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Bande frontalière Ouest

16022015

*Une famille marocaine se réfugie en Algérie

fuyant la makhzen qui a détruit sa maison

Brandissant un drapeau blanc pour exprimer leur acte pacifiste, 13 personnes issues de 3 familles marocaines dont une mère algérienne du nom de M’kami Zohra, habitant le hameau d’Ouled Yebder ou Kaïda dans le gouvernorat d’Oujda, ont traversé, il y a quatre jours, l’oued qui sépare les deux pays pour arriver dans la bourgade algérienne de Roubane, commune de Béni Boussaïd.

Une fois sur le territoire national, ces familles (7 femmes, 3 hommes et 3 enfants en bas âge) ont été accueillies par les garde-frontières, puis des familles algériennes, avant d’être dirigées vers la brigade de la gendarmerie de Zouia pour enquête. Selon les pères de famille marocains: «Les éléments de la gendarmerie royale sont arrivés avec un bulldozer, appuyés par un hélicoptère, pour démolir notre maison qui nous appartient depuis 60 ans. C’est un don d’une famille algérienne.

Cette habitation était longtemps convoitée par une personne marocaine qui a pignon sur rue dans l’Oriental marocain parce que située sur le tracé frontalier. Déjà le 3 avril dernier, des gendarmes marocains, accompagnés d’un huissier de justice, ont rappliqué chez nous pour nous expulser, mais nous avions résisté grâce à une manifestation de solidarité des voisins». Très souffrante, Mme M’kami, épouse de feu Tayeb Yebder, connu sous le pseudonyme de Tayeb Hamlili, marocain et ancien moudjahid de la révolution de libération de l’Algérie, a été évacuée à l’hôpital Chaâbane Hamdoune de Maghnia.

Ces familles qui venaient d’être réduites à des sans domicile fixe, ne comprenaient toujours pas sur quelle base juridique, 60 ans après, la justice chérifienne avaient tranché en faveur d’un Marocain. «Est-ce parce que notre mère est algérienne et notre père avait combattu pour la libération de l’Algérie que le makhzen nous a fait payer ça?», s’interroge les victimes qui, ayant tout perdu, demandent le refuge à l’Algérie. Le maire de Béni Boussaïd nous a déclaré : «Sitôt arrivées sur notre territoire, ces familles ont été prises en charge dans un élan de solidarité par la brigade de gendarmerie de Zouia et les habitants de Roubane et Zouia»*Chahredine Berriah/ El Watan-dimanche 24 mai 2015

*Réaction d’un internaute: Des avocats bénévoles devraient proposer leurs services gratuitement et déposer plainte dans un tribunal international pour recouvrer les droits de ces familles. Voila comment est pratiquée l’injustice par le makhzen envers ses concitoyens! Qui sont considérés comme des sujets du roi, et non comme des citoyens à part entière !

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*A cause du chômage, l’absence d’investissements et le déficit en développement

Maroc:  troubles à Oujda

Réseaux sociaux pour vous faire entendre oujda

Les régions marocaines frontalières de l’Algérie connaissent d’importants mouvements de protestation ces derniers temps. Rongée par la pauvreté et le chômage suite au coup d’arrêt donné aux activités de contrebande par le renforcement du dispositif de sécurité coté algérien, la population d’Oujda exprime ouvertement son mal-être. 

Une véritable bataille politique se déroule actuellement au Maroc. En plus des troubles au Rif, le gouvernement se trouve obligé de gérer la ville d’Oujda qui vit au rythme de la protestation. Le mouvement est appuyé par le député du parti Istiqlal, Omar Hejira, qui a récemment sollicité l’intervention du chef du gouvernement, Saâdeddine El Otmani, pour sortir cette ville ainsi que la totalité des régions de la bande frontalière de la misère. Dans une lettre adressée au gouvernement, le député de l’Est marocain a évoqué, avec une certaine amertume, le chômage, l’absence d’investissements et le déficit en développement. M. Hejira, a d’ailleurs rebondi sur la mort récente d’un contrebandier opérant entre la petite ville de Bni Drar et l’Algérie, abattu par les garde frontières marocains, pour interpeller le gouvernement sur le risque d’éclatement de nouveaux troubles dans le royaume. La semaine dernière, on a même enregistré des tentatives d’intrusion de jeunes marocains fuyant la misère sur le territoire algérien.

*le renforcement du dispositif sécuritaire côté algérien a fini par asphyxier l’économie locale. La contrebande qui assurait une grande part des besoins de la population a été réduite à son niveau le plus bas. *source: algerie-focus- jeudi 9 novembre 2017

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**L’argent illicite de la drogue

*Draham El Haram, des milliards de dinars entre les mains des trafiquants marocains

Les services de sécurité marocains, complices avec les trafiquants de la drogue, obligent ces derniers à faire leurs transactions illégales de la drogue, exclusivement en dinars algériens. Ils leur interdisent d’utiliser le dirham ou les devises étrangères, sous peine de les suspendre de cette activité très lucratives.  Pris au piège par le durcissement des mesures sur le tracé frontalier décidé, il y a quelques semaines, par les autorités algériennes pour lutter contre le trafic, les contrebandiers marocains se sont retrouvés subitement en possession de milliards de dinars entre les mains. L’argent haram de la drogue est devenu sans valeur réelle et les trafiquants veulent maintenant s’en débarrasser à tout prix, s’ils trouvent preneurs. Ils le bradent pour peu de choses, pourvu qu’ils en récupèrent quelques sous.

Ainsi, ne sachant que faire de cette masse financière amassée avec le trafic de la drogue, et ne pouvant l’utiliser en raison de la fermeture hermétique de la frontière, les trafiquants marocains proposent 1000 dinars contre 40 dirhams marocains. Un taux jamais imaginé. Au plus fort des échanges économiques, quand les frontières terrestres étaient ouvertes, 1000 DA étaient échangés contre 300 DH. Le makhzène imposait comme règle à ses contrebandiers dès le départ que c’est le dinar qui sera la monnaie des transactions illégales et illicites. l’Algérien achetait les produits marocains en dinars et vendait les siens avec la même monnaie. Ce qui fait que l’argent en grande quantité s’est retrouvé chez les trafiquants marocains  qui se trouvent maintenant dans une impasse, ne sachant quoi faire de cette masse colossale de dinars. Conséquence : des milliards de dinars sont bloqués. Un vrai dilemme pour les trafiquants marocains enrichis grâce à la contrebande à grande échelle. Maintenant,  avec l’approfondissement, l’élargissement des tranchées et la surveillance de la frontière avec des soldats et des hélicoptères, ces transactions illégales se sont arrêtées d’un seul coup. *Médias/ vendredi 26 février 2016

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**Verrouiller davantage la frontière avec le Maroc

Longtemps abandonnée aux trafiquants de tous bords, la bande frontalière ouest semble, depuis quelques semaines, redevenue une zone de droit.

Et pour cause, quand l’Etat a décidé de frapper d’une main de fer les contrevenants, la vie normale a repris… ses droits dans cette région. En ce sens que le carburant est disponible dans les stations-service de jour comme de nuit, sans l’ombre d’une chaîne ; les prix des produits de consommation ont nettement baissé et les routes, squattées dangereusement par les contrebandiers dans un passé récent, sont relativement sécurisées.

La visite de deux jours (mardi et mercredi) dans la wilaya de Tlemcen de Kaddour Bentahar, directeur général des Douanes, a confirmé cette volonté de l’Etat à «verrouiller davantage la frontière pour lutter efficacement contre les trafics et le crime organisé qui menacent la santé de la population et l’économie nationale». Le patron des Douanes a indiqué que «le renforcement des postes de contrôle en agents formés et dotés de matériel ultramoderne était plus que nécessaire pour combattre le crime organisé».

A ce propos, M. Bentahar a souligné que son corps était en consultation avec le wali, comme ceux des autres wilayas frontalières, pour «fixer le champ douanier et revoir l’organisation des autorisations de déplacement». Dans le même contexte, le port de Ghazaouet (qui a atteint une capacité de 1 200 000 tonnes en 2015) vient d’être doté d’un scanner mobile sophistiqué, qui est entré en fonction en un temps record.

C’est un outil de contrôle, bien évidemment, mais il permet aussi de faciliter l’entrée et la sortie des marchandises, un atout pour les exportateurs et les importateurs, qui peuvent ainsi gagner en temps et en sécurité», a précisé M. Bentahar. La seule énigme qui demeure non élucidée jusqu’à présent concerne les saisies de quantités énormes de drogue ces derniers temps, et ce, malgré l’élargissement et l’approfondissement de la tranchée creusée le long du tracé frontalier…*Chahredine Berriah / el watan / jeudi 07 avril 2016

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*Bin Lejraf près de Marsat Ben M’hidi

*le mur de fer en barbelé sera enlevé

**vidéo: frontières algero-marocaines

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Après le creusement de profondes tranchées, les pouvoirs publics, pour durcir davantage les mesures de sécurité sur le tracé frontalier, ont érigé, il y a près d’un mois, au niveau du lieudit Bin Lejraf, un mur de fer en barbelé, à l’entrée de la localité balnéaire de Marsat Ben M’hidi.

Une muraille d’une laideur inouïe qui a coûté, selon nos informations, 2 milliards de centimes. Se rendant vite compte de cette «bêtise», les pouvoirs publics, par le biais du chef de l’exécutif de Tlemcen, ont annoncé que ce «mur» sera très prochainement enlevé. «Ces fils de fer barbelé ont enlaidi l’entrée de la ville touristique et il devient donc nécessaire de les enlever», aurait-il déclaré . Lors de notre déplacement sur les lieux, il y a quatre jours, l’endroit qui fait face au territoire marocain et qui permettait aux citoyens des deux pays de se saluer, avait perdu tout son charme. Le fil de fer en question, qui faisait penser aux sinistres lignes Morice et Challe de l’époque coloniale, enlaidit l’environnement et empêche quasiment tout contact visuel avec les citoyens du pays voisin. Sans contester la décision politique des responsables algériens concernant la prévention sécuritaire sur cette partie de la frontière, des associations ont dénoncé cette énième frontière qui, curieusement, n’a pas réussi à empêcher le trafic de drogue.**Chahredine Berriah / el watan / mercredi 14 février 2018

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*Après le grillage, un mur en acier

En 2013, les autorités algériennes, motivées par la détermination de lutter contre le trafic en tout genre, ont entrepris le creusement de tranchées d’une longueur de 70 km dans la wilaya de Tlemcen, de Marsat Ben M’hidi à El Aricha.

De son côté le gouvernement marocain a entamé l’érection d’un grillage, un mur de fil de fer s’étendant sur une 450 km (de Saïdia à Figuig). Soit le tracé parallèle de l’extrême Ouest algérien jusqu’à Béchar.

Officiellement, le pouvoir marocain a eu recours à ce mur de séparation pour lutter contre le flux des migrants irréguliers, avant que la version ne change pour expliquer que «c’est pour lutter contre le terrorisme».

Toujours est-il que, pour ceci ou pour cela, le grillage a suscité la colère des associations œuvrant dans le domaine des migrations. «On est contre la militarisation des frontières et la restriction des libertés de circulation. Cette entreprise nous laisse perplexes parce que le Maroc a déjà émis son objection concernant la construction de la barrière du préside occupé de Melilla», a déclaré Hicham El Baraka, président d’ABCDS Maroc, une association d’aide aux migrants basée à Oujda, dans l’Oriental.

Et d’ajouter : «Quoi qu’il en soit, ce sont les peuples des deux pays qui sont les premiers perdants.» Khadija Elmadmad, titulaire de la chaire Unesco «migration et droits humains», estime, pour sa part, que «ledit grillage aura certainement des conséquences sur les droits des migrants (…). Si le royaume a le droit d’exercer sa souveraineté sur son territoire, il reste pour autant la question de garantie des droits des migrants. C’est le cas, par exemple, des demandeurs d’asile.

On se demande si le Maroc permettra au HCR et aux associations œuvrant dans le domaine de la migration d’accéder à ces zones», avant de déplorer que «ce projet portera un coup dur à l’unité maghrébine».

Une autre polémique est née au Maroc concernant le coût de ce mur de fer. «Des expériences mondiales similaires démontrent que le mur séparant les Etats-Unis et le Mexique aurait coûté 10 à 20 milliards de dollars et que la barrière de Melilla a été estimée à 33 millions d’euros. Des sommes faramineuses, sans compter les frais de maintenance et de fonctionnement», estiment des spécialistes marocains. Et de s’interroger : «Le royaume a-t-il les moyens de ses ambitions ?»

Dans cet embrouillamini militaro-politique, la guerre des bulldozers est loin d’être terminée.
En effet, ni les fossés ni le grillage n’ont réussi à éradiquer la contrebande et l’immigration irrégulière. Un constat qui a suggéré à l’Etat algérien de se cadenasser davantage en édifiant, tout le long du tracé frontalier, un mur en acier. Au niveau de la localité de Boukanoun, qui fait face à la ville marocaine d’Ahfir, un pan de mur est en chantier. Les travaux vont à un rythme soutenu.

Et même si les responsables algériens, notamment militaires, ont refusé de faire toute déclaration ou d’émettre un commentaire, nous avons pu observer le début de réalisation de ce projet. Selon nos informations, il s’agirait d’un mur de 7 mètres de hauteur et de 2 de largeur. Un renforcement de la frontière pour empêcher toute incursion terroriste ou passage des criminels de Daech arrivant de Libye par le Sud algérien.

La visite récente à Alger de hauts responsables civils et militaires marocains a-t-elle été décidée pour justement renforcer les frontières dans un but prioritairement sécuritaire ? Tout le laisse croire, au vu de l’empressement des travaux de sécurisation du tracé frontalier.
Cependant, une frontière ne peut être surveillée seulement par des tranchées, un grillage et un mur, fut-il en acier.

Les faits ont démontré que, par on ne sait quelle magie, près de 120 tonnes de drogue ont été introduites et saisies sur le territoire algérien depuis le début de l’année. Et selon des observateurs, plus d’une fois cette quantité serait passée à travers les mailles du filet.

En attendant un éventuel dégel entre les deux pays, les citoyens des deux côtés de la barrière continuent de se saluer au niveau du lieudit La Montagne du lion et sur les deux plages riveraines de Marsat Ben M’hidi et Saïdia. Au grand dam des politiques…*Chahredine Berriah / el watan / samedi 13 aoùt 2016

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4 milliards en faux billets saisis à Tlemcen en 48 heures

Les faux billets proviendraient du Maroc, selon les premiers éléments de l’enquête

Les éléments de la Gendarmerie nationale et des douanes ont saisi durant les dernières 48 heures pas moins de 4 milliards en faux billets à Tlemcen au cours de deux opérations distinctes. L’information est rapportée, mercredi, par plusieurs titres  de la presse nationale.

La dernière saisie remonte à lundi dernier quand des éléments de la Gendarmerie nationale de la section de recherches relevant du groupement de la wilaya Tlemcen ont arrêté deux individus en possession d’une somme de 1,994 milliard de centimes en coupures de billets de 2000 dinars.

Les deux mis en cause ont été interpellés à bord d’un véhicule de marque Peugeot 208, à hauteur de la station-service située sur l’autoroute Est-Ouest à hauteur de la commune de Amieur (18 km au Nord-Est de la wilaya de Tlemcen).

Durant la même journée,  les gendarmes de la brigade de Hassi Mefsoukh ont interpellé à un barrage de contrôle sur la route reliant Oran à Mostaganem à hauteur de la commune de Aïn Biya, un ressortissant libérien, en situation irrégulière, à bord d’un bus sur lequel 201 faux billets de banque en coupures de 50, 100, 200 euros et 2000 DA ont été découverts.

De leur côté, les services des douanes de la wilaya de Tlemcen ont saisi deux milliards de centimes en faux billets et l’arrestation de deux individus.

Les faux billets proviendraient du Maroc, selon les premiers éléments de l’enquête, d’autant plus que l’exploitation des téléphones mobiles des mis en cause a révélé des échanges de communications avec des correspondants marocains et subsahariens.*Par Lila Ghali | 23/09/2015 | algerie1.com/

**Deux jeunes algériens kidnappés par des Marocains à Baba El Assa à la frontière algéro-marocaine.

Aucune nouvelle des otages algériens

Depuis lundi, les familles des deux jeunes Algériens, enlevés de l’intérieur, par un groupe de Marocains, sont dans l’expectative. Et pour cause, aucune nouvelle ne leur est parvenue des ravisseurs.

Pour rappel, un groupe de Marocains dont le nombre n’a pas été déterminé, s’est introduit, lundi en début d’après-midi, sur le territoire national, au lieu- dit Zehahfa, dans la dans la daïra de Bab el Assa, et a enlevé deux jeunes algériens âgés de 21 et 25 ans.

Selon une source proche des victimes, les ravisseurs, qui retiennent les otages à Berkane, dans l’Oriental marocain, exigent une rançon de 5 millions de dinars algériens des familles des otages pour leur libération.
Une information confirmée par les services de la gendarmerie. Nationale, en charge de l’enquête. Les ravisseurs dont on ignore encore les causes exactes de leur geste condamnable, menacent de tuer leurs proies si leurs familles refuseront de répondre positivement  leur exigence.

Cet acte, en fait, n’est pas le premier en son genre dans cette région de l’extrême ouest du pays, puisqu’il y a moins d’une année, un autre algérien âgé d’une trentaine d’années, avait été aussi enlevé à Boukanoun dans la même daïra de Bab el Assa. Ses ravisseurs avaient réclamé une somme de 2, 5 millions de dinars algériens. 24 h plus tard, l’otage avait été libéré contre paiement de la rançon exigée.

Des témoignages dans la localité font ressortir que des groupes mafieux marocains recourent fréquemment à des enlèvements de jeunes algériens sur la bande frontalière. D’où des supputations qui consistent à dire que ces crimes sont la conséquence des transactions entre contrebandiers qui finissent toujours par des règlements de comptes dont des kidnappings.*Chahredine Berriah / el watan / mardi 3 novembre 2015 

****Deux jeunes algériens ont été kidnappés par des Marocains en début d’après-midi du lundi 2 novembre 2015 à Baba El Assa à la frontière algéro-marocaine,

Les ravisseurs dont on ignore le nombre se sont introduits sur le sol algérien au niveau du lieu-dit Zehahfa, dans la daïra de Bab el Assa, wilaya de Tlemcen. Ils ont enlevé deux jeunes algériens âgés de 21 et 25 ans, originaires de cette localité, avant de prendre la fuite et de retourner au Maroc.

Selon des sources concordantes, les ravisseurs ont demandé une rançon de cinq millions de dinars pour libérer les otages qui sont retenus à Berkane ville frontalière sise à l’est du Maroc. Des indiscrétions font état d’une transaction commerciale qui aurait mal tourné entre les deux parties. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie nationale de Tlemcen pour déterminer les tenants et aboutissants de cette affaire.*mardi 3 novembre 2015 | Par Hamid Bahri | tsa

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*Le tireur à la kalachnikov était un garde-frontière 

*** Il y a quelques jours, une bande, composée de quatre personnes et armée d’un fusil d’assaut kalachnikov, a semé la terreur de nuit, dans le village.

**Le village de Bétaïm ou Tiripinthe est situé entre la ville de Maghnia et le poste frontalier Akid Lotfi sur la bande frontalière.    

Les témoins encore sous le choc nous racontaient alors: «Dans un premier temps, des énergumènes ivres et accompagnés de femmes ont atterri d’une manière brutale dans notre localité vers 1h du matin à bord d’un véhicule de type Mercedes. Moteur vrombissant, klaxons assourdissants, ils s’étaient mis à insulter les habitants.

Nous sommes sortis pour les prier de respecter la population. Ne voulant rien entendre, ils ont redoublé de férocité en tentant d’agresser des pères de famille. Nous les avons, alors, repoussés, croyant que nous allions retrouver notre quiétude, mais c’était mal connaitre ces maffieux. Une demi heure plus tard, ils sont revenus, mais cette fois avec deux autres personnes dont l’un était armé d’une kalachnikov. Inconscient, il s’était mis à tirer sur tout ce qui bougeait, une femme a même failli passer de vie à trépas».

Les mêmes personnes, des présidents d’associations et des pères de famille précisaient : «Deux personnes portaient des casquettes de militaires. Nous n’accusons personne, peut-être que ces fous voulaient nous induire en erreur en portant ce type de casquette, mais ils avaient bien une kalachnikov.

On a ramassé des douilles qu’on a remises aux éléments de la gendarmerie de Maghnia qui ont rappliqués la nuit même après nos appels». 24 h plus tard, un suspect a été arrêté et deux jours plus tard, de fil en aiguille, les enquêteurs militaires ont réussi à identifier, puis arrêter le tireur à kalachnikov, un garde-frontière du 19ème groupement (Bab El Assa). «Ce n’est pas la première fois que des énergumènes armés viennent dans notre village pour semer la terreur. C’est quasiment des scènes coutumières auxquelles la population est livrée. Nous avons peur bien sûr et nous demandons plus de sécurité».

Un grand soulagement pour la population. «Maintenant, nous savons qu’il s’agit d’un garde-frontière, et pas d’un bandit ou d’un terroriste. Nous avons chassé le doute. C’est peut-être cynique, mais nous sommes soulagés», indique Ahmed Belkheir, président d’un comité de quartier. Au mois de mai dernier à Tlemcen, lors du colloque sur la contrebande et son impact social et économique sur la société algérienne, le général Othmani, commandant du groupement régional de la gendarmerie nationale, avait souligné que «Des gendarmes des brigades de la sécurité routière et des GGF se sont adonnés à la corruption (…) Des gendarmes ont été poursuivis pour corruption et jugés par les tribunaux militaires». Et pour lutter contre ce fléau, le général avait incité à la «dénonciation de ce phénomène en utilisant tous les moyens dont le numéro vert». *Chahredine Berriah -El Watan-16/02/2015

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Près de 18,6 tonnes de kif traité ont été saisies et 75 narcotrafiquants arrêtés au cours de 70 opérations traitées en 2014 par les agents des Douanes, selon le bilan annuel de la cellule de communication de la direction régionale des Douanes de Tlemcen.

Ces opérations ont été réalisées lors de barrages, de patrouilles et d’embuscades effectués par des brigades mobiles des Douanes sur différentes routes nationales et pistes le long de la bande frontalière, selon la même source. Par ailleurs 300 000 comprimés de psychotropes et 191 grammes de cocaïne ont été saisis durant la même année.

Plus de 600 quintaux de déchets de cuivre destinés à la contrebande ont été récupérés durant la même période, ce qui représente une hausse de 110 quintaux par rapport à 2013, en plus de la saisie de plus de 300 000 litres de carburant (mazout et essence), soit une hausse de 115 000 litres.

La hausse de la quantité de carburant saisie est justifiée par l’intensification du travail sur le terrain, le déploiement sur la bande frontalière de manière continue et les moyens mobilisés par la direction générale des Douanes, humains et matériels dont des véhicules tout-terrain, a-t-on argumenté, indiquant que ces opérations ont été ponctuées par la saisie de 135 véhicules utilisés dans la contrebande de carburant et de baudets.

Les services des Douanes de Tlemcen ont saisi, l’année dernière, au total 406 véhicules dont 39 camions utilisés pour le transport de marchandises de contrebande (drogue, produits alimentaires et boissons alcoolisées) dont 298 véhicules ont été détruits pour absence du numéro d’immatriculation ou  falsification du numéro de chassis. Par ailleurs, les brigades des Douanes ont récupéré de grands lots de produits alimentaires de large consommation, surtout ceux subventionnés qui étaient acheminés par voie de la contrebande  vers le Maroc. La valeur globale des produits saisis l’année dernière est estimée à 1,291  milliard de dinars et les amendes douanières à 12,18 milliards.*El Watan avec APS/ 18/02/2015

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*Un militaire marocain retrouvé pendu à Sidi Mebarek

*Un élément du Makhzen a été découvert pendu, ce lundi matin 09 mars 2015, dans la localité frontalière de Sidi Mebarek, dans la daïra de Béni Boussaïd, à 50 km de Tlemcen, selon des habitants de ce village. Information confirmée par une source sécuritaire. Le militaire marocain dont on ignore l’âge, a été découvert par un des villageois. Quoi qu’il en soit, beaucoup d’interrogations s’imposent : Que faisait ce militaire en territoire algérien (5 km du tracé frontalier) S’agit-il d’un suicide ou d’un règlement de comptes ? **Chahredine Berriah-El Watan-09 mars 2015

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