Les vieux de chez nous et d’ailleurs

*La doyenne des Algériens a 118 ans

Kheïra Ammari. Née à Oued Lily en 1897*Tiaret

doyenne

La ministre de la Solidarité nationale, de la famille et de la condition de la femme, Mounia Meslem, a présidé lundi à Tiaret, une cérémonie émouvante au cours de laquelle la doyenne des Algériens, âgée de 118 ans, a été décorée.

La ministre, en visite hier à Tiaret, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale des personnes âgées, célébrée le 27 avril de chaque année, a profité de l’occasion pour honorer Kheïra Ammari. Née à Oued Lily en 1897, cette vénérable vieille dame a reçu les honneurs lors d’une cérémonie très touchante, en présence de plusieurs responsables de la wilaya de Tiaret. Lors de sa visite, Mme Meslem n’a pas omis d’effectuer une visite à l’hospice des personnes âgées, la maison de l’enfance assistée et le centre d’inadaptés mentaux.

 Mettant l’accent sur l’efficacité de la stratégie adoptée par son département dans le cadre de la prise en charge des personnes âgées, la responsable du secteur de la solidarité en Algérie a souligné que «son département veille de très près à assurer l’accompagnement et l’aide nécessaires à cette tranche vulnérable de la société ».

Il est à signaler que cette visite a été conclue par la signature d’un important accord entre le ministère de la Solidarité et l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ), portant sur la création de petites et moyennes entreprises (PME) activant dans le domaine de la prise en charge sociale des personnes âgées. Cette convention promet de rendre la vie plus facile aux proches des personnes âgées qui n’arrivent pas à se débrouiller seuls pour accompagner leurs parents impotents.

 La ministre a défini le cadre d’intervention des assistants sociaux de ces entreprises qui auront pour principale mission d’assurer l’assistance à domicile de la personne âgée en l’aidant aux travaux ménagers et à prendre ses médicaments.Nourhane S./ algerie-focus/ 28 avril 2015

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*Les plus de 65 ans représentent 10% de la population algérienne

Si aujourd’hui cette frange de la population représente près «de 7% des Algériens, elle augmentera et atteindra les 10% dans quelques années», a ainsi affirmé le professeur Ahmed Lamara, chef du service de médecine du travail du Centre Pierre et Marie Curie (CPMC), en marge des 4es Journées algéro-françaises de la médecine du travail.
L’espérance de vie des Algériens s’allonge donc, passant de 45 ans à l’indépendance à 76 ans ces dernières années, et ce, du fait de l’amélioration des conditions de vie et de la prise en charge sanitaire, a expliqué le Pr Lamara.

Les vieux de chez nous et d'ailleurs

Pourtant, en dépit de cette augmentation du nombre de seniors dans la société, leur prise en charge demeure toujours aussi défaillante, voire carrément absente. Il existe certes des centres spécialisés et autres «dar el âdjaza», mais qui sont toutefois loin de répondre aux besoins des personnes âgées. Le médecin a d’ailleurs déploré qu’une spécialisation en gériatrie ainsi que des services gériatriques, à même de prendre en charge au mieux ces personnes, n’existent pas en Algérie. Il y a «absence de cours dédiés à la prise en charge sanitaire des personnes âgées au niveau des facultés nationales de médecine ainsi que de services médicaux spécialisés dans la prise en charge de cette catégorie à travers le regroupement de toutes les spécialités dans un seul service au lieu de transférer la personne âgée d’un service à un autre», a-t-il regretté.

Au cours de cette rencontre, le professeur Jean-Marie Sirot (France) a présenté l’expérience de son pays dans la prise en charge des personnes âgées, rappelant que 20 000 personnes ont atteint l’âge de 100 ans et que ce nombre s’élèvera à l’horizon 2050 à quelque 150 000 citoyens français, rapporte l’APS. «Les autorités françaises ont créé des centres pour personnes âgées au niveau des hôpitaux après la canicule qui a sévi en France en 2003 et avait provoqué le décès de nombreuses personnes de cette catégorie», a-t-il ajouté.

Pourtant, en dépit des moyens matériels et humains et des lois fermes protégeant les personnes âgées en France, le Pr Sirot a relevé quelques carences enregistrées dans ce domaine, notamment les mauvais traitements non signalés dont est victime une partie de cette catégorie. Il a indiqué que «8 médecins généralistes sur 10 ne déclarent pas aux autorités publiques les mauvais traitements infligés à ces personnes de crainte que la famille du concerné refuse la visite du médecin et la poursuite du traitement de la personne âgée».*El Watan-30.09.2013

*Les Algériens âgées de plus de 60 ans atteindront en 2020 les 4,3 millions

Le nombre des personnes âgées de plus de 60 ans augmente d’année en année en Algérie. Cette tranche de la population atteindra en 2020 les 4,3 millions de la population globale. Aujourd’hui, cette tendance au vieillissement aura une incidence vers la hausse, les prochaines décennies sur la pension de retraite estimée mensuellement à hauteur de 72 milliards de dinars. Elle implique également la mise en place d’une réelle stratégie de prise en charge de cette frange de la société considérée comme un fardeau pour les familles et la société. Et pour cause, la population âgée est souvent malmenée au niveau des hôpitaux, des bureaux de poste, dans les moyens de transport et dans la rue, alors qu’elle représente la catégorie la plus exposée aux maladies de la vieillesse. Le diabète, l’hypertension et l’Alzheimer font des ravages au sein de cette population.
Il va sans dire que des avancées remarquables ont été enregistrées en matière d’amélioration des conditions de vie du troisième âge. A l’image de la convention entre la CNR et la BDL qui a été signée cette semaine pour faciliter la perception de la pension de retraite. Désormais, ils auront la latitude de choisir le mode de perception de leur pension de retraite. Des facilitations et des services plus appropriés à leur condition, seront mis à leur disposition. Par ailleurs, la loi relative à la protection des personnes âgées, adoptée en 2010, constitue une véritable protection dans la mesure où elle prévoit des sanctions à l’encontre des descendants qui maltraitent ou délaissent leurs parents?
Il est donc évident que la Caisse des retraites doit se préparer à gérer un volume de retraites nettement plus important que les années précédentes dans le but d’éviter de tomber dans des déséquilibres financiers, qui ne se répercuteront que sur le bien-être de cette catégorie de la population.
Selon bon nombre d’observateurs, parmi les défis à relever pour l’Algérie en matière de prise en charge des personnes âgées, réside également celui du marché de l’emploi. Du fait que les retraités, précisément ceux qui sortent en retraite anticipée, représentent l’abondance d’une main-d’oeuvre valide toujours plus âgée, ne disposant pas de pension suffisante. Quel sera donc le rapport de force avec les jeunes entrant sur le marché du travail? Cependant, il reste beaucoup à faire en matière d’amélioration du quotidien de cette frange sociale, il s’agit de soulager les personnes âgées des différents désagréments qu’ils subissent dans la société, du fait que peu de services leur sont réservés. Une absence cruelle d’infrastructures de gériatrie et de loisirs les plonge continuellement dans leur endurance du quotidien.
L’autre défi serait de déterminer les «politiques sociales vieillesses» de l’Etat et les changements de la configuration sociale en Algérie.Il est clair que l’éclatement de la cellule familiale en cellule nucléaire a irréversiblement engendré une marginalisation des citoyens du 3e âge. Cependant, les personnes âgées n’aspirent qu’à une chose, pouvoir terminer les jours qui leur restent dans la dignité et la paix, sommes-nous donc en face d’un réel débat social autour de la vieillesse en Algérie? *Par Ali AMZAL - Jeudi 09 Avril 2015-L’Expression

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*À quel âge devient-on vieux?

*À quel âge commence la vieillesse?

Une question toujours au centre des débats et du jugement populaire…

À quel âge commence la vieillesse? À quel âge cesse-t-on d’être jeune aux yeux de la société? C’est la question que s’est posée l’association AARP avant de la soumettre à un échantillon de « jeunes » âgés de de 16 à 33 ans. 

Vision stéréotypée
Les estimations varient alors quand il s’agit de fixer une limite à cette barrière symbolique et subjective. Les stéréotypes s’empilent ensuite quand les volontaires tentent de se glisser dans la peau d’une personne âgée afin d’imaginer sa mobilité réduite, son sentiment de perdition face aux nouvelles technologies voire son inaptitude à affronter une vie quotidienne désormais bien pénible.

Perception de la « vieillesse »
Chaque participant est ensuite invité à rencontrer une personne âgée de 50 à 70 ans afin de confronter ses convictions à la réalité des faits… et démonter ainsi ses propres préjugés. L’expérience permet de cesser de percevoir le vieillissement comme un aspect négatif de l’existence. Pour preuve, les « jeunes » ont manifestement toujours beaucoup à apprendre de leurs aînés, et pas seulement intellectuellement. 
Fondée en 1958, l’ONG américaine AARP (American Association of Retired Persons) tente depuis près de 60 ans d’améliorer la qualité de vie de la population, sans distinction, et de changer les mentalités sur la perception des retraités. *jeudi 14/04/2016 -Source:  AARP

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*Grande déception chez les retraités algériens

*moins de 60 da par jour d’augmentation, même pas l’équivalant d’un kilo de pomme de terre!

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Grande déception chez les retraités algériens qui voient leur pension augmenter moins de 60 da par jour, même pas pour acheter un kilo de pomme de terre, encore moins , 500 grammes de fruits! Une misère et une supercherie de la part des décideurs. Les mendiants reçoivent mieux que cela. Ces anciens travailleurs qui ont épuisé leur vie et leur énergie depuis les premiers pas de l’Algérie indépendante, et à qui on  demandait toujours de se serrer la ceinture pour un avenir meilleur, durant des périodes d’austérité sans fin, remarquent comment ils sont considérés par les hauts responsables et leurs supports. Ils sont devenus les derniers de leurs soucis. *Oran 24 mai 2015–un retraité en colère.

**l’Algérie est aussi un pays qui vieillit. Ainsi, 14% de la population aura plus de 60 ans en 2030, soit 7 millions de personnes.

*de l’urgence d’une stratégie de prise en charge adéquate de nos aînés 

Lorsqu’on évoque l’Algérie, c’est naturellement l’image d’un pays jeune qui domine, avec près d’un tiers de la population âgée de moins de 15 ans. Cette statistique masque cependant une réalité dont on parle trop rarement : l’Algérie est aussi un pays qui vieillit. Ainsi, 14% de la population aura plus de 60 ans en 2030, soit 7 millions de personnes.

Souvent considéré comme un non-sujet, parfois comme un sujet qui concerne surtout les sociétés occidentales, et même peut-être comme l’un des tabous de notre société, le vieillissement est pourtant un sujet dont nous devons nous emparer ! Compte tenu de ses incidences sur la santé et sur l’économie des Algériens, la prise en charge de nos aînés constitue l’un des virages que le pays doit négocier sans attendre. La prise en charge des aînés devient un impératif sociétal pour permettre de faire face à cette autre transition démographique.

Quelques chiffres suffisent pour prendre la mesure de la problématique du vieillissement et de ses conséquences. Selon une étude de l’ONU, mise à jour tous les deux ans, sur l’évaluation des tendances démographiques de chaque pays, la population algérienne va vieillir et être davantage confrontée à des défis en matière de santé et d’aide aux personnes âgées, notamment celles qui sont dépendantes ou à mobilité réduite(1).

Plus précisément, il en ressort que la part de la population âgée de 60 à 79 ans sera en hausse continue, passant de 7,4% de la population globale en 2013 (soit 2 812 000 individus), à près de 7 millions en 2030 (14% de la population totale)(2). Une tendance similaire concernera les personnes âgées de 80 ans et plus qui représentent 0,8% de la population en 2013, mais qui augmenteront à 2,2% en 2050 avant de plus que tripler pour atteindre 7,4% en 2100.

Parmi les presque 3 millions de personnes âgées de plus de 65 ans recensées en 2013, une part non comptabilisée a perdu de sa mobilité ou n’est plus autonome. Si on retient une estimation basse de 10%, cela représenterait près de 300 000 personnes. Autre indicateur qui doit nous faire réfléchir : le coût de la non prise en charge du vieillissement est évaluée à la perte de 1 à 1,5 points de croissance à partir de la décennie à venir dans les pays du Maghreb par un rapport de Moody’s publié en juin 2014.

Toutes les familles algériennes sont concernées

Les personnes âgées, surtout lorsqu’elles sont à mobilité réduite ou en perte d’autonomie, sont pour l’essentiel prises en charge par des aidants familiaux, plus rarement de façon organisée par la collectivité. Dans notre pays, plusieurs générations cohabitent ou vivent ensemble dans des habitations dont les infrastructures et parfois la promiscuité sont incompatibles avec l’état de santé des aînés vieillissants et parfois dépendants.

A cela s’ajoute la charge que représentent les personnes âgées pour leurs proches : les ménages, avec leur occupation professionnelle, ne sont peut-être pas tous suffisamment disponibles, équipés et formés pour se consacrer à leur(s) parent(s) âgé(s), notamment s’ils sont en perte d’autonomie ou en situation de handicap. Il en va également de leurs capacités financières (souvent limitées) pour assurer ces prises en charge.

Ne pas relever ce défi de la prise en charge des personnes âgées, surtout lorsqu’elles sont fragiles ou en perte d’autonomie, pourrait, dans les prochaines années, conduire à distendre les liens familiaux et sociaux, et surtout à alourdir la charge de l’Etat qui serait alors confronté à une véritable crise sanitaire et sociale.

Où en sommes-nous concrètement ? Quelles initiatives peut-on observer en Algérie ?

Les chiffres permettant un diagnostic fiable et complet manquent, faute d’un recensement et d’une évaluation réguliers des dispositifs d’accompagnement et d’accueil des personnes âgées. Certes, des initiatives existent. Déjà en 1992,  la solidarité nationale, grâce à un téléthon,  a permis la création de trois maisons d’accueil pour personnes indigentes ou sans abris,  à Oran, Alger et Constantine. On peut également relever la thèse réalisée par une doctorante de l’université d’Oran en juin 2012 sur «La prise en charge des personnes âgées de 65 ans et plus en institution dans la région de l’Ouest»(3). Ce travail a le mérite de poser la question de la prise en charge des aînés dans l’un des territoires du pays.

Parmi les initiatives recensées, citons la Journée nationale des personnes âgées célébrée le 27 avril de chaque année, qui a le mérite de faire des propositions concrètes sur l’accompagnement des aînés. La dernière édition a eu lieu à Bouira il y a quelques semaines.
Par ailleurs, d’après nos observations à travers le pays, plusieurs types de dispositifs co-existent pour prendre en charge les personnes âgées.

Services hospitaliers de médecine polyvalente (où elles sont parfois reléguées à défaut de services de gériatrie, cette spécialité n’existant pas en Algérie), services de soins de suite et de réadaptation, maisons d’accueil (Dar El âjaza  ou Dar Errahma), associations locales ou initiatives particulières telles que la basilique Lalla Bona et Saint Augustin à Annaba,  gérée par les pères blancs et les sœurs, grâce aux dons des citoyens.

Dans que mesure ces dispositifs répondent-ils  à l’exigence de prise en charge sécurisée et au respect de la dignité  de nos  aînés ?
L’exemple d’un établissement visité, qui accueille des personnes âgées isolées, pour la plupart, sans famille, est interpellant. Le directeur de cette institution témoigne de ses difficultés au quotidien : «Manque de personnel médical et soignant formés à la gériatrie», «gestion grâce aux dons  qui viennent en complément de subventions insuffisantes de l’Etat». Il a accepté de partager cette anecdote révélatrice : «Ce vieux monsieur a été déposé devant Dar El âjaza très tôt un matin, avec dans sa poche sa carte d’identité et un mot : «Occupez-vous de lui s’il vous plaît.» Cela traduit bien le désarroi de certaines familles algériennes sur la charge leurs aînés.»

Au quotidien, dans nos villes, on constate l’action dynamique et discrète d’associations d’aide aux personnes âgées. Réparties à travers le pays, elles œuvrent à donner un peu de confort et de dignité aux personnes qu’elles accueillent ou recueillent le plus souvent. Parmi celles que nous avons rencontrées dans plusieurs villes du pays, on trouve des associations socio-culturelles ou encore une association de formation médicale continue : ces associations ont parfois dû évoluer au-delà de leur objet initial pour prendre en charge des aînés souvent démunis.

Le constat est sans appel : face à l’absence de stratégie nationale volontariste, équilibrée et adaptée à notre culture et à nos territoires de santé, ces acteurs tentent de faire face à l’urgence, de façon isolée et avec des moyens limités. Comment ne pas s’interroger  devant l’absence de projet planifié et concerté de prise en charge de nos concitoyens  âgés, qu’ils soient en bonne santé, fragiles ou en perte d’autonomie, voire en situation de dépendance ?

Quelles propositions formuler pour amorcer le virage du vieillissement ?

Alors que le modèle occidental des établissements d’hébergement pour personnes âgées est régulièrement remis en cause, quelles sont les solutions de prise en charge proposées en Algérie ? La définition d’un modèle algérien de prise en charge du vieillissement requiert de répondre à un certain nombre de questions préliminaires. Tout d’abord, de qui les Algériens vieillissants et en perte d’autonomie doivent ils être la préoccupation ? Des familles, parfois démunies, ou plus largement de la société et de l’Etat algériens ?

Si c’est là l’une des missions de l’Etat, à quand une véritable évaluation de l’ampleur du vieillissement et de ses conséquences ? Quelle offre de soins mettre en place à destination des aînés ? A quand des services de gériatrie en Algérie ? Et avec quelle politique de maintien à domicile des aînés ? Nous en sommes convaincus : le vieillissement et la perte d’autonomie doivent être pris en compte dans les choix stratégiques de l’Etat, en matière sociale et de santé, mais aussi d’urbanisme et de vivre ensemble.

La politique nationale de santé doit aussi permettre aux citoyens d’accéder à des dispositifs adéquats pour garantir la sécurité des personnes âgées dépendantes (atteintes par exemple d’Alzheimer ou de démence). Si l’Etat doit être en première ligne pour assumer cette charge générationnelle et sociale, la question du financement du vieillissement et de la perte d’autonomie et de la dépendance se pose également : quelle part pour l’Etat, quelle part pour les ménages ? Et quel rôle pour des organismes d’assurance privés et mutualistes ?

Par ailleurs, que le sujet du vieillissement devienne une préoccupation stratégique de nos gouvernants est certes nécessaire, mais cela n’est pas suffisant. Cela doit devenir également l’affaire de tous les entrepreneurs et investisseurs du pays. Comment faire prendre conscience que la prise en charge des aînés et des personnes dépendantes peut véritablement constituer un levier de développement économique ? En effet, l’«économie des seniors» (appelée communément «silver economy») désigne toutes les activités développées autour de la prise en charge et de l’accompagnement des personnes âgées («grisonnantes»).

Elle est pourvoyeuse d’emplois et d’innovation, étant donné toutes les possibilités technologiques permises pour accompagner et prendre en charge les seniors, notamment pour développer le maintien à domicile qui correspond naturellement à notre culture. Dans les pays européens, le vieillissement de la population est considéré comme une véritable «lame de fond» qui va impacter de nombreux domaines (industrie et technologies, systèmes d’information, santé, services à domicile et domotique, loisirs, transports, alimentation, habitat collectif, assurances…).

Ainsi, l’économie des seniors représentait un potentiel 92 milliards d’euros en 2013 et dépassera les 130 milliards en 2020 en France(4). «La révolution de l’âge», fera des plus de 60 ans des acteurs majeurs de l’économie européenne et mondiale. Et les enjeux ne se situent pas seulement dans la sphère du financement des systèmes d’assurance chômage, de retraite ou encore de santé. C’est l’ensemble de la société qui devra s’adapter à cette évolution démographique, notamment par des innovations sociales et organisationnelles(5).

Enfin, alors que le modèle occidental des établissements d’hébergement pour personnes âgées  est régulièrement remis en cause, nous considérons que ces établissements d’hébergement doivent être dédiés à des personnes âgées très dépendantes (Alzheimer, démence…) dont le maintien à domicile est strictement impossible. D’ailleurs, la construction et la gestion d’établissements dédiés à leur prise en charge pourraient constituer un axe complémentaire de création d’emplois avec, à la clé, le développement de nouveaux métiers.

En définitive, il reviendra aux pouvoirs publics et à la société civile d’inventer des modalités de prise en charge de nos aînés qui nous correspondent. Ce modèle devra tenir compte de nos spécificités cultuelles, culturelles et sociologiques. Il faut, pour y arriver effectivement, en appeler à la mise en place d’une véritable stratégie nationale de prise en charge de nos concitoyens âgés, qui devra passer d’abord par une prise de conscience, puis par le lancement d’un véritable  débat national sur ce sujet.

Pour un débat national et des politiques publiques adaptées 

Nabni entend poursuivre ces premières investigations avec les acteurs de la santé et du social. Nous souhaitons nourrir le débat pour favoriser une prise de conscience collective sur l’impératif de la prise en compte du vieillissement dans le développement économique et social de notre pays. Poser des questions, dit-on, c’est aussi y répondre. Il s’agit désormais, comme dans de nombreux domaines, de tracer les contours d’une véritable stratégie nationale qui permette à notre pays d’anticiper les effets du vieillissement en matière de retraites, d’assurance maladie obligatoire et complémentaire, de santé publique, afin de mettre en place les réformes adéquates. *Collectif Nabni – Santé et Vieillissement (mai 2015)**contribution parue dans El Watan- Jeudi 28 Mai 2015

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*Bientôt, une aide sociale ou allocation financière au profit des personnes âgées en difficulté

Annoncé il y a quelques jours, le projet de décret exécutif sur une aide sociale et/ou une allocation financière au profit des personnes âgées en difficulté sera soumis prochainement au secrétariat général (SG) du gouvernement, a indiqué hier le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme.

Le projet de décret «sera soumis dans les prochains jours au SG du gouvernement pour le remettre ensuite à tous les secteurs concernés pour son enrichissement», a indiqué Khadidja Laadjal, directrice générale de la famille, de la condition féminine et de la cohésion sociale au ministère. Le projet de texte a été finalisé en vertu des articles 7 et 24 de la loi sur la protection des personnes âgées du 29 décembre 2010, a précisé Mme Laadjal. Conformément à l’article 24 de cette loi, toute personne âgée en difficulté et/ou sans attache familiale, dont le niveau de ressources est insuffisant, ouvre droit à une aide sociale et/ou à une allocation financière qui ne doit pas être inférieure à deux tiers du salaire national minimum garanti (SNMG). L’article 7 prévoit que les descendants en charge des personnes âgées qui ne disposent pas de moyens matériels et financiers suffisants pour prendre en charge leurs ascendants bénéficient d’une aide de l’Etat.

Par ailleurs, ce projet de décret compte parmi trois projets de décrets exécutifs inscrits dans le cadre de la loi sur la protection des personnes âgées qui seront élaborés et enrichis au niveau du secrétariat général du gouvernement. Il s’agit du projet de décret exécutif sur l’aide à domicile pour les personnes âgées, visant à les garder dans le milieu familial en adoptant des dispositions permettant d’assurer une prise en charge totale englobant les soins et les prestations nécessaires dans le cadre de l’aide à domicile. Le troisième projet de décret exécutif concerne la médiation familiale et sociale pour le règlement de conflits et problèmes familiaux pouvant survenir au sein d’une famille par les services compétents, toujours en vue de garder la personne âgée dans le milieu familial.*El Watan-08.10.2014

*Dimanche 27 Avril 2008 — L’Algérie comptera 9 millions de personnes âgées à l’horizon 2040, soit 22% du nombre global des habitants, a indiqué hier l’Association SOS 3e âge Ihsan. “L’Algérie comptera 9 millions de personnes âgées à l’horizon 2040”, soit “1 personne sur 3 sera âgée de plus de 60 ans”, a souligné le vice-président de l’association, M. Belkacem Maouche, citant des statistiques de l’Office national des statistiques (ONS), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du ministère de la Santé, lors d’une journée d’étude organisée à l’occasion de la célébration de la Journée nationale des personnes âgées.

Parmi les facteurs à l’origine du vieillissement progressif de la société algérienne, constituée principalement de jeunes, “la hausse de l’espérance de vie passée à 74,4 ans chez les hommes, contre 77 ans pour les femmes”, “le recul du taux de fécondité chez les femmes”, outre “la baisse du taux de natalité”, a précisé M. Maouche.
Selon les statistiques du ministère de la Santé pour l’année 2004, ajoute l’intervenant, “30% seulement des sexagénaires vivent avec leurs familles alors que près de 3 000 autres vivent dans les 18 maisons de vieillesse”. “31% des sexagénaires souffrent d’hypertension, contre 12% pour le diabète, 24% pour le rhumatisme, 8% pour le glaucome”, selon les mêmes statistiques, relevant “1 000 cas d’insuffisance rénale par 6 millions d’habitants” et “10 000 cas d’Alzheimer, soit 1 personne sur 10”. *algeria.com-  27 Avril 2008

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Elle a bouclé ses 116 ans en juillet dernier

Na Messaouda, doyenne de l’humanité

Son visage ressemble à un vieux parchemin, mais ses mains sont d’une extrême douceur. Parce que ses yeux ne voient plus, c’est à travers ses mains qu’elle établit le contact avec les humains. Allongée sur un canapé sommaire,  recouverte d’un simple drap, elle reçoit dans la très modeste demeure de sa fille qui l’a recueillie depuis des lustres.

Pour ceux qui la connaissent ou qui lui rendent encore visite pour profiter de sa baraka, elle s’appelle Na Messaouda. Pour l’état civil, elle est Tarfa Messaouda, épouse Karfouf Hamou, née le 15 juillet 1898. Non, il ne s’agit pas d’une faute de frappe. Oui, elle est bien née en 1898. Ayant vu le jour dans le petit hameau de Berroudha, à Ighzer Boulghem, à Ath Leqsar, dans la wilaya de Bouira, cette vénérable dame est donc aujourd’hui âgée de 116 ans. Son extrait de naissance faisant foi. 

Na Messaouda a traversé le XXe siècle les pieds nus, vêtue de cette robe kabyle qu’elle porte encore aujourd’hui, la tête enserrée dans un beau foulard aux couleurs chatoyantes. Elle s’est mariée jeune, probablement à 13 ans. A l’époque, on mariait les filles dès qu’elles devenaient pubères. De son union avec Karfouf Hamou, un paysan du bled, sont nés trois garçons et deux filles. Son mari est mort du typhus en 1945. Cela fait donc près de 70 ans qu’elle est veuve et vit seule, au milieu de ses 285 descendants. Le dernier de ses arrière-petits-enfants, Abdenour, est né il y a deux jours. Sa propre sœur a vécu jusqu’à l’âge de 104 ans.

Sa fille Kheira, 78 ans, bon pied bon œil, et son petit fils, Achour, 65 ans, nous reçoivent dans la très modeste demeure ou vit encore Na Messaouda. Si elle a perdu la vue depuis 2001, Na Mesaouda n’a pas moins toute sa tête. Elle reconnaît encore toute sa maisonnée, se nourrit seule et se déplace encore à l’occasion quand on lui donne le bras. A l’exception du rhume ou d’un coup de froid, elle n’a jamais été malade de sa vie.

Comme ses ancêtres, elle s’est toujours sustentée d’une nourriture saine et spartiate. Sa fille Kheira raconte : «A l’époque, on se nourrissait de plantes comme jihvodh (le coquelicot) ou ouahrir (le cresson), taghediwth (le cardon sauvage), izoumbiyen (pignons de pins d’Alep), de fèves sèches et de galette ou de couscous à base de blé dur ou d’orge. On avait des chèvres et des vaches, on avait donc du lait. On avait également nos jardins potagers et nos vergers où l’on se fournissait en fruits et légumes. Tout était naturel.»  A 78 ans, Kheira, que sa maman appelle Henna, jardine encore. «On consommait aussi taghwawth, un mélange de blé et de pin d’Alep grillé et salé», se rappelle-t-elle.

Quand Na Messaouda a consommé un yaourt industriel il y a deux ans, elle croyait avoir pris adghess, spécialité laitière traditionnelle qui se fait à base de colostrum de chèvre ou de vache et d’œufs. Achour se rappelle de l’époque où le pain du boulanger était encore inconnu. «Le jour du marché, quand il nous arrivait de ramener un de ces gros pains de boulanger à la maison, c’était un événement, observe-t-il. Il était découpé en fines tranches et chacun recevait sa part.» Pour ces paysans habitués à la galette d’orge rugueuse, le pain blanc était un merveilleux gâteau.

La vie de Na Messaouda était faite de privations et de labeur. Veuve, elle devait se débrouiller pour nourrir ses enfants. Elle filait la laine, tissait des burnous et des tapis ou rendait de menus services aux autres. «Elle sortait très tôt de la maison et faisait tourner la meule de pierre chez quelqu’un», se rappelle Kheira. Au bout d’une journée de besogne, elle recevait parfois une galette qu’elle cachait dans son corsage. Arrivée à la maison, elle partageait celle-ci soigneusement entre ses enfants, nourris comme des oisillons attendant au nid le retour de leur mère.

Jadis, on partait également moissonner dans le Hodna, «gher ouaâraven» (chez les Arabes). Les paysans, hommes, femmes et enfants, suivaient les machines et ramassaient les épis tombés. A la fin de la journée, ils recevaient leur part de blé ou d’orge qu’ils s’empressaient de ramener à la maison pour nourrir le reste de la famille. Aujourd’hui, Na Messaouda perçoit de l’Etat 3000 malheureux dinars comme pension d’invalide. «Ce n’est même pas suffisant pour payer ses couches», dit sa fille. Mais qu’à cela ne tienne, elle n’a jamais quémandé quoi que ce soit.

La région s’appelle Ath Leqsar en berbère, même si les panneaux indicateurs et l’administration persistent à la désigner sous le nom d’Ahl Leqsar. Elle s’étend aux pieds des monts Mlaoua, connus sous le nom de Tachwin Mlaoua. D’une altitude de 845 mètres pour l’un et de 898 mètres, pour l’autre, ces monts jumeaux se dressent comme des mamelons. Selon la légende locale, que nous rapporte Semache Ferhat enseignant de langue française, ils doivent leur nom à une femme, Mlaoua, réputée pour sa beauté. Venant de Béjaïa, la famille de Mlaoua s’était réfugiée dans la région pour fuir les avances d’un caïd turc. Les Ath Leqsar étaient à l’origine trois frères. Leur descendance forme trois grandes branches : les Ath Rached Ouali, les Ath Ali Ouamar et les Ath Avella Ouali.

Pourvue de vastes forêts de pins, la région est également connue pour ses récoltes de pignons de pin d’Alep. «Chez nous, c’était l’équivalent du blé», dit Achour. Une véritable industrie s’était développée autour de ces précieuses graines aux mille vertus, connues depuis l’Antiquité pour la richesse de leur huile. On partait dans la forêt ramasser les cônes de pins d’Alep qu’on ramenait à dos d’homme, d’âne ou de mulet. On les faisait ensuite chauffer dans des fours spécialement creusés et conçus à cet effet (tazedafth). 

Quand le cône est suffisamment chauffé, il éclate et laisse tomber ses graines. On les ramassait et  stockait dans des silos en terre ou en alfa pour les conserver longtemps. Des colporteurs vendaient ce blé noir très nourricier au litre dans les villes et les villages ou l’échangeaient contre de l’huile d’olive ou de la semoule. C’est peut-être dans le cœur de ces graines de pins d’Alep qu’il faut chercher le secret d’une telle longévité dans le cas de Na Messaouda et de sa sœur, ou simplement dans une vie active et une nourriture saine. Quoi qu’il en soit, même s’il est très étonnant que les autorités ne lui aient rendu aucun hommage officiel, les habitants d’Ath Leqsar qui l’aiment et l’apprécient, souhaitent tous longue vie et bonne santé à Na Messaouada, doyenne de l’humanité.*Djamel Alilat-ELWatan- 23.10.2014 

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**Expulsion d’une dame de 94 ans d’une maison de retraite en France

Une dame de 94 ans a été mise à la porte vendredi 05.01.2013. de sa maison de retraite privée en raison d’impayés: l’établissement «regrette» cette décision «maladroite», le gouvernement s’est indigné en évoquant une «violation du droit et de la dignité humaine».

La préfecture des Hauts-de-Seine a saisi lundi 7 janvier l’agence régionale de la santé pour enquêter sur l’expulsion d’une femme âgée de 94 ans de sa maison de retraite privée à Chaville (Hauts-de-Seine).

La maison de retraite privée "Villa Beausoleil" à Chaville (Hauts-de-Seine).

La maison de retraite, après avoir contacté à plusieurs reprises l’un des fils qui s’occupe administrativement du dossier de la vieille dame, avait décidé de l’emmener à son domicile à Brou (Eure-et-Loir). Trouvant porte close, les ambulanciers avaient alors déposé la nonagénaire au services des urgences de l’hôpital de Châteaudun à proximité.

La direction de la maison de retraite a dit « regretter » une « décision maladroite » et a réfuté toute volonté « d’expulsion » . Elle a annoncé son souhait de la réintégrer dans la maison de retraite où elle vit depuis presque deux ans, en dépit d’un montant de loyers impayés s’élevant à environ 40 000 euros, mais sa famille sa refusé, selon le ministère en charge des personnes âgées.  Le tarif de base dans cette structure s’élève à 124 euros par jour, selon la direction.

« C’est la première fois que l’on se retrouve dans une telle situation avec plus d’un an d’arriérés », a déclaré à l’AFP Sandy Sauvage le directeur de la maison de retraite Villa Beausoleil. Selon lui, le fils était « parfaitement au courant » de la démarche de la maison de retraite. Un premier préavis lui a été envoyé en recommandé fin novembre 2012, suivi d’un second courrier début janvier expliquant qu’il devait réagir avant le 6 janvier.

Ces deux courriers sont restés sans réponse selon M. Sauvage, qui assure avoir tenté de contacter l’homme par téléphone sans succès. La direction de l’établissement a également engagé une action devant le juge des référés de Nanterre qui a ordonné le paiement des arriérés, a-t-il ajouté.

« VIOLATION DU DROIT ET DE LA DIGNITÉ HUMAINE »

La ministre chargée des personnes âgées, Michèle Delaunay, a estimé que la maison de retraite  avait agi « en violation du droit et de la dignité humaine ». « Une personne vulnérable a été expulsée sur décision du directeur à la veille d’un week-end, en période hivernale », a-t-elle déclaré  à l’AFP, rappelant que la chambre d’un résident « est son domicile, sur le plan légal ». « Tous les feux sont au rouge », a-t-elle estimé.

Mme Delaunay a jugé fort probable que la maison de retraite n’ait pas fait appel à un juge avant de décider de l’expulsion, ce qui serait « une erreur monumentale ». « Si la loi a été violée, nous pourrions être amenés à engager une plainte; si la procédure de mise en alerte de la famille a bien été respectée, ce sera peut-être plus conciliant », a encore indiqué Mme Delaunay, ajoutant qu’« il pourrait aussi y avoir des mesures de mise en demeure de la famille ».

Elle a ajouté que, selon les informations à sa disposition, les deux enfants de la vieille dame avaient vraisemblablement « les moyens d’aider leur mère à subvenir à ses besoins ».*Le Monde avec AFP-07.01.2013.

, a déclare le Le Parti communiste français (PCF) dans un communiqué. « Alors que le gouvernement annonce une loi d’adaptation de la société au vieillissement pour changer le regard sur le grand âge, il y a urgence à sortir de la logique du profit la réponse aux besoins de la perte d’autonomie », ajoute le parti de Pierre Laurent.

*Le japonais doyen de l’humanité, s’est éteint à l’âge de 112 ans

Le Japonais Sakari Momoi, qui avait officiellement décroché l’été dernier le titre de doyen de l’humanité, s’est éteint à l’âge de 112 ans, selon les autorités de Saitama, au nord de Tokyo, où il a vécu de longues années.

Il est décédé dimanche d’une insuffisance rénale dans une maison de repos de la capitale, a indiqué  un responsable municipal. «Sa famille nous avait dit que sa santé s’était dégradée il y a une ou deux semaines», a ajouté ce responsable.

Né le 5 février 1903 à Minamisoma, dans la préfecture de Fukushima, M. Momoi était un ancien proviseur de lycée passionné de lecture, en particulier de poésie chinoise, et amateur de sumo. Il s’était marié en 1928 et avait eu cinq enfants.

Quand il avait reçu en août 2014 le certificat du Guinness des records, élégamment vêtu d’un costume noir agrémenté d’une cravate argentée, il avait, d’une petite voix, exprimé l’envie de vivre encore deux ans. L’espérance de vie des hommes japonais a franchi pour la première fois en 2013 la barre des 80 ans (80,21 ans), tandis que leurs consœurs détiennent la palme mondiale de la longévité (86,61 ans). Environ un quart de la population du Japon est âgée de 65 ans et plus, une proportion qui devrait atteindre 40% d’ici à 2060.  Il y avait près de 59 000 centenaires répertoriés au Japon en septembre dernier, selon les statistiques officielles du ministère de la Santé. Parmi eux, 87% sont
des femmes.

Le Japon a cependant perdu au printemps sa doyenne de l’humanité. C’est désormais une Américaine qui peut se prévaloir du titre, Susannah Mushatt Jones.
Née le 6 juillet 1899 dans l’Alabama (sud), elle a fêté lundi ses 116 ans à New York. Le record de longévité pouvant être prouvé officiellement est toujours détenu par la Française Jeanne Calment, décédée en 1997 à 122 ans et 164 jours.*médias-mercredi 2015

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4 réponses à “Les vieux de chez nous et d’ailleurs”

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