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Eruption en Islande: les avions cloués au sol

16042010

 A Roissy-Charles de Gaulle des passagers ont passé la nuit sur place.

Pagaille dans l’espace aérien après une éruption volcanique en Islande 

** 5000 à 6000 vols annulés jeudi dans l’espace aérien européen.

**16.000 vols annulés en Europe samedi

AFP
17/04/2010 |

Seize mille vols ont été annulés aujourd’hui dans l’espace aérien de l’Europe à cause du passage d’un nuage de cendres venant d’Islande, a annoncé l’Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, Eurocontrol.

***15 vols d’Alger vers l’Europe annulés

**GNL 16 -Oran : La cérémonie d’ouverture pourrait être reportée à lundi à cause du trafic aérien…  

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*Le trafic aérien est paralysé dans le nord de l’Europe à cause des cendres crachées par un volcan en Islande, qui ont provoqué la fermeture jeudi des espaces aériens irlandais, britannique, danois, suédois, néerlandais, et belge, et affectent la France, l’Allemagne,la Pologne.Ces perturbations « pourraient durer deux jours », tout dépendant « de la façon dont évoluera le nuage » de cendres, a indiqué Eurocontrol, l’Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne.L’organisation estime que 5000 à 6000 vols ont été annulés jeudi dans l’espace  aérien européen, qui a totalisé quelque 21.000 vols.Vingt-cinq aéroports français, dont les parisiens, sont fermés depuis 23h30 jeudi, tandis qu’Air France a annulé ses vols au départ et à destination de Paris ce vendredi matin.La moitié des vols entre l’Amérique du nord et l’Europe devraient être annulés vendredi, a prévenu Eurocontrol.En Islande, des experts ont averti que l’éruption volcanique la deuxième en moins d’un mois, pourrait durer au moins plusieurs semaines.

Eruption en Islande: les avions cloués au sol L’espace britannique a été fermé dès 11 heures hier jeudi. La Grande-Bretagne a prolongé la fermeture des ses aéroports de six heures, jusqu’à 18 heures ce vendredi, ont annoncé dans la nuit les autorités aériennes britanniques.Seuls quelques vols au départ et à destination de l’Irlande du Nord et de l’Ecosse pourraient être autorisés entre minuit et 12 heures vendredi.Environ 1.300 avions, soit 180.000 passagers, décollent ou atterrissent chaque jour à l’aéroport londonien d’Heathrow, premier au monde en terme de trafic international.

Les compagnies aériennes australienne Qantas et néo-zélandaise Air New Zealand ont annoncé vendredi avoir annulé des vols vers l’Europe.Qantas a indiqué que ses vols vers Londres et Francfort risquaient de ne pas reprendre avant dimanche, alors que des milliers de passagers sont bloqués en Australie et en Asie. Air New Zealand a annulé deux vols vers Londres.L’espace aérien irlandais était partiellement fermé depuis 11 heures. L’espace belge a été totalement fermé à 14h30 et le restera jusqu’à vendredi 16 heures.Celui des Pays-Bas a été fermé à 16 heures. La compagnie néerlandaise KLM a annoncé l’annulation de tous ses vols jusqu’à vendredi 12 heures.La Scandinavie a été fortement affectée. Au Danemark, l’espace aérien a fermé à 17 heures, en Suède à 20 heures. Le trafic a été interrompu en Norvège, et dans le nord de la Finlande.La compagnie aérienne scandinave SAS a supprimé 635 vols sur 870 prévus. Les difficultés se sont progressivement étendues un peu plus au sud et à l’est.

Le trafic aérien, arrêté depuis jeudi soir dans les aéroports de Berlin, Hambourg, Hanovre et Brême (nord), a également été interrompu dans la nuit à l’aéroport de Düsseldorf (ouest), tandis que celui de Francfort était menacé vendredi matin par les cendres venues d’Islande.

Environ 140 vols, soit plus de 10% du trafic quotidien, ont été annulés à l’aéroport de Francfort, le premier d’Allemagne et troisième du continent.

La Pologne, où sont attendues samedi et dimanche plus de 70 délégations du monde entier pour les obsèques du président Lech Kaczynski, a également fermé son espace aérien dans le nord du pays jeudi à partir de 18 heures jusqu’à nouvel avis.

L’éruption, mercredi, d’un volcan au sommet du glacier Eyjafjallajokull, dans le sud de l’Islande, a émis d’importants nuages de cendres qui peuvent limiter la visibilité et risquent d’endommager les réacteurs des appareils.

Des dizaines d’annulations dans les aéroports du monde ont été déclenchées par ricochet, en particulier à Amsterdam et Madrid. Les liaisons aériennes entre New York et la Grande-Bretagne ont été annulées jeudi.(Source AFP)+Libération-15.04.2010.)

** vidéo- vu d’avion, le volcan islandais -,  http://www.youtube.com/watch?v=tGPD_0SCDp4&feature=player_embedded

*Quatre questions sur le volcan islandais Eyjafjöll et son encombrant panache

Des scientifiques ont récolté vendredi, sur une route islandaise, un échantillon de cendres volcaniques pour l'analyser.
Des scientifiques ont récolté vendredi, sur une route islandaise, un échantillon de cendres volcaniques pour l’analyser. 

  

Météorologues, chimistes de l’atmosphère, climatologues, tous s’accordent pour dire qu’il est encore trop tôt pour estimer l’impact et les conséquences de l’éruption. Les vulcanologues eux-mêmes ne sont pas en mesure de savoir comment va évoluer le volcan.

coeur- Peut-on prévoir la fin de l’éruption?

Non. «Cela peut durer aussi bien quelques semaines que quelques mois comme c’est souvent le cas avec ce type de volcan, explique Édouard Kaminsky, vulcanologue à l’Institut de physique du globe de Paris. En revanche, l’activité explosive devrait se calmer plus tôt, une fois que la glace située sur le cratère aura fondu.» Le panache dégagé par le Eyjafjöll est dû en effet uniquement au choc thermique provoqué par le contact entre la lave et la glace. «En l’absence de cette dernière, cette éruption assez quelconque sur le plan géologique, avec un débit très faible d’environ 20 mètres cubes de magma par seconde, serait passée quasiment inaperçue: la lave se serait écoulée sans former de panache», poursuit le scientifique.

Que va devenir le nuage?

Vendredi après-midi, on voyait sur les cartes de la météo anglaise que le nuage de particules volcaniques était arrivé au-dessus de l’Ile-de-France. Samedi, il devrait être descendu à la latitude de la Loire. C’est en effet le Met Office, le service britannique de météorologie, qui est chargé de son suivi pour tout l’ouest de l’Europe. Il fournit des prévisions sur quatre jours toutes les six heures. Météo France qui est en relation avec son homologue anglais n’est pas en mesure de faire des prévisions totalement fiables au-delà de 24 heures pour le territoire français. Tant que l’anticyclone persiste, les particules devraient rester en altitude et le nuage stationner sur l’ouest de l’Europe. Dans les jours qui viennent, les particules vont peu à peu tomber au sol par gravité, assurant ainsi sa dilution, ou sous l’action d’éventuelles précipitations dues à une dépression.

Que charrie le nuage?

Vendredi, la qualité de l’air était bonne sur Paris. Les capteurs d’Airparif n’avaient pas enregistré la moindre trace de particules volcaniques. Rien d’étonnant, puisque vendredi le nuage voyageait encore entre 5000 et 8000 mètres d’altitude. «Tant que les particules se trouvent dans la haute atmosphère, il est impossible de connaître leur concentration», affirme Philippe Hubert, directeur des risques chroniques à l’Ineris. L’organisme ayant prévu des pics de pollution industrielle (rien à voir avec le volcan) sur le nord de la France ce week-end, des prélèvements vont être faits pour rechercher s’il y a aussi des traces de cendres volcaniques.

Quel impact sur le climat?

A priori aucun. Les cendres volcaniques font baisser la température globale, en faisant écran au soleil, lorsqu’elles atteignent la stratosphère, à environ 15 000 m d’altitude comme ce fut le cas en 1991, lors de l’éruption du Pinatubo (Philippines). Or, le nuage de l’Eyjafjöll plafonne à 8 000 m. (Le Figaro)

L'éruption volcanique, la deuxième en Islande en moins d'un mois, pourrait durer au moins plusieurs semaines, selon des experts. Les fumées, qui continuaient jeudi à s'échapper des entrailles de la Terre par d'impressionnantes volutes, voient leur vitesse de déplacement s'accélérer au fur et à mesure qu'elles s'élèvent dans les airs, jusqu'à 16 kilomètres. (Reuters, photo aérienne) – Cliquez pour voir la photo suivante 

*EN RAISON DES POUSSIÈRES VOLCANIQUES
15 vols d’Alger vers l’Europe annulés

L’annulation de ces vols peut avoir un impact direct sur la tenue du GNL16, prévue ce 19 avril à Oran, et qui peut être décalée de 48 heures.

La raison invoquée pour ces annulations a été due à la suspension aérienne du nuage de cendres crachées par un volcan au sommet du glacier Eyjafjallajokull, dans le sud de l’Islande. L’aéroport international d’Alger a été presque paralysé durant toute la journée d’hier. Le tout premier vol suspendu porte le numéro 1002. Le départ de ce vol d’Air Algérie devait s’effectuer hier, à 7h30, avant qu’il ne soit suspendu. «La recommandation de suspension de vol de l’Organisation internationale de l’aviation civile (Oiac) n’est parvenue que vers 7h du matin», a affirmé le chef d’escale d’Air Algérie. Tous les vols au nombre de 6 vers Roissy – Charles-de-Gaulle et Orly (Paris) ont été annulés hier, selon notre interlocuteur. De même que des vols vers Bruxelles et Londres ainsi que celui à destination de Metz et Toulouse ont été annulés et pour la même raison. Toutes les compagnies étrangères assurant les dessertes vers l’Europe depuis l’aéroport Houari-Boumediene, ont carrément annulé leurs vols à l’exemple d’Air France, Iberia, Luftansa, Aigle Azur, British Airways. Ainsi, à l’exception d’un vol vers l’Espagne, un vers Marseille et un autre vers Léon dont la totalité de l’espace aérien n’a pas été fermé, tous les autres vols ont été suspendus jusqu’à nouvel ordre non encore déterminé avec précision. L’annulation de ces vols peut avoir un impact direct sur la tenue du GNL16, prévue ce 19 avril à Oran, et qui peut être décalée de 48 heures. Quelques compagnies ont procédé au remboursement de billets, selon quelques voyageurs rencontrés sur les lieux hier. Ces derniers déplorent le manque flagrant de prise en charge. De longues chaînes se sont formées devant les guichets très tôt la matinée d’hier, indique-t-on. Les vols pourraient reprendre aujourd’hui (samedi) vers midi, a précisé notre interlocuteur. Toutefois, la communication laisse à désirer selon beaucoup d’usagers. La décision d’annulation des vols en direction et en provenance d’Europe du Nord a été prise en raison d’une forte activité volcanique dégageant un nuage de cendres, préjudiciable à la circulation aérienne. Cela a engendré la fermeture par les autorités de l’aviation civile des espaces aériens et des aéroports d’Europe du Nord. En conséquence, la compagnie Air Algérie a pris les dispositions d’annulation des vols à destination et en provenance d’Europe du Nord pour la journée d’hier. A cet effet, il est relevé qu’Air Algérie continuera d’informer régulièrement de l’évolution de cette situation et que des capacités supplémentaires seront mises en place dès la réouverture des espaces et des aéroports concernés. Par ailleurs, le président-directeur général de l’aéroport international d’Alger, Tahar Allache, a indiqué que 15 vols à destination de pays européens ont été annulés vendredi précisant, toutefois, qu’aucun vol n’a été annulé jeudi à l’exception de celui de Londres. De nombreux pays européens avaient fermé une partie ou l’ensemble de leur espace aérien suite à l’épais nuage dégagé par une éruption, mercredi dernier, d’un volcan au sud de l’Islande. L’éruption du volcan sous le glacier Eyjafjallajokull en Islande n’a en soi rien d’extraordinaire, mais elle entraîne de spectaculaires perturbations dans le ciel européen, à cause de la rencontre de la glace et du feu, et du vent. «L’éruption en soi, s’il n’y avait pas la glace, n’aurait rien de particulier», explique Steve Tait, directeur des observatoires de vulcanologie et de sismologie français. Ce qui la rend exceptionnelle, «c’est l’interaction entre le magma qui sort, et la glace qu’il a rencontrée avant d’arriver à la surface», poursuit-il. Une rencontre qui créé une «explosion» et de la poussière. Le magma en fusion fait fondre instantanément la glace et la transforme en vapeur. Ce gaz fragmente alors le magma en fines particules. «C’est pourquoi une toute petite éruption embête tant de monde», dit-il encore. De fait, les nuages de cendres crachées depuis mercredi par le volcan en éruption ont cloué au sol les avions et des millions de voyageurs dans le monde. Pour expliquer la suite du phénomène, Freysteinn Sigmundsson, vulcanologue de l’université d’Islande, met alors en avant les «pires conditions en Europe». «Des vents relativement forts ont transporté les cendres d’Islande vers l’Europe», explique le scientifique, qui ne peut regagner son pays en raison de l’arrêt du trafic aérien.(L’Expression-17.04.2010.)

*** Vingt-six aéroports français fermés jusqu’à samedi 20h
lefigaro.fr
17/04/2010 |

L'aéroport de Roissy, vendredi après-midi.
L’aéroport de Roissy, vendredi après-midi.

INFOGRAPHIE – Cette mesure concerne notamment les trois aéroports parisiens de Roissy, Orly et du Bourget. De nouvelles fermetures d’aéroports de province sont prévues samedi.

coeur- • Au niveau européen : le nuage de cendres volcaniques venu d’Islande devrait continuer à provoquer des perturbations dans les airs au moins jusqu’à samedi, affectant plusieurs dizaines de milliers de passagers.

Le trafic restera «considérablement perturbé» samedi, selon l’Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne Eurocontrol. Ces perturbations dureront probablement «plusieurs jours», a estimé l’association de gestionnaires de trafic aérien Canso.

La compagnie irlandaise à bas coût Ryanair a même annoncé l’annulation de tous ses vols au départ et à destination du nord de l’Europe jusqu’à lundi 14h00 (12h00 GMT) du fait de l’incertitude de la situation.

La principale compagnie aérienne britannique British Airways a annoncé à son tour sur son site Internet vendredi soir qu’elle annulait tous les vols au départ et à destination de Londres pour les journées de vendredi et samedi.

FRANCE : la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a annoncé samedi matin soir que les trois aéroports parisiens de Roissy, Orly et du Bourget ainsi que onze autres aéroports français seront fermés jusqu’à 20 heures samedi.

Le trafic aérien est aussi perturbé sur les autres aéroports de l’Hexagone. Les aéroports fermés «par mesure de sécurité» jusqu’à 20 heures sont ceux de Cherbourg, Lille, Brest, Lannion, Deauville, Morlaix, Caen, Strasbourg, Vatry, Metz, Beauvais, Orly, Roissy Charles de Gaulle, Le Bourget, Lorient, Quimper, Vannes, Rennes, Bâle-Mulhouse, Châteauroux, Nantes, la Rochelle, Limoges, Lyon, Clermont-Ferrand et Chambéry.

Par ailleurs, «les aéroports de Grenoble et de Bordeaux seront fermés au trafic aérien à partir de 16h00», indique la DGAC dans un communiqué.

La DGAC recommande aux passagers aériens de contacter leur compagnie aérienne. Pour plus d’informations, les clients d’Air France peuvent consulter les informations mises à jour en temps réel sur www.airfrance.fr, rubrique «infos vols destination», par téléphone au 3654, ou par SMS en envoyant leur numéro de vol au 6 3654 (exemple : AF2062).

Le premier ministre, François Fillon, réunira samedi matin à Matignon les ministres de son gouvernement «concernés par les conséquences du nuage volcanique», consécutif à l’éruption survenue en Islande.

L’interdiction de voler s’applique également aux hélicoptères, rappellent les services de l’héliport d’Issy-Les-Moulineaux. «La DGAC n’a pas fait la différence entre les différents aéronefs et a cloué au sol les hélicoptères», rapporte Samuel Bucciacchio, président-fondateur de Goodwill, courtier dans l’aviation d’affaires.

Ces perturbations du trafic aérien interviennent au moment où certains trains SNCF ne peuvent pas circuler normalement du fait d’un mouvement de grève qui dure depuis plus d’une semaine. Toutes ces difficultés de transports se produisent en plein chassé-croisé de vacances de Pâques.

Du coup Eurostar a été submergé par des demandes de réservations supplémentaires. Trois trains supplémentaires mis en place vendredi matin ont fait immédiatement le plein. Jeudi, le groupe avait reçu 10.000 demandes de réservations supplémentaires, un afflux sans précédent pour une journée où il transporte d’ordinaire 26.000 à 28.000 voyageurs.

ALLEMAGNE : trafic interrompu dans les 16 aéroports internationaux allemands, dont l’aéroport de Francfort. La paralysie du trafic aérien est prévue au moins jusqu’à 10 heures GMT samedi (midi à Paris) à Munich et jusqu’à 6 heures GMT dans les quinze autres grands aéroports allemands. en Allemagne, le trafic a été interrompu dans les 16 aéroports internationaux et Lufthansa a annulé tous ses vols qui étaient prévus en Allemagne jusqu’à samedi midi (10 heures GMT).

Lufthansa a annulé tous ses vols au départ et à l’arrivée des aéroports allemands jusqu’à samedi midi.

AUTRICHE : fermeture progressive des aéroports vendredi à partir de 18h45 et jusqu’à samedi, 20 heures.

PAYS BALTES : espace aérien fermé.

BELGIQUE : espace aérien fermé jusqu’à samedi 20 heures.

BULGARIE : l’aéroport de la capitale Sofia a annulé tous les vols prévus vendredi.

DANEMARK : espace aérien fermé jusqu’à dimanche, à 2 heures du matin (minuit GMT).

FINLANDE : annulation des vols prolongée jusqu’à dimanche 14 heures.

FRANCE : les deux grands aéroports de Paris resteront fermés jusqu’à samedi midi (10H00 GMT), ainsi qu’une vingtaine d’aéroports du nord et de l’est de la France.

GRANDE-BRETAGNE : la majeure partie de l’espace aérien sera fermée jusqu’à dimanche, à 2 heures du matin, mais le trafic pourrait reprendre au compte-gouttes en Ecosse et en Irlande du nord.

HONGRIE : espace aérien fermé à partir de vendredi 19 heures.

IRLANDE : L’espace aérien irlandais a de nouveau été fermé jusqu’à 19 heures samedi. La compagnie Ryanair annule tous ses vols en Europe du nord et dans les pays baltes jusqu’à lundi 14 heures, «au plus tôt»

ISLANDE : épargnés par le nuage, les aéroports restent ouverts.

ITALIE : des aéroports pourraient fermer dans le nord, dont celui de Milan-Malpensa.

NORVEGE : pas de vol, sauf quelques liaisons rouvertes temporairement à 9 heures dans une zone comprise entre Trondheim (centre) et les îles Lofoten (nord), pour une durée de 6 à 12 heures.

PAYS-BAS : espace aérien fermé jusqu’à samedi 6 heures.

POLOGNE : espace aérien totalement fermé, y compris Cracovie, où sont attendues dimanche près de 80 délégations étrangères pour les obsèques du président Lech Kaczynski mort dans un accident d’avion.

ROUMANIE : le nord-ouest de l’espace aérien fermé.

RUSSIE : L’espace aérien restait ouvert, mais des vols vers le nord et l’ouest du continent ont été annulés. L’aéroport de Kaliningrad, enclave russe coincée entre la Pologne et la Lituanie, a été fermé temporairement. Le nord-ouest russe sera entièrement recouvert par le nuage de cendres à partir de 20 heures vendredi, a indiqué le ministère de l’Environnement, ajoutant que plusieurs aéroports, dont ceux de Moscou, ont été mis en état d’alerte.

SERBIE: l’espace aérien restera fermé jusqu’à 20 heures samedi.

SLOVAQUIE : espace aérien fermé depuis vendredi 15 heures.

SUEDE : la Suède a commencé peu après 8 heures à rouvrir une partie de l’espace aérien dans le nord peu peuplé. Le reste du pays restait bloqué.

SUISSE : espace aérien fermé jusqu’à samedi 20 heures.

REPUBLIQUE TCHEQUE : espace aérien fermé.

ASIE-PACIFIQUE : les compagnies aériennes, de l’Australie et la Nouvelle-Zélande, jusqu’à l’Inde, Singapour ou le Japon, ont annulé vendredi ou reprogrammé de nombreux vols vers l’Europe.

ETATS-UNIS : l’armée américaine a dérouté le rapatriement de ses soldats blessés en Afghanistan ou en Irak, faute de pouvoir les évacuer vers son hôpital militaire en Allemagne.

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****Les cendres volcaniques, un risque connu pour l’aviation

Purée de pois, turbines endommagées, et jusqu’à la panne de moteur: les volcans peuvent tourner au cauchemar aéronautique.

Les cendres crachées par les volcans constituent un risque majeur pour l’aviation civile, car elles peuvent endommager les moteurs des avions et réduire à néant la visibilité, ce qui a conduit à fermer jeudi de nombreux aéroports européens pendant l’éruption d’un volcan islandais.

Au cours des vingt dernières années, 80 cas d’avions pris dans des nuages de particules volcaniques ont été recensés: les cendres ont failli entraîner la perte de deux Boeing 747, avec près de 500 personnes à leur bord, et ont endommagé vingt autres appareils, avec des coûts de réparation atteignant des centaines de millions de dollars, selon des experts.

«La cendre volcanique dans la haute troposphère, où volent les avions commerciaux, peut causer une panne de moteur, endommager les pales des turbines ou les sondes électroniques pitot, pouvant provoquer la perte de l’appareil et des morts», selon le journal spécialisé Natural Hazards.

Le trafic passager augmentant de 5% par an dans le monde, «le caractère imprévisible des éruptions volcaniques peut faire de ce nouveau risque volcanique une menace significative», ajoutaient des experts de Norvège et d’Australie dans cette revue de 2009.
«La menace pour l’aviation est évidente», a déclaré jeudi à l’AFP Kjetil Toerseth, responsable des questions de pollution à l’Institut norvégien de recherche aérienne.

Pare-brise opaque

«La poussière peut arrêter les moteurs, mais elle peut aussi seulement les endommager, et il faut alors faire une vérification complète des moteurs si on sait qu’on a traversé un nuage de cendres. Etant donné les coûts, cela signifie qu’il faut tout faire pour éviter les nuages de cendres», a-t-il ajouté.

Pour renseigner l’aviation internationale sur la position et les mouvements de ces nuages, des «Centres de conseil sur les cendres volcaniques» ont été installés dans des instituts météorologiques de neuf régions du monde.

Le premier cas largement documenté avait été celui d’un vol de la British Airways en 1982, au moment de l’éruption du volcan indonésien Galunggung. L’ensemble des réacteurs de l’avion avaient perdu toute leur puissance pendant la traversée d’un nuage de cendres. Il avait fait une chute de plus de 4.000 m avant avant de toucher une nappe d’air non polluée, ce qui avait pu permettre à ses moteurs de redémarrer. L’appareil avait finalement réussi un atterrissage d’urgence à Jakarta, malgré un pare-brise devenu totalement opaque sous l’action des cendres.

Influences sur le climat

En 1989, un avion assurant le vol KLM 747 entre Amsterdam et Anchorage en Alaska, s’était retrouvé dans un nuage de cendres issu du volcan Redoubt, à 177 km d’Anchorage, malgré les systèmes d’alerte prévus, ce qui avait entraîné une perte de puissance des moteurs. Il avait cependant pu atterrir à Anchorage, mais le remplacement des quatre moteurs endommagés avait coûté 80 millions de dollars.

Au cours des importantes éruptions du volcan indonésien Pinatubo en 1991, dont les nuages de cendres ont aussi eu une influence sur le climat, plus de 40 différents incidents impliquant des avions avaient été répertoriés.

«Les influences sur le climat dépendent de l’endroit où se trouvent ces éruptions volcaniques», a déclaré jeudi à l’AFP Yves Tourre, chercheur sur la dynamique du climat à Météo France.

Si dans les tropiques – cas du Pinatubo – les nuages de cendres peuvent persister «quelques mois, même jusqu’à un an» à plus de 18 km d’altitude, bloquant le rayonnement solaire, avec un impact sur la température au sol, la situation pourrait être différente pour le volcan islandais.(Source AFP)15.04.2010.

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**Un nuage à 150 millions d’euros par jour pour l’aérien

Les avions étaient condamnés à rester au sol, ce vendredi.
Les avions étaient condamnés à rester au sol, ce vendredi.

C’est la première estimation «prudente» établie par l’Association internationale du transport aérien après la fermeture des aéroports européens. Mais des analystes estiment qu’il est difficile de chiffrer les pertes des compagnies aériennes.

coeur-Un nuage à 200 millions de dollars (148 millions d’euros). C’est la facture, par jour, de la paralysie du trafic due au nuage de cendres volcaniques, selon une estimation établie vendredi par l’Association internationale du transport aérien (IATA). Ce montant correspond à «l’impact financier (…) par jour en termes de chiffre d’affaires perdu», a annoncé un porte-parole de IATA, dans un communiqué.

«Aux pertes de revenus s’ajoutent pour les compagnies aériennes les coûts pour modifier les itinéraires de leurs appareils, prendre en charge des passagers et des appareils bloqués dans les différents aéroports», a-t-il ajouté. Il s’agit d’une «première estimation prudente».

Selon de nombreux analystes, la fermeture des aéroports nord européens a un impact difficile à quantifier sur les finances des compagnies aériennes. Les experts estiment que tout dépendra des demandes de remboursement de la part des clients. Plus ces derniers préfèreront reporter leur vol, plus cela limitera les pertes pour le secteur.

«Tant que nous n’avons pas de visibilité sur la durée de ces perturbations, il est difficile de dire quel est le coût pour les compagnies», juge Marina Devitt, de la maison de courtage irlandaise Goodbody interrogée par l’AFP.

Une facture de 30 millions pour Air France

 

A la louche, il est possible d’obtenir une estimation, en divisant le chiffre d’affaires annuel d’une compagnie par le nombre de jours durant lesquels les avions restent cloués au sol. Sur cette base grossière, il est possible d’établir que, pour Air France-KLM, le nuage coûterait 30 millions d’euros, et 25 millions pour British Airways, avance un analyste parisien.

En Allemagne, la paralysie totale du trafic devrait peser sur l’ensemble du secteur à hauteur de 50 millions d’euros au total par jour et «moins de 10 millions d’euros par jour» pour Lufthansa, estime l’analyste Per-Ola Hellgren, de la banque LBBW, joint par l’AFP. Une facture moins salée que la récente grève des pilotes qui avait coûté 48 millions d’euros au total.

Enfin, «l’impact ponctuel sur le bénéfice de l’irlandaise Ryanair devrait être faible dans la mesure où la plupart des coûts opérationnels vont être évités, exception faite des locations d’avions et des coûts salariaux», relève la maison de courtage irlandaise NCB.

Ruée prévisible

 

Les compagnies devraient néanmoins limiter les dégâts grâce à la ruée prévisible des clients à la fin de l’interdiction de vol. Les avions devraient alors enregistrer des taux de remplissage largement supérieurs à la normale, rentabilisant du même coup beaucoup mieux les vols.

Sans attendre les premiers chiffres, les titres des compagnies aériennes européennes ont brutalement chuté en Bourse ce vendredi. A la clôture, Air France-KLM décrochait de 3,42%, British Airways baissait de 3,13%, Lufthansa de 4,10%. (Le Fgaro-16.04.2010.)

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**L’Islande, fascinée, ne panique pas

Inquiétude modérée sur l’île, rodée aux phénomènes naturels.

Ce n’est pas le nuage de cendres qui inquiétait hier soir les Islandais. Mais une crue énorme qui s’était déclenchée vers 21 heures et charriait d’impressionnants bouts du glacier Eyjafjallajökull sous lequel l’éruption a commencé mercredi matin. Une évacuation générale de la zone sud de l’île était en cours dans la soirée, la Protection civile demandant aux fermiers de se replier vers les montagnes.

Quelques heures plus tôt, une première crue avait déjà coupé la route numéro 1 qui fait le tour de l’île, et 800 personnes avaient été évacuées en raison des risques d’inondations. Mais les fermiers étaient autorisés à rester sur leurs exploitations pour s’occuper de leurs bêtes. Cette fois, chacun a dû détaler. Les autorités sanitaires recommandent, elles, de s’équiper au plus vite de masques en raison des particules toxiques qui peuvent être contenues dans l’air très opaque.

«On sait faire». La crue, spectaculaire, inquiète aussi les pêcheurs. Elle a charrié vers la mer une épaisse boue qui se répand et risque de toucher les œufs de morues qui viennent de pondre précisément dans cette zone. Dans un pays où la pêche est redevenue la seule valeur économique sûre (en Islande, quand on dit «ça sent le poisson», c’est qu’il y a de l’argent à faire), cette nouvelle pourrait créer des dégâts considérables. Les guides de montagne ont également suspendu toute expédition dans le sud de l’île, et rappelé les touristes en chemin, raconte l’une d’eux, Addy Einarsdottir. Une réunion de crise des entreprises de tourisme a eu lieu dans l’après-midi d’hier, avec un mot d’ordre rassurant : «On sait faire, pas de panique.»

De fait, malgré toute l’inquiétude qu’une éruption de cette ampleur peut susciter sur l’île, les Islandais sont habitués à composer avec la puissance de la nature. A Reykjavik, ils suivent même l’activité du volcan avec, pour beaucoup, une certaine fascination : «Ça nous permet de penser à autre chose qu’à ruminer les récents événements politiques», commente Torfi Tulinius, professeur de littérature médiévale à Reykjavik. Depuis lundi, les Islandais prennent en effet connaissance du très attendu «rapport sur la Vérité» rendu public par la commission d’enquête spéciale du Parlement. Un réquisitoire sans appel sur les responsabilités politiques qui ont conduit à l’effondrement économique de l’île en octobre 2008. L’éruption fait donc diversion.

Des habitants sont évacués de la zone de Thorsmsrk. 

Blagues. Mieux, le nuage de cendres s’étant notamment dirigé vers la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, de bonnes blagues circulent de mail en mail. Ces deux pays réclament en effet 3,8 milliards d’euros aux Islandais pour indemniser plus de 320 000 de leurs concitoyens lésés dans la faillite de la banque en ligne islandaise Icesave. Ce contentieux dure depuis des mois. Preuve que l’humour n’a pas déserté l’île, ce dialogue fictif :

Grande-Bretagne : «Islande?!? Pourquoi vous nous envoyez de la cendre volcanique ? On a du fermer notre espace aérien !»

Islande : «Quoi ? C’est ce que vous nous aviez demandé, non ?»

Grande-Bretagne : «Non, du cash ! Putain, vous êtes dyslexiques CASH ! Pas ASH ! [cendres, en anglais].»

Islande : «Hoooops…»

Cette variante a également fait le tour des ordinateurs de l’île : «Voici une annonce spéciale pour les gouvernements britannique et hollandais : « Pour votre information, il n’y a pas de C dans l’alphabet islandais, donc quand vous demandez du cash, tout ce que vous recevez c’est ash, des cendres…» (Libération-16.04.2010.)

Le mois dernier, la première éruption d'Eyjafjallajokull depuis 1823 avait entraîné la brève évacuation de 600 personnes. Ce réveil a placé le volcan voisin de Katla, situé sous le glacier Myrdalsjokull, sous observation. Par le passé, les deux volcans sont souvent entrés en éruption en tandem. L'Islande, qui compte 320.000 habitants, est située sur une zone volcanique au milieu de la faille atlantique.

*vidéo- l’Ile d’Islande « http://www.youtube.com/v/D6X18twGq-E&hl=fr_FR&fs=1& »>

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**vidéo  La boule de feu qui a terrorisé le Midwest américain… pendant quinze minutes

http://www.youtube.com/watch?v=TKVgMfg4nE8&feature=player_embedded

**Une boule de feu traverse le ciel des USA

** Pendant une quinzaine de minutes, une gigantesque boule incandescente a semé la panique dans la nuit de mercredi à jeudi dans plusieurs Etats du centre des Etats-Unis. Il pourrait s’agir d’une grosse météorite.Une apparition digne d’un blockbuster américain. Dans la nuit de mercredi à jeudi, de nombreux habitants du Midwest ont eu une belle frayeur en apercevant une gigantesque boule de feu traverser le ciel à toute allure en vrombissant.«La boule de feu se déplaçait d’Ouest en Est», raconte sur CNN un responsable du service météorologique national. Selon le National Weather Service (NWS), la boule de feu a été aperçue dans le Missouri, l’Illinois, l’Indiana et le Wisconsin. Visible pendant une quinzaine de minutes, elle a fini sa course en se désintégrant «bien avant d’atteindre l’horizon». Plusieurs témoignages parlent ensuite d’explosions qui faisaient trembler les arbres et même les maisons. Depuis, de nombreux habitants de la région sont à la recherche de débris.

Difficile, pour l’heure, d’établir l’origine exacte de cette boule incandescente. Selon le service météorologique américain, il pourrait s’agir d’une météorite, dont l’entrée dans l’atmosphère a pu déclencher un puissant phénomène lumineux. En effet, entre le 4 et le 21 avril survient généralement chaque année une pluie d’étoile filantes, appelée «Gamma Virginids»….

 

 







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