• Accueil
  • > Recherche : tagore poemes

Tagore,poète et philosophe indien

21102008

              Rabîndranâth Tagore- (1861-1941)    

*  Lauréat du Prix Nobel de littérature, 1913.

Rabindranâth Thâkur dit Tagore (রবীন্দ্রনাথ ঠাকুর en bengali (6 mai 18617 août 1941), connu aussi sous le sobriquet de Gurudev est un compositeur, écrivain, dramaturge et philosophe indien dont l’œuvre a eu une profonde influence sur la littérature et la musique du Bengale à l’orée du XXe siècle et a été couronnée par le Prix Nobel de littérature en 1913.Tagore (surnommé  est le plus jeune des treize enfants survivants de Debendranath Tagore et Sarada Devde. Il voit le jour à la résidence familiale de Jorasanko à Calcutta. Fils d’un des fondateurs du mouvement Brahmo Samaj, et petit-fils de Dvârkânâth Tagore, Tagore a été élevé dans une famille d’artistes et de réformateurs sociaux et religieux opposés au système des castes et favorables à une amélioration de la condition de la femme indienne. Tagore compose ses premiers poèmes à l’âge de huit ans. Quand il en a 16, il publie ses premières poésies substantielles sous le pseudonyme de Bhanushingho (« le lion du soleil »), et écrit ses premières nouvelles et drames à partir de 1877. Son instruction à domicile (autodidacte), la vie à Shilaidaha (où son grand-père a construit une maison de campagne) ainsi que les voyages font de Tagore un non-conformiste et un pragmatique. Il fait partie des voix qui se sont élevées contre le Raj britannique et il a soutenu le mouvement pour l’indépendance de l’Inde ainsi que Mohandas Karamchand Gandhi. Sa vie est tragique – il perd quasiment toute sa famille et est profondément affligé d’être le témoin du déclin du Bengale – mais ses œuvres lui survivent, sous la forme de poésies ainsi que de l’institution qu’il a fondé, l’Université de Visva-Bharati. Tagore a écrit des romans, des nouvelles, des chansons, des drames dansés ainsi que des essais sur des sujets politiques et privés. Gitanjali (L’offrande lyrique), Gora (Visage-pâle), et Ghare-Baire (La maison et le monde) sont parmi ses oeuvres les plus connues. Ses vers, nouvelles et romans – dans lesquels il a fréquemment recours au lyrisme rythmique, au langage familier, au naturalisme méditatif et à la contemplation philosophique – ont reçu un accueil enthousiaste dans le monde entier. Tagore fut aussi un réformateur culturel et un polymathe qui modernisa l’art bengali en rejetant les restrictions qui le liaient aux formes indiennes classiques. Deux chants de son canon rabindrasangeet sont devenus hymnes nationaux respectifs du Bangladesh et de l’Inde. Tagore rassemble aussi 15 compilations de ses écrits, dont les poèmes en prose Punashcha (1932), Shes Saptak (1935), et Patraput (1936). Il pousuit ses expérimentations littéraires en composant des chants en prose et des drames dansés dont Chitrangada (1914), Shyama (1939), et Chandalika (1938). Il écrit également des romans : Dui Bon (1933), Malancha (1934), et Char Adhyay (1934). Dans ses dernières années, Tagore se prend d’intérêt pour les sciences, et écrit Visva-Parichay (une série d’essais) en 1937. Ses explorations de la biologie, de la physique et de l’astronomies ont des conséquences sur sa poésie, qui souvent fait une large place au naturalisme, et souligne son respect pour les lois scientifiques. Ainsi, il décrit la démarche scientifique (y compris des histoires de scientifiques) dans de nombreuses nouvelles parues dans des volumes tels que Se (1937), Tin Sangi (1940), and Galpasalpa (1941). flech5.gif

 fleu3.jpg

       *L’Offrande lyrique…( traduction d’André Gide)

Tes yeux m’interrogent, tristes, cherchant à pénétrer ma pensée; de même la lune voudrait connaître l’intérieur de l’océan.
J’ai mis à nu devant toi ma vie tout entière, sans en rien omettre ou dissimuler. C’est pourquoi tu ne me connais pas.
Si ma vie était une simple pierre colorée, je pourrais la briser en cent morceaux et t’en faire un collier que tu porterais autour du cou.
Si elle était simple fleur, ronde, et petite, et parfumée, je pourrais l’arracher de sa tige et la mettre sur tes cheveux.
Mais ce n’est qu’un coeur, bien-aimée. Où sont ses rives, où sont ses racines?
Tu ignores les limites de ce royaume sur lequel tu règnes.
Si ma vie n’était qu’un instant de plaisir, elle fleurirait en un tranquille sourire que tu pourrais déchiffrer en un moment.
Si elle n’était que douleur, elle fondrait en larmes limpides, révélant silencieusement la profondeur de son secret.
Ma vie n’est qu’amour, bien-aimée.
Mon plaisir et ma peine sont sans fin, ma pauvreté et ma richesse éternelles.
Mon coeur est près de toi comme ta vie même, mais jamais tu ne pourras le connaître tout entier
 

                        °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Là où l’esprit est sans crainte et où la tête est haut portée,
Là où la connaissance est libre,
Là où le monde n’a pas été morcelé entre d’étroites parois mitoyennes,
Là où les mots émanent des profondeurs de la sincérité,
Là où l’effort infatigué tend les bras vers la perfection;
Là où le clair courant de la raison ne s’est pas mortellement égaré dans l’aride et morne désert de la coutume,
Là où l’esprit guidé par toi s’avance dans l’élargissement continu de la pensée et de l’action Dans ce paradis de liberté,
Mon père, permets que ma patrie s’éveille.

               °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°Le même fleuve de vie
Qui court à travers mes veines nuit et jour
Court à travers le monde
Et danse en pulsations rythmées.
C’est cette même vie qui pousse à travers
La poudre de la terre sa joie
En innombrables brins d’herbe,
Et éclate en fougueuses vagues de feuilles et de fleurs.
C’est cette même vie que balancent flux et reflux
Dans l’océan-berceau de la naissance et de la mort.
Je sens mes membres glorifiés au toucher de cette vie universelle.
Et je m’enorgueillis,
Car le grand battement de la vie des âges
C’est dans mon sang qu’il danse en ce moment.

                    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Non, il n’est pas en ton pouvoir de faire éclore le bouton
Secoue-le, frappe-le : tu n’auras pas la puissance de l’ouvrir.
Tes mains l’abîment ; tu en déchires les pétales et les jettes dans la poussière.
Mais aucune couleur n’apparaît, et aucun parfum.
Ah ! il ne t’appartient pas de la faire fleurir.
Celui qui fait éclore la fleur travaille si simplement.
Il y jette un regard, et la sève de vie coule dans ses veines.
A son haleine, la fleur déploie ses ailes et se balance au gré du vent.
Comme un désir du coeur, sa couleur éclate, et son parfum trahit un doux secret.
Celui qui fait éclore la fleur travaille si simplement.
      * Rabindranath Tagore – La corbeille de fruits







évasion |
Généalogies |
vivreavec1handicap |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ANTI CORRIDA
| dartagnan
| Actualité de la Politique d...