Impossible n’est pas chinois

**Le plus haut gratte-ciel du monde construit en 90 jours ?

Quand le building Sky City, haut de 838 mètres culminera dans la ville de Changsa, dans la province du Hunan (sud), il sera le plus haut bâtiment jamais construit par l’homme. Il dépassera alors de 10 mètres le Burj Khalifa situé à Dubaï, et dont la construction avait pris cinq ans.

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Si la fin de la construction est programmée pour le mois de mars 2013, un détail interpelle : celle-ci n’a pas encore commencé. Mais cela n’inquiète pas le constructeur, Broad Sustainable Building (BSB), comme le raconte The Independent.

« L’édification du gratte-ciel va se dérouler comme prévu, à raison de cinq étages par jour », explique le vice-président de BSB. Conçu par des ingénieurs ayant participé à la construction du Burj Khalifa, Sky City sera composé à 95 % de préfabriqués, rendant possible l’assemblage des parties à un rythme effréné. De l’élaboration des éléments de l’ensemble à la pose de la dernière pierre, il est prévu sept mois.

Le bâtisseur a précisé que 83 % de l’immeuble, composé de 220 étages, seront destinés à l’habitation. Le reste comportera des bureaux, des écoles et des restaurants. Quelque 104 ascenseurs permettront de circuler.

En septembre dernier, le magazine Wired a rencontré M. Zhang Yue, fondateur de BSB. Le journal raconte que BSB s’est déjà illustré en construisant un immeuble de 30 étages en quinze jours. Le film en accéléré de cette construction a déjà été vu plus de 5 millions de fois sur YouTube (voir ci-dessous).

*Vidéo: 30-story building built in 15 days

Selon Zhang Yue, les constructions de BSB pourraient résoudre beaucoup de problèmes. Plus sûres, plus rapides à construire, moins chères et respectueuses de l’environnement, assure-t-il. Wired explique qu’en fait, BSB est la seule entreprise à appliquer les méthodes de l’architecture low-cost aux gratte-ciel.

Wired ajoute à son article un portfolio détaillant la méthode de construction. Chaque élément est en fait prééquipé. Il ne doit plus ensuite qu’être posé et fixé. Ainsi, explique par exemple le magazine, le revêtement choisi pour le sol par le client est déjà installé en amont.

« Il faut attirer les yeux. Il faut choquer le monde », aurait l’habitude de dire Zhang Yue. Réponse en mars prochain à Changsa.* Le Monde.fr-22.11.2012.

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Plus de quatre vingt millions de chinois sont impliquées dans la recherche scientifique et le développement des technologie, a rapporté un rapport de recherche relatif aux ressources humaines du secteur des sciences et technologies en 2014 en Chine.

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« Une majorité des chercheurs, soit 68,3%, sont diplômés ou travaillent dans le secteur de l’ingénierie, de la médecine, de la science et de l’agriculture », a précisé l’Association des sciences et technologies de Chine, citée par Chine nouvelle. Cette association qui a commandé le rapport, a sélectionné un échantillon représentatif composé de personnes diplômées en sciences naturelles supérieur au niveau de celui d’un cursus universitaire et qui ont en outre occupé des emplois liés aux sciences et technologies. « L’age moyen du personnel travaillant dans le domaine des sciences et technologies est de 33,73 ans. Les femmes representent plus du (36,6%) », a souligné le rapport qui a arrêté ses chiffres à fin 2014. *(Agences)–dimanche 24 avril 2016

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Des mosquées réservées aux femmes, une spécificité chinoise très appréciée

 

La mosquée de Lulan à Lanzhou, la capitale de la province du Gansu, est réservée aux femmes. Elle n’est pas unique : Zhengzhou, la capitale provinciale du Henan, compte pas moins de 19 mosquées de ce type. D’après l’Association islamique chinoise (AIC), le nombre exact de ces mosquées n’est toutefois pas connu, car elles dépendent en général d’autres lieux de culte et ne sont donc pas répertoriées en tant que telles.
Des écoles coraniques pour femmes ont été créées en Chine sous la dynastie des Ming (1368-1644). Celles-ci se sont développées et transformées sous la dynastie suivante, celle des Qing (1644-1911), en mosquées pour femmes, dirigées par des femmes imames. Durant la Révolution culturelle (1966-1976), l’islam fut persécuté comme toutes les autres religions. Les institutions islamiques officielles – par exemple l’AIC – furent rétablies dans les années 1980, les mosquées furent restaurées et reconstruites, à tel point qu’il y en aurait désormais plus qu’avant l’arrivée du Parti communiste au pouvoir en 1949.

 

*photo`mosquée chinoise. de la Rue du Boeuf (niu jie)..Cette étonnante mosquée, la plus grande de la ville, fut constuite au Xe siècle dans le style d’un temple chinois. Plusieurs imams y sont inhumés. Ornée d’une profusion de verdure et décorée de calligraphies arabes, elle comporte une salle de prières (réserves aux musulmans), un quartier pour les femmes et l’ovservatoire de la Lune(Wangyue Lou), où l’on établissait le calendrier lunaire. Habillez-vous correctement(ni short ni jupe courte).

La Chine compte quelque 23 millions de musulmans, les 11 millions de Hui étant la communauté la plus importante. Seule la religion distingue les Hui, sinophones, des Han, l’ethnie majoritaire qui représente 92 % de la population. Plusieurs autres des 56 ethnies reconnues officiellement par les autorités sont  de confession islamique, comme les Ouïgours (8,5 millions) du Xinjiang, turcophones.
D’après un chercheur de l’Académie des sciences sociales du Henan, le nombre des femmes imames a rapidement augmenté dans la communauté musulmane chinoise. Les mosquées pour femmes se situent essentiellement dans la grande plaine du nord (provinces du Henan, Hebei, Shandong et Anhui). Dans le nord-ouest du pays (provinces du Ningxia, Gansu, Qinghai, et Xinjiang), la participation des femmes aux rituels est plus limitée, aussi les mosquées pour femmes y sont-elles moins nombreuses. Ainsi, la mosquée de Lulan à Lanzhou a été construite en 1956 par des femmes musulmanes venues du Henan.*AFP-22.11.2012.Patricia Zhou

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L’islam illumine les cœurs sous toutes les latitudes jusqu’en Chine, où une spécificité, considérée comme un précieux privilège, est particulièrement appréciée par la gent féminine musulmane et fait largement consensus : se recueillir dans des mosquées réservées aux femmes.

Cette particularité qui constitue une opportunité unique pour les musulmanes d’approfondir leur connaissance religieuse et de s’imprégner pleinement de la beauté des lieux, suscite l’enthousiasme de 7 à 77 ans, et même au-delà, à l’image d’une sémillante octogénaire qui confiait au quotidien China Daily le 20 novembre dernier : « C’est une bénédiction d’avoir une mosquée que je peux visiter, peu de femmes musulmanes peuvent jouir d’un tel privilège ».

Au cours des 20 dernières années, la vieille dame issue du groupe ethnique Hui a fréquenté avec assiduité la mosquée Lulan, la première du genre, qui est sortie de terre en 1956 sous l’impulsion de véritables pionnières de l’islam, qui voyaient déjà loin pour leurs coreligionnaires.

Des prières sont dirigées par un imam et diffusées à travers un haut-parleur, l’entretien du lieu de culte et de la salle dédiée à l »enseignement étant confié aux croyantes, qui se disent fières d’être en mesure de le faire en y apportant un soin particulier.

La mosquée est financée uniquement par les dons des fidèles et des visiteurs féminins : « Nous recevons environ 2.000 à 3.000 yuans (321 $ à 481 $) par mois, » a déclaré l’imam Tao Jinling, la liste des donateurs à l’appui, tout en précisant que 20 à 30 fidèles s’y rendent tous les jours, un nombre qui s’élève à 150 lors de la prière du vendredi Juma.

En général, pendant les prières musulmanes, les femmes ne peuvent pas conduire les hommes, mais en revanche elles sont habilitées à le faire en présence de leurs coreligionnaires féminines, ce qui est le cas en Chine dans ces mosquées exclusivement destinées aux femmes.

Les musulmans chinois ne tarissent pas d’éloges à l’égard de cette éclosion de mosquées faites par et pour les femmes, percevant les bienfaits qui rejaillissent sur leur éducation. « Seule la Chine disposent de mosquées féminines, mais ce n’est pas une pratique courante chez les musulmans chinois », a souligné Jin Rubin, secrétaire général de l’Association islamique de Chine, en ajoutant : « Mais une chose est sûre, c’est que les mosquées féminines peuvent leur fournir un meilleur niveau d’éducation, que l’Islam encourage fortement. »

Wang Yuming, directeur de la mosquée de Xihu à Lanzhou, qui gère également une école pour les femmes, abonde dans ce sens : « Les musulmans se soucient de l’éducation des  femmes parce qu’à nos yeux elles sont le phare de la famille, leur influence contribue à la stabilité de notre société« , a-t-il indiqué à China Daily.

« En plus d’enseigner le Coran et l’Islam aux femmes musulmanes de tous âges, nous dispensons également des cours basiques de mathématiques, et les incitons à établir un vrai dialogue avec leurs enfants, sans sujet tabou, comme la drogue par exemple », a précisé ce dernier, avant de conclure en faisant de l’accès à la connaissance pour toutes les musulmanes une priorité : « Les musulmanes méritent d’accéder à un bon niveau d’éducation, et la mosquée s’impose comme le lieu idéal pour élargir leur horizon intellectuel et religieux. » * Oumma.com-22. novembre 2012

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Premier atterrissage réussi sur un porte-avions chinois

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La Chine a annoncé hier avoir effectué avec succès le premier atterrissage d’un avion de combat sur son porte-avions récemment mis en service, un geste destiné à asseoir un peu plus sa puissance militaire dans la région, sur fond de tensions territoriales avec ses voisins. L’avion, un chasseur-bombardier Shenyang J-15, version chinoise de l’avion de chasse russe Sukhoï Su-33, a atterri avec succès sur le pont du Liaoning, le premier porte-avions chinois officiellement admis au service actif le 25 septembre dernier, a indiqué dimanche le ministère de la Défense. «Un atterrissage réussi (…) a toujours été vu comme le symbole de la capacité opérationnelle de combat d’un porte-avions», a déclaré à la télévision publique Zhang Junshe, vice-directeur de l’Institut militaire de recherche des affaires maritimes. «C’est une étape importante pour le porte-avions chinois (…) et cela le rapproche de la capacité à combattre». Des images vidéo diffusées par la China Central Television montrent un crochet à l’arrière du J-15 qui attrape un câble sur le pont du porte-avions, alors que l’avion atterrit puis s’immobilise. C’est la première fois que la Chine est vue en train d’utiliser cette technique d’atterrissage.* Les médias-26.11.2012.

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La Chine inaugure la plus longue ligne TGV du monde

Le trajet de 2.300 kilomères entre Pékin et Canton sera accompli en à peine huit heures, par TGV-le train à grande vitesse ( de 350 km/h à 300 km/h.)

Les journalistes se pressent pour photographier la rame du train à grande vitesse.
coeur-Shanghai

La Chine renoue avec ses projets XXL. Pékin inaugure ce mercredi la plus longue ligne à grande vitesse du monde, qui reliera Pékin à Canton, dans le sud du pays, à quelques 2300 kilomètres de là. Le train, qui filera en moyenne à 300 km/h, accomplira son voyage en huit à peine, contre plus de vingt heures avec les rames actuelles.

Le ministère des Chemins de fer entendait lancer en fanfare l’une de ses lignes emblématiques. C’est aussi l’occasion de redorer une image sérieusement écornée par le tragique accident de Wenzhou, où la collision de deux rames lancées à grande vitesse a provoqué la mort de quarante personnes en juillet 2011. Choquée par les tentatives des responsables locaux de couvrir le bilan de l’accident, l’opinion publique chinoise avait lancé une mobilisation sans précédent sur la toile, demandant des comptes aux pouvoirs publics. Le gouvernement central avait alors gelé de nombreux projets, dépêchant des inspections aux quatre coins du pays pour vérifier le niveau de sécurité des installations ferroviaires et réduisant la vitesse des trains rapides de 350 km/h à 300 km/h.

Ces questions de sécurité, combinées aux prix très élevés pour le portefeuille chinois moyen des billets de train, laissent encore beaucoup de rames de trains rapides clairsemées en Chine. Un sondage réalisé auprès de 1000 personnes par le site de microblogs Sina Weibo révèle que près de 75% des voyageurs entre Pékin et Canton continueront à préférer l’avion au train rapide. «Je choisirai entre l’avion et le train en fonction du prix, car si on s’y prend suffisamment à l’avance, les tarifs de l’avion restent plus intéressants. Le train normal coûte entre 25 et 35 euros, contre une fourchette de 100 à 330 euros pour le train rapide. C’est ridicule», estime, pour sa part, Guo Wenchang, contacté par téléphone. L’entrepreneur basé à Shenzhen, ville voisine de Canton, vole souvent vers Pékin pour son travail.

Un réseau à grande vitesse de 50.000 kilomètres d’ici à 2020

Les chemins de fer essayent de leur côté de limiter les coûts. «La principale raison derrière les tarifs du train est que les constructions sont financées par la dette et le Bureau des Chemins de fer paye plus de 4,5 milliards d’euros par an juste pour les intérêts de ces emprunts», explique ainsi Wang Mengshu, ingénieur en chef du China Railway Tunnel Group.

Et les dépenses devraient se poursuivre à un rythme soutenu, au moment où la seconde économie mondiale cherche à redynamiser sa croissance par l’investissement. Le ministère des Chemins de fer a réitéré mardi sa volonté de doter la Chine d’un réseau de rails à grande vitesse de 50.000 kilomètres d’ici à 2020. L’année prochaine, les investissements dans le ferroviaire devraient dépasser le montant de 73 milliards d’euros déjà dépensés cette année.*Le Figaro-26.12.2012.

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