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Les Prix Nobel -2

7102019

*articles similaires:

* Les Prix Nobel -1

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La semaine des Nobel débute ce lundi à Stockholm

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Nobel de médecine : deux Américains et un Britannique récompensés pour leurs découvertes sur l’oxygénation des cellules

Le Nobel de médecine est le premier des prix Nobel décernés chaque année.

A Stockholm, le 7 octobre 2019.

**Lundi 07 octobre 2019

L’Académie a salué des découvertes qui « ouvrent la voie à de nouvelles stratégies prometteuses pour lutter contre l’anémie, le cancer et de nombreuses autres maladies ». Les Américains William G. Kaelin Jr et Gregg L. Semenza ainsi que le Britannique Sir Peter J. Ratcliffe ont reçu, lundi 7 octobre, le prix Nobel de médecine pour leurs travaux sur la façon dont les cellules s’adaptent aux variations de leur approvisionnement en oxygène.

« Le prix Nobel de cette année récompense des travaux ayant révélé les mécanismes moléculaires à l’œuvre dans l’adaptation des cellules à l’apport variable d’oxygène » dans le corps, a justifié l’Institut Karolinska, qui remet le Nobel de médecine. Ces mécanismes sont également impliqués dans les tumeurs, dont la croissance dépend de l’apport en oxygène du sang, en particulier certains cancers à progression rapide comme celui du foie.

**Vers de nouvelles stratégies contre l’anémie ou le cancer

Les chercheurs récompenses ont travaillé sur les mécanismes permettant aux cellules de s\'adapter différemment selon leur approvisionnement en oxygène. Ces travaux ouvrent la voie dans de nombreux domaines de la physiologie.

Les travaux des chercheurs récompensés ouvrent la voie à des stratégies prometteuses pour lutter contre l’anémie, le cancer et de nombreuses autres maladies. Dans le cas des tumeurs, par exemple, l’oxygène est régulé de sorte à remodeler le métabolisme et permettre une prolifération efficace des cellules cancéreuses. Des laboratoires universitaires et des entreprises pharmaceutiques tentent donc de développer « des médicaments d’interférer à différents stades d’une pathologie », explique le jury du prix Nobel : soit en « activant », soit en « bloquant le mécanisme de captation de l’oxygène ».

Les lauréats vont se partager une récompense de 9 millions de couronnes suédoises, soit 828 000 euros environ. Ils recevront également une médaille en or le 10 décembre. Le Nobel de médecine est le premier des prix Nobel décernés chaque année. Suivront la physique mardi, la chimie mercredi, la littérature jeudi, la paix vendredi et l’économie lundi. *francetvinfo- Lundi 07 octobre 2019

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Le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, Prix Nobel de la paix

Le comité Nobel a annoncé que le prix 2019 reviendrait à M. Ahmed pour son action en faveur de la réconciliation de l’Ethiopie avec l’Erythrée.

Le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, lors d’un discours à Bonga, principale ville de la province de Kaffa, le 15 septembre 2019.

–Le Monde avec AFP – vendredi 11 octobre 2019

Vendredi 11 octobre, le comité Nobel norvégien a annoncé depuis Oslo que le lauréat du prix Nobel de la paix 2019 reviendrait au premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed.

M. Abiy est récompensé « pour ses efforts en vue d’arriver à la paix et en faveur de la coopération internationale, en particulier pour son initiative déterminante visant à résoudre le conflit frontalier avec l’Erythrée », a déclaré la présidente du comité Nobel norvégien, Berit Reiss-Andersen. Le prix vise également à « reconnaître tous les acteurs œuvrant à la paix et la réconciliation en Ethiopie et dans les régions d’Afrique de l’Est et du Nord-Est », a-t-elle ajouté.

M. Abiy s’est dit « honoré » et « ravi » de recevoir ce « prix donné à l’Afrique ». « J’imagine que les autres dirigeants d’Afrique vont penser qu’il est possible de travailler sur les processus de construction de la paix sur notre continent », a dit le jeune dirigeant éthiopien dans une brève conversation téléphonique avec les institutions Nobel, qui l’ont mise en ligne.

Le comité norvégien souligne également le rôle du président érythréen, Isaias Afwerki. « La paix ne découle pas des actions d’un seul acteur. Lorsque le premier ministre Abiy a tendu sa main, le président Afwerki l’a saisie et a contribué à formaliser le processus de paix entre les deux pays », dit-il.

**« Un vent d’espoir souffle sur la Corne de l’Afrique »

Depuis son arrivée au pouvoir, en avril 2018, après plusieurs années de protestations antigouvernementales, Abiy Ahmed a mis en œuvre un rapprochement au pas de charge avec l’Erythrée, ancienne province éthiopienne. A l’issue d’une rencontre historique, le 9 juillet 2018, à Asmara, la capitale érythréenne, le président érythréen, Isaias Afwerki, et lui-même ont mis fin à vingt ans d’état de guerre entre les deux frères ennemis. Réouverture d’ambassades et de postes-frontières, rétablissement des liaisons aériennes, multiplication des rencontres… : la réconciliation a été menée tambour battant.

Salué comme visionnaire et réformateur, le jeune dirigeant, issu d’une famille pauvre, a ainsi insufflé un certain optimisme dans une région du globe où celui-ci est une denrée rare. « Un vent d’espoir souffle sur la Corne de l’Afrique », déclarait le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en septembre 2018. Mais l’enthousiasme a vite fait place à la frustration. La frontière entre les deux pays est à nouveau fermée, la signature d’accords commerciaux se fait attendre et l’Ethiopie, pays enclavé, n’a toujours pas accès aux ports érythréens. Le chemin à parcourir avant une paix ferme et définitive est encore long, estiment les analystes.

« Le comité Nobel norvégien espère que le prix Nobel de la paix renforcera le premier ministre Abiy dans son travail important pour la paix et la réconciliation, a déclaré Mme Reiss-Andersen. C’est à la fois une reconnaissance et un encouragement de ses efforts. Nous sommes conscients que beaucoup de travail demeure. »

Outre la reconnaissance internationale et la médaille, le prix Nobel de la paix rapporte 9 millions de couronnes suédoises, soit environ 830 000 euros, à son lauréat. Dans un testament rédigé un an avant sa mort, l’industriel et philanthrope suédois Alfred Nobel avait souhaité voir récompensés « ceux qui au cours de l’année écoulée auront rendu à l’humanité les plus grands services ».

Après le prix de la paix, le seul décerné à Oslo, celui d’économie donnera lundi à Stockholm le clap de fin à la saison Nobel. Tous les prix seront ensuite décernés lors d’une cérémonie le 10 décembre, jour de l’anniversaire de la mort du père de la dynamite

*–Le Monde avec AFP – vendredi 11 octobre 2019

****Le jeune dirigeant, arrivé au pouvoir en avril 2018, a réconcilié l’Ethiopie avec l’Erythrée et tente de réformer un pays,dirigeant d’un pays, l’Ethiopie, une nation de plus de 100 millions d’habitants. Abiy Ahmed, le premier ministre éthiopien, est pourtant le meilleur candidat possible, contre vents et marées, pour cette distinction. Non seulement pour ce qu’il a déjà fait en faveur de la paix en Ethiopie et dans la région, mais surtout pour ce qui lui reste à accomplir, bien au-delà

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Prix Nobel de physique :

deux Suisses récompensés pour la découverte de la première exoplanète et un Canado-Américain pour ses travaux en cosmologie

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Ils succèdent à trois chercheurs distingués l’année dernière pour leurs travaux sur les lasers.

Pour l’Académie royale suédoise des sciences, « les lauréats de cette année ont transformé nos idées sur le cosmos ». Le Canado-Américain James Peebles et les Suisses Michel Mayor et Didier Queloz ont reçu, mardi 8 octobre, le prix Nobel de physique pour leurs travaux en astronomie. Le premier a été récompensé « pour des découvertes théoriques en cosmologie physique » et les second et troisième « pour la découverte d’une exoplanète en orbite autour d’une étoile de type solaire ».

Michel Mayor et Didier Queloz sont récompensés pour avoir découvert en 1995 la première exoplanète en orbite autour d’une étoile comparable à notre Soleil,  baptisée 51 Pegasi b. Les deux hommes avaient utilisé le spectographe Elodie, un instrument capable de mesurer le spectre lumineux d’une étoile et sa vitesse radiale – sa vitesse telle qu’elle est perçue depuis la Terre – avec une précision de 10 m par seconde, quand les précédentes machines butaient à 100 m/s. 

Après des mois de doute et de calculs, la découverte de 51 Pegasi b avait été célébrée « avec une bouteille de clairette de Die et une tarte aux framboises », avait lui-même raconté Michel Mayor à franceinfo en avril 2018.

« Cette découverte est la plus excitante de toute notre carrière, et qu’elle soit récompensée par un prix Nobel, c’est tout simplement extraordinaire », ont réagi les deux chercheurs suisses dans un communiqué publié par l’université de Genève.

Quant à James Peebles, il est primé pour avoir développé pendant vingt ans un cadre théorique sur le cosmos et ses milliards de galaxies qui a fourni « les fondations de notre compréhension moderne de l’histoire de l’univers », selon les mots de Göran Hansson, secrétaire général de l’Académie royale des sciences de Suède. L’année dernière, trois scientifiques dont le Français Gérard Mourou avaient été récompensés pour leurs travaux sur les lasers. **francetvinfo- Mardi 08 octobre 2019

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 » j’ai trouvé une planète » : quand deux astronomes suisses découvraient la première exoplanète, 51 Pegasi b

Le 6 octobre 1995, en annonçant avoir détecté une planète en orbite autour d’une étoile, à 51 années-lumière de la Terre, Didier Queloz et Michel Mayor ont bouleversé la connaissance de l’espace. Ils ont reçu le prix Nobel de physique mardi 8 octobre. 

Nous avons découvert la première planète située en dehors de notre système solaire. Elle s’appelle 51 Pegasi b. » Le 6 octobre 1995, à Florence (Italie), Michel Mayor, astrophysicien à l’université de Genève, et Didier Queloz, son doctorant, annoncent l’une des découvertes majeures du XXe siècle : il existe, dans l’univers, d’autres systèmes stellaires, très différents du nôtre. Ils ouvrent ainsi, sans l’avoir cherché, la chasse mondiale aux exoplanètes, qui a conduit la Nasa à envoyer dans l’espace le télescope Tess en avril 2018. Pour cette découverte, ils ont reçu le prix Nobel de physique mardi 8 octobre. 

A l’époque, personne ne savait vraiment si les exoplanètes existaient, on le soupçonnait seulement.

« On est alors dans un monde très différent », confirme Didier Queloz, qui se souvient parfaitement du « stress » qui l’a saisi, près d’un an plus tôt, lors de cette découverte.

– »Un moteur de Ferrari sur un vieux télescope »

Car à la fin 1994, le thésard de l’université de Genève n’a pas 30 ans. Il passe des nuits entières à l’observatoire de Haute-Provence (OHP). Michel Mayor, lui, se trouve à l’université d’Hawaï, pour un semestre. Didier Queloz est seul avec ses calculs et un échantillon de 142 étoiles à surveiller, au milieu du parc naturel du Luberon. « C’est un observatoire du CNRS qui date des années 1940, raconte Auguste Le Van Suu, actuel directeur de l’observatoire. Ce n’est pas le Chili et ses télescopes en haute altitude, mais je n’exagère pas quand je dis que nous avons, en Europe, le plus grand nombre de nuits claires par an. » 

Dans le cadre de sa thèse, Didier Queloz a rejoint l’équipe de Michel Mayor pour concevoir ELODIE, un spectrographe. L’instrument mesure le spectre lumineux d’une étoile, et sa vitesse radiale, c’est-à-dire sa vitesse telle qu’elle est perçue depuis la Terre, avec une précision de 10 m par seconde, quand les précédentes machines butaient à 100 m/s. ELODIE peut détecter « l’équivalent d’une voiture qui roule à 36 km/h, mais à des milliers de kilomètres de nous », simplifie Auguste Le Van Suu. C’est un « moteur de Ferrari, installé sur un vieux télescope » d’1,93 m, grand pour l’Europe, mais petit par rapport aux concurrents américains.

ELODIE peut détecter de très faibles variations de lumière, invisibles en regardant directement à travers un télescope, mais témoins des infimes déplacements d’une étoile. Si elle oscille, c’est peut-être à cause d’un objet, une planète par exemple, en orbite autour d’elle. En effet, à cause de leurs masses respectives, « étoiles et planètes s’attirent » mutuellement, et circulent en fait autour d’un même axe de rotation, comme l’explique Le Monde. C’est précisément ce que Didier Queloz veut voir. « Nous ne cherchions pas en priorité des exoplanètes, mais d’abord des naines brunes, c’est-à-dire des étoiles avortées, qui accompagnent parfois les étoiles », explique l’astronome.

Il poursuit les travaux entamés dans les années 1960 par Michel Mayor, sur la structure en spirale des galaxies, grâce auxquels l’astronome suisse a pu concevoir, avec l’opticien marseillais André Baranne, les précédents spectrographes de l’observatoire de Haute-Provence.  »C’est ce qui nous a sauvés, parce que nous n’aurions jamais eu autant accès au télescope pour chasser des exoplanètes », estime Michel Mayor.

Une nuit de janvier 1995, les données enregistrées par ELODIE laissent Didier Queloz penser que l’étoile 51 Pegasi oscille.  »J’ai d’abord cru que mes données étaient fausses, confie-t-il. J’avais tellement honte ! » Le thésard est persuadé que son logiciel est défaillant. « Pour moi, c’était simplement la preuve que mon travail n’était pas bon », répète-t-il. Mais il a beau refaire ses calculs, les résultats sont les mêmes et semblent trahir la présence d’un gros objet en orbite autour de 51 Pegasi. Sa thèse est en jeu, alors Didiez Queloz ne dit d’abord pas un mot de sa découverte à Michel Mayor. « Si je me suis trompé, je suis mort ! », raconte-t-il.

Pendant des semaines, je suis le seul au courant de ma découverte, c’est effrayant.Didier Quelozà franceinfo

Ce n’est qu’en mars 1995 que Didier Queloz se décide à prévenir Michel Mayor. « Michel, je crois que j’ai trouvé une planète », lui écrit-il par fax. Depuis Hawaï, son directeur de thèse répond, laconique : « OK, peut-être… Nous verrons cela à mon retour. » L’astronome, expérimenté, préfère être prudent. « Il y avait eu trop d’annonces de collègues finalement obligés de se rétracter, justifie-t-il. Je n’avais pas de doute sur nos mesures, mais sur leur interprétation. »

Et pour cause, cette découverte contredit tout ce que l’on croit savoir sur la formation des planètes. « On a trouvé l’équivalent de Jupiter, une géante gazeuse, qui tourne en 4,2 jours, tout près de son étoile », résume Michel Mayor. Dans notre système solaire, Jupiter met 11 ans à boucler son orbite, très loin du Soleil. Il semble donc improbable qu’une géante gazeuse se soit formée si près de son étoile. « Là, c’est comme si Jupiter était encore plus près du Soleil que Mercure, cela paraît irréel », souligne le chercheur. « Est-ce que cette planète va s’évaporer ? Est-ce qu’elle va être absorbée par 51 Peg ? s’interroge Michel Mayor. Et au final, est-ce qu’on ne va pas dire une ânerie ? »

Mais depuis le mois de février, l’étoile n’est plus visible depuis l’observatoire de Haute-Provence. Il faut attendre l’été pour l’apercevoir à nouveau depuis l’hémisphère Nord. Surtout, il faut avoir accès au télescope, très sollicité par les astronomes européens, ce qui leur laisse le temps de peaufiner leur éphéméride, c’est-à-dire le calcul de la trajectoire que doit suivre cette planète.

L\'observatoire de Haute-Provence qui abrite un télescope de 193 cm, à Saint-Michel-L\'Observatoire, dans le parc naturel du Luberon, le 3 mars 2013.
L’observatoire de Haute-Provence qui abrite un télescope de 193 cm, à Saint-Michel-L’Observatoire, dans le parc naturel du Luberon, le 3 mars 2013. 

 Tout début juillet 1995, Michel Mayor et Didiez Queloz se retrouvent à l’observatoire de Haute-Provence, avec leurs familles respectives. Ils peuvent enfin comparer leurs projections avec de nouvelles observations, permises par de claires nuits d’été. « C’est là que nous avons obtenu la certitude qu’une planète accompagnait 51 Peg », se souvient Michel Mayor. « On fête ça discrètement, entre nous, avec une bouteille de clairette de Die et une tarte aux framboises », dit-il en riant. Il est trop tôt pour claironner, il s’agit de faire les choses dans l’ordre, avec sérieux. Les deux chercheurs s’attellent à rédiger et envoyer leur article à la revue Nature. Avant la publication, la revue soumet les travaux à un comité scientifique. « C’est parfois long, et pendant ce temps-là, la rumeur fait quand même son chemin », explique Michel Mayor.

Beaucoup d’astronomes passent par l’observatoire de Haute Provence. Et les spécialistes chargés de vérifier l’article envoyé à Nature peuvent aussi être bavards. A l’automne, sans nouvelles de la revue, Michel Mayor demande si les premières réponses des experts sont arrivées. « On me répond seulement que l’étude de notre article est en cours et que j’ai interdiction d’en parler à la presse. » Mais ses collègues le pressent de lâcher le morceau. « Oui, nous avons trouvé quelque chose, mais il faudra venir à Florence pour en savoir plus », leur répond Michel Mayor. Didier Queloz, pendant ce temps, est toujours « vraiment stressé »« J’avais ma thèse à finir et je doutais toujours de mes calculs », se remémore celui qui est désormais professeur à l’université de Cambridge, au Royaume-Uni.

** »Mayor et Queloz avaient raison »

Une trentaine de journalistes sont présents, à Florence, le 6 octobre 1995, au milieu de 300 astronomes, quand Michel Mayor et Didier Queloz dévoilent leur découverte. Stupeur. La communauté a « du mal à croire que deux Suisses, dans leur coin, ont damé le pion aux Américains », raconte Didier Queloz. « On s’attendait au scepticisme des collègues, mais on ne mesurait pas la vague médiatique qui allait nous arriver dessus », se rappelle-t-il.

Imaginez, le ‘Washington Post’, le ‘New York Times’, les plus grands journaux, qui vous appellent !Michel Mayorà franceinfo

Parmi les collègues sceptiques : Paul Butler et Geoff Marcy, qui cherchent des exoplanètes en vain depuis plusieurs années. Après Florence, les deux Américains rentrent en Californie pour pointer leur télescope sur 51 Pegasi. « Nous avons examiné les résultats, sidérés : Mayor et Queloz avaient raison, raconte Paul Butler à la BBCNos résultats correspondaient parfaitement. » Ce n’est qu’à ce moment que Didier Queloz est « soulagé ». L’article de « la Dream Team », comme l’appelle aujourd’hui Didier Queloz, est publié en novembre 1995 dans Nature.

Michel Mayor et Didier Queloz, avec le numéro de \"Nature\" dans lequel a été publié leur article, le 11 août 2005, à l\'université de Genève.
Michel Mayor et Didier Queloz, avec le numéro de « Nature » dans lequel a été publié leur article, le 11 août 2005, à l’université de Genève. 

 Depuis, près de 2 000 exoplanètes ont été identifiées et 5 000 attendent d’être confirmées. « Je pensais que l’effet retomberait au bout de trois semaines, se rappelle Michel Mayor, mais ça ne s’est jamais arrêté. » Désormais, les scientifiques cherchent des traces et des formes de vie sur ces planètes.

Evidemment, la vie est inimaginable sur 51 Pegasi b, il y fait bien plus de 1 000°C.Michel Mayorà franceinfo

Tess et les autres programmes de recherche traquent les « planètes rocheuses qui se situent dans des zones habitables ». Certaines sont déjà connues, mais on ignore si la vie y est possible. Mais pour Didier Queloz, une chose est certaine : « On n’a encore rien vu ! » - *francetvinfo- Mardi 08 octobre 2019

**Mis à jour le 08/10/2019 |
publié le 16/04/2018 | 

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Prix Nobel de chimie : un Japonais, un Américain et un Britannique récompensés pour avoir inventé et développé les batteries au lithium-ion

Ces batteries sont aujourd’hui utilisées dans les téléphones, ordinateurs portables et véhicules électriques.

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**L’Académie royale suédoise des sciences a salué des travaux qui « ont jeté les bases d’une société sans fil, sans combustibles fossiles. » Le Japonais Akira Yoshino, l’Américain John B. Goodenough et le Britannique Stanley Whittingham ont reçu, mercredi 9 octobre, le prix Nobel de chimie. Le premier est le père de la batterie lithium-ion, aujourd’hui utilisée dans les téléphones, ordinateurs portables et véhicules électriques. Les deuxième et troisième ont perfectionné cette technologie, pour augmenter notamment la puissance de ces accumulateurs.

**Premier métal du tableau périodique des éléments de Mendeleïev, le lithium est aussi le plus léger, une caractéristique prisée pour les appareils électroniques.  »Ce type de batterie légère, rechargeable et puissante est maintenant utilisée partout, dans les téléphones et ordinateurs et les véhicules électriques, a justifié l’Académie suédoise royale des sciences, qui décerne le prix. Elle peut également conserver des quantités significatives d’énergie solaire et éolienne, ouvrant la voie à une société libérée des énergies fossiles ».

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Stanley Whittingham s’était mis en quête de sources d’énergie non-fossiles dans le sillage des crises pétrolières des années 1970. C’est ainsi qu’il crée une cathode innovante dans une batterie au lithium à partir du disulfure de titane (TiS2). John Goodenough, qui devient à 97 ans le plus vieux lauréat Nobel de l’histoire, a ensuite prédit que les propriétés de cette cathode pouvaient être augmentées si elle était produite à partir d’oxyde métallique au lieu de disulfure. En 1980, il a démontré que la combinaison d’oxyde de cobalt et d’ions de lithium pouvait produire jusqu’à 4 volts. Akira Yoshino a ensuite créé la première batterie commerciale, en 1985.

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L’année dernière, deux Américains et un Britannique avaient été récompensés pour leurs travaux sur les anticorps et les enzymes. Mardi, le Nobel de physique a été attribué à deux chercheurs Suisses pour la découverte de la première exoplanète, et à un Canado-Américain pour ses travaux en cosmologie. Suivront le prix Nobel de littérature jeudi, de la paix vendredi et de l’économie lundi.**francetvinfo- Mercredi 09 octobre 2019

Le japonais Akira Yoshino est acclamé par les siens à l\'université Asahi Kasei de Tokyo (Japon), mercredi 9 octobre 2019.

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Le prix Nobel de littérature 2019 est attribué à l’Autrichien Peter Handke, celui de 2018 revient à la Polonaise Olga Tokarczuk

Cette année, deux écrivains sont exceptionnellement à l’honneur car l’Académie suédoise n’avait pas pu décerner un lauréat en 2018. 

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Deux pour le prix d’un. L’Académie suédoise a décerné le prix Nobel de Littérature 2019 à l’Autrichien Peter Handke et le prix 2018 à la Polonaise Olga Tokarczuk. L’année dernière, aucun lauréat n’avait pu être désigné car le quorum de membres siégeant prévu dans les statuts de l’institution n’avait pas été atteint, l’Académie ayant été secouée par un scandale lié à une agression sexuelle. 

Peter Handke et Olga Tokarczuk, quinzième femme à recevoir cette récompense depuis 1901, succèdent tous les deux au romancier britannique d’origine japonaise Kazuo Ishiguro, auteur des Vestiges du jour, consacré en 2017.

**Handke, « la singularité de l’expérience humaine »

Au titre de 2019, c’est donc l’Autrichien Peter Handke, écrivain, dramaturge, réalisateur et scénariste, qui remporte la distinction. Il est récompensé pour une œuvre qui, « forte d’ingénuité linguistique, a exploré la périphérie et la singularité de l’expérience humaine », a déclaré le secrétaire perpétuel de l’Académie suédoise, Mats Malm lors de l’annonce du palmarès.

Peter Handke, 76 ans, qui a publié plus de 80 ouvrages, est l’un des auteurs de langue allemande les plus lus et les plus joués dans le monde. Il a publié son premier roman, Les frelons, en 1966, avant d’accéder à la notoriété avec L’Angoisse du gardien de but au moment du penalty, en 1970, puis Le malheur indifférent (1972), bouleversant requiem dédié à sa mère.

En 2006, Handke est devenu un écrivain controversé pour des déclarations en faveur de la Serbie, à la suite des guerres qui ont ensanglanté l’ex-Yougoslavie. Il a assisté aux funérailles de l’ancien président serbe Slobodan Milosevic, condamné pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, et mort en prison.

Un jour, il a déclaré à propos du Nobel de littérature : « Il faudrait enfin le supprimer. C’est une fausse canonisation » qui « n’apporte rien au lecteur ». L’Académie ne lui en a pas tenu rigueur, pas plus que sur ses prises de position passées.

 **Assouline se réjouit de ce Nobel pour Peter Handke

« Je suis très content pour Peter Handke. Bien sûr, il y a eu un scandale sur l’affaire Milosevic qui n’est pas passé inaperçu. Mais le fait que justement les Nobel passent outre ses positions politiques je trouve ça très bien », a dit l’écrivain contacté par l’AFP.

En 2016, Pierre Assouline n’avait pas eu de mots assez durs pour critiquer le choix des Nobel d’attribuer leur récompense au chanteur américain Bob Dylan. « Incontestablement, Peter Handke est un grand écrivain, incontestablement il y a une oeuvre qui est riche, complète et très diverse. Il y a des romans, des pièces de théâtre, de la poésie… Il y a de tout », a énuméré le romancier.

 **Deux oeuvres de Peter Handke chez Gallimard en 2020

La maison Gallimard, un des éditeurs qui publient en français les textes du prix Nobel de littérature Peter Handke, a annoncé jeudi la publication de deux textes de l’écrivain autrichien en 2020. « Nous publierons sa pièce, « Les innocents, moi et l’inconnue au bord de la route départementale » dans la collection en Manteau d’Arlequin en février 2020. Son prochain roman sera publié en octobre 2020 dans la collection Du Monde Entier », a indiqué la maison d’édition contactée par l’AFP.
Le dernier roman de l’écrivain publié en français, La grande chute, remonte à 2014.

Par ailleurs, la maison Christian Bourgois, autre éditeur à publier Handke en français a exprimé sa « grande joie » après l’attribution du prix Nobel de littérature à Peter Handke. « Entre 1971 et 2008, Christian et Dominique Bourgois ont publié treize titres de cet auteur dont l’oeuvre, capitale, n’a cessé d’explorer les possibilités et la plasticité du langage, et ce dans des genres très divers : théâtre, roman, scénarios, nouvelles ou essais », a rappelé l’éditeur dans un communiqué. Peter Handke est « un artiste atypique et complet, qui ne s’est jamais laissé réduire à un courant ou une esthétique majoritaires », a estimé l’éditeur.

Outre Gallimard et Christian Bourgois, les oeuvres de Peter Handke en français sont également publiées aux éditions de l’Arche.

**Olga Tokarczuk distinguée pour son « imagination narrative » et sa « passion encyclopédique »

Au titre de 2018, l’auteure polonaise Olga Tokarczuk, 57 ans, est récompensée pour « une imagination narrative qui, avec une passion encyclopédique, symbolise le dépassement des frontières comme forme de vie », a expliqué Mats Malm à Stockholm. Olga Tokarczuk avait déjà été distinguée sur la sphère internationale en recevant le Man Booker Prize en mai 2018 pour son roman Les Pérégrins.
Auteur d’une douzaine d’ouvrages, elle est considérée comme la plus douée parmi les romanciers de sa génération en Pologne. Son œuvre, extrêmement variée et traduite dans plus de 25 langues, va du conte philosophique (Les Enfants verts, 2016) au roman policier écologiste engagé et métaphysique (Sur les ossements des morts, 2010), sans oublier un roman historique de 900 pages, Les livres de Jakob (2014).
Engagée politiquement à gauche, écologiste et végétarienne, l’écrivaine, la tête toujours couverte de dreadlocks, n’hésite pas à critiquer la politique de l’actuel gouvernement conservateur nationaliste de Droit et Justice (PiS).

Pour Pierre Assouline, les Nobel ont fait « le choix le plus prudent et consensuel » possible « après les différents scandales et controverses qu’ils ont eu, scandale sexuel et scandale autour de Bob Dylan »« Le fait qu’il y ait eu deux lauréats pour les raisons qu’on sait ça a permis de mettre un homme et une femme. Cela aurait été un nouveau scandale s’il n’y avait pas eu de femme », a-t-il fait remarquer.**francetvinfo- jeudi 10 octobre 2019

****Le scandale de 2017 

Le scandale a éclaté fin 2017 autour d’un Français, Jean-Claude Arnault, marié à une académicienne et influent dans le monde culturel du royaume scandinave. Accusé d’agressions sexuelles, il a depuis été condamné depuis à deux ans et demi de prison pour viol. 

Une crise interne sans précédent, née des dissensions sur la manière de gérer ce cas, avait brisé l’harmonie entre les 18 membres de l’Académie lettrée, entraînant des démissions en cascade, dont celle de la secrétaire perpétuelle Sara Danius. Même le roi avait dû intervenir pour calmer la tempête, sans pouvoir sauver l’annonce du Nobel 2018. Pour la première fois en 70 ans, celle-ci avait donc dû être reportée. Et l’institution créée en 1786 doit désormais redorer son image écornée.

Des changements ont donc été entrepris. Le plus notable : alors que d’ordinaire, le comité du prix Nobel est réduit à cinq membres qui recommandent un lauréat au reste de l’Académie, il s’est ouvert à « cinq experts extérieurs », notamment des critiques, des éditeurs et des auteurs âgés de 27 à 73 ans.  Cette nouveauté a été imposée par la Fondation Nobel, un des financeurs du prix. La rénovation en marche semble satisfaire le nouveau secrétaire permanent de l’Académie suédoise du prix Nobel.  « Les changements ont été très fructueux et nous avons bon espoir pour l’avenir », a-t-il déclaré à l’AFP, même s’il a reconnu qu’il restait encore « beaucoup de travail » à réaliser.*LCI -  jeudi 10 octobre 2019

****qui sont les lauréats du prix Nobel de littérature depuis 1901 ?

Le Nobel de littérature 2019 a été remis ce jeudi à Peter Handke et celui de 2018, qui avait été reporté en raison d’un scandale impliquant l’époux d’une Académicienne, à Olga Tokarczuk. LCI vous livre quelques données intéressantes pour vous faire une idée du profil-type des écrivains qui ont reçu cette distinction depuis 1901.

10 oct. 2019- LCI-  - Matthieu DELACHARLERY
La grand-messe des Nobel se tient cette année jusqu’au 14 octobre. Cette distinction vient récompenser des « personnes ayant apporté le plus grand bénéfice à l’humanité » à travers leurs découvertes scientifiques, leur engagement ou encore leur talent littéraire. Au total, entre 1901 et 2018, les prix Nobel ont été attribués 591 fois, à 906 personnes et 24 organisations. Même si les Nobel réservent bien des surprises chaque année, en regardant les chiffres de plus près, il s’avère que seuls quelques pays (dont la France) en ont quasiment l’exclusivité. Et ce, dans toutes les catégories, sans exception ! De même, il apparaît très clairement que les lauréats sont en grande majorité de sexe masculin : seulement 51 femmes l’ont reçu depuis sa création, il y a plus d’un siècle.Dévoilé ce jeudi, le lauréat 2019 dans la catégorie « littérature » est l’Autrichien Peter Handke. De son côté, la Polonaise Olga Tokarczuk décroche, avec un an de retard, celui de 2018. Cela porte au total le nombre de lauréats à 118 dans cette catégorie. En s’appuyant sur la gigantesque quantité de données disponibles sur le site internet de l’Académie des Nobel, LCI a dressé un portrait-robot dont voici un petit aperçu.

Tout d’abord, penchons-nous à la nationalité des lauréats*. Une fois n’est pas coutume, les Etats-Unis ne caracolent pas en tête des pays possédant le plus grand nombre de Nobel. Et cocorico ! Car c’est bel et bien la France, pays des Lumières, qui remporte la palme dans cette catégorie. Une hégémonie de longue date, puisque le tout-premier lauréat de l’histoire des Nobel de littérature était le poète français Sully Prudhomme, célèbre pour son poème Le Vase brisé (1865), une élégante métaphore du cœur brisé par un chagrin d’amour.S’ouvre avec lui une longue tradition de Nobel tricolore dans ce domaine, parmi lesquels Anatole France (1921),  André Gide (1947), François Mauriac (1952), Albert Camus (1957), Jean-Paul Sarte (1964) ou, plus récemment, Jean-Marie Gustave Le Clézio (2008) et Patrick Modiano (2014). Sur la deuxième marche du podium, arrivent ex-æquo le Royaume-Uni et les Etats-Unis (13). *Il n’existe pas de classement officiel des prix Nobel par pays, comme nous l’a indiqué l’Académie des Nobel, puisqu’ »il est difficile d’établir un palmarès du fait qu’il faudrait à la fois tenir compte du lieu de naissance, de la citoyenneté du lauréat, ainsi que de l’institution scientifique dans laquelle il effectuait ses recherches ». Pour établir ce classement, nous avons pris le parti de comptabiliser un lauréat dans son pays d’origine et dans celui pour lequel il a effectué ses travaux.

Autre constat, tout aussi fragrant, la sous-représentation des femmes. Au sein de cette catégorie comme dans les autres, d’ailleurs ! Elles ne sont en effet que 15, face à un contingent de 101 hommes ! Il faut attendre 1926 pour voir l’une d’elles décrocher enfin le Nobel dans cette catégorie. Il s’agit de l’écrivaine Grazia Deledda. Elle est, à ce jour, l’unique romancière italienne lauréate de cette distinction. On notera, en outre, l’absence d’une femme de lettres de nationalité française parmi les lauréats dans cette catégorie pourtant bien fournie en tricolores.
La grande majorité des Nobel sont des hommes. Mais quel âge en moyenne ont-ils au moment où ils reçoivent leur prix ? 59 ans toutes catégories comprises, nous dit l’Académie royale des sciences de Suède sur son site internet. Rien de bien surprenant. D’autant plus que cette distinction vient le plus souvent récompenser une carrière plus qu’une découverte. Il est toutefois très variable en fonction des domaines : les physiciens, en particulier, ainsi que les chimistes, puis les médecins, sont plus jeunes, tandis que femmes et hommes de lettres, ainsi les lauréats au prix Nobel de la paix sont généralement plus âgés. De fait, le plus jeune écrivain récompensé est le Britannique Rudyard Kipling, devenu célèbre avec son The Jungle Book (1894). Il avait 41 ans quand il a reçu le prix en 1907. La Britannique Doris Lessing, doyenne de cette catégorie, était, quant à elle, âgée de 88 ans quand elle a décroché son Nobel en 2007. Célèbre dès son premier livre, Vaincue par la brousse (1950), auteure d’une vingtaine de romans dont le best-seller international Le Carnet d’or (1962), elle est très vite apparue comme une femme de lettres engagée et militante, notamment pour les causes marxiste, anticolonialiste et anti-apartheid.

L’anecdote pour briller à la machine à café

Notons enfin, pour l’anecdote, que Jean-Paul Sartre, primé en 1964 pour l’ensemble de son oeuvre, a refusé son Nobel. « Cette attitude est fondée sur ma conception du travail de l’écrivain. Un écrivain qui prend des positions politiques, sociales ou littéraires ne doit agir qu’avec les moyens qui sont les siens, c’est-à-dire la parole écrite. Toutes les distinctions qu’il peut recevoir exposent ses lecteurs à une pression que je n’estime pas souhaitable », estimait-il. Mais il fait toujours partie de la liste disponible sur le site de l’Académie.*LCI -  jeudi 10 octobre 2019

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