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ALGÉRIE-ÉGYPTE, CE SOIR (18H30) À KHARTOUM

18112009

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L’heure de vérité arrive pour l’Équipe nationale de football qui aura à affronter ce soir l’Égypte en match barrage à l’issue duquel l’une des deux formations s’offrira le dernier billet qualificatif africain pour le Mondial sud africain l’été prochain. Les deux antagonistes se croisent le fer en l’espace de quatre jours après que les Pharaons aient réussi de revenir de très loin et battre les Verts samedi dernier au Caire. Seulement, cette fois ci, ça sera tout simplement un tout autre match, pour reprendre l’expression de l’entraîneur national Rabah Saâdane lui-même. En effet, tout le monde est au courant des conditions très difficiles dans lesquelles ont évolué les coéquipiers de Ziani dans la Capitale égyptienne. Ces derniers ont tout simplement fait l’objet d’un véritable guet apens dès qu’ils ont mis les pieds sur le sol égyptien. La suite tout le monde la connaît, et ce, sans parler de l’enfer vécu par les quelques centaines de fans algériens qui ont accompagné les Verts au pays des Pharaons. À présent, la page semble être tournée, dans la mesure où la bande à Saâdane prépare le match de ce soir dans d’autres conditions. À Khartoum, si on se réfère aux propos des joueurs eux-mêmes, ces derniers se sentent comme s’ils étaient chez eux en Algérie. Tout cela devrait nous pousser à se montrer optimistes, d’autant que l’entraîneur Saâdane pourrait cette fois ci disposer de tous ses joueurs, excepté bien sûr, Gaouaoui et Lemouchia, tous les deux suspendus. Mais comme l’effectif des Fennecs est très bien garni, ces deux défections ne devraient pas constituer un casse-tête chinois pour le ‘’cheikh’’. Celui-ci, aura pour cette fois ci, changer de stratégie, en ce sens que les Algériens auront besoin de marquer des buts pour faire la différence, une vraie finale quoi, qui exige des guerriers algériens de déployer davantage d’efforts afin de procurer la joie à tout un peuple mobilisé depuis déjà un bon bout de temps autour de son équipe dans l’espoir d’aller au Mondial. Et pour revenir à la stratégie à adopter, il est clair que Saâdane va jouer avec un attaquant supplémentaire, et ce, par rapport à la dernière rencontre du Caire. Le duo Ghezzal – Saïfi est tout indiqué pour mener l’Algérie vers le grand rendezvous international. Par ailleurs, il y a lieu de rappeler que selon les informations qui nous sont parvenus du quartier général des Verts dans la Capitale soudanaise, Helliche et Antar Yahia qui souffraient de blessures samedi dernier, continuent de s’entraîner avec le groupe, au grand bonheur des supporters de l’Équipe nationale d’Algérie.  (Le Couriier d’Algérie-18.11.09.)

*********«Aujourd’hui, ce sera un tout autre match»

Comme le sont tous ses coéquipiers, l’attaquant, Rafik Saïfi, est confiant quant aux chances des Verts d’arracher, ce soir, le billet qualificatif pour le Mondial sud-africain, à l’occasion du match d’appui face à l’Égypte. «Maintenant que l’enfer du Caire est clos, on doit ouvrir la page de Khartoum où on se sacrifiera à fond pour se qualifier au Mondial», dira-t-il avant d’ajouter: «Aujourd’hui, ce sera un tout autre match du fait que le climat qui règne actuellement à Khartoum est en notre faveur», et de rajouter : «En arrivant à Khartoum, on se croirait en Algérie. Le public était là avant qu’on arrive». Le pensionnaire du club qatari, El Khour, est revenu sur ce qui s’est passé au Caire en disant : «Ce qui nous est arrivé est grave, voire trop grave. On croyait qu’on allait jouer dans un pays frère. Quand je vois ça, je m’excuse, mais il n’y a pas de frères. On a dû jouer le match pour ne pas le perdre sur tapis vert. En arriver là, vaut mieux arrêter le football et faire un autre métier. Je préfère garder ma vie et ma famille», et d’ajouter : «Dieu merci, on n’a pas gagné sinon, il y aurait certainement eu des morts. C’est le pire souvenir de ma carrière et le dernier de ce genre». Enfin, et concernant le dernier verdict de la Fifa, Saïfi s’est dit surpris de cette décision en disant : « je suis surpris surtout qu’il y avait toutes les preuves. Il y avait des caméras dans le bus en plus des vidéos que j’ai prises avec mon propre portable, où tout était clair. Les délégués de la FIFA sont venus à l’hôtel et ont vu les trois blessés. Ils ont constaté, pris des photos et vu des vidéos. Puis, il n’y a rien du tout malgré qu’on avait toutes les preuves pour ne pas jouer et repartir chez nous». (Courrier d’Algérie)

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*DJAMEL MENAD, ANCIEN INTERNATIONAL

«On va les avoir Inchallah»

Scandalisé et choqué par l’agression égyptienne contre nos joueurs et nos supporters au Caire, l’ex-baroudeur des Verts n’a pas été par trente-six chemins pour dénoncer le mutisme de la Fifa tout en décriant l’impunité et autres largesses dont ont toujours bénéficié les Egyptiens. Par ailleurs, Djamel Menad, l’actuel coach béjaoui, estime que le Onze national, même s’il part à 50/50 de chances, a tous les atouts pour faire valoir ses intentions.

L’Expression: Tout d’abord, comment avez-vous vécu cette première confrontation de notre Equipe nationale au Caire?
Djamel Menad: Dans le même état d’esprit que tous les Algériens. C’est-à-dire sur les nerfs au vu de l’état d’esprit de nos joueurs, avant, pendant et après le match, choqués et traumatisés.

Comment avez-vous trouvé notre équipe justement sur le terrain?
L’ équipe qui a fait montre de beaucoup de courage, d’abnégation et de combativité mais la peur a eu raison de leur volonté malheureusement. Ce n’était pas évident pour une équipe constituée en majorité de joueurs professionnels qui n’ont jamais été confrontés à ce genre de matchs ou plutôt de guerre où il ne manquait que les fusils et les grenades.

Les joueurs ont-ils cédé à la pression?
Nos joueurs n’ont pas peur de la pression des grands stades évidemment. Mais ce qu’ils ont vécu au Caire, ils ne l’ont jamais pensé ni même imaginé. La majorité de nos joueurs sont nés et élevés à l’étranger en côtoyant des gens civilisés. Brusquement, et de surcroît dès leur arrivée à l’aéroport et avant même de gagner leur lieu de résidence, ils voient leur sang couler. Ils ont vécu le plus grand choc de leur vie. Car ce qui s’est passé au Caire est à la limite du vandalisme. J’ai vu certains joueurs évoluer avec la peur au ventre voire même de la terreur.

Après ces incidents regrettables, à quel niveau se situe la responsabilité de la Fifa?
La responsabilité de la Fifa est entière. Cette politique de deux poids deux mesures, ne peut être tolérée une fois de plus. On ne peut pas accepter de voir des pays et des joueurs et autres entraîneurs sanctionnés pour des fautes moins graves et faire l’impasse sur ce qui s’est vraiment passé au Caire. C’est tout simplement inconcevable et impardonnable. Mais au fait, qu’attendez-vous de la Fifa quand nos responsables ont commencé eux-mêmes à minimiser l’agression en la qualifiant d’acte isolé?

Si vous étiez responsable quelle aurait été votre réaction?
J’aurais rebroussé chemin illico-presto en mettant la balle dans le camp de la Fifa devant l’opinion publique internationale, avec un dossier bien ficelé entre les mains de la Fifa et un suivi médiatique à tous les niveaux.

Comment appréciez-vous la rencontre d’aujourd’hui?
C’est la rencontre de la dernière chance. La motivation sera des deux côtés. Pour les Algériens, c’est une occasion ou jamais de démontrer et de prouver que la défaite du Caire n’est qu’un mauvais souvenir. Quant au team égyptien qui revient de loin après avoir été dans la peau d’un disqualifié, il voudra prouver que sa victoire du Caire n’était pas usurpée. En somme, c’est la plus belle occasion pour les Algériens de prendre leur revanche.

Quel est à votre avis le meilleur schéma tactique?
Le match se jouera beaucoup plus dans la tête. Nous joueurs sont plus posés et plus techniques contrairement aux Egyptiens qui sont stimulés par la hargne de vaincre, donc nous partons encore une fois favoris. Aussi, tout dépend du mental des deux équipes. Le mieux préparé sur le plan psychologique aura le dernier mot. Sinon je préconise un 4-4-2 ou carrément un 4-3-3. Il faut jouer l’offensive à outrance tout en fermant tous les espaces de jeu.

Qu’appréhendez-vous pour cette ultime rencontre?
Comme je l’ai déclaré dans votre journal, même concernant la rencontre du Caire, on ne doit surtout pas subir la rencontre durant le premier quart d’heure. Cette fois, c’est à nous de faire le jeu et d’emballer la rencontre en première période.

Gaouaoui suspendu, pensez vous que Chaouchi palliera cette absence?
En général tous les produits algériens en matière de gardien de but sont bons. Chaouchi n’a certes pas l’expérience de Lounès Gaouaoui, mais il a beaucoup de qualités et c’est une occasion ou jamais de se faire connaître et mettre toute sa classe au service de l’Equipe nationale. Sans lui mettre de pression, je dirais que c’est le match de sa vie. Sinon pour ce genre de matchs je pense que Chaouchi est bien préparé pour énerver les Egyptiens

Vous partez sur Khartoum alors?
L’Equipe nationale de 82 ira à Khartoum sans moi malheureusement car j’ai des obligations avec mon club employeur, la JSMB. Nos ex-internationaux iront à Khartoum pour un soutien beaucoup plus moral qu’autre chose. Sinon sur le plan tactique et technique, Saâdane est sur place et il est le mieux placé et on n’a pas le droit de s’ingérer sur ce volet justement.
Mais je me permettrais de dire aux joueurs d’être conquérants. Pour cela, il faut qu’ils retrouvent leur agressivité au sens propre et figuré et ne laisser aucun espace aux Egyptiens pour les étouffer d’emblée.(L’Expression_18.11.09.)

******************oublier le Caire

**Le vainqueur de cette rencontre électrique, ira directement en Afrique du Sud.

Le stade de Omdourman, de Khartoum au Soudan, rendra, aujourd’hui, son verdict concernant le prochain qualifié du groupe C de la zone Afrique au Mondial 2010. Après la bataille du Caire, tous les regards seront braqués à partir de 20h30, heure soudanaise, 18h30, heure algérienne, sur la capitale soudanaise. Une rencontre attendue par tous les mordus du ballon rond à travers le monde. En Algérie, les trente-cinq millions d’Algériens retiennent d’ores et déjà leur souffle. Mais, pas lieu de se stresser ou de désespérer.
Les Verts entament cette «bataille» de Khartoum avec un bon état d’esprit et un moral au beau fixe. Les responsables algériens ont confirmé à L’Expression, que les joueurs sont décidés à renverser la vapeur au Soudan et à relever le défi face à cette même équipe égyptienne. Hachemi Djiar, ministre de la Jeunesse et des Sports, Rabah Saâdane, entraîneur national, Mecherara, président de la Ligue nationale de football, ont confirmé à L’Expression, que les joueurs sont déterminés à se battre comme ils l’ont déjà fait au Caire.
Ces responsables tranquillisent et rassurent. Bonne nouvelle. Sur le plan psychologique, les joueurs sont concentrés sur la rencontre. Les blessés sont totalement rétablis. Ils seront tous de la partie, à l’exception de Lounès Gaouaoui et Khaled Lemmouchia, suspendus. Rafik Halliche et Antar Yahia sont d’aplomb. Les deux défenseurs se sont entraînés avec le reste du groupe, lors des deux séances d’entraînement d’hier et d’avant-hier. Physiquement, ils se sentent d’appoint. Une nouvelle qui reconfortera les millions d’Algériens. Lors des séances d’entraînement effectuées au stade de Khartoum, l’entraîneur Rabah Saâdane a apporté les dernières retouches à son effectif afin d’arrêter le Onze qui affrontera les Egyptiens. Selon quelques indiscrétions, Hassen Yebda devra remplacer Khaled Lemmouchia au milieu du terrain. Yebda évoluera aux côtés de Karim Ziani, Mensouri et Mourad Megheni. En attaque, le sélectionneur national devrait faire confiance au duo Saïfi-Ghazal. C’est ce qui laisse l’incorporation de Karim Metmour incertaine. Ce dernier a été, d’ailleurs, remplacé par Yacine Bezzaz au début de la deuxième mi-temps samedi dernier.
Le joueur n’a pas supporté la grande pression du Cairo Stadium. Il a avoué ne plus pouvoir se concentrer sur le match. Mais le grand changement concernera l’incorporation de Fawzi Chaouchi, appelé à remplacer Gaouaoui. Le gardien de but de l’ES Sétif, possède de bonnes qualités à même de lui permettre de remplir sa mission convenablement.
Les joueurs ont réussi à se débarrasser de la pression subie au Caire. Ils joueront le match de ce soir avec beaucoup plus de liberté sur le plan psychologique. La pression sera moins forte au stade de Khartoum, comparativement au Caire. Les Verts seront soutenus par des milliers de supporters algériens et même soudanais qui ont manifesté leur sympathie aux Verts. Tous les ingrédients sont réunis pour battre cette équipe égyptienne et surtout arracher le billet qualificatif au Mondial 2010 en Afrique de Sud. Bon vent les Verts! (L’Expression-18.11.09.)

**************MADJID BOUGHERRA À L’EXPRESSION

«On jouera avec la rage de vaincre»

 C’est une véritable chasse aux joueurs des Verts que nous avons menée hier soir à l’hôtel Bordj E-Fateh. Après plusieurs heures d’attente, Madjid Bougherra fait son entrée. Les portes vitrées de l’ascenseur s’ouvrent, le défenseur des Glasgow Rangers se fait coincer par la presse.

L’Expression: A quelques heures de la rencontre Egypte-Algérie, comment appréhendez-vous le match?

Madjid Bougherra: Hamdoulillah, nous sommes très confiants. Ce qui nous fait chaud au coeur, c’est de voir le président de la République offrir des vols et voir nos supporters présents au Soudan. Nous avons vu hier nos supporters à Khartoum, croyez-moi que ça nous a fait quelque chose. Honnêtement, on se sent comme chez nous. Inchallah, on apportera au peuple algérien ce qu’il mérite.

Dans quel état d’esprit se trouve le groupe?
Bien. Très bien même. Tous les joueurs sont confiants. Ils sont très motivés. Le groupe est revanchard. Bref! Tout le monde est conscient de l’importance de ce match et de son enjeu, d’autant plus que tous les joueurs, exceptés Lemmouchia et Gaouaoui qui sont suspendus, se trouvent en très bonne forme. Tous les joueurs sont prêts sur tous les plans.

Sentez-vous la différence, à 24 heures du match (interview réalisée hier dans l’après-midi), entre l’ambiance du Caire et celle du Soudan?
Ah oui! C’est énorme. La pression du Caire, c’est déjà oublié. Nous sommes dans un autre pays et dans un autre contexte. En Egypte, nous étions chez eux, ils ont fait ce qu’ils voulaient, maintenant nous sommes au Soudan. Nous sommes comme chez nous, dans un pays frère. Nos supporters sont à nos côtés. Nos fans nous ont remonté le moral. Le fait de les voir à Khartoum, nous motive.

Promettez-vous quelque chose aux Algériens?
Ecoutez, moi je crois au destin. Le plus important pour nous c’est d’entrer sur le terrain pour nous donner à 400%. Nous allons tout donner pour le peuple. Tout donner.(L’Expression-18.11.09.)

****************La fête ne sera que plus belle

Le destin se joue aujourd’hui sur le terrain du stade de Khartoum. Mais ce n’est pas du destin de la nation qu’il s’agit. Ferveur, passion, enthousiasme, effervescence et ébullition caractérisent l’esprit des millions de jeunes et de moins jeunes. Tous ces sentiments sont pour ainsi dire canalisés au service d’une cause. Celle du triomphe tant espéré de l’Equipe nationale. La fête ne sera que plus belle aujourd’hui si, à la communion populaire, viennent s’ajouter calme et sérénité. Une qualification en Coupe du monde mérite une explosion de joie, pas celle de la colère. In cha’allah nadouha.
Le souhait vient du fond du coeur. C’est ce qui est exprimé depuis plusieurs jours par des voix enrouées à force de scander des slogans en faveur des poulains de Saâdane. Il reste à la raison de bien gérer l’après-Soudan. Ce sera le plus difficile. Mais ce n’est pas impossible.
Ce match de football réunit certes tous, les ingrédients pour constituer le creuset des espoirs de tout un peuple dont le coeur bat à l’unisson en attente d’une qualification, mais est-ce que cela justifie tous les dérapages constatés depuis quelques jours? Sûrement pas.
D’ailleurs, les appels au calme seraient la meilleure des attitudes à adopter par des personnalités de tous bords pour que la fête des Algérièns ne soit entachée d’aucun débordement et d’aucun dépassement de la part de citoyens enclins à profiter de toutes les occasions pour se défouler. S’il y a une chose à faire trembler, ce seront bien les filets de l’équipe adverse.
Le reste, tout le reste a le mérite de revêtir des proportions à la mesure de l’événement. C’est-à-dire bien calculées. Et sans aucun excès. Tout ce qui est excessif, n’est-il d’ailleurs pas insignifiant? Il est vraiment inutile de porter atteinte aux biens, davantage aux personnes, pour faire savoir qu’on est patriote.
Les vagues de soutien à l’Equipe nationale qui sont visibles depuis des jours sont des marques assez explicites de ce sentiment pour n’être point dans l’obligation d’en rajouter. Communiquer une joie ou un dépit peut emprunter plusieurs canaux. Aussi tempérés les uns que les autres.
En sport comme en tout autre chose, il y a une éthique. L’esprit sportif commande que les réactions des amoureux du foot ne dépassent jamais le stade du bon sens. Le hooliganisme n’a pas droit de cité. Ni autour ni à l’intérieur du stade. Le rectangle vert suffit amplement pour une confrontation footballistique. Porter le match sur d’autres terrains relève de l’antijeu. S’il y a des points à marquer, il faut le faire lors des 90 minutes. Après le coup de sifflet final, il faut faire la fête.(L’Expression-18.11.09.)

**********Echos de Khartoum…

Hachemi Djiar
«Les joueurs déterminés à relever le défi»
«Les joueurs de l’Equipe nationale sont actuellement en pleine concentration sur le match de demain (aujourd’hui, Ndlr). Sur le plan psychologique, leur moral est au beau fixe. Ils sont hyperconscients du challenge qui les attend. Personnellement, je suis confiant qu’ils vont gagner ce pari. Nous avons eu des discussions avec les joueurs. Ils se concentrent uniquement sur le match. J’ai senti, à travers leur discours, qu’ils sont déterminés à se battre comme ils se sont battus au Caire. Ceci étant, ça reste un match de football», a-t-il dit. Concernant les supporters, le ministre souligne qu’«ils ont été accueillis dans de très bonnes conditions. Cela, malgré le manque de moyens logistiques à Khartoum. Concernant la protection des Verts et des supporters, les autorités soudanaises ont pris toutes les dispositions pour protéger les joueurs et les supporters. Je demande à ces derniers de faire preuve d’une meilleure organisation et surtout de prudence. Nous devons tous contribuer à créer un environnement favorable pour le bon déroulement de cette rencontre», a-t-il conclu, avant de quitter l’hôtel pour rejoindre l’ambassade d’Algérie au Soudan afin de faire le point sur la remise des tickets d’accès au stade.

Rabah Saâdane
«Les joueurs sont conscients de l’enjeu»
Lors de sa brève apparition à la réception, le sélectionneur national Rabah Saâdane s’est suffi d’une brève déclaration. «Tous les joueurs sont hyper-concentrés. Ils sont conscients de la responsabilité qui les attend ainsi que de l’enjeu de cette rencontre. Ceci-dit, mes poulains sont déterminés à défendre leurs chances jusqu’à l’ultime minute de la rencontre. Ils veulent dédier une victoire aux Algériens et une troisième participation de l’Algérie au Mondial», a déclaré M.Saâdane avant de s’excuser.

Hassen Shehata
«Nous partons à chances égales»
Lors d’une rencontre avec la presse soudanaise, l’entraîneur égyptien, Hassen Shehata, a reconnu que la tâche ne sera pas du tout aisée face à une équipe algérienne «très respectable». «La rencontre s’annonce très difficile. Il s’agit du match de finale de Coupe. Chaque équipe tentera de l’emporter. Je dis que nous partons à chances égales avec l’Algérie. Les joueurs algériens ont montré qu’ils possèdent un bon groupe, mais j’ai confiance en mes joueurs aussi. Mes joueurs ont montré samedi dernier qu’ils croient à la qualification. Ils se sont battus jusqu’à la dernière minute, mais Allah était de leur côté», a déclaré Shehata dont les propos ont été rapportés hier par la presse soudanaise. «Nous allons jouer ce match face à l’Algérie avec tous les joueurs. Nous avons récupéré nos blessés. Abd Rabbo sera de la partie ainsi que Wael Gomoâ. Les joueurs semblent prêts pour ce rendez-vous face à l’Algérie. Nous sommes bien préparés à cette rencontre», a-t-il conclu.

Dernière séance d’entraînement des Verts hier soir
La sélection nationale a effectué, hier à 20h, sa dernière séance d’entraînement au stade du club El-Hilal soudanais. Une occasion pour le sélectionneur national d’apporter les dernières retouches. L’entraînement a consisté en quelques exercices légers. Le groupe était au grand complet, y compris les joueurs suspendus Gaouaoui et Lemmouchia. Au même moment, la sélection égyptienne a effectué une séance d’entraînement sur la pelouse du stade officiel qui abritera le match de ce soir. Les Verts se sont entraînés, également, sur cette pelouse avant-hier.

Matmour, toujours sous le choc
L’ailier droit de l’Equipe nationale, Karim Matmour, ne serait pas incorporé au début de la rencontre. Le joueur, qui a subi «un choc», à la suite des événements du Caire, n’arrive pas à se remettre, totalement de cette situation. Il ne serait pas prêt pour la rencontre de ce soir. Le joueur semble out. Le sélectionneur Rabah Saâdane aura d’autres alternatives.

15.000 policiers pour assurer la sécurité
Les autorités soudanaises ont décidé de mobiliser 15.000 policiers en prévision du match de ce soir entre l’Algérie et l’Egypte, et ce, pour assurer une meilleure sécurité des supporters des deux camps. Cette décision est intervenue à la suite d’une réunion ministérielle qui a eu lieu avant-hier à Khartoum. Les services de sécurité soudanais ont mis en place un système de sécurité à même d’éviter aux supporters des deux équipes de se croiser à l’entrée et à la sortie du stade. Même en plein centre-ville de Khartoum, les autorités soudanaises ont hébergé les fans dans des hôtels loin les uns des autres.

Le président soudanais réunit les chefs de délégation
A la veille de la rencontre, le président soudanais Omar Hassen Ahmed El-Bachir a lancé une invitation aux responsables des deux équipes hier soir. Du côté algérien, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar et le président de la Fédération algérienne de football, Mohamed Raouraoua, ainsi que l’ambassadeur d’Algérie au Soudan ont répondu à l’invitation du premier magistrat du Soudan. Du côté égyptien, le président de la Fédération égyptienne Zaher et l’ambassadeur d’Egypte à Khartoum ont assisté à cette rencontre.
Le président soudanais a tenté de calmer les esprits en appelant les supporters à faire preuve de fair-play. Il est attendu un appel, aujourd’hui, aux supporters à partir du stade, de la part des deux présidents des Fédérations de football. Peu avant cette rencontre, le ministre algérien et le président de la FAF ont reçu, à l’hôtel Bordj El-Fateh où séjournait la délégation algérienne, le Gouverneur général de Khartoum, M.Abderrahmane.(L’Expression-18.11.09.)

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*Etre ou ne pas être en Afrique du Sud

Après avoir fait toute la course en tête depuis l’entame du troisième et dernier tour des éliminatoires combinées CAN 2010 et Coupe du monde 2010, les Verts se retrouvent, à la faveur de leur seule défaite du parcours, en ballottage avec leur tombeur et adversaire direct à la qualification. Aller en Coupe du monde après une si longue absence au rendez-vous planétaire du ballon rond. Le résultat de samedi dernier – la victoire de l’Egypte – a modifié beaucoup de choses dans les deux camps. L’Egypte dispose à présent d’une bien meilleure confiance en soi, conséquence de leur succès de samedi. Beaucoup s’accordent à dire que sur le plan psychologique, l’Egypte est en bien meilleure situation qu’avant la rencontre du Caire.De plus, le coach égyptien va pouvoir récupérer Waal Ghamaa, suspendu contre l’Algérie. Le retour du défenseur du Ahly a tranquillisé le staff égyptien, qui n’a pas beaucoup apprécié la performance de Saka face à Saïfi. La défense des Pharaons s’est montrée très fébrile face aux (rares) attaques algériennes en seconde mi-temps. Abd Rabou, l’auteur du second but égyptien, peut lui aussi retrouver sa place dans l’équipe de départ. La crainte de Hassan Shehata concerne surtout les facultés physiques de ses joueurs. Auront-ils bien récupéré de la bataille du Caire où ils ont laissé beaucoup de jus ? Ce soir, l’Egypte évoluera tout autrement qu’au Caire, où elle était dans l’obligation de marquer au moins deux buts. Pour le match de barrage d’aujourd’hui, les données vont changer dans les deux camps. Chacun cherchera à marquer un but et à éviter d’encaisser. Cette équation semble avoir été bien étudiée par Rabah Saâdane qui table sur la super-motivation qui anime nos joueurs pour faire la décision. Le contexte du match sera totalement différent de celui du Caire. Les Verts ont reçu un accueil chaleureux du peuple soudanais, ce qui les a changé du guet-apens orchestré par des Egyptiens lors de leur arrivée au Caire. Les joueurs se sont bien concentrés, ici à Khartoum, loin de toute forme de pression, comme celle qu’ils ont subie, tout comme les supporters, dans la capitale égyptienne.La défaite du Caire – et surtout les conditions dans lesquelles elle est intervenue – est restée en travers de la gorge de nos joueurs. Ces derniers ont hâte d’en découdre avec les Pharaons sur le terrain neutre de Khartoum.

La présence en force des supporters algériens (10 000) est un autre atout qui plaide en faveur de l’Algérie, qui est toujours forte lorsque ses supporters sont derrière elle. La dernière fois où l’Algérie et l’Egypte s’étaient affrontées en terrain neutre, les Verts se sont imposés 2-1 à dix, après l’expulsion de Maâmar Mamouni et le chef-d’œuvre de Hocine Achiou. Tous ces aspects ne seront pas d’une grande utilité s’ils ne sont pas suivis par des choix tactiques hardis.Rabah Saâdane semble à présent convaincu de la nécessité de renforcer le potentiel offensif en alignant au moins deux joueurs devant. Ainsi, Abdelkader Ghezzal est presque sûr d’entamer le match aux côtés de Rafik Saïfi. Ces deux pointes donneront du fil à retorde à l’axe central égyptien, toujours en difficulté lorsqu’il a en face de lui deux attaquants. L’absence de Lemouchia offre l’opportunité à Hassan Yebda de faire ses débuts en sélection comme titulaire. Son rayonnement au milieu, ajouté à la complémentarité avec Mourad Meghni, auteur d’une performance au Caire, laisse espérer un bien meilleur rendement de cette zone. Le capitaine Yazid Mansouri sera la pique inférieure du losange mis en place par le sélectionneur, avec sur ses côtés Yebda-Meghni et devant Karim Ziani. La défense enregistre l’arrivée de Faouzi Chaouchi qui remplace au pied levé le titulaire du poste, Lounès Gaouaoui (suspendu). Halliche, Bougherra et Antar Yahia prendront en charge les deux attaquants égyptiens Zidan et Amr Zaki. De leur côté, Mansouri et Belhadj se chargeront de barrer le chemin à Ahmed Hassan et Aboutrika, si ce dernier s’aventure à gauche de la défense algérienne. Sur ce qu’elle a montré samedi au Caire, l’Egypte est à la portée de l’équipe d’Algérie tournée vers l’offensive. L’Algérie est à une victoire de la qualification à la Coupe du monde. La parole est aux joueurs. Ce soir, l’équipe nationale d’Algérie n’évoluera pas à l’extérieur. Ses milliers de supporters seront là pour la porter vers la victoire. Le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, leur a délivré un message fort, hier, lors de la rencontre programmée par le président du Soudan, Omar El Bechir. Il a refusé de saluer son homologue de la fédération égyptienne en lui signifiant sa colère après ce qui est arrivé au Caire. Les joueurs eux aussi sont remontés, révoltés par ce qu’ils ont vécu chez les Pharaons. Ce soir, ils ont la possibilité de prendre leur revanche (sportive) sur l’Egypte, de s’ouvrir les portes du Mondial et de donner du bonheur aux Algériens.(El Watan-18.11.09.)

*************Un monde fou mais pas foot

Ce sont des artistes algériens outrés et choqués qui se sont déplacés à la rédaction d’El Watan, hier après-midi. Ils sont venus dénoncer, de vive voix, l’hostilité ambiante et le lynchage médiatique de certains artistes et intellectuels égyptiens à l’endroit de tout ce qui représente et symbolise l’Algérie.

Les réalisateurs Lamine Merbah, Mehdaoui Saïd, Lakhal Larbi, Rahim Laloui, le chanteur Sadek Djemaoui, les acteurs Chelouche Abdenour et Abdelbacet Benkhelifa, l’artiste-peintre Djamel Merbah ou encore le journaliste et artiste, Bouaroua Abdelhafid décrient ce climat « inquisiteur savamment instillé » contre les Algériens, surtout sur les chaînes satellitaires Nile Sport, Dream TV et El Hayat. Alors que ce n’est qu’un match de football opposant l’Algérie à l’Egypte et que le fair-play devrait prévaloir. Le cinéaste Lamine Merbah déclare : « Nous sommes venus exprimer notre position de principe à ce climat hostile. Rappeler que l’Egypte a soutenu l’Algérie (durant la Révolution de 1954) et nous (Algériens) le lui avons bien rendu en 1967 et 1973 ( conflit contre Israël). Les Algériens se sont battus pour la défense du peuple égyptien. Et là, on assiste à un véritable dérapage du domaine sportif, football, à celui politique… »

Mehdaoui Saïd, réalisateur : « On condamne cette violence. C’est un appel aux artistes égyptiens à ne pas entrer dans ce jeu malsain et rester dans leur véritable rôle… » Le comédien Chellouche Abdenour s’inscrit en faux quant à cet état de fait en rappelant que « les artistes égyptiens sont reçus comme des stars en Algérie. Alors que les nôtres sont méprisés. C’est pour vous dire qu’il y a déséquilibre… Cette haine de tout ce qui est algérien crée un fossé entre les deux pays ». Sadek Djemaoui, le chanteur du fameux groupe El Bahara (l’hymne footballistique Djibouha ya louled) déplore cette situation : « Ce qui est désolant, c’est l’ingratitude. Et puis, ce comportement aussi bas. En fait, le pouvoir égyptien veut une victoire pour occulter les vrais maux sociaux. J’aimerais qu’il montre cette hargne quand Ghaza a été attaquée. » Lakhal Larbi, réalisateur, insistera sur la « politisation » du football et le discours de haine : « Le football est sorti de son contexte vers la politique. Pourquoi l’Egypte s’acharne-t-elle contre l’Algérie et les symboles de l’Etat algérien… En tant qu’artiste, je dénonce cela… » Le réalisateur Rahim Laloui exhortera la fraternité et le fair-play : « En 1990, on avait supporté l’équipe nationale d’Egypte, au Mondial d’Italie… » Un climat délétère et vicié qu’il faudra dépassionner par la raison et le fair-play : Shoot the ball not the artists ! (Tirez le ballon mais pas sur les artistes !)- El Watan.18.11.09.

*******Non au chauvinisme !

 Appel à la conscience Nous, soussignés, intellectuels algériens d’opinions et de convictions diverses, voulons aujourd’hui faire savoir à l’opinion algérienne et internationale que nous protestons et que nous dénonçons avec la plus grande fermeté, le chauvinisme haineux dont ont fait preuve, dans les deux pays frères d’Egypte et d’Algérie, certains moyens d’information officiels et privés audiovisuels et écrits, dans la couverture de l’information relative au match de football Egypte – Algérie. Cette couverture de l’événement a transformé une compétition sportive fraternelle et noble en une fitna entre deux peuples dont la fraternité remonte à des temps immémoriaux et subsistera pour l’éternité. Le peuple algérien ne peut oublier, un seul instant, que les moyens d’information égyptiens ont combattu à ses côtés et ont représenté un puissant soutien au cours de notre grande Révolution de libération.De même, le peuple égyptien ne peut oublier que le sang algérien a coulé abondamment dans les deux guerres, de 1967 et d’Octobre 1973, contre notre seul ennemi, le projet sioniste de colonisation et d’expansion. Cette amitié qui soude les deux peuples ne peut être remise en question par des pratiques politiques et d’information irresponsables dans les deux pays. Ces pratiques ont été caractérisées par un traitement chauvin de l’information, par l’utilisation de termes et d’expressions blessantes, incitant à la haine et au dévoiement des énergies de la jeunesse aux lieu et place de les orienter vers une compétition saine. Aussi, nous convions et nous appelons le monde de l’information et les autorités concernées à adopter, en matière d’information, un discours et des positions empreintes de pondération, de la prise de conscience des enjeux de l’avenir et des grands risques auxquels peut conduire un discours chauvin, en cela qu’il pourrait mettre en danger les relations historiques des deux peuples à travers la diffusion d’une culture de haine et de mépris réciproques. Mais nous restons confiants et avons la conviction que ces tristes évènements seront vite effacés grâce à la volonté déterminée des deux peuples et leur conscience, comme cela a été le cas déjà face aux complots passés, et nous appelons tous les intellectuels à se joindre à cet appel. Alger le 16 novembre 2009.

Premiers Signataires : Djamel Labidi (docteur d’université), Zoubir Arous (docteur d’université), Ahmed Redouane Charafedine (docteur d’université), Mustapha Nouisseur (docteur d’université), Naceur Djabi (docteur d’université), Omar Bensoltane (docteur d’université), Fadhila Bouamrane (docteur en médecine), Nourredine Djebab (docteur d’université), Sahil Razquine El Khaldi (écrivain), Maître Mustapha Bouchachi (avocat et président de la Ligue algérienne des droits de l’homme), Ammar Belhimeur (docteur d’université). (rejoignez-nous : egypte-algerie@live.fr)

***********La politique de l’autruche de la FIFA…

 La Fédération internationale de football, à travers un communiqué publié hier après-midi sur son site officiel, poursuit sa politique de deux poids, deux mesures, en ne prenant aucune décision, pour ne pas dire qu’elle affiche clairement son parti pris pour l’Egypte, suite aux graves incidents, survenus avant, pendant et après la rencontre Egypte-Algérie de samedi dernier au Caire, comptant pour la sixième et dernière journée des éliminatoires du Mondial.En effet, c’est le moins que l’on puisse dire en lisant ledit communiqué, dont voilà l’intégralité : « A l’heure actuelle, la FIFA étudie les différents rapports et documents relatifs aux incidents qui ont entouré le match Egypte-Algérie. En attendant que la procédure arrive à son terme, la FIFA ne fera aucun commentaire et ne livrera aucune information sur le sujet. Dans un premier temps, la FIFA doit établir les faits. Cette dernière demande à l’ensemble de la famille du football et aux fans du monde entier, en particulier ceux concernés par ce match, de respecter l’esprit du fair-play et de faire preuve de la plus grande retenue afin que chaque rencontre se déroule dans les meilleures conditions. » Ce communiqué laconique est loin d’être à la hauteur des attentes et du semblant de fermeté affichée par l’instance footballistique, dans d’autres cas, généralement beaucoup moins graves, face à des incidents gravissimes, dont ont été victimes aussi bien notre sélection que ses fans dans la capitale égyptienne Le Caire, sur la période s’étalant entre jeudi dernier et dimanche, avec les rapports accablants de la presse algérienne, témoin même de ces événements, en relatant les agressions et les intimidations dont ont été victimes les joueurs et les supporters.

Pis encore, c’est consternant quand on lit dans ledit communiqué que « la FIFA doit établir les faits ». De quels faits l’instance de Blatter fait état, alors que ces incidents remontent à une semaine et que le monde entier a vu ce qui s’était déroulé réellement au Caire ces derniers jours ? Même les témoignages de journalistes étrangers sont accablants, sans oublier que le représentant de la FIFA avait ses propres représentants qui ont surtout mentionné tous les dépassements. A moins que l’instance footballistique attende mort d’homme pour intervenir avec fermeté. Désolant et indigne, cette politique de l’autruche de la FIFA, qui reste apparemment la seule à ne pas être au courant « des faits » et des graves dépassements du Caire, au point d’attendre « d’établir ces faits », alors que sous d’autres cieux, une réponse ferme aurait été certainement prononcée. Mais que devons-nous vraiment attendre d’une instance mondiale qui condamne Maradona à deux mois de suspension de toute activité footballistique pour des propos injurieux à l’égard de la presse et qui ferme les yeux sur des incidents gravissimes avec son lot de blessés, en appelant juste au calme et au fair-play au lieu d’agir et de prendre ses responsabilités, en temps qu’organisatrice de ces rencontres des éliminatoires au Mondial.(El Watan)
 

************Le président de la FAF refuse de serrer la main de l’égyptien Zaher…

 Le match du Caire a laissé des traces. Hier, lors d’une rencontre entre les responsables des sports et des fédérations algériens et égyptiens organisée sous l’égide du président du Soudan, Omar El Bechir, le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, a signifié à son homologue égyptien, devant tout le monde, ce qu’il pense de la tournure prise par le match du Caire.

Au moment de la clôture de sa brève intervention, le président de la Fédération égyptienne, Samir Zaher, a lancé : « Pour vous montrer à tous qu’il n’y a rien entre nous (fédérations), je vais faire la bise à mon ami Raouraoua. » Ce dernier lui a signifié : « Je n’ai pas besoin que tu m’embrasses ici. Tu aurais dû mieux nous accueillir au Caire et éviter que notre équipe et nos supporters ne soient agressés chez toi. Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est à cause de votre comportement qui nous a scandalisés. Le Soudan et les Soudanais sont en train de vous administrer une leçon en matière d’hospitalité et de respect pour les hôtes. Vous ne l’avez pas fait chez vous quand l’Algérie est venue jouer au Caire. Il est trop tard pour effacer des fautes commises à notre détriment. »

Mohamed Raouraoua a été ferme avec Samir Zaher qui ne savait plus où se mettre. Auparavant, après les paroles d’accueil prononcées par le président Omar El Bechir, le ministre de la Jeunesse et des Sports algérien, Hachemi Djiar, a tenté de recadrer le match de ce soir dans son contexte et rappelé les efforts que l’Etat algérien a déployés pour que tout se passe bien. La sensibilisation des supporters, a-t-il souligné, « est l’une de nos principales préoccupations ». De son côté, son homologue égyptien, Hassan Sakr, a mis l’accent sur « les liens profonds qui unissent les deux peuples et leurs intérêts communs, surtout économiques, qui sont au-dessus d’une simple partie de football », faisant allusion aux nouvelles parvenues d’Algérie qui font état d’attaques de nombreux établissements et sociétés égyptiens établis en Algérie.Oubliant au passage que tout ce qui se passe autour de la rencontre d’aujourd’hui est la conséquence de ce que les Egyptiens ont fait aux Algériens la semaine dernière au Caire.(El Watan-18.11.09.)

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Les Algériens envahissent Khartoum

Des milliers de supporters algériens sont déjà à Khartoum. D’autres les rejoindront dans les prochaines heures à la faveur de l’impressionnant pont aérien établi entre l’Algérie et le Soudan.Le premier vol, lundi à 1h, a permis à 300 supporters de l’équipe nationale de poser le pied à Khartoum au lever du jour, alors que la capitale dormait encore. Pour la seule journée d’hier, les organisateurs ont avancé le chiffre de 14 vols à destination de Khartoum au départ d’Alger. Dimanche soir, une ambiance de fête régnait à l’aéroport Houari Boumediène, envahi pour la circonstance par des centaines de supporters candidats au voyage. La traversée s’est très bien passée, parfaitement animée par ces jeunes dont la plupart se rendent à l’étranger pour la première fois de leur vie. Ils ont fait la fête tout au long du voyage et de la nuit. Ils étaient tellement surexcités par ce déplacement qu’ils n’ont pratiquement pas fermé l’œil. Le personnel de cabine ainsi que le commandant de bord de l’avion d’Air Algérie ont puisé dans leur longue et sage expérience pour canaliser le trop-plein d’énergie de ces jeunes qui rêvaient d’aller supporter l’équipe nationale à l’étranger.

Parfois, des rappels à l’ordre étaient nécessaires tant l’exubérance de quelques uns perturbait l’organisation du vol. Le commandant de bord et les membres de l’équipage trouvaient toujours la bonne formule pour « rétablir » la situation. Il faut dire que par moments, l’Airbus prenait des allures de tribunes. Les photographes, présents dans l’avion, ont immortalisé ces merveilleux instants. L’arrivée matinale à l’aéroport international de Khartoum s’est déroulée dans d’excellentes conditions, grâce notamment au personnel de l’ambassade d’Algérie au Soudan dépêché sur les lieux pour apporter aide et assistance aux supporters algériens. Une fois les formalités de passage effectuées, les supporters ont été transportés en bus, gratuitement. Selon une source proche des organisateurs, « 10 000 supporters seront là mercredi pour pousser les Verts vers la qualification à la Coupe du monde 2010 ». L’ambiance promet d’être chaude, demain, au stade d’El Merrikh. Pour rappel, le coup d’envoi du match est prévu à 20h30 locale, 18h30 heure algérienne. (El Watan-18.11.09.)

*************** L’ambassade d’Algérie à Khartoum a été à la hauteur de sa lourde mission. Accueillir des milliers de supporters venus d’Algérie, être à leur écoute et régler leurs problèmes d’hébergement, de restauration et parfois de transport. Abdelouahab Medjekal, le chargé de l’information à l’ambassade, a fait montre d’une disponibilité sans pareille. A tout instant joignable, il était au four et au moulin, naviguant entre le siège de l’ambassade, l’aéroport, l’hôtel où logent les Verts et la fédération soudanaise pour régler les soucis d’intendance. Ses collègues de la représentation, eux aussi, se sont mis au diapason pour faciliter le séjour des compatriotes.L’ambassade d’Algérie mérite la mention complète. Jamais dans la longue histoire du football algérien, mis à part l’épisode de la CAN 2004 en Tunisie, une ambassade d’Algérie à l’étranger a été autant sollicitée, mais surtout a accompli sa mission à la satisfaction de tous.

L’ambassadeur d’Algérie et le personnel de notre représentation au Soudan méritent la reconnaissance pour tout ce qu’ils ont réalisé depuis que les premiers supporters algériens ont posé le pied à Khartoum. Beaucoup d’entre eux ont mis la main à la poche pour aider les jeunes supporters venus sans argent à se nourrir, même si ce volet a été totalement pris en charge par l’ambassade.

**********échos…*Les supporters algériens sont logés dans des chalets aux alentours de Khartoum, où ils ont été acheminés dès leur arrivée à l’aéroport. Les membres de l’ambassade d’Algérie au Soudan s’occupent de toutes les formalités sur place.

- *Les supporters logés dans les chalets ne déboursent aucune pound soudanaise et ont la possibilité de récupérer d’importantes quantités d’eau au niveau de l’ambassade.Les supporters égyptiens se font discrets dans les rues de Khartoum. Ils évitent soigneusement les axes fréquentés par les Algériens. La presse locale a annoncé l’arrivée massive de supporters égyptiens, sans donner plus de précision sur leur nombre. Les organisateurs soudanais veillent à ce qu’il n’y ait aucun contact physique entre les deux galeries. Les séquelles des blessures occasionnées aux supporters algériens au Caire risquent de provoquer une réaction des supporters des Verts.

-* Le comité directeur du club El Merrikh a organisé, hier, une réception en l’honneur de la délégation algérienne au siège du club. Le président d’El Merrikh est un grand ami du football algérien. Il n’a pas voulu laisser passer la présence des Algériens à Khartoum sans leur manifester son attachement et celui de son club.

- *Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, n’a pas quitté les Verts depuis le match du Caire. Il était avec eux à leur arrivée à Khartoum et assiste aux séances d’entraînement pour encourager les camarades de Yazid Mansouri dans ces moments importants dans la vie de l’équipe d’Algérie.

- *Côté infirmerie, aucune information n’a filtré sur le bilan de santé du groupe. A priori, les blessés du Cairo Stadium (Halliche, Antar Yahia, Saïfi) ont bien récupéré et seraient partants pour le match que l’Algérie doit remporter pour aller au Mondial sud-africain. Sur le plan technique, plusieurs inconnues subsistent concernant l’équipe qui débutera le match en l’absence de Gaouaoui et Lemouchia. Si le remplacement du premier par Chaouchi paraît évident pour beaucoup d’observateurs, par contre celui qui succédera au joueur de Sétif n’est pas encore connu, mais les noms de Yebda et Abdoun sont ceux qui reviennent le plus souvent. Rabah Saâdane mettra à profit les deux dernières séances d’entraînement pour arrêter ses choix définitifs. (El Watan-18.11.09.)







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