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Le célibat au féminin

17102010

*Algérie: 41% DES FEMMES ÂGÉES ENTRE 25 ET 49 ANS NE SONT PAS MARIÉES

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Effarant! …. «41% des femmes âgées entre 25 à 49 ans ne sont pas encore mariées. Les zones rurales sont les plus touchées par le phénomène du célibat».
C’est par ce chiffre et constat alarmant qu’a entamé Dalila Iamarène-Djarbel, sociologue et membre du réseau Wassila, son intervention à l’émission «Femme et avenir», diffusée hier sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. Tradition oblige, les femmes issues de ces régions ont du mal à trouver un compagnon. Entre problème de logement, chômage, la priorité aux études supérieures et la vie professionnelle au détriment de la vie en couple…le mariage a de plus en plus de quoi justifier son retard.
Les universités et lycées regorgent de filles. L’invitée de la radio argue mordicus que le célibat féminin n’est pas un «phénomène spécifique à l’Algérie».
A l’exception de la Palestine, où la moyenne d’âge du mariage des filles est à 26 ans, tous les pays arabes sont concernés. A la question de savoir sur quels critères se base actuellement le mariage, Mme Djarbel a affirmé que souvent «c’est la famille qui décide». Et d’ajouter: «Les jeunes filles et garçons sont exclus de la décision». Ce choix à contre-coeur se solde parfois par un divorce prématuré. C’est le déchirement, pour l’un comme pour l’autre. Abondant dans ce sens, le membre du réseau Wassila appuie sa réponse en affirmant: «La conception de la relation entre la femme et l’homme est actuellement basée sur le principe de perpétuer les liens familiaux.»
Un chemin qui, selon ses dires, est parsemé d’épines. Dans une autre optique, la sociologue a longtemps insisté sur le fait que le mariage ne doit pas être le seul destin de la femme. Etayant ses propos, elle affirme qu’actuellement «la femme est assignée à la famille.» Dans notre société, le célibat est comme le tabagisme. Il est plus critiqué au féminin qu’au masculin. Certaines filles admettent leur situation tandis que d’autres endurent le martyre.
Des témoignages? Linda, dont les propos sont rapportés par la radio, estime qu’être célibataire est devenu un fait courant. «Trouver un bon mari de nos jours est rarissime», dit-elle. Son futur époux, poursuit la jeune fille, doit accepter ses conditions. Lesquelles? «Je veux vivre dans mon propre appartement et garder l’argent pour mon compte». N’est-elle pas très exigeante? «Je préfère vivre seule que mal accompagnée», rétorque-t-elle. La sociologue estime que ces propos illustrent fort pertinemment la situation d’une fille qui travaille. «Cette fille a d’autres objectifs qui précédent le mariage. Elle veut être heureuse», explique la spécialiste. Et de dénoncer: «Contrairement à l’homme, on n’arrive pas à donner un statut à la femme célibataire». Dans son intervention, Mme Djarbel appelle les filles «à ne plus attendre l’homme qui frappe à leur porte pour demander leur main. Il faut que ça change, les filles doivent être les initiatrices d’une éventuelle relation».
Est-ce possible dans une société aussi réservée que la nôtre? Peu probable. Quant au recours de certaines filles à des charlatans dans le but de mettre fin à leur célibat, l’invitée de la radio trouve cette pratique comme «une arme des faibles». En termes de statistiques, on rappelle que la proportion des femmes non mariées, dont la tranche d’âge est comprise entre 25 et 33 ans, représente plus de 52%. (L’Expression-17.10.2010.)

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*Bombardier équipe l’Institut d’aéronautique

Le département de l’aéronautique de l’université Saâd-Dahleb de Blida sera doté, pour la première fois depuis sa création, d’un fuselage d’un avion Challenger 300 de la firme canadienne Bombardier, a indiqué le chef du département, M.Boukraâ. Ce corps permettra aux étudiants des sciences de l’aéronautique de se mettre au diapason des nouvelles technologies. Cet acquis a été réalisé grâce aux efforts déployés par des cadres algériens qui travaillent pour cette firme, lesquels ont facilité les communications entre les responsables de l’université Saâd-Dahlab et les responsables de la société Bombardier. (L’Expression-17.10.2010.) 

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*Michèle Alliot-Marie en visite en Algérie : «La France est prête à des avancées»

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Michèle alliot-marie. Ministre française de la Justice et garde des Sceaux entame aujourd’hui une visite en Algérie. Dans un entretien à El Watan, elle déclare, sur le dossier en litige de la circulation des personnes, que son pays «souhaite que l’Algérie continue de bénéficier d’un régime spécial, plus favorable». - Vous êtes venue en Algérie en tant que ministre de la Défense, puis de l’Intérieur et aujourd’hui comme ministre de la Justice. Ceci renforce votre maîtrise du dossier de la coopération bilatérale. A ce titre, quel regard portez-vous sur les relations actuelles entre les deux pays ?
La relation entre la France et l’Algérie est sur le point d’entrer dans un nouveau rythme. La venue du président Bouteflika au sommet Afrique-France de Nice était un geste d’amitié qui a été très apprécié.
Les deux visites, cette année en Algérie, du secrétaire général de l’Elysée, et les contacts entre ministres français et algériens ont aussi permis d’établir un haut niveau d’ambition pour notre relation.
Je suis très attachée à la coopération franco-algérienne.
Ce sera d’ailleurs ma troisième visite sur ce thème à Alger, où je suis, en effet, venue comme ministre de la Défense, puis comme ministre de l’Intérieur. Notre coopération doit être au service du développement économique, du partenariat politique dans un monde multipolaire en pleine mutation et surtout de la relation humaine à nulle autre pareille entre nos deux pays. La coopération dans le domaine de la justice y contribue.
- Quel est l’état de la coopération judiciaire entre la France et l’Algérie ?  Existe-t-il des chantiers nouveaux que vous souhaiteriez ouvrir au cours de votre actuelle visite ?
Depuis 2005, la coopération est dense et active. Elle a été renforcée par la nomination de magistrats de liaison entre nos deux pays. Elle comprend deux volets : la coopération judiciaire et l’entraide judiciaire. La coopération judiciaire, c’est surtout la formation. Elle a pris la forme de jumelages de cours d’appel françaises et algériennes. Ils ont atteint une ampleur unique au monde. Elle concerne également les écoles nationales de formation.
L’entraide judiciaire, elle, permet de régler des difficultés que connaissent les citoyens et les entreprises des deux pays lors de leurs relations avec l’autre pays. Je souhaite encore l’accentuer. Ainsi, on peut envisager des jumelages entre parquets, des rencontres entre les juridictions spécialisées créées dans les deux pays pour lutter contre la délinquance transnationale, et d’autres types d’échange de magistrats.
Je souhaite aussi que la France et l’Algérie soient les moteurs d’une coopération élargie à d’autres partenaires à l’exemple du réseau euro-arabe de formation judiciaire nouvellement créé.
- Un diplomate algérien, Mohamed Ziane Hasseni, a été inculpé de complicité d’assassinat de l’opposant algérien Ali Mecili, puis a obtenu la relaxe. Une inculpation qui avait provoqué le courroux de l’Etat algérien et jeté un froid dans les relations bilatérales.
 
-La famille de la victime évoque, quant à elle, le poids de la raison d’Etat qui influence le cours de la justice. La justice française a-t-elle la ferme volonté d’aller jusqu’au bout dans cette affaire et réclamer l’assassin de Ali André Mecili ?
Un juge d’instruction, magistrat indépendant, a été saisi. Il a mené une enquête. Dans ce cadre, ce juge avait mis en examen M. Hasseni. Des investigations complémentaires ont été menées qui ont conduit la cour d’appel à considérer qu’il n’y avait pas de charges suffisantes contre lui. Pour autant, l’enquête se poursuit sur d’autres pistes.
- Une autre enquête judiciaire suscite la polémique, celle de l’assassinat des moines de Tibhirine. Le président Sarkozy a déclassifié des dossiers afin de déterminer les causes et les circonstances de l’assassinat des moines trappistes en Algérie en 1996. Que pensez-vous de la tournure prise par cette affaire ? Et pourquoi la justice française a-t-elle attendu 13 ans pour ouvrir le dossier ?
Un juge d’instruction est saisi depuis 2004. Il mène son enquête conformément aux règles du droit français. De nombreuses investigations ont été menées depuis cette date. Les autorités algériennes coopèrent avec les magistrats français dans le cadre de commissions rogatoires internationales. Il ne m’appartient pas de vous en dire plus, car la règle veut que le ministre de la Justice ne commente pas les affaires en cours ni les décisions de justice.
- Les justices française et algérienne réclament l’extradition de l’homme d’affaires algérien Abdelmoumen Khalifa se trouvant à Londres. La France gardera-t-elle le dossier Khalifa ouvert même s’il est extradé et jugé en Algérie ?
Il revient au juge britannique de décider s’il accorde l’extradition de M. Khalifa et en ce cas vers lequel de nos pays. En tout état de cause, je suis persuadée de notre volonté commune qu’il soit jugé pour les faits qui lui sont reprochés.
- Beaucoup de cas de non-respect du droit de garde d’enfants nés de couples mixtes séparés sont recensés. Les conventions bilatérales engageant les deux pays ne sont-elles pas suffisantes pour éviter des injustices qui pénalisent les droits des uns et des autres ?
Vous évoquez là un véritable drame humain et je comprends la grande douleur des personnes concernées. Nous recensons une quarantaine de cas d’enfants déplacés dans le pays de l’un des parents et qui n’ont pas la possibilité de voir l’autre parent. Nous devons résoudre ces affaires dans l’intérêt supérieur des enfants concernés.
Le cadre conventionnel en vigueur n’est manifestement pas satisfaisant, car il ne prend pas suffisamment en compte les réalités du présent. Il mérite d’être revu sur certains points. Nous devons nous pencher sur ce problème avec beaucoup d’attention et d’humanité.
- La révision des Accords de 1968 relatifs à la circulation des personnes est au centre d’un désaccord entre les deux pays. On parle de pressions françaises pour mener à une révision contestée par l’Algérie, notamment à travers la non-régularisation des sans-papiers algériens, l’annulation des avantages de l’Autorisation provisoire de séjour pour les Algériens et de pression pour la reconnaissance du droit de propriété pour les Français en Algérie. En tant que ministre de la Justice, pensez-vous qu’il est possible d’arriver à un terrain d’entente sur ce dossier, surtout que les négociations semblent traîner depuis plusieurs mois ?
L’accord conclu en 1968 entre la France et l’Algérie a déjà été amendé à trois reprises. Il prévoit pour les Algériens des avantages par rapport au droit commun. Or, le droit commun a tellement progressé que, sur certains points, le droit applicable aux Algériens, qui devait être plus avantageux, est en réalité moins favorable. Nous souhaitons que l’Algérie continue à bénéficier d’un régime spécial, plus favorable. La France est prête à ces avancées. Elle a aussi des attentes, par exemple en matière de lutte contre l’immigration illégale, dont les migrants légaux sont les premières victimes. Elle souhaite également assurer une véritable réciprocité entre le régime applicable aux citoyens algériens en France et celui applicable aux citoyens français en Algérie. C’est sur ces points que discutent depuis plusieurs mois les services concernés des deux pays, notamment pour la France ceux de mon collègue Eric Besson. (El Watan-17.10.2010.)

*La normalisation entre Paris et Alger s’accélère ?

La normalisation des relations entre Paris et Alger, qui a connu un véritable coup de froid ces derniers mois, semble se préciser avec le ballet de visites à Alger de ministres et de hauts responsables français. Après la visite de Anne-Marie Idrac, secrétaire d’État française chargée du Commerce extérieur, qui avait usé d’un ton nouveau, plus conciliant et d’une approche plus intelligente à l’égard des nouvelles mesures économiques de l’Algérie, c’est au tour de celle qui est considérée comme une grande amie de l’Algérie, Michelle Alliot-Marie , ministre française de la Justice et des Libertés, de faire le voyage à Alger. Àl’agenda de cette visite de deux jours il y a certes le renforcement de la coopération judiciaire mais c’est la symbolique de cette visite qui contribuera indéniablement au réchauffement des relations bilatérales, sujettes depuis quelques années à des frictions et des coups de froid réguliers. La coopération judiciaire étant un volet important des échanges entre États, le caractère politique de cette visite, est a mettre en relief d’autant qu’elle précède celle du «Monsieur Algérie», récemment désigné es-qualité, l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin. La récente relaxe du diplomate Hassani dans l’affaire de l’assassinat de Ali Meili et le témoignage capital du maître espion français Philippe Rondot sur l’assassinat des moines de Tibhirine, mettant fin aux déclarations fantaisistes et aux élucubrations de ceux qui voulaient à tout prix impliquer l’Algérie dans cette forfaiture ont grandement contribué a faciliter la visite de Madame Alliot-Marie. Le contentieux entre Alger et Paris ne se limite toutefois pas à ces deux affaires puisqu’il concerne aussi l’inscription de l’Algérie sur la liste des pays à haut risque terroriste et, à un moindre degré, la suspension de la révision des accords de l968 sur l’immigration. D’autant que Michelle Alliot- Marie, qui vient de poser ouvertement sa candidature au poste de Premier ministre est un poids lourd du gouvernement français et peut à ce titre faciliter la résolution du contentieux entre Paris et Alger, créé artificiellement par les ennemis de notre pays et par ceux qui ne veulent pas d’une relation sereine entre les deux pays. Il est évident que Alliot-Marie, qui bénéficie de préjugées très favorables auprès des dirigeants algériens, dépassera le cadre de son domaine de compétence pour évoquer toutes les questions qui fâchent entre Alger et Paris, d’autant qu’elle a occupé des postes-clés dans le gouvernement Fillon, le ministère de la Défense et celui de l’Intérieur, pour s’occuper aujourd’hui de la Justice. À ce titre elle a tous les atouts pour booster le dialogue avec les responsables algériens sur bon nombre de questions, notamment sur celui de la lutte contre le terrorisme. (Le Courrier d’Algérie-17.10.2010.)

**JEAN-MARIE BOCKEL, SECRÉTAIRE D’ÉTAT FRANÇAIS À LA JUSTICE :  

 «Lier immigration et délinquance, c’est la porte ouverte aux extrémistes» 

Engagé dans la politique depuis près de quarante ans et avocat depuis presque autant de temps, Jean-Marie Bockel est actuellement secrétaire d’État à la Justice, chargé de la réforme pénitentiaire.
Auparavant, il a été secrétaire d’État aux Anciens combattants.
Et au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, il a fait son entrée dans le gouvernement Fillon en qualité de secrétaire d’État chargé de la Coopération et de la Francophonie.
En fait, c’est tout naturellement qu’il a répondu favorablement à Sarkozy qui lui proposait de rejoindre son « gouvernement d’ouverture » ; il y était prédisposé, lui qui, en 2001, a fondé le club Gauche moderne et a prôné pour le Parti socialiste français un changement radical, d’ordre idéologique pour adopter un social-libéralisme du genre de celui qui guide le Parti travailliste anglais.
Jean-Marie Bockel a également été maire de Mulhouse pendant 21 ans.
Et c’est à l’Hôtel de ville de Mulhouse, où il possède toujours son bureau, qu’il nous a reçus pour nous accorder l’entretien qui va suivre… Le Courrier d’Algérie :Votre poste actuel de secrétaire d’État à la Justice, chargé, comme vous aimez à le dire, de la réforme pénitentiaire, semble vous convenir parfaitement, l’homme politique que vous êtes, depuis près de quarante ans, étant également juriste, depuis presque autant de temps.
Qu’est-ce qui prédomine chez vous, le caractère objectif du juriste ou l’esprit subjectif du politicien ?
Jean-Marie Bockel : Je pense que ce que j’ai gardé dans ma manière de raisonner c’est ma formation de juriste.
J’ai cessé de pratiquer l’essentiel du droit depuis l’âge de trente ans.
La forme d’esprit du juriste, je l’ai gardée et le reste je l’ai perdu.
Aujourd’hui, je suis un homme politique avant d’être un juriste, ça c’est sûr.
Est-ce que je suis pour autant subjectif?
Ça dépend des circonstances ; ça m’arrive de l’être, mais j’essaie d’être au maximum objectif.
Par contre, ma mission principale, ce n’est pas la réforme pénitentiaire puisque je n’ai pas d’attributions spécifiques.
Je me suis occupé pendant sept ans et demi, à la Justice, à améliorer les conditions carcérales.
J’essaie également de développer le concept de prisons ouvertes qui existent un peu partout en Europe mais peu en France.
Depuis quelques semaines, j’ai été chargé d’une mission sur la prévention de la délinquance des mineurs.
Avant le secrétariat d’État à la Justice, vous avez été secrétaire d’État aux Anciens combattants et en cette qualité vous avez évoqué, en mars 2009, le projet d’une Fondation qui réunirait historiens et anciens combattants français et algériens.
Qu’en est-il aujourd’hui de ce projet ?
Ce projet est porté actuellement par Hubert Falco, mon successeur aux Anciens combattants.
Ce que je peux vous dire à ce sujet c’est qu’il avance bien.
L’idée a été suivie au plus haut niveau de l’État ; la preuve en est, sa reprise par mon successeur.
Toujours dans le registre des Anciens combattants mais sur un autre plan, quelle est votre réaction aux doléances des Anciens combattants issus des colonies qui revendiquent les mêmes droits que ceux d’origine française et en ce qui concerne la demande formulée par les populations du Sud algérien pour l’indemnisation des séquelles subies lors des essais nucléaires de Reggane ?
Pour ce qui est de la retraite des Anciens combattants, vous savez que, depuis Jacques Chirac, on s’est engagé dans une démarche de décristallisation des retraites qui étaient figées au lendemain de l’indépendance des anciennes colonies.
J’ai moi-même, comme l’ensemble de mes prédécesseurs et successeurs, travaillé à poursuivre cette démarche de décristallisation.
L’État s’engage à débloquer des crédits d’argent pour les Anciens combattants dans son budget 2011.
Concernant la demande d’indemnisation des victimes des essais nucléaires français dans la région de Reggane, dans le Sud de l’Algérie, je peux vous dire qu’Hervé Morin, ministre de la Défense français, suit ce dossier de près.
Je crois que toutes les instructions permettant un examen très approfondi de cette question sont données.
Autre sujet qui intéresse de près ou de loin les Algériens, le débat actuel en France sur l’identité nationale… Après le tollé général généré par le projet de loi relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité, accentué par les déclarations de membres du gouvernement ou de la majorité parlementaire et les actions coup-de-poing contre les Roms, pensez-vous que Sarkozy et son gouvernement soient allés trop loin et qu’il faille rectifier le tir ?
Sur cette question, il ne faut pas procéder par amalgame.
Je ne trouve pas anormal qu’un pays comme la France établisse et adapte ses règles en matière de maîtrise des flux migratoires.
Sans ces règles, je pense qu’il ne peut y avoir d’insertion réussie dans un pays.
Des sociologues, qui ne sont pas soupçonnables de complaisance avec le gouvernement, viennent de souligner de manière extrêmement sérieuse ces difficultés objectives auxquelles nous sommes confrontés sur certains de nos territoires.
«Le déni des cultures» du sociologue Hugues Lagrange, que je suis en train de lire, montre parfaitement que si l’on veut préserver le contrat social et la cohésion nationale dans un pays comme la France, il faut avoir des règles strictes de maîtrise des flux migratoires qui permettent d’accueillir les gens dignement.
La question des Roms est une autre chose.
La France accueille les Gens du voyage depuis des années.
Il y a 400 000 Gens du voyage résidant en France dont la plupart sont de nationalité française.
Nous, les Villes, avons été amenées à construire des airs d’accueils et en contrepartie qu’ils respectent les règles communes.
Il y a au sein des Gens du voyage cette spécificité qu’on ne retrouve pas chez les Roms de Roumanie.
C’est quoi cette spécificité?
Le maire de Mulhouse que j’ai été pendant 21 ans la connais bien puisque nous avons été l’une des premières villes de France à être confrontée par l’arrivée de ces gens dans les pires conditions sanitaires, sociales et d’exploitation de l’homme par l’homme, il y a déjà 18 ans.
Le problème avec ces gens, c’est qu’ils sont encadrés et tenus par des mafias extrêmement cyniques et cruelles qui les exploitent de la pire manière et qui les empêchent de s’insérer au sein de la société française.
La France a apporté à la Commission européenne toutes les réponses sur le respect des droits.
Cette affaire va retomber et je pense qu’il n’y a pas matière à drame.
La déchéance de la nationalité, cette disposition, sévèrement critiquée par les opposants au projet d’Eric Besson sur l’immigration, dans la mesure où elle introduit, selon eux, dans le droit une distinction entre deux types de citoyens: les Français qui peuvent tuer un policier ou un pompier sans perdre leur nationalité, et d’autres, pour qui ce ne sera pas le cas.
Votre commentaire ?
N’oublions pas que ces déchéances de nationalité ont toujours existé dans la loi française et qu’elles étaient même comparables en terme d’étendue à ce que nous sommes en train de rétablir aujourd’hui, jusqu’à ce que le gouvernement de Lionel Jospin les ait réduites à des faits extrêmement graves de terrorisme et autres.
Quand on acquiert la nationalité française, on a quand même un minimum de motivation dont on doit faire preuve.
Je ne vois pas pourquoi on ferait un procès d’intention à la France parce qu’elle revient simplement à un niveau de déchéance de nationalité possible que nous avons déjà connue il y a quelques années.
Ça ne me choque pas qu’entre deux criminels, celui qui a la nationalité la perde outre la condamnation pour son acte qui est d’ailleurs sévèrement puni.
Qu’elle est votre réponse à ceux qui font le lien entre immigration et délinquance?
Une très bonne question.
Sur un domaine comme celui-là, étant maire de Mulhouse depuis 21 ans et donc connaissant bien la problématique de l’immigration en France, j’ai un souci direct, absolu, éviter tout amalgame et toute stigmatisation.
Tel que vous avez posé le problème d’une manière directe, je ne fais jamais un lien entre immigration et délinquance.
Si j’établis un lien entre les deux, ce sera la porte ouverte à tous les amalgames qu’utilisent les extrémistes.
Comme je vous l’ai dit tout à l’heure par rapport à la réflexion engagée par un certain nombre de sociologues qui disent au fond ce que je vois depuis vingt ans comme maire.
Si on veut apporter des réponses aux problèmes que connaissent certains territoires qui se sont ghettoïsés où le non droit l’emporte sur le droit et où des gamins sont pris dans des réseaux de délinquance suite aux échecs scolaires, il faut qu’on tienne compte de la réalité culturelle de ces personnes.
En résumé, il ne faut ni tomber dans l’amalgame facile et faux, ni dans le déni culturel comme l’a bien expliqué dans son livre le sociologue Hugues Lagrange.
L’ignorance de la culture des gens qui viennent de certaines contrées ne favorise guère le dialogue.
Si on veut progresser, il faut connaître certaines réalités qui sont objectives.
Comment est organisé le culte musulman ici à Mulhouse ?
Vous savez, il y a une importante communauté musulmane, ici à Mulhouse.
Nous n’avons pas de statistiques religieuses ou éthniques mais, à mon avis, sur les 112 000 habitants de Mulhouse, la communauté musulmane représente un quart de la population.
Nous avons engagé, il y a de cela une douzaine d’années, une démarche de soutien à la construction de lieux de culte.
La première mosquée de quartier a été inaugurée il y a dix ans et la municipalité avait financé certains aspects du projet.
Nous avons également pu, après de longues négociations, que j’avais moi-même, menées en tant que maire, avec les différentes associations musulmanes, lancé le projet de la construction de la Grande Mosquée de Mulhouse dont les travaux sont en cours.
Y a-t-il un cimetière musulman à Mulhouse ?
Pas à proprement parler.
Nous avons des carrés musulmans.
Les revendications sont récentes et encore relativement limitées, car, et jusqu’à récemment, la tradition était d’aller se faire enterrer chez-soi.
Ces carrés ont-ils fait objet d’actes de vandalisme ?
Pas à Mulhouse même.
Nous avons enregistré quelques actes contres ces lieux dans les environs.
À mon avis, c’est du n’importe quoi.
Il n’y a que les cinglés, les sataniques et les militants extrémistes qui peuvent être derrières ce genre d’actes. (Le Courrier d’Algérie-17.10.2010.)

**MASSACRES DU 17 OCTOBRE 1961 à Paris  Hommage aux Amis de l’Algérie combattante

L’ancien dirigeant à la Fédération de France du FLN, Ali Haroun, a rendu hommage hier à ceux qui avaient épousé la cause algérienne durant la Révolution, notament pendant les événements héroiques du 17-octobre 1961. Lesdits événements ont eu un impact sur les étrangers, amis de l’Algérie, durant la Guerre de libération nationale, a indiqué Ali Haroun au Forum d’El Moudjahid à l’occasion de la commémoration de cette date historique ayant vu des Algériens déferler sur les grandes artères parisiennes, dans une marche pacifique pour protester contre le couvre-feu imposé par le préfet de police, Maurice Papon. Des manifestants avaient été alors jetés dans les eaux glacées de la Seine (Paris), a-t-il témoigné devant une assistance composée de plusieurs personnalités historiques et de moudjahidine. Ali Haroun a relevé que ces événements avaient amené des Français et des militants d’autres nationalités à soutenir la Révolution algérienne, citant le Collectif des 80 avocats français, dont Me Vergès, ayant défendu les Algériens arrêtés et emprisonnés dans ce pays. Il a expliqué que quatre avocats algériens avaient réussi à mobiliser certains de leurs confrères en France jusqu’à atteindre le nombre de 80. Ali Haroun a également cité la classe ouvrière française et le Parti communiste français qui ont milité pour l’indépendance des colonies du joug du capitalisme et de l’impérialisme, notamment l’Algérie et l’Indochine. Les mères des jeunes français, rappelés par l’armée française lors de la guerre d’Algérie, avaient passé des nuits entières dans des gares ferroviaires et dormi sur les rails pour empêcher leurs enfants de rejoindre les rangs de l’armée française, a témoigné Ali Haroun, insistant sur le réseau JR (jeunes résistants) qui avaient déserté l’armée française. Il a également évoqué le réseau Johnson (porteurs de valises), le réseau Curielle pour le transport des fonds ainsi que le réseau des prêtres, constitué d’intellectuels qui ne portaient pas la tenue de l’église et qui avaient apporté appui et soutien à la Révolution algérienne. Interrogé sur le nombre de victimes recensées lors de ces événements, Ali Haroun a indiqué qu’il serait de 200 sans compter les 200 autres, inscrites sur la liste des disparus et dont le destin est ignoré à ce jour, ajoutant que globalement le nombre de martyrs à la Fédération de France FLN avoisinerait les 10 000. Pour ce qui est des cotisations de la Fédération de France, il a fait observer qu’elles représentaient quelque 80% d’aide au Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), soulignant que la guerre d’Algérie a été financée par les propres enfants de l’Algérie. À une question relative aux archives, Ali Haroun a expliqué qu’il y a « deux catégories » : « La première consistait en des archives que la Fédération de France FLN remettaient tous les trois mois au GPRA », a-t-il dit, précisant qu’en 1962, lors de la crise, ces archives dont il « ignore l’emplacement actuel, avaient été interceptées par des personnes lors de leur acheminement de Tunis vers Alger ». S’agissant de la deuxième catégorie d’archives, « au moins 300 kg de documents avaient été remis au Centre des archives nationales », a-t-il encore ajouté. Par ailleurs, Haroun a suggéré d’instituer une journée commémorative pour les étrangers ayant soutenu la Révolution et de rapatrier leurs dépouilles. (Le Courrier d’Algérie-17.10.2010.) 

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*Sahara Occidental : Arrivée de Christopher Ross à Alger

M. Christopher Ross, envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, est arrivé dimanche le 17 octobre 2010 à Alger pour une tournée dans la région du Maghreb.

M. Ross a été accueilli a son arrivée à l’aéroport Houari-Boumediene par le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel. 

Il effectue une tournée dans la région dans le cadre des efforts des Nations unies en vue de parvenir à un règlement au conflit du Sahara occidental,  avait indiqué lundi dernier le bureau du porte-parole du secrétaire général  de l’ONU. 

Au cours de sa visite dans la région, M. Ross mènera des consultations avec les parties au conflit, le Front Polisario et le Maroc, et les Etats voisins,  l’Algérie et la Mauritanie, et ce, en préalable de la prochaine série de réuni informelles prévues en novembre 2010, avait précisé la même source.

Le Conseil de sécurité avait demandé, dans sa dernière résolution (1871),  au Maroc et au Front Polisario de poursuivre les négociations sous les auspices  du secrétaire général de l’Onu, « sans conditions préalables et de bonne foi »,  en vue de parvenir à une « solution politique juste, durable et mutuellement  acceptable » qui pourvoie à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.

Le Maroc et le Front Polisario ont engagé en juin 2007 des négociations  directes, sous l’égide de l’Onu, dont quatre rounds ont eu lieu depuis à Manhasset,  près de New York, et deux réunions informelles à Vienne à New York, sans aboutir  à une avancée réelle. 

La dernière réunion informelle sur le Sahara occidental a eu lieu à  New York, en février dernier, date à laquelle les parties ont réaffirmé leur  engagement à poursuivre leurs négociations dès que possible.

La quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations unies chargée  de la décolonisation a adopté à l’unanimité, lundi dernier à New York, une résolution  qui réaffirme le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, rappelle-t-on.   (El Watan+APS-17.10.2010.)

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*Lire par ailleurs: *Les desseins cachés de la réunion de Bamako

Cliquer ici: Le Sahel, haut lieu de tension

*aussi: *Les services secrets marocains et leurs guerres secrètes contre l’Algérie :

cliquer ici: 31.Algérie-Maroc

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*Les frontières algéro-marocaines ouvertes samedi à la faveur des aides humanitaires pour GazaLes deux convois qui ont pénétré le territoire algérien sont composés d’une délégation de 67 activistes humanitaires : « Ce sont des humanitaires, et n’ont rien à voir ni avec les partis, ni avec la politique partisane, ce sont des activistes du monde entier, issus d’au moins 30 pays, et dont l’objectif est de casser le blocus imposé par les Israéliens aux habitants de la ville de Gaza », nous a assuré un organisateur.

Au moins 12 véhicules ont passé les frontières algéro-marocaines samedi au milieu de l’après-midi. Ces véhicules, dont une bonne partie étaient venue de Grande-Bretagne, après la travail de fourmi accompli par l’ancien parlementaire britannique George Galloway, étaient venus du Maroc, avant de passer par le poste frontalier de Maghnia, avant de regagner le territoire algérien, en direction de Gaza.

Ainsi, et à la faveur de ces aides humanitaires destinées à Gaza, les frontières algéro-marocaines ont été momentanément ouvertes, à la grande joie des populations locales des deux cotés des frontières.

Selon nos informations, 17 autres véhicules ont aussi accompli le même parcours, du Maroc en Algérie, très tard dans la nuit de samedi. C’est donc 29 véhicules remplis à ras bord d’articles de toutes sortes, de médicaments, de matériels et d’équipements qui fronchiront le territoire algérien vers Gaza.

Il y a aussi lieu de noter que l’ex-présidente irlandaise et ancienne haute commissaire de l’ONU pour les droits de l’Homme Mary Robinson, la militante indienne pour les droits des Femmes Ela Bhatt et l’ex-chef de la diplomatie algérienne et émissaire de l’ONU Lakhdar Brahimi sont entrés à Gaza par le point de passage de Rafah en provenance d’Égypte.

Le groupe des « Elders (Anciens) », qui oeuvre pour la fin des conflits dans le monde, rassemble des personnalités politiques connues comme également l’ex-président américain Jimmy Carter qui doit rejoindre la délégation dimanche au Caire.

Les deux convois qui ont pénétré le territoire algérien sont composés d’une délégation de 67 activistes humanitaires : « Ce sont des humanitaires, et n’ont rien à voir ni avec les partis, ni avec la politique partisane, ce sont des activistes du monde entier, issus d’au moins 30 pays, et dont l’objectif est de casser le blocus imposé par les Israéliens aux habitants de la ville de Gaza », nous a assuré un organisateur. (Echorouk-17.10.2010.)







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