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Les éditeurs égyptiens interdits au Salon international du livre

1092010

*Les dessous d’une polémique

Les Algériens ne sont pas près de pardonner les excès commis par les Egyptiens.

C’est le branle-bas de combat entre le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs et le Haut Conseil islamique. La polémique est née suite à l’interdiction faite aux éditeurs égyptiens de participer à la 15e édition du Salon international du livre. Le torchon commence à brûler entre ces deux institutions. Le ministère des Affaires religieuses est pour cette interdiction. Le HCI s’y oppose. «Au ministère des Affaires religieuses on oublie que le livre islamique est le seul perdant dans cette affaire», a déclaré le Dr Chikh Bouamrane, président du HCI, joint hier par téléphone.
Le HCI n’est pas le seul à prendre la défense des éditeurs égyptiens. Des intellectuels algériens qui, selon des observateurs, ont des comptes à régler avec Smaïl Ameziane, commissaire du Sila, et avec la ministre de la Culture, Khalida Toumi, sont parmi les signataires d’une pétition appelant à intégrer le Egyptiens au Sila.
En tant que responsable de la maison d’édition Casbah, il y a des gens qui en veulent à Ameziane pour des raisons purement commerciales, selon les mêmes observateurs. Si d’autres ont des choses à reprocher à la ministre de la Culture, Khalida Toumi, qu’ils cessent de se faire valoir de la défense d’une cause, qui n’en est même pas une, pour s’en prendre à des responsables qui n’ont fait que défendre l’honneur de leur pays.
La réaction de l’opinion va être foudroyante contre ceux qui veulent se réconcilier avec l’Egypte.
Ils n’ont qu’à effectuer un sondage d’opinion. D’ailleurs L’Expression invite les confrères à suivre cette démarche et faire des sondages. Les arguments des défenseurs des Egyptiens sont divers. «Je suis un homme de culture. Sur les questions politiques, nous avons des institutions et des gouvernants qui sont habilités à prendre position», a précisé Chikh Bouamrane. Dans la foulée, il a souligné que la mesure d’interdire les livres égyptiens a été prise d’un commun accord entre le ministère des Affaires religieuses, celui de la Culture et le commissaire du Sila, Smaïl Ameziane. «Le livre ne doit pas être l’otage de la politique», a-t-il tranché. Le message est clair. Seulement, il apporte des nuances au récent communiqué du HCI, sur la même question. Sous le chapiteau de la culture arabo-islamique, le HCI a pris fait et cause pour les éditeurs égyptiens. Mieux, il s’est insurgé contre l’interdiction qui leur aurait été «infligée».
Le plus curieux est que le HCI réduit la crise entre l’Algérie et l’Egypte a un malentendu survenu dans un match de football ayant opposé les sélections nationales des deux pays, en novembre dernier au Caire, pour le compte de la dernière journée des éliminatoires de la Coupe du Monde. La crise a éclaté entre les deux pays lorsque la sélection algérienne a été agressée en terre égyptienne. La violence du clan Moubarak à l’égard de l’Algérie n’a pas épargné les constantes et symboles nationaux. Le drapeau algérien a été brûlé et les martyrs insultés. Et cela ne choque pas outre mesure le HCI. «Ce sont des avocats qui ont brûlé le drapeau et non des éditeurs», a argumenté le Dr Chikh Bouamrane. Ce dernier a rappelé qu’un collectif d’avocats algériens prend en charge cette affaire. Le HCI est mal à l’aise.
Pour sa part, le ministère des Affaires religieuses souffle le chaud et le froid dans cette cacophonie. Hier, a été ouverte la 7e édition du Concours international pour la récitation du Coran. Cette édition qui se déroule à Alger compte des compétiteurs venus de 43 pays parmi lesquels figure… l’Egypte. Pourtant, le département de Ghlamallah avait soutenu Smaïl Ameziane, commissaire du Sila, dans sa position d’interdire la participation des éditeurs égyptiens. Le HCI n’est pas le seul à déplorer le sort des livres égyptiens. Un groupe d’intellectuels et d’écrivains algériens ont aussi été initiateurs d’une pétition pour appeler le responsable du Sila à revenir sur sa décision. En réduisant le dossier à une simple question de livres, les «réconciliateurs» feignent d’oublier qu’il est plutôt question d’honneur de la nation.
Et que des actes répréhensibles ont été justement «l’oeuvre» d’intellectuels. Avocats, écrivains, journalistes, acteurs et cinéastes ont déversé leur fiel sur l’Algérie et ses symboles. Drapeau et chouhada n’ont pas été épargnés. Où étaient ces écrivains lorsque l’honneur de l’Algérie était bafoué? Ont-ils seulement élevé une quelconque protestation? Al Azhar a-t-il appelé au calme lorsque nos étudiants au Caire ont failli être lynchés? L’histoire ne tient pas à un simple dérapage de hooligans comme veulent le faire croire certains cercles. Il s’agit plutôt de traquenards officiels orchestrés par la famille Moubarak. (L’Expression-01.09.2010.)

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C'est l'été!

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 La production en hausse de 40%

**situation déplorable de l’élite Algérienne 

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*Mode: un cocktail de tenues traditionnelles en version moderne

Défilé de mode Leylet El Yasmine-Alger

 Qui ne connaît pas l’expression «la beauté sous toutes ses coutures»? Lundi dernier, la preuve nous a été donnée par un superdéfilé de mode de haute couture décliné en trois parties, Maroc, Tunisie et Algérie, autrement dit le Maghreb dans tous ses états. 15 mannequins, entre hommes et femmes défileront durant plus de deux heures. Un cocktail de tenues traditionnelles en version moderne a été donné à voir devant un public nombreux, dans la belle terrasse et jardin botanique de l’hôtel El Djazaïr, ex-Saint-Georges. Le début de la soirée fut bien remarqué. Et pour cause! Le ton de la soirée est vite donné grâce à la belle Yasmine Ferhani qui paradera sur une amria marocaine, accompagnée qu’elle était de jeunes filles et garçons portant son trousseau dans de magnifiques boîtes dorées en forme triangulaire. Place au Maroc, vous l’aurez compris et son cérémonial de mariage. Le caftan est mis à l’honneur grâce à la créatrice algérienne Mme Malika Garadi de la boutique Elégance maghrébine. Djellaba et caftan essentiellement se pavaneront sous l’oeil attentif de ces dames. On y découvrira différents caftans brodés avec de la sfifa, dans diverses couleurs et matières. En deux ou trois pièces, le caftan féminin était accompagné de djellaba royale brodée avec des fils d’or que portaient des jeunes hommes, babouches aux pieds. Aussi, un mélange entre l’Algérie et le Maroc sera apprécié où l’on a pu découvrir la touche de la créatrice Malika. La robe de la mariée marocaine se présentera, une fois n’est pas coutume, en caftan vert, symbole de l’huile d’olive, tendance mode 2010 au Maroc. Première pause avant la prochaine escale. Après cet intermède d’animation musicale, c’est au tour de l’Algérie de faire montre de toute sa richesse vestimentaire, sous les youyous nourris de l’assistance. On commencera par la région des Aurès et le burnous chaoui. Suivra ensuite la tenue algéroise avec son haïk merema et karakou sur serouel medouer et loubia modernisé, ajusté par un badroun perlé. Le serouel loubia est rehaussé d’un sublime corset. En somme, les magnifiques tenues algéroises sont admirablement revues et corrigées avec finesse et doigté par Mme Lélina qui a su insuffler à ces modèles charme et glamour. Aussi, après l’Algérois, place à Constantine et Tlemcen qui seront revisitées avec des tissus de premier choix, soit de la mousseline, dentelle, soie et satin duchesse et satin royal. Les hommes arboraient fièrement des serouals avec des chéchias sur la tête. La Tunisie, dernière étape de ce périple sensuel sera une merveille également, mettant en avant des tenues inspirées des régions de Nabeul, Tunis et Hammamet. En somme, une belle nuit féerique…un peu gâchée hélas. En effet, les organisateurs auraient pu éviter ce problème de gestion de l’espace s’ils avaient opté pour un autre endroit plus approprié pour ce genre d’événements. Un bémol à ce défilé de mode, le podium étant étroit, le passage d’entrée des invités débouchait fatalement sur lui. La terrasse de l’hôtel et surtout le jardin botanique c’est majestueux, certes, mais étaient inappropriés. Aussi, annoncé vers 22h, le défilé ne débutera que vers 23h30. un peu exagéré tout de même, même pour une nuit de Ramadhan. (L’Expression-01.09.2010.)

**Froufrous de la haute couture maghrébine

modemaghreb.jpg 

Le temps d’une soirée, les hautes coutures algéroise, marocaine et tunisienne se sont croisées et enchevêtrées, lundi soir, au niveau du jardin botanique de l’hôtel Saint Georges à Alger pour dévoiler des tenues somptueuses et colorées à la fois.

Baptisée «Leïlat El Yasmine», cette soirée organisée par l’ex-mannequin Yasmine Ferhani et l’agence Ultimart a regroupé pas moins de six cents invités de marque. Le parking de l’hôtel a eu d’ailleurs du mal à parquer les voitures de ces hôtes. Ce n’est qu’aux alentours de 23h40 que le coup d’envoi de la manifestation a été annoncé par la sympathique Yasmine. La première partie du défilé de mode a vu le passage de couples de mannequins gracieux à la taille filiforme et à la démarche mesurée, exhibant des tenues typiquement marocaines. Un peu plus d’une vingtaine de caftans aux découpes diverses et aux broderies raffinées ont été dévoilés, au grand bonheur de la gent féminine. Preuve en est, avec ce beau caftan royal de deux pièces de couleur rouge sang, travaillé entièrement au fil d’or, porté avec un pantalon Aladin.

La large ceinture est chargée de pierres de cristal de swaroski. La tendance de la couleur de la robe de mariée au Maroc est la recrudescence du vert. Cette tenue de noces est incrustée de pierres précieuses, entièrement travaillée avec du fil d’or. Les mannequins hommes, pour leur part, sont  sapés de djabadors aux manches longues, liserets dorés sur le devant du corset et les bouts des manches. La tête est ornée d’une coiffe de prince arabe avec un bandeau doré. Le choix de toutes les tenues marocaines et tunisiennes a été confié à la boutique de tenues traditionnelles Elégance Maghrebine, dirigée par Mme Malika. Cette dernière est une passionnée  du Maghreb. Elle effectue régulièrement des voyages dans ces pays frères. Avec art et doigté, elle a ce don de regrouper les trois tenues en une seule.

Place ensuite à l’Algérie avec ses tenues typiquement algéroises. Signée par la styliste Lylena d’Alger, cette collection de 21 modèles s’est distinguée par la  noblesse de ses tissus, par la diversité de ces pierres et par la richesse de ses broderies. A travers cette déclinaison de tenues algéroises, Lylena a toujours veillé à la fois à la modernisation de ses  modèles et à la conservation de l’authenticité. Dans ses créations, elle associe toujours la beauté et la qualité. En œuvrant dans l’innovation et le renouvellement, la styliste veille à la fois à la modernisation de ses modèles et à la conservation de l’authenticité. Comme en témoigne cette sublime tenue traditionnelle, composée d’un seroual  «mdouar» blanc cassé, d’une veste jaune safran, d’un haïk et d’un foulard en «ftoul».

Traditionnel stylisé

Chez Lylena, la  tenue des Aurès et berbère fusionne pour donner naissance à une création des plus épurées. La troisième partie du défilé a levé le voile un tant soit peu sur la haute couture tunisienne où uniquement six modèles traditionnels ont été présentés. Les tenues  tunisiennes sont structurées de deux pièces, en l’occurrence une fouta et une blouza fouta.  La fouta est la jupe qui se porte et le bustier on l’appelle blouza. C’est un ancien nom qui est encore utilisé, même en Algérie. La kiswa qu’on voit dans la photo est composée de deux pièces (bustier et pantalon bouffant). L’homme est paré d’une jebba, une sorte de jellaba traditionnelle, faite généralement à base de soie. Ce défilé de mode qui s’est clôturé à 3h du matin a eu le mérite de faire cohabiter sur le podium la modernité et la tradition.

Un spectacle, en somme, tout en beauté et en élégance. Mention spéciale pour le casting de ces mannequins sauvages qui se sont prêtés au jeu du mannequinat avec assurance et grâce. Ils ont été formés durant deux mois par leur doyenne, Yasmine Ferhani. «Nous voulons travailler avec de nouveaux visages, façon singulière de les booster dans le domaine de la mode», confie-t-elle. C’est un casting sauvage. Les organisateurs ont relevé le défi en organisant pour la première fois en Algérie un défilé maghrébin sous un seul thème. Ce concept de défilé a été étudié depuis plus de six mois, mais il n’a pris forme que depuis trois mois. Quinze jours ont été consacrés pour le montage final. Selon Yasmine Ferhani et Sofiane Hassine «Leylet El Yasmine» est un événement qui est destiné à revenir l’année prochaine en deux éditions, automne/hiver et printemps/été. Il sera, nous dit-on, exporté certainement en Europe. Il est à noter, en outre, que les organisateurs ambitionnent d’organiser d’ici la fin de l’année la première fashion week en Algérie. (El Watan-01.09.2010.)

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*Un finaliste de la 1ère Coupe du monde meurt à l’âge de 100 ans

Un finaliste de la première Coupe du monde en 1930, l’Argentin Francisco Pancho Varallo, dont l’équipe avait affronté l’Uruguay au stade du Centenaire à Montévidéo, est mort lundi matin à Buenos Aires à l’âge de 100 ans. Varallo, qui faisait partie de l’équipe d’Argentine, battue 4 à 2 par les Uruguayens en finale de ce premier Mondial, le 30 juillet 1930, est né le 5 février 1910 à Buenos Aires. Francisco Varallo est resté pendant près de 70 ans le meilleur marqueur de Boca Juniors, avec 194 buts en 222 matches, battu seulement le 6 mars par Martin Palermo, qui en est aujourd’hui à 220 buts. (Liberté-01.09.2010.)

**La chaîne Quick ouvre 14 nouveaux restaurants halal en France 

 La chaîne de restauration rapide Quick a annoncé l’ouverture en France de 14 nouveaux établissements ne proposant que de la nourriture halal, en dépit de la polémique sur cette démarche commerciale.
Quick, principal concurrent en France de l’américain McDonald’s, a annoncé hier qu’il disposerait ainsi au total de 22 restaurants ne vendant que des hamburgers et du poulet conformes aux règles alimentaires musulmanes. 10 de ces 14 nouveaux restaurants seront situés en région parisienne, notamment dans le département de Seine Saint-Denis (dans les communes de Montreuil, La Courneuve et Saint-Ouen), où vit une importante communauté immigrée. L’offre halal représente désormais 6% du réseau de Quick en France, selon le groupe. (Liberté-01.09.2010.)

**Zidane pour transmettre la «culture de la gagne»

Présent à Clairefontaine en tant qu'invité, Zinedine Zidane rappelle les belles heures des Bleus.
Présent à Clairefontaine en tant qu’invité, Zinedine Zidane rappelle les belles heures des Bleus. 

Comme prévu, Zinedine Zidane sera présent à Clairefontaine toute la journée du mercredi. L’ancien international, qui prendra part à la séance collective, est attendu par l’ensemble des joueurs.

Les éditeurs égyptiens interdits au Salon international du livre coeur- Il règnera comme une atmosphère de France 98 dans les contrées de Clairefontaine mercredi. Alors que le rassemblement des Bleus, a été l’occasion de revoir Laurent Blanc, Alain Boghossian et Fabien Barthez au sein du Centre Technique National, la journée des enfants aura comme invité de marque, Zinedine Zidane. Dans sa volonté de transmettre une certaine culture de la gagne et de respect vis-à-vis du maillot tricolore, le sélectionneur a choisi, comme un symbole, le meneur de jeu des champions du monde et d’Europe en 1998 et 2000.En conférence de presse, le Cévénol n’a pas caché son impatience à l’idée de retrouver son ancien coéquipier en sélection. «Ca me fera plaisir de le voir, avoue-t-il souriant. Certains ne connaissent pas l’homme qui est aussi intéressant. Ce sera bien pour tout le monde, je l’espère.» L’ancien Tricolore arrivera dans la matinée à Clairefontaine et participera activement à la séance. Dans quel but ? «Vous savez aussi bien que moi que le discours n’est pas son point fort, assure Laurent Blanc. Il ne sera pas là pour ça. On le verra sur le terrain, il a un message à émettre et s’il veut prendre la séance, il peut le faire.» Liberté totale au maestro en somme.

«Avoir Monsieur Zizou à l’entraînement…»
Du côté des joueurs, l’excitation à l’idée de rencontrer «le meilleur joueur de tous les temps» rythme le quotidien de Clairefontaine. Pour Yann M’Vila l’attente est totale. «Je l’ai rencontré l’an dernier à Rennes et quand il est venu dans le vestiaire, personne ne parlait, c’était un moment très fort. Avoir monsieur Zizou à l’entraînement…» Aucune crainte de voir l’ancien Madrilène faire encore des misères ? «Je pense qu’il est encore meilleur que nous», souffle le Rennais dans un éclat de rires alors que Mamadou Sakho promet qu’il restera calme. «Je ne le taclerai pas, rassure le Parisien. C’est une vraie chance de l’avoir avec nous.»

L’ensemble du groupe France est unanime pour reconnaitre le bienfondé d’une telle démarche. Dans sa retenue habituelle, Hugo Lloris dévoile les raisons de la présence de Zidane parmi eux. «Il fait partie de ces joueurs qui ont tout gagné, souligne le portier de 23 ans. Il a beaucoup apporté au football français. C’est la culture de la gagne qu’il va essayer de transmettre et c’est un privilège pour nous de pouvoir côtoyer un tel joueur.» Un vrai plébiscite auquel Laurent Blanc a ajouté un bémol. «Il ne sera pas en jean-chaussures, mais avec l’équipement de l’équipe de France, rassure-t-il. Au pire, il reprendra celui qu’il avait en 1998.»(Le Figaro-01.09.2010.)

***Devises : 4000 milliards de dollars échangés chaque jour dans le monde

Plate-forme de trading
Plate-forme de trading

Le trading sur le marché des changes a augmenté de 20% en trois ans, selon le dernier rapport de la Banque des règlements internationaux. La France reste un faible contributeur tandis qu’au Royaume-uni, se concentrent près de 37% des échanges mondiaux.

coeur-Entre des marchés d’actions volatils – et désepérément délaissés comme le prouvent chaque jour les volumes d’échanges – et des obligations qui offrent des rendements faibles, les investisseurs cherchent d’autres points d’attaque pour gagner de l’argent. A commencer par le marché des devises, appelé dans le langage financier, le Forex (pour FOReign EXchange).

Dans son rapport triennal fraîchement publié*, la Banque des règlements internationaux (BRI) fait état d’échanges sur le marché des changes atteignant 4 trilliards (ou 4000 milliards) de dollars par jour en avril 2010. La BRI, qui prend une «photo» du marché tous les trois ans, notait dans sa précédente étude, en avril 2007, que l’activité sur le Forex était de 3,3 trillliards de dollars. En 2004, les volumes de devises échangés atteignaient moins de 2 trilliards de dollars, et en 2001, d’un peu plus d’un trilliard.

Certes, le mois d’avril 2010 a été le théâtre d’une crise souveraine européenne sans précédent, avec pour scénario, la chute de l’euro. Mais, malgré l’activité exacerbée sur le Forex sur cette période, l’engouement pour ce marché est réel. D’autant plus que l’actualité depuis le printemps dernier n’a pas défailli sur le front des monnaies : le franc suisse atteint record sur record face à l’euro, malgré les tentatives massives de la Banque nationale; le yen n’a jamais été aussi fort contre l’euro et le dollar depuis quinze ans, la Chine a concédé une réappréciation – symbolique – de son yuan, etc.

Le dollar reste la devise la plus échangée

En avril 2010, le billet vert conservait sa suprématie sur le marché des devises, totalisant 84,9% des transactions quotidiennes pendant le mois sous revue. L’euro confirme également sa place de numéro deux, avec une hausse de 2,1 points de pourcentage à 39,1%. Le yen, lui, a légèrement gagné du terrain avec une progression de 1,8 point de pourcentage à 19% des échanges quotidiens en avril.

La «banque centrale des banques centrales» révèle en revanche un déclin des monnaies traditionnelles, comme la livre anglaise qui a reculé de 2 points à 12,9% et du franc suisse dont la part a cédé 0,4 point à 6,4%.

Plus étonnant, la part de marché des devises de 23 pays émergents a augmenté de 1,7 point à 14% depuis le dernier recensement en 2007. La livre turque, le won coréen, le real brésilien et le dollar de Singapour ont particulièrement progressé.

Le dollar canadien et le dollar australien sont également particulièrement visés désormais.

A noter que comme les transactions de devises impliquent toujours deux monnaies, le total des transactions comptabilisées dans l’étude de la BRI atteint 200%, au lieu de 100%.

Le Royaume-Uni, fief du Forex

Les places financières qui accueillent traditionnellement les transactions de devises ont également confirmé leur suprématie dans ce secteur, Londres conservant sa place de numéro un mondial des changes avec une part de marché de 36,7%, suivi des Etats-Unis (17,9%) et du Japon (6,2%). En revanche, la Suisse (5,2%) a perdu sa place de numéro quatre aux dépens de Singapour (5,3%). Hong Kong totalise 4,7% du marché, contre 4,2% trois années auparavant.

La France réunit 3% des échanges mondiaux, à 151,6 milliards de dollars. Une part qui n’a pas changé depuis 2007. Si cette contribution était de 2,6% en 2004 et de 2,9%en 2001, elle s’élevait à 3,7% en 1998 et à 3,8% en 1995.

En Allemagne, le taux est de 2,1%.

COMPRENDRE LE FOREX

Qui trade sur le Forex ?

Essentiellement les fonds spéculatifs, des sociétés d’assurance, des banques centrales et autres institutions financières non bancaires.

L’enquête de la BRI montre que les transactions dues aux négociants interbancaires, autrefois dominants, ont été dépassées pour la première fois par les investisseurs non bancaires tels que les fonds spéculatifs et les banques centrales.

Quel type de transactions est le plus opéré ?

Les transacations dites spots. C’est-à-dire, les transactions immédiates, en temps réel et au cours indiqué par la plateforme de trading. Ces opérations ont connu un boom de 48% en trois ans et totalisent 1,5 trilliard de dollars d’échanges par jour, soit 37% de l’activité totale du marché des changes.

La croissance sur le marché spot reflète en partie l’explosion du trading algorithmique (ou «flash trading») qui permet le traitement de milliers d’ordres par minute.

Les transactions via les produits dérivés (swaps de change, options sur devises…) ont progressé de 7 % à 2.500 milliards. (Le Figaro-01.09.2010.)

* L’étude de la BRI a été réalisée auprès de 53 banques centrales et 1300 opérateurs







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