C’est un signal fort», note le responsable de cette formation qui parle d’une rupture grave par rapport à l’opinion qui commençait à apprécier et à soutenir le Premier ministre. «L’opinion retiendra le triomphe de l’argent sur le pouvoir. Il s’agit là d’une rupture grave vis-a-vis de l’opinion qui espérait des actions concertes sur le terrain», déplore Soufiane Djilali.

Le FFS persiste et signe qu’il s’agit là d’une «scène de ménage» et «d’une opération folklorique» qui a connu son épilogue ce dimanche. D’autres hommes politiques et observateurs affirment que la rencontre de dimanche était tactique, ayant pour objectif la préservation de la marche normale des institutions et pour donner aussi l’image que le FCE demeure un partenaire dans le pacte économique et social. Si pour certains observateurs la fin du «match» a été sifflée d’en haut, pour d’autres le geste du Premier ministre renseigne sur le respect, au-delà des hommes, du calendrier gouvernemental. «Le cas Haddad n’est pas fini.

Il est appelé à s’expliquer sur les dossiers mis au-devant de la scène. Maintenant, si Haddad est propre et qu’il s’agit là d’une cabale montée par certains pour déstabiliser le système, qu’on nous informe et qu’on nous l’explique. Que Tebboune sorte de sa réserve pour clarifier toute cette situation», propose le politologue Mohamed Taïbi. ***Nabila Amir/ el watan / mardi 01 aout 2017

*****Si c’est le chef de l’État qui a véritablement ordonné la disgrâce de Haddad, pourquoi Saïd Bouteflika a-t-il pris sur lui de lui éviter l’infortune politique ?

Plutôt deux fois qu’une, Saïd Bouteflika, le frère conseiller du président de la République, s’est illustré dans des attitudes pour le moins intrigantes, qui ont tout de suite constitué la trame à la chronique politique. Il a surpris une première fois, lorsqu’il sacrifia un vendredi pour aller battre le pavé dans une action de soutien à l’écrivain Rachid Boudjedra, victime d’une caméra cachée-traquenard de la chaîne de télévision Ennahar TV. La sortie a été largement commentée. Diverses supputations ont été émises. Y compris les plus invraisemblables, comme celle qui le présentait comme un candidat lorgnant la présidence de la République. Alors qu’on est toujours à tenter des décodages, voilà qu’il aggrave son mystère. Avant-hier, en effet, à l’enterrement de l’ancien chef de gouvernement Rédha Malek, au cimetière El-Alia, dans la proche banlieue est d’Alger, Saïd Bouteflika s’est fait comme un devoir de s’afficher, et de manière ostensible, avec le président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), Ali Haddad, dont le démêlé public avec le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, était interprété comme une tombée en disgrâce. Tout le monde aura noté cette proximité chaleureuse entre lui et Ali Haddad qui venait de sortir d’une rencontre plutôt froide avec le Premier ministre. Saïd Bouteflika, qui n’ignorait certainement pas que son accolade appuyée au “patron” des patrons n’allait pas échapper à l’œil scrutateur des médias, devait finir par un autre geste fort significatif : faire monter Haddad dans la voiture de la présidence de la République pour quitter le cimetière. Le message ? Le président du FCE est toujours en odeur de sainteté chez le frère du président à qui l’on prête beaucoup de pouvoir. Et il suffit de juste un peu de perspicacité dans l’observation pour saisir que Saïd Bouteflika a, ce jour, travaillé à la réhabilitation d’Ali Haddad, objet d’une quarantaine de la part d’Abdelmadjid Tebboune. Un Premier ministre qui, dans sa réplique sèche à la bravade du binôme Haddad – Sidi-Saïd, a signifié qu’il agissait au nom du chef de l’État. D’ailleurs, dans ses confidences à des patrons qu’il a reçus le lendemain de la fameuse réunion des signataires du pacte économique à El-Aurassi, il a fait part d’une réunion restreinte avec Bouteflika, en présence du chef d’état-major de l’ANP, durant laquelle, le président de la République l’aurait instruit d’aller de l’avant. L’information n’a jamais été démentie. Elle a donc bien eu lieu. Alors, une question se pose : si c’est le chef de l’État qui a véritablement ordonné la disgrâce de Haddad, pourquoi Saïd Bouteflika a-t-il pris sur lui de lui éviter l’infortune politique ? Pas facile de répondre à une telle interrogation. Peu d’analystes se laisseraient aller à dire que le frère conseiller s’inscrirait dans un agenda politique autre que celui arrêté ou cautionné par le chef de l’État. Aussi, si le président de la République et son frère Saïd sont sur une même longueur d’onde, c’est, donc, forcément le Premier ministre qui ne le serait pas. Ce qui est difficile à admettre, à moins de se convaincre qu’Abdelmadjid Tebboune pourrait être impliqué dans un projet politique distinct de celui de Bouteflika, voire nourrir une ambition propre pour 2019. À moins de se convaincre aussi que Saïd Bouteflika jouerait en brouilleur de pistes, ses sorties devant distraire du vrai scénario qui se mettrait en place pour l’élection présidentielle de 2019. L’organisation de la succession à Bouteflika, en somme.*Liberté / el watan / mardi 01 aout 2017

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Skikda raffinerie

Raffinerie de Skikda : panne ou acte de sabotage ?

La raffinerie de Skikda est de nouveau tombée en panne. Un incendie qui s’est déclaré au niveau de la centrale thermodynamique a causé d’importants dégâts qui nécessitent de lourdes réparations.

Les premières interventions d’une filiale technique du groupe sud-coréen Samsung a permis la remise en service du terminal d’extraction de l’essence sans plomb. Un ouf de soulagement a été poussé par les responsables de cette raffinerie mais pas seulement. Car, à l’annonce de cette panne, l’inquiétude a gagné les hauts responsables du secteur mais aussi les dirigeants politiques qui craignent une «panne» sèche en essence sans plomb, un combustible qui fait fonctionner la moitié du parc automobile national.

Mais tout n’a pas été encore réglé puisque d’autres unités de cette immense raffinerie qui date des années 1970 sont toujours à l’arrêt. Leur réparation nécessitera encore du temps. Il s’agit notamment de l’unité de production du GNL, de l’essence normal et du liquide xylène. Ce qui n’est pas rien. Les pertes risquent d’être élevées.

Comment un incendie a pu se déclencher et se propager rapidement dans un complexe pétrolier aussi névralgique que cette raffinerie de Skikda qui est une fenêtre d’exportation du GNL vers l’Europe ? Y a-t-il eu négligence ? S’agit-il d’un acte de sabotage ? Autant de questions que suscitent les pannes à répétition qui touchent cette raffinerie qui a bénéficié il y a une dizaine d’années d’un plan de réhabilitation. *Hani Abdi / algeriepatriotique /  mardi 25 juillet 2017

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le flux de migrants planifié par un sioniste, selon un officier algérien 

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Les récentes annonces faites par le gouvernement algérien au sujet des migrants africains – les prendre en charge dans un cadre réglementaire et expulser les éléments jugés dangereux – feraient suite à la découverte d’un complot visant à «noyer» l’Algérie de 6 millions de clandestins d’origine africaine afin de provoquer la déstabilisation du pays.

Ces craintes sont nées suite aux avertissements lancés par le colonel de l’Armée nationale populaire (ANP) à la retraite, Ramdane Hamlat, relatifs à l’existence d’un plan extérieur visant à déstabiliser l’Algérie à travers un flux de migrants africains. Cette révélation a provoqué la polémique en Algérie sur les migrants d’origine africaine et le problème a pris une dimension sécuritaire après avoir été un problème d’ordre humanitaire.

En effet, selon le colonel Ramdane Hamlat, cité par arabicrtcom,  il existe un plan de l’officier franco-sioniste Joseph Caligri qui vise à noyer l’Algérie avec des centaines de milliers de migrants africains qui traversent le désert pour s’installer dans les villes et les exploiter ultérieurement pour déstabiliser le pays». Ce complot vise à suppléer les autres qui ont échoué en Algérie depuis le déclenchement de ce qui est appelé faussement le «printemps arabe».

Les partisans de la théorie du colonel Hamlat parlent effectivement de «flux inhabituel d’immigrants et de leur déploiement sans précédent dans les villes du sud du pays avant qu’ils se disséminent dans les villes du nord». Ils expliquent que «l’occupation d’endroits isolés ou de locaux désaffectés par les migrants participe de cette stratégie, outre le travail dans les chantiers de travaux publics et l’agriculture pour les hommes et la mendicité pratiquée dans une large mesure par les migrants africains de sexe féminins au moyen de leurs enfants».

Avant le colonel Hamlat, des activistes sur les réseaux sociaux avaient déjà diffusé des rapports faisant état de l’existence d’un «plan visant à inonder l’Algérie en Subsahariens pour les exploiter, ultérieurement, afin de provoquer un problème de minorité et d’amener l’Algérie à accepter l’ingérence des ONG sous prétexte de droit d’ingérence humanitaire, au profit de cette catégorie de migrants». Le Franco-Sioniste Bernard Kouchner avait déjà théorisé pour cette thèse dans les années 1990 pour aider au morcellement de l’Irak.

Le militant politique Djamel Saadi a affirmé que «ce plan de déstabilisation de l’Algérie à travers le flux migratoire existe et s’est accéléré après les troubles qui ont eu lieu au Mali et au Niger». Le politologue Zohir Bouamama n’exclut pas l’hypothèse de l’existence d’un complot de ce genre, arguant que dans «les guerres de cinquième génération, on se base sur les éléments de morcellement qui existent à l’intérieur des Etats même qu’on veut casser». Il a ajouté que «toutes les craintes sécuritaires envers le migrants africains sont légitimes». Il argumente son propos par la découverte dans le Sud d’un réseau d’Africains en possession de matériel de communication ultrasophistiqué, ce qui prouve, ajoute-t-il, «son lien avec un service de renseignement étranger».

Il convient de rappeler que le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, a appelé récemment l’Europe à assumer ses responsabilités dans ce drame humanitaire. Le ministre a interpellé la communauté internationale, en particulier les pays européens, à tenir compte de cette situation. «L’Algérie est passée de pays de transit à pays de résidence», a affirmé le ministre de l’Intérieur lors de son intervention à la conférence sur «Les défis de la sécurité et l’approche en matière de droits de l’homme : la Réconciliation nationale en Algérie comme exemple», organisée par le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) à Alger, il y a quelques jours. Le représentant du gouvernement a dit : «Nous supportons un fardeau de plus en plus lourd et nous agissons positivement, en dépit de tous les défis, même si nous pensons que nos partenaires internationaux doivent en tenir compte», invitant ces pays à prendre leurs responsabilités. Pour M. Bedoui, «les droits de l’homme sont un problème global qui nécessite une coordination complète».

Les migrants africains présents en Algérie sont originaires pour la plupart du Mali du Niger, du Burkina Faso, du Cameroun, de Côte d’Ivoire et de Guinée.**Ramdane Yacine /  algeriepatriotique /  mardi 25 juillet 2017

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***Face à leurs nombreux échecs

les responsables disent:

ce n’est pas nous

*C’est la faute au Pétrole !

Pauvre pétrole!

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Mauvaise gestion, corruption et dilapidation des biens publics

Quand les contre-pouvoirs viennent à manquer

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le 25.07.17 | 

Les problèmes de gestion soulevés par les dernières décisions du gouvernement de Abdelmadjid Tebboune ont une origine : le système qui les a générés en supprimant tous les moyens de contrôle et de contre-pouvoirs.

Si la question de savoir quelle issue aura le remue-ménage qui s’est emparé du pays depuis la nomination de Abdelmadjid Tebboune au Premier ministère n’a toujours pas de réponse, les raisons qui ont produit le désordre et la crise dans lesquels se débattent les Algériens aujourd’hui sont, par contre, tellement évidentes.

Les causes du désastre qui se déploie sous nos yeux sont connues de tous. Ce sont en effet celles qui ont produit le scandale Khalifa en 2003, qui ont conduit aux scandales de Sonatrach, à la corruption qui a touché la construction de l’autoroute Est-Ouest (projet du siècle) et à l’émergence d’une oligarchie qui a prospéré à l’ombre du système mis en place par le président Abdelaziz Bouteflika.

Les causes de la situation de crise suffocante que traverse le pays aujourd’hui dépassent en réalité le seul fait qu’on n’ait pas pris à un moment donné les bonnes décisions, tout le monde peut se tromper. Le problème est que la faillite nationale est le produit d’une politique qui a placé l’ambition de pouvoir au-dessus de celle d’une nation qui avait plus d’un atout pour prospérer.

Le résultat est là : le système, qui a posé son fonctionnement et son maintien sur l’arrogance et l’allégeance, a produit l’échec. Si le chef de l’Etat avait annoncé, dès le début de son premier mandat, des réformes importantes qui devaient donner au pays des institutions solides et adaptées et des contre-pouvoirs capables de le prémunir des dérives autoritaires, de la corruption, du népotisme et du clientélisme, concrètement rien n’a été mis en œuvre.

Au contraire, la réforme de la justice tant souhaitée et attendue a accouché d’une souris. Elle n’a pas débouché sur l’indépendance de la justice. Dans les faits, les tenants du pouvoir l’ont encore plus soumise à l’Exécutif. Quid de la réforme de l’Etat à laquelle une commission a été consacrée en 2001. Les recommandations du rapport Missoum Sbih qui préconisait la refondation de l’Etat ont été mises sous le coude.

En somme, ce sont toutes les initiatives à même de permettre une meilleure réorganisation des missions de l’Etat, la fluidité et la transparence dans le fonctionnement de ses institutions qui ont été empêchées. Dès l’année 2003, a commencé le processus de mise au pas des contre-pouvoirs. La presse, le mouvement associatif et les organismes de veille, qui avaient cette mission de déclencheur d’alerte, ont été bloqués. Le Conseil national économique et social (CNES) a été amené jusqu’à changer de vocation.

Aux rapports critiques du conseil de Mohamed Salah Mentouri, on a préféré les notes polies et les bons points d’un organisme qui a fini dans la soumission et l’allégeance. Les tenants du pouvoir ne voulaient guère de ses rapports, de ses critiques et de ses recommandations. Pas de voix discordante qui mettrait en avant une mauvaise gouvernance, un échec ou une dérive. Contester les décisions de la Présidence ou du gouvernement était un crime de lèse-majesté.

La Cour des comptes et l’Inspection générale des finances, qui autrefois, même si leur efficacité était discutable, jouaient un rôle dans la protection des biens publics, ont fini par subir le rouleau compresseur d’une administration qui n’a plus le souci du service public, mais celui de servir les tenants de la décision politique, du pouvoir et de sa clientèle. La première a été dépouillée de ses prérogatives, la deuxième de sa vitalité.

L’absence des instruments de contrôle, rendue possible par la seule volonté de ceux qui tiennent les rênes du pays, a ouvert grand les portes à la dérive, à la mauvaise gestion, à la corruption et à ceux qu’on appelle les oligarques, qui se sont retrouvés au centre de la décision politique. Pourquoi s’étonner aujourd’hui que le patron du FCE et bien d’autres hommes d’affaires aient une grande influence sur les choix économiques de ces dernières années et se partagent les grands marchés et bombent le torse ?

N’étaient-ils pas sollicités pour assurer le financement et la logistique des différentes campagnes des élections présidentielles ? C’est un secret de polichinelle que des hommes d’affaires qui avaient refusé de mettre la main à la poche ont payé cher. Mais en plus de l’inexistence ou de l’inefficience des instruments de contrôle de la gestion dans et par les institutions de l’Etat, les tenants du pouvoir ont réussi à ligoter le Parlement devenu, selon la formule consacrée, une chambre d’enregistrement.

Un Parlement croupion où l’allégeance et la soumission ont inhibé les pouvoirs de contrôle des politiques publiques dont ils disposent. A aucun moment les parlementaires n’ont initié une commission d’enquête sur l’attribution des marchés publics qui ont d’ailleurs fait couler beaucoup d’encre lors de l’affaire de l’autoroute Est-Ouest et le scandale Sonatrach.

Que peut faire une Assemblée issue d’un processus éhonté de fraude ? Rien, bien évidemment, puisque beaucoup d’élus pensent être redevables au système qui les a produits. Les problèmes de gestion soulevés par les dernières décisions du gouvernement de Abdelmadjid Tebboune ont une origine : le système qui les a générés en supprimant tous les moyens de contrôle et de contre-pouvoir.
 **Said Rabia / el watan / mardi 25 juillet 2017

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Exportation des produits subventionnés

Tebboune ouvre le dossier

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le 25.07.17 | 

Au-delà du caractère politique que l’on veut lui attribuer, l’exportation des produits dont les prix sont subventionnés par l’Etat relève purement et simplement d’une situation d’infraction à la législation douanière.

Coup dur pour les transformateurs de matières premières dont les coûts sont subventionnés par l’Etat : le gouvernement a ordonné hier une enquête détaillée sur la problématique de l’exportation des produits alimentaires utilisant des intrants subventionnés. Un conseil interministériel a été consacré hier exclusivement à ce dossier.

Des opérateurs risquent de se voir pris dans le filet, tant il est vrai que plusieurs d’entre eux, bénéficiaires directement et indirectement de la subvention des prix des céréales, de la poudre de lait et du sucre essentiellement, se sont mis à exporter le produit final. C’est à l’issue d’un conseil interministériel, présidé hier par Abdelmadjid Tebboune, qu’il a été décidé de prendre en charge cette question qui, au-delà du caractère politique que l’on veut lui attribuer,  relève purement et simplement  d’une situation d’infraction à la législation douanière.

En effet, dans le guide des procédures douanières, il est clairement mentionné que «les produits alimentaires dont les prix sont subventionnés par l’Etat (le blé dur, le blé tendre, l’orge, la semoule, la farine, les pâtes alimentaires, le couscous, le lait pasteurisé (conditionné en sachet), à l’exception des produits confectionnés avec des céréales importées sous le régime du perfectionnement actif sont interdits à l’exportation». Il faut dire que depuis 2012, la liste des produits alimentaires subventionnés a été élargie au sucre, dont l’importation de la matière première est subventionnée fiscalement et donc indirectement par l’Etat.

Selon des sources proches de l’administration douanière, qui a pris part d’ailleurs au conseil interministériel d’hier, au même titre que les ministres, respectivement, des Finances et du Commerce, le gouverneur de la Banque d’Algérie ainsi que le président de l’Association des banques et établissements financiers (Abef), plusieurs opérateurs ont été pris en flagrant délit d’exportation de produits alimentaires fabriqués à base d’intrants subventionnés. Ces entreprises travaillent essentiellement dans la transformation des céréales.

Lors de ladite réunion présidée par Abdelmadjid Tebboune, le ministre du Commerce a présenté un compte-rendu qui a permis, dit-on, de mettre en exergue «les incohérences qui caractérisent le fonctionnement de certaines filières dont les produits sont éligibles à l’exportation», note le communiqué dudit conseil. «Les contradictions et anomalies relevées ont trait aux différents niveaux de la chaîne et concernent aussi bien le système des approvisionnements que ceux de la production et de la distribution», poursuit la même source.

A l’issue du débat, le Premier ministre a instruit les responsables présents «en vue de mettre en place une commission intersectorielle qui sera présidée par le ministre des Finances et dans laquelle sera également représenté le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche». Cette commission «est appelée à élaborer un rapport détaillé sur cette problématique d’exportation de produits alimentaires utilisant des intrants subventionnés dans un délai d’un mois», précise le communiqué.

Les conclusions auxquelles aboutira l’expertise «seront soumises à l’appréciation du Premier ministre et devront être accompagnées de propositions de solution à même de mettre un terme aux conséquences directes engendrées par ce phénomène, notamment aux préjudices constatés sur le développement de l’économie nationale». Dit autrement, le gouvernement va demander des comptes pour chaque dinar mis à la disposition des entreprises sous forme d’une subvention des matières premières entrant dans la fabrication des produits alimentaires.

Les premières infractions à la législation ont été constatées en 2009 et des entreprises avaient été mises en demeure pour avoir exporté des produits alimentaires utilisant des intrants subventionnés. Il semblerait que plusieurs opérateurs ont récidivé durant ces dernières années, bénéficiant d’une passivité presque complice des institutions, avons-nous appris hier.

Pour justifier sa politique d’apurement des comptes, le gouvernement met en avant une éventuelle situation de détournement des subventions de leur vocation initiale. Ce à quoi les enquêteurs de la commission mixte vont tenter de répondre dans un délai d’un mois. Des poids lourds de l’industrie agroalimentaire pourraient se faire remonter les bretelles à l’issue de l’enquête. **Ali Titouche /  el watan / mardi 25 juillet 2017

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Le Parti des Travailleurs suggère la dissolution de l’APN

A la lecture du communiqué sanctionnant la réunion hebdomadaire de son secrétariat du bureau politique, le PT considère que « l’actuel législatif est l’incarnation la plus dangereuse de la jonction entre les institutions et les affaires ». 

En abordant, lors de cette session l’examen de la situation nationale, le parti de Louiza Hanoun prend note de la volonté du gouvernement d’aller de l’avant dans la séparation du pouvoir de l’argent de la chose politique, une démarche qui toutefois, « bute contre une amère réalité : l’APN non élue le 4 mai compte près de 30% de députés hommes d’affaires, alors que dans la campagne électorale des milliers de milliards ont été déversés pour acheter les consciences et réaliser un coup de force sans précédent ».

« Inacceptable ». Le Parti des Travailleurs considère le maintien de l’Assemblée nationale nouvelle issue des élections du 04 mai dernier comme « une contradiction » dans la démarche gouvernementale dans la mesure où,  elle (l’APN) « maintient les mêmes risques de légalisation du pillage de la propriété collective de la nation et de ce fait, les intentions putschistes à la brésilienne seront toujours latentes considérant qu’il s’agit du pouvoir législatif ». 

La proposition : est que « cette situation appelle des élections législatives anticipées pour asseoir un minimum de légitimité et de cohérence dans le cadre d’une vraie réforme politique, car le combat contre la prédation et la corruption exige la mobilisation de toutes les instituons de la République et l’indépendance effective de la justice ». Et ce, pour prémunir le pays des pratiques qui ont permis « à une minorité d’amasser des fortunes colossales (…)  en l’absence de tout contrôle. Que le premier ministre s’intéresse, dans sa quête de rétablir certaines situations préjudicieuses pour l’économie nationale, de prés aux institutions, focalise l’attention du Parti des Travailleurs pour qui, « les institutions de l’Etat ont été mises au service des intérêts d’une couche parasitaire agissant en violation des lois ». Et, « participent de la trahison qui est un crime imprescriptible » appelant la justice à se saisir des dossiers des « prédateurs » concernés par le non respect des cahiers de charges mais, aussi « ré-ouvrir les dossiers non moins scandaleux mais bâclés de Sonatrach, autoroute Est-Ouest…etc ». 

Le parti de Hanoun réitère son analyse de la situation à savoir que « l’exécutif est face à un examen à savoir « soit faire preuve de détermination et d’audace » à même de sauver l’Etat d’un « effondrement certain et rétablir la confiance chez la majorité, sinon la déception populaire pourrait prendre des  formes imprévisibles ». Une telle démarche ne pourrait de l’optique de ce parti que s’accompagner d’ouverture des « voies du dialogue pour résoudre les problèmes ». *leconews./ mercredi 26 juillet 2017

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Son action est ouvertement mise en cause

L’Exécutif de Sellal doit s’expliquer

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el watan – le 25.07.17 |  trans

Les hommes d’affaires mis en cause aujourd’hui ne pouvaient «agir» et s’emparer des marchés, et ce, souvent dans des conditions contestables, sans le concours, l’appui et le laxisme de l’ancien gouvernement.

Fin et suite. Les révélations en cascade sur les conditions d’attribution des grands marchés publics à une poignée d’hommes d’affaires organisée autour du président du Forum des chefs d’entreprise (FCE) Ali Haddad – principal bénéficiaire – posent l’inévitable question de la responsabilité politique. Comment un groupe restreint d’entrepreneurs privés a réussi à faire main basse sur l’économie du pays en un temps aussi rapide ? Comment des projets gigantesques aux coûts élevés sont confiés à un trust structuré essentiellement au sein du FCE.

Travaux publics, bâtiment, routes, rails, hydraulique, énergie, infrastructure portuaire, automobile et agriculture. Le tout est financé par les banques publiques. La gestion de l’ancienne équipe gouvernementale est directement mise en cause par Abdelmadjid Tebboune dès le lendemain de sa nomination au palais Docteur Saadane. L’ex-ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, lui aussi est ouvertement accusé par son successeur de «grandes failles dans l’élaboration des cahiers des charges» relatifs notamment aux usines de montage de l’automobile.

D’autres départements ministériels sont également impliqués dans l’octroi des marchés dans des conditions douteuses. C’est tout un système opaque qui a été mis en place dans une collusion d’intérêts entre le gouvernement et les hommes d’affaires. «Le gouvernement Sellal a mobilisé les ressources publiques au seul service de quelques hommes d’affaires», accuse un membre de l’actuel Exécutif. Rien ne pouvait être refusé aux influents «investisseurs» du FCE. En tout état de cause, le cinglant réquisitoire de l’actuel Premier ministre interpelle frontalement son prédécesseur.

Abdelmalek Sellal, qui a dirigé le gouvernement pendant cinq années, se mure dans un silence assourdissant. Son ministre de l’Industrie, Abdessalem Bouchouareb, lui aussi n’a pas réagi aux lourdes accusations portées contre lui.  S’il est vrai que l’obligation de réserve les empêche de s’exprimer publiquement pour se défendre, il n’en demeure pas moins que l’ampleur des scandales exige une explication.

L’opinion publique est en droit de savoir. Si Abdelmadjid Tebboune veut réellement donner du crédit à son action d’«assainissement», il doit réclamer des comptes, car il s’agit de capitaux appartenant à la collectivité nationale qui ont été siphonnés. L’indignation ne suffit pas à elle seule pour réparer les dégâts occasionnés. L’économie nationale en a trop souffert et la crise pèse surtout sur les couches sociales vulnérables, déjà trop accablées.

Les accusations portées contre le précédent gouvernement doivent être accompagnées de l’obligation de rendre des comptes. La responsabilité politique de l’ancien Exécutif est totale. Du moins les secteurs directement impliqués dans les affaires mises sur la place publique par le gouvernement. L’Exécutif de Abdelmalek Sellal doit s’expliquer, car les hommes d’affaires mis en cause aujourd’hui ne pouvaient «agir» et s’emparer des marchés, et ce, souvent dans des conditions contestables, sans le concours, l’appui et le laxisme de l’ancien gouvernement et de l’administration centrale.

Ces hommes d’affaires sont également mis en demeure de s’expliquer. La brèche ouverte par le n°2 de l’Exécutif dans le mur infranchissable des «affaires» ne peut être vite bouchée. Cette parenthèse ne doit pas être fermée de sitôt. En tout cas pas avant de révéler les tenants et les aboutissants du grand détournement qu’a connu l’économie du pays. Il y va de la crédibilité de l’Etat, dont l’image est sérieusement écornée.

M. Tebboune doit avoir le courage de s’affranchir des «interférences et autres interventions» qui peuvent avoir lieu, mais surtout il est tenu de franchir le pas, de passer à l’étape supérieure. Il ne suffit pas de «corriger» et tourner cette nouvelle page sombre dans le registre étoffé des scandales nationaux. L’actuel Premier ministre qui se dit avoir «le soutien du Président et des autres services de l’Etat» a le devoir de mener à terme cette opération de «sauvetage».*Hacen Ouali / el watan / mardi 25 juillet 2017

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*un drôle de syndicaliste au service du patronat !

Sidi Saïd invité à rendre son tablier

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el watan – le 25.07.17 | 

Le secrétaire général de la centrale syndicale, Sidi Saïd, se trouve dans une mauvaise posture. Son franc soutien au patron du FCE lui a attiré les foudres du monde syndical et aussi de la quasi- totalité de la classe politique, qui n’attendait, en toute vraisemblance, que le moment propice pour déverser sa colère sur l’homme, accusé d’avoir déserté le combat syndical et d’avoir choisi le camp des patrons.

Les syndicalistes et travailleurs, affiliés à l’UGTA, sont dans l’expectative. Pour eux, la situation n’est pas simple, elle est même très complexe et ils ne savent pas dans quelle direction elle évoluera. Partira ? Partira pas ? A quelle logique obéit le geste de Sidi Saïd ? Ce sont autant de questions qui taraudent l’esprit des militants de la centrale. Pour l’heure, il n’y a eu aucune prise de positon, mais les syndicalistes attendent une action de Sidi Saïd à qui ils reprochent une démarche prise à la hâte et sans la consultation des membres de la direction ni ceux du secrétariat national.

En se rangeant du côté des patrons, Sidi Saïd a, selon eux, porté atteinte à l’image de l’UGTA, déjà ternie par son accointance avec le pouvoir. Il met la centrale dans une positon de faiblesse. «En plus de l’image de l’UGTA, c’est aussi la crédibilité de Sidi Saïd qui accuse un sacré coup. Ce dernier ne peut plus être audible, et par conséquent il doit prendre une décision dans le sens du rétablissement de l’action syndicale», expliquent des syndicalistes qui ont préféré garder l’anonymat.

Catégoriques, les syndicalistes pensent que lorsqu’on prend une telle décision à ce niveau de responsabilité, on doit tirer les conclusions de sa démarche. «S’il veut sauver un tant soit peu la maison syndicale, Sidi Saïd devrait rendre son tablier, sinon il serait accusé d’être le fossoyeur de l’organisation syndicale.

Une telle décision ça se paye. A la tête de l’UGTA depuis plus de 20 ans, Sidi Saïd ne fait, malheureusement, pas l’unanimité et l’organisation historique est à la croisée des chemins», affirment les syndicalistes qui de tout temps se sont plaints d’une UGTA qui s’est éloignée du monde de travail et d’un Sidi Saïd qui a bafoué les règles élémentaires du militantisme syndical. Ils énumèrent une série de dysfonctionnements allant du non-respect du règlement intérieur, au cumul de fonctions.

«Aujourd’hui, les langues commencent à se délier et chaque jour apporte son lot de révélations sur les biens que possèdent le secrétaire général de l’UGTA et sa famille. Comment dans ce cas, Sidi Saïd peut-il prétendre défendre les travailleurs à l’ère des restrictions budgétaires et des réformes douloureuses ?

Comment Sidi Saïd peut-il intervenir auprès des travailleurs pour expliquer le bien-fondé d’une réforme ?» s’interrogent les syndicalistes dont la première préoccupation est de redorer l’image de l’UGTA. Sidi Saïd, qui était hier l’allié de tout le monde, est aujourd’hui pointé du doigt. Il est accusé d’avoir accompagné tous les gouvernements précédents dans le démantèlement de l’économie nationale et l’affaiblissement de la classe ouvrière. «Sidi Saïd n’a jamais été du côté des travailleurs. Il a toujours soutenu les forces de l’argent», affirment des syndicalistes contraints de déserter la centrale. ***Nabila Amir / el watan / mardi 25 juillet 2017

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Transfert illicite de fonds

Ces fortunes cachées à l’étranger

Acculé, Ali Haddad sort de sa réserve et pointe du doigt les autorités qu’il accuse d’être responsables de la situation de blocage. Néanmoins, le patron des patrons n’a pas expliqué à l’opinion publique d’où vient sa fortune à l’étranger, alors que ses activités économiques sont en Algérie.

Il n’est pas le seul dans cette situation. D’autres hommes d’affaires ainsi que de nombreuses personnalités politiques ont acheté des biens immobiliers à coups de millions d’euros sans que cela n’interpelle les autorités chargées du contrôle des changes… Après les graves accusations portées à son encontre, Ali Haddad, président du FCE (Forum des chefs d’entreprise), sort de sa réserve.

Il récuse tous les griefs, renvoie la balle aux autorités, mais ne dit mot sur les biens qu’il a acquis à l’étranger, ni expliqué par quel procédé il a transféré les fonds ayant servi à l’achat d’une banque en Espagne et le montant de 67,6 millions d’euros pour l’acquisition, en décembre 2011, de l’un des plus beaux établissements hôteliers à Barcelone, l’hôtel Palace (ex-Ritz), auprès de la société espagnole Inmobiliaria Sarasate.

Cette transaction avait fait les choux gras de la presse ibérique, qui en a fait un événement assez important, dans la mesure où l’hôtel appartenait à un homme d’affaires espagnol et ancien président du club de football FC Barcelone, avant d’être vendu à la société Aginyo, que détient Ali Haddad.

Mieux encore. Le nom de Ali Haddad est cité dans le cadre du scandale des comptes offshore, enregistrés au mois de novembre 2004, par le cabinet Mossack Fonseca, aux îles Vierges britanniques. Selon les documents et courriels obtenus par le CIJI (Consortium international des journalistes d’investigation), le président du FCE est présenté comme bénéficiaire économique d’une compagnie, KOGC (Kingston Overseas Group Corporation).

Il avait un compte dans une agence de la HSBC du quartier londonien de Knight Bridge, dont le revenu déclaré au titre de l’année précédant son ouverture en février 2008, était de 67 000 livres sterling, soit près de 88 000 euros, avant d’atteindre 2,43 millions de livres sterling une année après.

Spécialisée dans les investissements immobiliers, KOGC est l’administratrice d’une autre compagnie offshore, basée au Panama, Markham Financial Services Corp, qui est, elle aussi, associée à une autre société, Marbury International Business Group LLC, implantée au Nevada, aux Etats-Unis. Selon le consortium de journalistes, «le montage est parfait» et le nom du patron du groupe ETRHB, Ali Haddad, n’est apparu qu’à l’occasion d’un inventaire réalisé par Mossack Fonseca.

Comment Ali Haddad a-t-il fait pour détenir des fonds aussi colossaux à l’étranger alors que ses principales activités économiques sont en Algérie ? Il faut reconnaître que Ali Haddad n’est pas le seul à avoir acquis des biens immobiliers et à détenir des comptes offshore à l’étranger sans qu’il ne soit inquiété par les autorités de contrôle ni pas la Banque d’Algérie.

Durant cette semaine, l’opinion publique apprend, grâce à des informations distillées par la presse nationale, qu’un autre homme d’affaires, spécialisé dans les pâtes alimentaires, Amar Benamor, a déboursé la somme de 20 millions d’euros pour l’achat d’un… yatch en Italie. Comment de telles richesses ont-elles pu être accumulées à l’étranger, alors que les principales activités économiques sont installées en Algérie ? Visiblement, les transferts illicites sont devenus le sport privilégié de nombreux hommes d’affaires mais aussi de personnalités politiques. Le scandale des Panama Papers a mis au-devant de la scène médiatique internationale les noms des ministres algériens éclaboussés.

Le premier a été l’ex-Premier ministre Abdelmalek Sellal, dont la fille Rym, propriétaire d’un appartement tout près des Champs-Elysées, à Paris, possède, une société offshore, Temapert Capital Holdings Limited, créée en octobre 2006 — période où son père était ministre des Ressources en eau — dans les îles Vierges britanniques. Dans les documents du cabinet Fonseca, il est précisé que «la société à laquelle la fille Sellal est liée, Teampert Capital Holdings Limited (TCH), a été constituée le 26 octobre 2004 aux îles Vierges britanniques par le cabinet panaméen Mossack Fonseca en faveur de Omar Habour», une autre personnalité, très proche de Chakib Khelil, l’ancien ministre de l’Energie.

Omar Habour, qui avait fait l’objet d’un mandat d’arrêt international dans le cadre de l’affaire Sonatrach 2, a été cité comme pourvoyeur des fonds ayant alimenté les comptes de Nadjat Arafat-Khelil, épouse de Chakib Khelil. Selon le CICJ, quatre mois après la constitution de TCH, Rym Sellal est devenue l’ultime bénéficiaire et les pouvoirs de Habour annulés. Elle restera l’ayant droit de cette société offshore au capital de 50 000 dollars jusqu’au 30 mars 2010, date à laquelle elle sera démise de ses pouvoirs.

Dans le livre Alger-Paris une histoire passionnelle, écrit en 2015 par deux journalistes français, Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet, Rym Sellal, née en 1978, est pointée du doigt pour avoir «acheté le 27 avril 2007 et sans aucun crédit bancaire deux studios transformés en un appartement richement meublé de 64 m2 sur les Champs-Elysées, situé au niveau de la galerie commerciale des Arcades, attenante à l’hôtel Claridge, pour 860 000 euros, dont 50 000 ont été versés hors vue du notaire».  En 2007, la fille de l’ex-Premier ministre n’était pas encore mariée à l’homme d’affaires libanais ; alors d’où a-t-elle pu avoir de tels fonds ?

Le Consortium international de journalistes d’investigation a épinglé aussi l’ex-ministre de l’Industrie, Abdessalem Bouchouareb, en affirmant qu’il détient une société, Royal Arrival Corp, dont le compte offshore a été créé en avril 2015, alors qu’il était toujours ministre, par l’intermédiaire de la Compagnie d’études et de conseil, basée au Luxembourg, avec un montant de 700 000 euros, sous forme d’un portefeuille de titres immobiliers, à la filiale suisse spécialisée dans la gestion de fortune de la National Bank Of Abu Dhabi. Comment ces fonds ont-ils pu quitter le pays, alors que la réglementation des changes interdit à tout Algérien résidant sur le territoire de détenir des avoirs à l’étranger générés grâce à une activité en Algérie ?

La question se pose aussi pour l’ex-secrétaire général du FLN, Amar Saadani, qui se retrouve propriétaire dès 2009, lui ses enfants et son épouse, d’une société immobilière, de deux appartements en France et d’un autre en Espagne. Ce ne sont là que les personnalités dont les noms ont été éclaboussés par les scandales financiers, et à aucun moment les institutions chargées du contrôle des changes, la Banque d’Algérie, l’administration douanière, la justice, les services de sécurité, la cellule du renseignement financier n’ont daigné ouvrir  une enquête.

Quelle crédibilité peuvent avoir les services des Douanes, qui défèrent devant les tribunaux de jeunes détenteurs de quelques centaines d’euros, interpellés dans les aéroports, lorsque l’on sait que d’autres Algériens, au-dessus de la loi, se permettent de transférer des millions en devise forte pour acheter des biens à l’étranger ?

Peut-on croire qu’à l’ère du GAFi (Groupe d’action financière) et de la réglementation internationale assez drastique en matière de blanchiment d’argent, les pouvoirs publics ignorent les fortunes de nos compatriotes à l’étranger ? Aussi bien la CTRF (Cellule du traitement du renseignement financier) que les services de sécurité  et la Banque d’Algérie sont informés régulièrement par leurs homologues à l’étranger sur les mouvements de capitaux des Algériens ? Pourquoi alors cette immunité dont jouissent ceux qui gravitent autour du système ?
** Par Salima Tlemçani / jeudi 27 juillet 2017 / el watan

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Décès de Kamel-Rezzag Bara

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le 25.07.17 | 

Le conseiller à la présidence de la République, Kamel-Rezzag Bara, est décédé mardi à l’aube à l’âge de 69 ans dans une clinique à Alger, a-t-on appris auprès de ses proches.

Né en janvier 1948 à Ain Beida, dans la wilaya d’Oum El Bouagui, le défunt, avocat de formation, a occupé plusieurs fonctions et responsabilités au sein des institutions de l’Etat dont notamment celles de président de l’Observatoire national des droits de l’homme (ONDH-1992) et de conseiller des droits de l’homme auprès de l’ex-président de la  République Liamine Zeroual.
 
Il était aussi membre de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (avril 1998), président du groupe de travail sur les populations/communautés autochtones et chef de mission auprès de l’Union africaine (UA).
 
Durant sa carrière, Rezzag Bara a assumé également le poste d’ambassadeur d’Algérie à Tripoli de 2001 à 2004, avant d’être désigné conseiller auprès du président de la République chargé des questions sécuritaires en 2005.
Le défunt intervenait souvent sur les questions liées à la paix, à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent dans des séminaires et conférences sur ces thèmes.
 
L’enterrement du défunt devait avoir lieu mercredi au cimetière d’El Alia (Alger), selon des membres de sa famille.APS / mardi 25 juillet 2017

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